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Nous sommes tous phobiques !


Qui d’entre nous ne souffre pas d’une quelconque phobie, qui ne craint pas les araignées, les rats ou les serpents, qui ne craint pas son patron, la fin du monde ou les guerres ?

De nos jours, les médias traditionnels nous bassinent avec leurs phobies qu’ils nous font bouffer à toutes les sauces, pour tenter de nous laver le cerveau, en prétendant que nos craintes des religions sont infondées.

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, il y a eu des germanophobes qui ne pensaient pas souffrir de ce mal irraisonné que représente la phobie du Nazisme. Il était difficile de reconnaître un bon allemand d’un mauvais. Qui était nazi et qui ne l’était pas. Ils étaient les ennemis de la France et voulaient la convertir à l’Hitlérisme.

Pas facile de savoir qui sont les ennemis de la France aujourd’hui, puisque certains prétendent que tel ou tel autre terroriste était un bon collègue, un bon voisin ou un brave type, avant de passer à l’acte qui consiste à perpétrer des attentats de masse.

A-t-on le droit, dans notre République laïque, d’être Athée sans s’attirer les foudres de guerre de ces médias merdiques qui n’ont aucun droit de nous juger mais qui le font sans cesse.

Non, chers journalistes, politiciens ou religieux, vous n’employez pas le bon terme pour celles et ceux qui ont une crainte légitime à se méfier de toutes les religions qui engendrent tant de guerres, tant de morts et tant d’horreurs pour vos dieux qui n’existent que dans vos têtes et nulle part ailleurs.

Nous ne sommes ni christianophobes, ni judéophobes, ni islamophobes, lorsqu’on ne croit pas à vos théories douteuses et puisque vous voulez nous affubler d’une quelconque phobie, comme pour nous mettre une étiquette ou nous ranger dans un tiroir, appelez-nous religiophobes si le cœur vous en dit, ce serait plus juste.

En Inde ou dans les Himalayas, il existe des êtres humains qui utilisent plus de 40% de leurs capacités cérébrales et ceux-là n’ont pas besoin de croire en un Être Supérieur imaginaire, puisqu’ils sont capables de faire ce que nos petits cerveaux étriqués appellent des miracles. Il suffit de se cultiver, par une autre forme de spiritualité non axée sur les religions, sachant que nous ne mettons en œuvre qu’à peine 10% de notre cerveau.

Et pendant l’Ère Mésozoïque qui dura près de 178 millions d’années si l’on additionne les trois périodes du Trias, du Jurassique et du Crétacé, où était votre dieu qui en a eu marre de jouer avec ces gros lézards moches et décida, selon vous, de les remplacer par des Hommes encore plus belliqueux que ces sales bêtes. Arrêtez de croire au Père Noël et de nous engendrez des conflits au nom de votre copain peu recommandable. Gott mit uns, on a déjà donné, alors non merci. Nous sommes juste les fruits du hasard et des bouleversements climatiques.

La vraie religion est celle d’avoir du cœur, sans obéir imbécilement à des dogmes créés par les humains pour mieux dominer d’autre humains. Nous avons déjà le Code Civil et le Code Pénal, c’est amplement suffisant. Aimez-vous, faites le bien, et vous n’aurez plus de place dans votre esprit pour les balivernes et autres futilités puériles.

Gardez vos croyances pour vous et fichez-nous la paix, en nous laissant dans notre phobie de vos cruelles, guerrières et sanglantes religions !

Écrit par Philip Beaubaton

 

 

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Giv’& Mouettes, j’y vais !


Boulettes Sauce Lapin

Nous connaissions déjà, depuis quelques années, le Chef Julien Ricail et sa belle Auberge de La Tour située à Givet, le long des quais de la Meuse. Aujourd’hui, nous avons eu le bonheur de découvrir son excellente Brasserie de Giv’ & Mouettes avec des plats généreux, bons et abordables comme, par exemple, parmi tant d’autres propositions, ses Boulettes Sauce Lapin avec frites et crudités, puis son Café Gourmand qui vaut largement le détour.

Comme devant l’Auberge de La Tour, la Brasserie de Giv’& Mouettes bénéficie d’une vaste terrasse ombragée qui permet de prendre un verre ou de déjeuner au soleil, tout en admirant le fleuve et le paysage.

L’intérieur de l’établissement est résolument moderne, avec des couleurs très vives qui plaisent autant aux enfants qu’aux adultes. Les banquettes et les chaises sont confortables. Quant à l’ambiance, elle est sympathique !

Sur la Carte, il est impossible de ne pas trouver son bonheur, entre les entrées, les plats, la petite restauration, les salades composées, le menu Côte à l’os, le menu pour les enfants et la Formule du jour à 17 € avec plat garni, dessert et boisson… Il y a largement place aux choix !

N’oublions pas les glaces, pâtisseries et autres gourmandises qui viennent nous donner un orgasme papillaire par leurs délicieuses notes parfumées et sucrées. A noter cependant qu’il vous faudra attendre 14 heures, avant de déguster crêpes et gaufres, en fin de repas ou pour le goûter de vos enfants. Dommage de ne pouvoir les confectionner avant cette heure ! 

Une Table à découvrir et que notre Journal vous recommande !

Ecrit par Philip Beaubaton

Voir en ligne : GIV’& MOUETTES

 

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« UN PETIT TOUR EN ENFER » par Aliza Teraghia


L’Enfer agité par les serviteurs de toutes les religions pour faire peur à leurs ouailles et pouvoir leur servir leurs prêchi-prêcha, cet Enfer est sur terre, massacres, inégalités, détresses, famines, etc … Alors vite Aliza se fait diablesse …

Je suis enfin remontée avec peine de l’Enfer;
J’avais envie d’un peu m’amuser sur Terre ,
Passer mes griffes et mes crocs acérés
Toute une éternité à déchirer des damnés
Pourtant je suis une très belle diablesse
Je séduis hommes et femmes à confesse
J’adore les écouter me raconter leurs pêchés
Tapie dans l’ombre à la place de quelque curé
Evidemment il y a l’espèce des incroyants
Je sais alors être belle amante ou bel amant
Je mets dans mon décolleté les fantasmes
Et ma croupe sait bouger à remuer les âmes
Mon allure leur promet des plaisirs inconnus
Ils mourront de plaisir entre mes seins nus
Mon visage sera collé entre leurs cuisses
A les damner je n’épargne aucun sacrifice
Satan m’a donnée une langue bien fourchue
Et d’imagination sensuelle j’en suis pourvue
Je sais de cette langue faire mourir d’extase
Personne, hommes ou femmes, ne se blase
Mon odeur de soufre disparaît sous le parfum
De mon corps de diablesse, tous ont très faim
Mes seins ronds, mes fesses fermes et dures
Très bien de commander son corps à la nature
Mon vrai corps monstrueux je l’ai laissé en bas
Pour séduire j’avais besoin de très beaux appas
J’ai donc des doigts faits si doux pour caresser
Je sens délicieusement lui ou elle trop excités
Je les amène à se perdre en mille jouissances
Puis j’arrête et moi je jouis de leurs souffrances
C’est alors que je sors mon parchemin à signer
Ils ou elles signent, trop avides de recommencer
Je vais les caresser sans aucun souci du temps
A les faire jouir dans un flot de plaisir et de sang
En délicieuses attentions avant le grand voyage
On fait payer ainsi un prix spécial de passage
Belzébuth, Astaroth, Lucifer et Méphistofeles
Me donneront une tape amicale sur les fesses
Quand on les connaît, ils sont très bons diables
L’Enfer, vous verrez, nous y sommes agréables
Beaucoup de chaleur, même à la réception
Et tout est pavé de très bonnes intentions
Demandez moi, Zaza, votre jolie diablesse
Je vous ferais une éternité de caresses
Et si je vous torture quelque peu
C’est pour vous donner du feu
Pour quelques flammes
De quoi ravir votre âme …

Aliza- tous droits réservés

 

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« LE VOILE » par Aliza Teraghia


Les femmes ont souvent la tête dans les étoiles
Pourquoi donc alors couvrir ces têtes de voiles
Leurs chevelures sont tellement beautés absolues
Elles sont si heureuses d’aller libres et têtes nues
Le vent caresse et joue avec leurs beaux cheveux
Il n’y a rien d’impur pour elles un sourire heureux
Pourquoi l’homme si attentif à vouloir tant les voiler
Ne se voile pas lui même et marche le visage caché
Qu’il porte lui même hijab, burqa ou tout autre tissu
Mais s’il voulait aussi se déguiser on l’aurait déjà su
Il va crier que ce voile est imposé par la religion
Qu’il ne parle pas en place d’Allah et en son nom
Trop souvent les hommes édictent leur volontés
Et leur donnent ensuite des parfums de saintetés
Les hommes sans les femmes ne seraient pas nés
Ils n’auraient pas d’enfants et donc pas de postérités
Parfois lourdauds et souvent fiers de leur importance
La femme est bien plus affûtée vite après la naissance
Ils le sentent et cherchent à conserver cette inégalité
Une femme pour tout devant l’homme doit s’effacer
Ici on la voile, là on la méprise, là elle est juste objet
Mais elle apprend peu à peu à crier liberté et égalité
Parfois au prix de la prison, du fouet ou même pire
Mais viennent et la révolte et les mots pour le dire
Ma sœur en humanité et que je ne connais pas
Voilée ou pas, il est depuis longtemps ce combat
Il a fallu avant nous que tant de femmes se réveillent
Pour dans nos quotidiens mettre un peu de merveilles
Ne lâche rien, l’homme n’a pas à imposer sa volonté
Garde toujours en tête ce mot superbe qui est Égalité

Aliza – Tous droits réservés

 

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« Seul, seule, pour être deux… » par Laurent Mourot-Faraut


Laurent Mourot-Faraut

Dis-moi, pourquoi le silence est silencieux,
Pourquoi j’envie la vie lorsqu’elle est en vie,
Dis-moi, pourquoi je rêve de te tenir dans mes bras,
De te faire l’amour sur la plage comme un dessert,
Seul, seule, pour avoir le bonheur d’être deux,
La terre tourne, et tous les deux on tourne avec elle,
Main dans la main de l’autre, et l’autre dans la main,
Et tant pis, si je deviens fou, tant pis si je m’en fous,
Tant pis si les vagues s’en vont, ou si elles sont floues,
Dis-moi, pourquoi le silence est silencieux,
J’ai la tête à l’envers, depuis que la terre tourne,
Seul, seule, pour avoir le bonheur d’être deux,
Pour faire notre cinéma sur la caméra,
Main dans la main de l’autre, et l’autre dans la main,
La terre tourne à l’envers, ma tête est à l’envers,
Dis-moi, tout ça, à quoi ça sert, pourquoi ça me serre,
Ma tête est dans l’eau, les mots bronzent sur le sable,
Et tant pis, si je deviens fou, tant pis si je m’en fous,
Dis-moi, dis-moi pourquoi, il me manque les mots,
Ma mémoire est vide, mon cœur se serre,
Je t’ai fait un enfant, à toi, la feuille sauvage,
Tu fais des ravages, depuis que le monde est sage,
Dis-moi, je fume ma cigarette comme un message,
Pour redescendre les pieds quand, l’eau, rage…

Laurent Mourot-Faraut

 

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« Dédié au temps qui passe… » par Aliza Teraghia


Aliza Teraghia

Hier n’est plus, mais dites moi que sera demain
On raconte qu’on a son futur à portée de main
Je n’y crois pas et ne voudrais pas être trop sage
Je suis ici peu ou longtemps que juste de passage
La vie n’est pas du tout un long fleuve tranquille
On laisse un peu de son âme à vivre trop en ville
Mes rêves d’enfant me semblent déjà trop loin
La petite fille a grandi et trop changé de coins
Je me sens à jamais juste l’éternelle vagabonde
A moins qu’à un moment une forte joie m’inonde
J’ai tant vécu déjà dans ma tête mille existences
Il me manquait vraiment tellement de présences
Mais croyez-moi aujourd’hui est trop important
Je veux ici vous le crier et cela tant et tant …
Ne perdez jamais pour rien l’instant présent
La meilleure façon de tirer la langue au Temps

Aliza -Tous droits réservés –

 

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A Couvin et Nulle Part Ailleurs !


Crédit photo PCB

C’est à Couvin, en Belgique, que se situe cette très coquette auberge familiale portant le nom de Nulle Part Ailleurs. L’accueil y est élégant, le service impeccable et la cuisine gastronomique remarquable. L’ambiance est feutrée, la décoration oscille entre celle d’un caviste et d’un bistrot parisien d’antan. Les sièges sont moelleux et la table bien dressée. On a tout de suite l’impression qu’il va se passer quelque chose de gourmand, dans ce charmant endroit qui sort de l’ordinaire. Il y a là un grand choix de vins et les prix restent raisonnables. Quelle belle idée de m’avoir invité là !

Outre cette table originale, l’ensemble comprend également un coin pour la bistronomie, une boutique et des chambres d’hôtes.

Le menu découverte comprend de surprenantes, goûteuses et créatives compositions. La décoration des assiettes est un plus pour l’œil.

L’entrée est un tartare de maquereau mariné au Gin, ricotta, raifort et cromesqui d’anguille, dans un subtil mariage de saveurs et un vrai bonheur en bouche.

Le plat est un filet mignon de porc ibérico, poitrine confite, navets, croque rillettes et d’un jus réduit au péket. Cette viande se révèle être un grand moment gustatif dont on voudrait ne pas voir la fin, tellement cette proposition est un pur délice.

Le dessert, bien qu’alléchant par ses parfums, ne retient pas particulièrement notre attention. Il s’agit d’une crêpe croustillante à la mangue, panna cotta coco, raviole de banane et sorbet passion. Une composition qui demande certainement un travail intense d’élaboration, mais le goût de la mangue l’emporte aisément sur celui de la crêpe que nous préférons dans sa forme initiale et dans des saveurs moins exotiques.

Une belle Maison où il fait bon vivre !

A découvrir !

Ecrit par Philip Beaubaton

Voir en ligne : NULLE PART AILLEURS

 

Bertrand Grandhomme, ce Chef Ardennais qui nous régale de son joli terroir.


Il y avait un monde fou, en ce samedi midi, chez les Grandhomme, à l’Auberge-Ferme du Malgré-Tout située sur les hauteurs de Revin, dans les Ardennes. La plus belle publicité, pour un restaurant, reste le bouche-à-oreille et lorsqu’une salle est pleine de la sorte, on se dit qu’autant de monde ne peut pas se tromper et tant pis pour les éternels insatisfaits qui se prennent pour de grands critiques gastronomiques, en répandant des propos injustes voire haineux sur des sites ouverts à celles et ceux qui ne pensent qu’à cracher leur venin, en oubliant de mentionner leur véritable patronyme et en se cachant derrière leur écran, comme des poltrons qu’ils sont. Et si on critiquait leur travail, à tous ces faux gastronomes, comment le prendraient-ils ?

L’accueil est agréablement assuré par la serveuse et Jean-Marie Grandhomme, le père du Chef Bertrand. La dame m’installe à la place que j’ai eu la délicatesse de retenir par téléphone.

Pendant que je sirote une coupe bien fraîche de Champagne Deutz, tout en dégustant cette belle mise en bouche faite d’un velouté de cèpes, je choisis mon menu ainsi que mon vin qui sera un Saint-Nicolas de Bourgueil 2017 de la Maison « Les Galipots »

L’entrée est une trilogie exceptionnelle de foie gras. Il y a là, sur une belle ardoise, une tranche de terrine, une tranche rôtie et une coupelle façon crème brûlée. Il faut mentionner que tout est fait Maison et qu’il y a ici un très beau travail autour de cet ensemble aux goûts subtils.

Un sorbet à la mirabelle est de bon aloi, avant le plat principal.

Arrive une épaisse et généreuse tranche de dos de cabillaud aussi frais qu’à la mer et dont la cuisson est parfaitement maîtrisée. Une purée de céleri, des choux de Bruxelles et des lardons entourent ce joli morceau légèrement recouvert d’une émulsion. D’autres légumes accompagnent ce plat principal, comme ce merveilleux gratin de blettes à la Tomme des Ardennes et cette succulente Bayenne faite de pommes de terre cuites dans une marmite en fonte avec un peu d’eau, des échalotes, de l’oignon, du thym et du laurier jusqu’à laisser l’ensemble légèrement attacher, ce qui confère à ce plat régional un goût unique.

Jean-Marie Grandhomme m’amène un joli bout de Tomme fraîche, avant que la gentille dame qui sert ne me propose une belle assiette de fromages en complément.

Le dessert est une crème brûlée, à la vanille Bourbon, que le Chef Bertrand Grandhomme vient tout juste de ramener de l’Île de la Réunion ou Île Bourbon.

C’est Françoise Grandhomme, femme de Jean-Marie et mère du Chef, qui viendra saluer toute sa clientèle, à la fin du repas.

Ce repas a été, pour moi, un vrai régal du début à la fin.

Une très belle Table dans une superbe Maison dont l’intérieur ressemble à celui d’un authentique chalet de montagne.

Vaut le détour !

Ecrit par Philip Beaubaton

Voir en ligne : AUBERGE DU MALGRÉ-TOUT

 

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Mon Chirac s’en est allé !


Dans les années quatre vingt, alors que je travaillais dans les Services de Sécurité de La Garde Républicaine de Paris, j’avais eu le bonheur d’être présenté à Jacques Chirac, alors qu’il était Maire de Paris. Il m’avait regardé, droit dans les yeux, en me donnant cette poignée de main franche dont il était coutumier, jusqu’à me faire croire, durant quelques secondes, qu’il n’existait plus que nous deux.

L’été d’après, je recevais une invitation de la Mairie de Paris, pour l’arrivée du Tour de France sur les Champs-Élysées. J’avais invité mon père, plus passionné par le vélo que par Chirac, à venir partager ce moment dans la Tribune du Maire de Paris. Mon père, placé à quelques mètres de Jacques Chirac, avait eu droit à une poignée de main du grand Jacques et l’avait même trouvé très sympathique.

Aujourd’hui, jeudi 26 septembre 2019, ce grand bonhomme vient de nous quitter définitivement. Je ne vais pas vanter ici ses mérites, comme l’avait fait Jean-Louis Debré dans son excellent film hommage intitulé « Mon Chirac » que j’ai revu dernièrement, sur La Chaîne Parlementaire, avec grand bonheur.

Je n’oublie pas qu’il a été notre Président de la République mais ce n’est pas le souvenir que je garderai de lui. Je préfère celui d’un homme affable, aimant bien manger, boire de la bière, sourire aux femmes, serrer des millions de mains, nous éviter la guerre, apprécier les Arts Premiers et les combats de Sumo et qui savait attirer inévitablement la sympathie. Un bon vivant et un charmeur.

Voilà que Jacques Chirac vient de partir au Pays de sa chère fille Laurence.

Peu importe ce qu’on peut penser de son passage parmi nous et de son parcours politique exceptionnel mais, en ce qui me concerne, j’appréciais l’homme qu’il était et je garde en moi cette image qu’il a bien voulu me donner de lui, durant quelques instants de sa vie.

Bon vent, Monsieur le Président !

Ecrit par Philip Beaubaton

 

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Le Point de Vue du Chef Jordan Boreux


Votre chroniqueur vient de faire une belle découverte, en ce qui concerne le nouveau concept de la famille Boreux. Ce Point de Vue, restaurant situé à Rochehaut, se veut résolument moderne et de bon goût. On s’y sent tout de suite à l’aise, dès qu’on entre dans ce bel établissement de type pub à la carte alléchante.

Nous connaissions l’Auberge de la Ferme et sa haute gastronomie, ainsi que ses chambres d’hôtel avec balcons ou jacuzzis, la Taverne de la Fermette de style brasserie élaborée, mais il nous manquait la nouvelle acquisition de Patricia et Michel Boreux, lesquels, après d’importants travaux, nous proposent cette nouvelle table pouvant toucher tous les publics.

C’est le jeune, élégant et talentueux Chef Jordan Boreux qui se retrouve à la tête de ce petit bijou. Passionné par la cuisine, Jordan l’est également dans son discours et, comme il est convenu de préciser, la valeur n’attend pas le nombre des années. Il est certain que Jordan Boreux se dirige vers un avenir prometteur.

Bon accueil, propreté irréprochable, service attentif et assiettes gourmandes sont au rendez-vous. Les espaces sont lumineux et la terrasse vous offre une vue imprenable sur la vallée de la Semoy et sa boucle qui enserre le petit village belge de Frahan.

Côté carte, vous avez un choix de plats, de salades, de pâtes et autres burgers qui sortent de l’ordinaire. Les végétariens ne sont pas oubliés. Quant aux vins et aux bières, chacune et chacun y trouvera son compte.

Aujourd’hui, après une cuvée de Rochehaut en apéritif accompagnée d’un pot de rillettes maison et de bon pain chaud, je me suis laissé tenter par le « Burger du Point de Vue » composé d’un succulent pain, croustillant et moelleux à la fois, fabriqué par l’artisan-boulanger du village. Vous retrouvez, à l’intérieur, un généreux steak haché très épais, recouvert d’une jolie tranche de Fourme d’Ambert avec du bacon, de la salade, une rondelle de tomate, des oignons confits, de la mayonnaise et une sauce curry-miel, sans oublier ce petit saladier de frites dont seuls les belges ont le secret d’une cuisson parfaite.

Le Chef Jordan Boreux m’a également fait déguster la toute première cuvée de cette nouvelle bière élaborée dans la brasserie artisanale et familiale de Rochehaut et née également depuis peu de temps. C’est un vrai délice ! Le nez est exceptionnel, le goût frais est quasiment floral et l’amertume légère lui donne ce côté très digeste. La mousse est persistante et les fines bulles bien agréables. Belle longueur en bouche qui va à ravir sur mon choix de plat.

C’est donc rassasié et grandement satisfait que je termine sur un bon café, en présence de Michel Boreux qui partage avec moi cet instant de son temps.

Une belle adresse qui ne manque pas de charme et une table remarquable qu’il vous faut découvrir sans plus tarder !

Voir en ligne : RESTAURANT POINT DE VUE

Voir le reportage filmé :

 

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Pametice, un vrai délice !


Benjamin Taguemount, compagnon et photographe préféré de Pametice, vient de sortir un joli livre composé des clichés qu’il a fait de sa muse, en la sublimant avec son œil aguerri, considérant cette femme comme son Louvre, son Musée vivant.

Un ouvrage qui nous parle par l’image et nous invite à voyager au pays du corps étonnant de sa merveilleuse compagne.

Nous avions déjà écrit, pour vous présenter Pametice à laquelle notre journal s’intéressait pour sa superbe plastique et son parcours étonnant. Dans cet article nous vous présentions l’interview de cette femme au corps bien fait, à l’intelligence vive et à l’âme d’artiste.

Infirmière hospitalière de profession, on comprend aisément que Pametice ressente le besoin vital de s’évader par le biais de la photo. Alors qu’elle est , au départ de sa carrière extra-professionnelle, plutôt d’un naturel timide, elle décide de passer à la vitesse supérieure en reprenant confiance en elle grâce à l’image que les photographes, femmes et hommes, savent lui renvoyer par l’art qu’ils pratiquent.

Mais le plus audacieux de tous, et celui avec lequel elle se sent parfaitement à l’aise et en harmonie, reste Benjamin Taguemount qui, outre son métier de photographe, a su lui ouvrir son cœur donnant ainsi à ses photos une dimension exceptionnelle et toute la magie de l’amour qu’il a pour elle.

Dans ce livre de Céline Blotiere et de Benjamin Taguemount, au titre de « Pametice », on découvre le corps magnifique de cette jeune femme, telle une peinture ou une sculpture, aux lignes pures , aux poses délicates et à la musculature bien faite, dans des décors très naturels.

Vous allez voir également des photos insolites et des nus artistiques d’une grande beauté. Chaque page va vous happer dans l’univers particulier et ébahissant du photographe Benjamin Taguemount. Impossible de ne pas apprécier son travail.

Pour entrer en possession de ce livre, rien de plus facile. Il vous suffit d’envoyer un message privé sur les comptes Instagram ou Facebook de Pametice ou encore en écrivant à Céline Blotiere, via son adresse mail : cblotiere@yahoo.fr

Ce livre photographique va, à n’en pas douter, marquer vos esprits et vous laisser pantois !

Ecrit par Philip Beaubaton

 

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Mourir à Fumay un samedi d’août


Chagrin, incompréhension, attente interminable, médecin introuvable pour délivrer un certificat de décès au mois d’août 2019. Mais dans quel Pays sommes-nous ? C’est un véritable scandale qui sévit dans cette France en voie de sous-développement.

Luce Mimille, une dame âgée de 82 ans, décède à son domicile dans la ville de Fumay (Ardennes) à 2 heures du matin, le samedi 10 août 2019, après avoir été veillée plusieurs jours, par ses enfants et petits-enfants, 24 heures sur 24 depuis son retour de l’hôpital.

En raison de l’heure de la mort, la famille décide d’attendre une heure raisonnable de la matinée pour requérir un médecin qui devra délivrer l’acte indispensable pour entamer les démarches auprès des Pompes Funèbres et de l’Administration Communale.

Dès 7 heures les enfants appellent le SAMU afin d’obtenir un médecin pour constater le décès. Ce Service répond à la famille qu’il n’y a pas d’urgence vitale et qu’il faut attendre 8 heures mais à cette heure toujours rien. Commence alors un long périple pour trouver un praticien. A partir du début de la matinée, la famille devra téléphoner à une quinzaine de médecins, tant dans la ville de résidence qu’en dehors de la circonscription.

Les enfants, harassés par la fatigue et le poids de la peine, n’en peuvent plus et ne savent comment faire pour joindre un Docteur, jusqu’à appeler la pharmacienne de Haybes qui aurait bien voulu les aider mais en vain.

Beaucoup de Médecins sont en vacances, d’autres ne répondent pas malgré les messages laissés sur les répondeurs.

Il aura fallu treize longues et interminables heures de palabres et d’attente, pour qu’enfin un médecin de Givet veuille bien se déplacer jusqu’au domicile de la défunte, afin de constater sa mort.

Rien de pire que de perdre une Maman et rien de plus odieux que de laisser ses enfants dans la détresse de leur chagrin, celui du désespoir des heures d’attente.

Écrit par Philip Beaubaton

 

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« Le Cigare », le titre de Nikko Dogz qui nous interpelle.


Écrit et interprété par l’incroyable chanteur à la voix cassée qu’est Nikko Dogz, « Le Cigare » est le titre officiel du film et de la web-série « L’homme Tranquille » du génial Frédéric Vignale. Quelle magnifique association, entre le comédien-chanteur et le réalisateur de ce film autant déjanté que profond.

Nikko Dogz, avec sa voix jazzy, y chante le Blues de la perpétuelle désespérance du comédien central qu’est Raoul, lequel est parti, à travers les épisodes inouïs de sa vie, errer sur les chemins labyrinthiques et internes de son être au cœur dévasté et brisé par trop de fissures et de déchirures. Le seul espoir qui semble encore scintiller, au bout de son tunnel sans fin, est de faire semblant d’être vivant car l’amour déçu ne doit, en aucun cas, nous conduire à une mort lente programmée par notre propre tristesse.

Ce titre s’écoute en boucle, comme une sorte de thérapie musicale créée par Nikko Dogz qui trouve ici les mots justes pour penser les maux des blessés de la vie et de l’amour.

La voix de Nikko Dogz est une subtile alchimie entre celle de Charlélie Couture et Arno Hintjens, pour situer le haut niveau de l’artiste qu’il est, tout en ayant sa propre signature vocale reconnaissable entre mille et faisant de lui un Soul-Man d’exception.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton alias Philip Beaubaton

 

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Naux et La Forge


Dans cette belle région des Ardennes, sur la route qui va de Thilay à Les Hautes Rivières, Naux est un petit village tout en longueur, situé dans la Vallée de la Semoy. Il existe là une coquette petite pizzeria-restaurant, avec salle et terrasse, servant d’étape aux motards et touristes de passage, sans oublier les gens du coin qui viennent y prendre leur repas.

La patronne est une dame souriante et sympathique. C’est elle qui confectionne les pizzas cuites au feu de bois, ainsi que les salades composées et autres plats régionaux. Le service est assuré par une jeune fille très agréable qui sait se mettre au service de la clientèle, avec authenticité et professionnalisme.

En ce vendredi d’août, c’est un vrai bonheur que de s’installer dehors et de boire une bonne bière belge, en attendant l’heure du repas, sous ce chaud soleil d’été, tout en étant à l’ombre.

On peut manger ici pour un prix très raisonnable, puisque ma délicieuse pizza aux quatre fromages, avec olives noires sur une base crème, ne me coûtera que 11 euros, en sortant de table repu.

Un bel endroit où l’on sait prendre le temps des choses !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : LA FORGE

 

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Restaurant Le Bayard à Bogny-sur-Meuse


Après avoir remonté le temps, via les vestiges de la Grosse Boutique, en parcourant à pied le vallon encore imprégné du dur labeur et de la sueur des femmes et des hommes de la boulonnerie ardennaise de Bogny-sur-Meuse, je décide de passer le pont de Château-Regnault pour rejoindre la rive droite et déjeuner au restaurant Le Bayard.

Le menu ardoisier est à 17 euros et la bien jolie terrasse fait face à la Meuse. L’accueil est assuré par la sympathique patronne qui m’installe dans un petit coin bien tranquille.

Étant un peu en avance et ayant besoin de me réhydrater, avant le déjeuner, je décide de boire une bonne bière belge en prenant mon temps.

Le pain est de la bonne baguette bien fraîche et croustillante et mon vin sera un gouleyant verre de Côtes-du-Rhône.

Vient le moment de choisir et j’opte pour une entrée rafraîchissante avec un avocat cocktail sur une bonne salade verte et tomates cerises.

Un steak Tartare Brasserie, préparé comme il se doit avec tous les ingrédients qui font sa spécificité, arrive ensuite avec des frites dorées et de la salade. Un compagnon à quatre pattes vient me quémander un peu de viande, bien qu’il n’apprécie guère les câpres et autres condiments, tout en se régalant de quelques bouchées dans ma main. J’apprends, par la patronne, que ce n’est pas son chat et que possédant un collier il n’en n’est pas moins errant.

Une généreuse part de tarte aux myrtilles me sert d’agréable dessert.

Une belle et bonne brasserie à découvrir !

Restaurant Le Bayard

11 place Cheval Bayard

08120 BOGNY-SUR-MEUSE

Tél. 03 24 55 49 75

 

 

 

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Les vestiges de la Grosse Boutique


Crédit photo PCB

Pour bien comprendre ce qu’étaient le quartier vallonné de Château-Regnault et les différents édifices liés au bon fonctionnement de la Grosse Boutique, il est souhaitable de passer, au préalable, par le Musée de la Métallurgie Ardennaise de Bogny-sur-Meuse.

Retour dans ce passé pas si lointain de la plus importante boulonnerie des Ardennes, avec un millier d’ouvrières et d’ouvriers.

Ce reportage photographique commence par les Magasins Généraux (actuelle boucherie-charcuterie) et le château des trois patrons successifs qu’étaient Messieurs Alexandre Joseph, Alexandre Maré et Albert Gérard qui régnèrent en maîtres absolus pendant près d’un siècle, de 1854 à 1953.

Pour mieux dominer les travailleuses et les travailleurs, tout comme dans les mines de charbon du Nord de la France, les patrons ardennais mettaient tout en œuvre pour mieux les asservir, en leur octroyant tout d’abord des logements, comme ces 115 maisons ouvrières de la Cité de l’Échelle, puis la possibilité de faire leurs achats de denrées alimentaires dans les Magasins Généraux contre retenues sur salaires via la mise en place d’un système de jetons. Enfin le pompon consistait à ouvrir une crèche, afin de s’occuper des jeunes enfants des travailleuses.

Quant à la ferme de la Grosse Boutique elle achalande, en priorité, la table des patrons.

Il faudra attendre le printemps de 1885, pour qu’ouvrières et ouvriers se mettent en grève pour la défense du droit syndical. Ce mouvement de révolte, soutenu par la venue de Jean-Baptiste Clément, marqua la naissance du socialisme dans la Vallée de la Meuse.

Sous des airs de paternalisme indécent, l’esclavage moderne prenait place en toute innocence, dans cette véritable exploitation de l’Homme par l’Homme.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Source historique : Musée de la Métallurgie Ardennaise de Bogny-sur-Meuse.

Voir en ligne : REPORTAGE PHOTO LA GROSSE BOUTIQUE

 

 

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L’Homme Tranquille, la Web-Série qui décoiffe, déconcerte et dérange.


C’est un film à épisodes qui sévit actuellement sur la chaîne Youtube et qu’il faut absolument voir.

L’auteur et réalisateur de ce projet, qui sort des sentiers battus, à le don de nous émouvoir et de nous faire sourire en même temps.

Raoul, le personnage central interprété par Emmanuel Gillet, est un gentil voyou chemisé et cravaté, ancien boxeur, qui se pose des tas de questions existentielles et obtient des réponses déconcertantes, via le truchement d’acteurs dont ce n’est initialement pas le métier mais qui sont séduisants au cours de leurs différentes compositions.

Tous ont des gueules extraordinaires, des gueules qui ne viennent pas des écoles traditionnelles de cinéma ou de théâtre vu qu’ils ne sont pas tous comédiens, des gueules qui nous invitent à repenser ce cinéma d’aujourd’hui tellement lisse et sans âme.

On s’attache volontiers à cette série, dès qu’on a mis le nez dedans, et on attend toujours la suite, avec fièvre et impatience, comme l’enfant attend son cadeau au pied du sapin. On peut même parfois s’y reconnaître.

C’est un cinéma en noir et blanc qui donne une dimension intemporelle aux aventures de Raoul, lequel est même amené à rencontrer sa conscience, une psychologue des Pays de l’Est et même Dieu. C’est truculent !

On n’a pas le temps de s’ennuyer, tellement les épisodes sont divertissants tout en étant complètement loufoques.

Le cinéaste Frédéric Vignale possède le don inné de trouver des personnages fabuleux et de sublimer ainsi le 7ème Art. Il signe là, une très belle œuvre aux épisodes frais, au cours de cet été aux épisodes caniculaires, et tant pis pour ses détracteurs qui n’ont aucune notion de ce que le public attend vraiment avec ce cinéma qui détonne en ne ressemblant à aucun autre. Vignale dérange, parce qu’il bouscule la tradition en faisant pâlir de jalousie ce petit monde grotesque de celles et ceux qui tiennent la caméra tout en tenant à leurs petits privilèges, sans toutefois nous faire rêver.

Le acteurs de la rue et le cinéma non conventionnel viennent d’arriver sur le devant de la scène… Et c’est tant mieux pour nous !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : L’HOMME TRANQUILLE

Pour aider ce joli projet : C’EST ICI

 

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La Bonne Table du Pont des Anges


Il y a bien longtemps que je ne m’étais attablé au restaurant du Pont des Anges, dirigé par l’excellent Eddy Huysmans et toujours avec l’incontournable et novateur Chef Sony dont l’équipe vient de se renforcer en cuisine.

Comme il faisait beau et chaud, c’est en terrasse et derrière ce bel établissement que j’ai pris place pour déjeuner, afin de déguster des mets délicats aux compositions surprenantes et à la présentation très soignée.

Le service est assuré par une belle jeune femme très professionnelle dans sa démarche vis-à-vis de la clientèle. Elle n’hésite pas à conseiller ou à recommander, avec élégance, sans jamais être intrusive dans nos choix.

L’apéritif permet de déguster quelques jolies mises-en-bouche autant inventives que bien travaillées, comme cette madeleine au bœuf, ce samoussa à la sauce sucrée-salée ou encore ce frais tartare de thon aux légumes croquants, ce qui nous change des cacahuètes et autres bretzels qui servent souvent d’étouffe-chrétien sans âme.

L’entrée commence par un demi-homard et croquette de tourteau, fenouil, soja, gingembre, espuma concombre et poire. Le homard est d’une superbe fraîcheur et la croquette de chair de crabe s’avère être un bel accompagnement, tout comme les légumes et condiments. Quant à l’écume de concombre à la poire, elle souligne l’ensemble d’une très délicate signature culinaire. Une jolie et goûteuse composition qui ouvre l’appétit.

Le plat principal est un suprême de Coucou de Malines cuit à la perfection et à basse température au four, aussi moelleux qu’un Chapon, avec ses carottes des sables, sa rhubarbe, sa crème d’épinards et son écume de jeunes pommes-de-terre. Une assiette colorée et un véritable délice que cette belle volaille cuisinée de la sorte.

Enfin le dessert est une mousse au chocolat blanc avec sa petite pipette de sirop à la fleur de sureau et un macaron accompagné de sa glace violette et myrtilles. Une vraie palette de peintre qui nous emmène au pays de la gourmandise, en nous faisant fondre de plaisir.

Une très belle adresse à découvrir dans notre Belgique voisine et dans la ville de Beauraing.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : LE PONT DES ANGES

 

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La glaçante Greta Thunberg


A bien regarder Greta Thunberg, on ne pense pas forcément au réchauffement climatique mais plutôt à une période glaciaire qui s’annonce. Ses petits yeux cruels lui donnent un regard sans âme qui fait froid dans le dos, pouvant même nous ramener vers cette poupée tueuse du nom de Choky. Comment peut-on être une si jeune femme et ne pas sourire à la vie. Elle a un côté terrifiant, cette fille nordique, à se demander si elle n’a pas été choisi pour nous faire peur.

Vouloir dénoncer les comportements irresponsables des pollueurs de la planète est certainement une noble cause, face au réchauffement dont on nous parle en permanence à travers les médias, comme si on voulait nous laver le cerveau à la manière de la grande époque soviétique.

Que la petite Greta aille convaincre les chinois, les russes et les américains qu’ils sont les principaux responsables de ce désastre écologique. Qu’elle se batte contre la déforestation amazonienne et l’énorme pollution des avions ou paquebots qui transportent des millions de touristes à travers le monde, mais surtout qu’elle arrête de nous ennuyer avec son discours stéréotypé qu’elle débite à la manière d’un robot programmé, alors que la France n’est quand même l’hydre pollueur qu’on veut bien nous faire croire et la Thunberg doit arrêter de se prendre pour Héraclès, d’autant qu’elle est capable de polluer notre bonne vieille Terre en avalant du pain sous cellophane et des salades composées séjournant dans des boîtes en plastique.

Autrefois, les écolos étaient plutôt sympathiques car ils fumaient de l’herbe mais ne la mangeaient pas, buvaient du vin ou de la bière, tout en se nourrissant de viandes, de légumes et de fruits. Ils faisaient l’amour et n’avaient pas le temps de lasser les gens avec des discours froids comme la mort. Ce régime alimentaire devrait donc être proposé à la nouvelle mascotte des jeunes d’aujourd’hui qui ne connaissent rien à la vraie vie et aux amis.

Il faudrait rappeler à la môme Greta (laquelle ne va plus à l’école depuis qu’elle mène son combat) que notre bonne vieille Terre, avant d’être polluée comme à présent, a connu des périodes de réchauffement climatique pendant des millénaires, avant de connaître une phase de refroidissement il y a 40 millions d’années.

Ce discours, sur le réchauffement climatique, aurait certainement plus d’impact s’il était prononcé par Monica Bellucci !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Au Fil de la Semoy à Haulmé


Au Fil de la Semoy, dans le département des Ardennes, est une coquette petite brasserie-friterie se situant sur le Site de la Base de Loisirs et du camping de Haulmé, dans la Vallée de la Semoy, laquelle vient de rouvrir, suite à un changement d’exploitants.

On y mange de bons petits plats et de belles salades composées, tout en ayant la possibilité de boire une bonne bière.

En terrasse, la vue est splendide et reposante. Il y a ici des airs d’arrière pays niçois.

A l’intérieur, on peut y découvrir un bar et une belle salle de restaurant joliment décorée.

Les nouveaux gérants savent accueillir les clients, avec une gentillesse naturelle.

Mon menu du jour tournera autour d’une fricadelle, avec des frites, quelques crudités et une sauce Samouraï. Une bonne bière de Chimay Bleue sera la bienvenue, pour ce repas champêtre.

Une grande glace, au chocolat blanc, viendra clôturer gentiment ce joli moment de détente dans un coin de paradis.

Si vous voulez vous évader et manger à un prix raisonnable, c’est ici que vous devez venir.

A découvrir !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : AU FIL DE LA SEMOY

 

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« Chez Rosa » à Tournavaux


« Chez Rosa » est un gentil petit café-restaurant de campagne ouvert depuis le mardi 2 juillet 2019, suite au départ des propriétaires de « La Taverne du Ch’ti » dont l’établissement était fermé depuis un bon bout de temps.

Situé au carrefour des routes allant de Monthermé vers Les Hautes-Rivières, ainsi que de celle venant de la base de loisirs et du village de Haulmé, ce restaurant se trouve juste avant Thilay, au lieu-dit Blossette, 1 route de Thilay.

L’accueil y est très sympathique et assuré par Rose-Maria Dewoitine, la patronne. Quant à son fils Quentin, c’est lui qui officie en cuisine. Rosa est une ardennaise, originaire de Monthermé.

Il y a une belle terrasse d’été, pour y prendre ses repas, ainsi qu’une plus petite, devant l’établissement, pour y boire un verre, tout en regardant les gens monter ou descendre de l’autobus dont l’arrêt se fait ici.

Ouvert, pour le moment, de 9 heures à 21 heures, la maison n’accepte pas les cartes de crédit, mais il faut dire que le repas y est à 15 euros hors boissons avec une entrée, un plat et un dessert.

Aujourd’hui, le Chef Quentin proposait à ses clients un menu du jour simple et bon, avec deux entrées, deux viandes avec frites et deux desserts.

Pour ma part, mon choix s’est orienté vers une assiette copieuse de crudités, une entrecôte sauce au poivre bien cuisinée et une mousse au chocolat.

Voilà une halte qui fait bonne figure et où tout un chacun peut y consommer des boissons chaudes ou froides, des glaces et s’y restaurer, tant pour les locaux, les vacanciers de la base de loisirs et du camping, les motards et les randonneurs de passage.

A découvrir, dans ces belles Ardennes et à proximité de la Belgique !

 

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La Table du Concept à Charleville-Mézières


Eric Arnaud, Maître-Sommelier, a eu la brillante idée de s’associer avec le jeune et brillant Chef de Cuisine Thibaut Pérotin pour ouvrir, il y a trois mois, le restaurant La Table du Concept juste à côté de son Bar à Vins Le Concept, sous les arcades de la Place Ducale à Charleville-Mézières, laquelle n’a rien à envier à sa petite sœur jumelle et parisienne, la fameuse Place des Vosges.

C’est autour d’un surprenant vin hongrois que je suis accueilli par Eric Arnaud, en terrasse. Le nez est assez floral et en bouche se développent des notes de pêches blanches. Ce vin est sec et il fait le bonheur, surtout lorsqu’il est bien frais comme c’est le cas, d’un apéritif surprenant, avec une crème de chou-fleur au lard rôti. C’est un Château Dereszla de 2016 du Domaine Tokaji.

Eric Arnaud me présente son Chef de Cuisine et Associé Thibaut Pérotin, lequel va me concocter les plats que je souhaite déguster. Thibaut ne travaille que sur des produits frais et tout est élaboré dans sa cuisine. Il privilégie les circuits courts ainsi que les légumes de saisons. Je constate, au cours de mon repas, que le Chef Thibaut Pérotin a déjà une belle signature culinaire avec un vrai talent.

Eric Arnaud, grâce à son Chef de Cuisine aux magnifiques compositions pleines de goûts et d’idées, vient de réussir son pari fou d’ouvrir un restaurant gastronomique. On vient dans son Bar à Vins, pour déguster ses derniers bons crus autour de planches de charcuteries, de fromages ou de pâtes. A présent, on pourra continuer à se délecter des nectars de la vigne, autour d’un repas digne des plus belles tables.

Je commence par une agréable mise en bouche composée par notre Chef. C’est un tartare de truite de Vendresse, avec sa délicieuse chips faite à partir de la peau de ce poisson, accompagné d’une bille de concombre et d’un pain gris aux céréales.

Arrive ensuite une tarte fine aux légumes de saison qui s’avère être une véritable palette de peintre. L’ensemble est superbement assaisonné à l’huile de roquette et vinaigre de miel ardennais, très bien travaillé, frais et très subtil. La présentation est audacieuse, en même temps qu’harmonieuse et soignée. Un vrai délice, surtout avec ce Chorey les Beaune de 2015 de la Maison Champy très fruité.

Le poisson est, quant à lui, tout simplement divin. Il s’agit d’un Monochrome de Cabillaud et son émulsion coco avec sa crème de chou-fleur. Un bel ensemble terre-mer travaillé d’une manière très artistique, ainsi qu’une cuisson bien maîtrisée . Un pur régal qui nous transporte vers l’océan et un poisson d’une fraîcheur exceptionnelle, comme s’il avait été pêché au cours de la nuit.

Le dessert me ramène au pays de mon enfance, lorsque notre Maman trempait des biscuits Thé Brun dans du café bien fort. Elle montait des étages pâtissiers, en rajoutant une crème sucrée au beurre et des blancs montés en neige entre chaque couche de biscuit. Elle appelait cela le Gâteau de Mareil car il avait été composé, pour la première fois, dans la maison de campagne de ses parents qui passaient toutes les fins de semaine à Mareil-Marly, dans le département des Yvelines. Merci, Chef Pérotin, de m’avoir fait voyager ainsi sur son élégante composition.

Sur ce joli dessert, Eric me propose un verre de Maury aux notes de fruits rouges confits légèrement madérisées, pouvant rappeler un délicieux Porto ou un Vieux Byrrh. Quelle superbe fin de repas !

Une bien belle Maison à découvrir !

Rédaction et crédit photo Philippe Chauveau-Beaubaton

La Table du Concept

37/39 Place Ducale

08000 CHARLEVILLE-MÉZIÈRES

Tél. 09.83.97.42.86

 

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« Histoire d’amour Fatale » de Carole Trappler


Histoire d’amour Fatale
Qui me rend un peu bancale
Histoire d’amour fatale
Qui me rend bien trop banale
Histoire d’amour d’une Vie pas toujours très réussie
Des coups de chagrin, des coups de reins dans tous ces coups qui ne mènent à rien…
Mes coups d’amour, mes coups de joie, je ne sais plus exprimer tout ça…
Souillée par tous ces hommes en chaleur qui se régalaient dans ma pudeur
Malgré mes râles et mes hauts de cœur, ils m’ont rempli d’horreur qui a pris grâce dans mes frayeurs.
Solitaire mais guerrière… Telle une Amazone je me nourris de la Vie. Elle a sa place dans mon lit quand d’autres y sont à jamais bannis.
Elle est ma première histoire d’Amour et c’est à elle que j’écris.
Même si parfois j’aimerais lui demander pourquoi elle m’a donné tant de beauté
Elle ne m’a pas favorisé au contraire elle m’a toujours piégé et emprisonné dans des peines bien lourdes à porter.
Mais
Mes coups d’amour, mes coups de Je t’aime
Prends-les et garde-les pour Toi
Mes coups d’amour mes coups de sang
En sont presque indécents.
Certes Pas comme ceux qui bercent un enfant.
Tu m’animes sur tes chemins parsemés d’épines… Tu me réanimes quand tu m’offres ta lumière cristalline qui grandit au fond de Moi… Elle devient le guide de ma foi en toi.
Dans la rivière de toutes les lois
Coule cet Amour qui vogue vers Toi
Belle et toujours fidèle aux sourires qui se dessinent grâce à Toi.
Tu es Divine Mystique Réaliste Guérisseuse Angélique comme Dramatique Tragique Arrogante Meurtrière et Mélancolique… Le Bien et le Mal dans ta réincarnation éternelle… Et tu m’as fait Mal..
Mais
Je prends ton Bien pour une nouvelle Vie toujours plus Belle et certes plus facile.
Je te laisse Le Mal(e) que tu offriras à ceux qui n’ont pas appris à te croquer et qui ignorent toutes tes Libertés accompagnées de tes Vérités dont je ne me lasse pas de m’imprégner.
Ce que je souhaite à tous ceux qui croient et qui n’ont pas peur de Toi.
Toi et Moi réunies pour l’Infini avec ceux qui l’auront bien compris et qui respecteront tes lois bien définies.

Carole Trappler et son coup de Cœur pour la Vie.

Présentation de notre nouvelle collaboratrice au Journal La Libre Gazette, Carole Trappler :

Carole Trappler est née dans le Territoire de Belfort le 10 avril 1969.
Passionnée par le Cinéma et le théâtre elle écrit dès son plus jeune âge des sketchs et d’autres écrits mis en poèmes ou en chansons.
Elle obtient une médaille d’or en 1987 remise par le maire de Paris Jacques Chirac pour une maitrise en français et en dactylographie.
Elle choisit toutefois de travailler dans le monde de la nuit ou elle est engagée comme attachée commerciale, organisatrice de soirée VIP et Barmaid jusqu’en 2006.
En 2006 suite à un accident, elle quitte cette profession et reste un temps dans un fauteuil roulant à se battre contre la maladie. Elle accède ainsi au net jusque là inconnu et prends part par la suite à des parties de poker professionnelles.
Elle tournera pour Tf1 dans l’émission Reportage en 2009 son histoire ayant sensibilisée le public, elle sera repérée et sponsorisée par une Room de poker en ligne en 2012.
Elle intégrera par la suite la Team de Monsieur Big Roger l’actuel joueur français deux fois champion du monde de poker.
Le soutien et l’amour des personnes qui lui était offert à travers les réseaux sociaux et le net l’ont motivé à dépasser la maladie et à se relever de son fauteuil, mois après mois, pour aller à la rencontre de vrais joueurs live et surtout de ces personnes qui la soutiennent.
Sa Voix radiophonique l’amènera par la suite à produire et a animer différents types d’émissions aussi diverses les unes que les autres.
Elle créa sa propre radio Ppandco (pour le plaisir, pour le partage et confidences) aux côtés d’Alain Onnein. Elle enchaîne depuis avec des partenariats.
Les auditeurs la surnomme très vite The Voice on Air et la surnomme la nouvelle « Macha Béranger » des ondes.
Des photographes comme Jacques Beneich et Sofyling la mette en lumière grâce à leurs objectifs, son image de « Femme » « Maman » « Artiste » « modèle » resplendit de sensualité.
Entre sa Voix qui interpelle, son physique agréable, son esprit artistique et sa sensualité, elle décide alors de se lancer dans l’écriture et l’interprétation de ses textes en collaboration avec la compositrice et interprète Angela Mancino. De cette collaboration naissent ainsi « Terre » « L’enfer » « Ça fait du bien » ‘Aime moi encore » et quelques autres titres.
Carole a également repris en français la chanson U Turn du groupe AARON
Récompenses
Médaille d’Or en Français récompensée par Jacques Chirac en Juin 1987
 

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Chimay et l’Auberge de Poteaupré


Après la visite de l’Abbaye Notre-Dame de Scourmont, en Belgique – endroit dédié à la spiritualité mais aussi à la vie puisque c’est en ces lieux que sont élaborées, les réputées bières de Chimay, par des Moines Trappistes disposant d’une brasserie, d’une ferme et d’une fromagerie – un détour s’imposait par l’Espace Chimay et l’Auberge de Poteaupré.

Il est très agréable, outre le vin, de déguster une bonne bière de Chimay Bleue, au fût, autour d’un repas simple pris dans ce lieu plein de bonnes surprises gustatives comme ces fameux fromages d’Abbaye fabriqués par nos bons moines belges.

Le temps étant plutôt clément, en ce jour de pèlerinage touristique et gastronomique, c’est en terrasse qu’il fallait prendre place pour rêvasser et goûter au plaisir d’une belle évasion chez nos cousins wallons.

Un filet américain préparé (ou steak tartare, comme on dit en France) – avec ses copeaux de fromage de Chimay, ses crudités variés et ses bonnes frites belges – est le plat idéal d’été, d’autant qu’il est divinement assaisonné et que ce fromage apporte d’autres notes gustatives à cette jolie et fraîche préparation.

Impossible de quitter ce lieu très sympathique, sans une petite douceur sucrée comme cette Dame au Caramel qui vous transportera assurément au paradis.

A découvrir !

Crédit photo et rédaction Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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« LES SCYTHES – LE BONNET PHRYGIEN – MITHRA – LES AMAZONES » par Bruno Ressuche


 

 

 

 

 

 

Le décret de 1792 stipule que Le sceau de l’État portera pour type la France sous les traits d’une femme vêtue à l’Antique, debout, tenant de la main droite une pique surmontée du bonnet phrygien.

Arborée par les sans-culottes de la Révolution, le bonnet phrygien, cette coiffe adoptée par une divinité indo-iranienne, nous vient des Scythes.

Les Scythes Comme pour à peu près chaque peuple de l’Antiquité, il est difficile de cerner avec exactitude les contours, tant géographiques que culturels, du peuple scythe. Le terme “Scythe” désigne un ensemble de peuples indo-européens antiques d’Eurasie centrale qui parlent une langue commune, issus de cultures regroupées sous l’appellation culture d’Andronovo, qui ont adopté la culture du Karassouk avec le mode de vie des cavaliers nomades vers 1500, puis la culture Scythe à proprement parlé, à l’ouest, vers 800 av. JC.

Le terme Scythes viendrait du grec Skuthès qui désigne au pluriel à la fois les Scythes à proprement dit, et tous les peuples du Nord-Est de l’Europe et du Nord de l’Asie. Scythès est fils d’Héraclès et de la femme serpent (Hérodote). Dans la Bible (Genèse), les Scythes apparaissent sous le nom d’Achkenaz (Genèse). Il n’y a pas d’organisation pyramidale de ce peuple et chaque clan ou tribu peut porter un nom différent dont les Sarmates, Alains, Sodges, Cimmériens, Sakas ou Saces, Scythes de la mer noire, Lazyges, Taïfales, Roxolans, Dahéens, Parnis, Massagètes.

La culture d’Andronovo

Au début du IIe millénaire av. JC, les cultures regroupée sous l’appellation culture Andronovo, couvrent la Sibérie méridionale, de la Mongolie à la mer Caspienne, aux portes de l’Iran actuel. Les Mèdes et les Perses qui constitueront l’Iran sont originaires de Sibérie méridionale. L’habitat des andronoviens est constitué de maisons en bois à demi-enterrées, et organisées en petits villages fortifiés. Dans cette vaste région aux forêts d’alors humides, les Andronoviens pratiquent l’agriculture céréalière, blé et orge, et l’élevage sédentaire de chevaux, moutons et chèvres. La métallurgie est très développée, notamment celle du bronze, grâce aux minerais de l’Altaï qu’ils exportent vers l’Iran et en Bactriane, au pied de l’Hindu Kush. La société andronovienne est divisée en plusieurs classes dominées par les guerriers-conducteurs de chars à deux roues dont ils sont les inventeurs (plus exactement, le char apparait à cette période dans la culture de Sintasha en partie commune). Les morts sont inhumés dans des kourganes, des tumuli. Le feu l’eau et le soleil sont objets de culte. Le culte du soleil représenté par anthropomorphisme et identifié à Mithra, y est particulièrement important. Des sacrifices rituels sont pratiqués. Les kapnobatai, ceux qui marchent sur les nuages, les chamans, brûlent du chanvre sur les pierres chaudes des saunas pour entrer dans des transes extatiques. Le cannabis consommé larga manu, est l’objet d’un commerce florissant qui initie la future route de la soie. La culture des pierres levées est très présente et de nombreux pétroglyphes représentent des scènes de guerre, de chasse, et rituelles.

La culture Karassouk

Un changement climatique transforme les forêts humides en steppes arides. L’élevage devient transhumant, les villages itinérants sont désormais constitués de yourtes que ces pasteurs sont les premiers à employer. L’orfévrerie de haute-volée se développe. Mobiles grâce aux chevaux, à l’invention de la selle et du harnachement dont l’étrier, aux chariots à quatre roue dans lesquels ils vivent, des tribus Andronoviennes devenues karassoukiennes se déplacent vers le Sud-Ouest à l’âge du fer.

La culture scythe

On les appelle les Scythes. Ils développent les cataphractaires destinés aux “nobles-officiers” tandis que les guerriers du peuple deviennent les redoutables cavaliers-archers. Cavaliers émérites, ils inventent le pantalon. Si le pantalon long fut adopté par les Grecs de la Mer Noire au contact des Scythes, comme par les Perses, il faut noter que l’antiquité occidentale l’a toujours considéré comme extrêmement indécent. Cependant, quand Alexandre le Grand créa sa cavalerie, il la dota non seulement des arcs et des flèches, mais du pantalon long des Scythes. La coiffe andronovienne, puis karassoukienne et scythe, est un bonnet en pointe couvrant la nuque et les joues.

La polygamie est de règle, et le rôle social des femmes recluses est mineur. Seules 20% des femmes de la branche scythique des Sauromates ou Sarmates peuvent accéder au statut de cavalières-guerrières et constituent la base de la légende des amazones dites sauromatides. Les Scythes ont gardé l’antique coutume d’installer des saunas où ils brûlent de grandes quantité de cannabis. Ils font commerce de cette plante vers la Chine et vers l’Europe.

Migrations et conquêtes

Des branches du peuple Scythe traversent la Thrace, et peuplent l’Anatolie et la future Perse.

En 695 av. JC, la perturbation climatique dite subatlantique pousse les Cimmériens, peuple scythique installé en Crimée depuis six siècles, vers l’Anatolie. Ils y dévastent la riche Phrygie du roi Midas, bientôt occupée par la Lydie du roi Crésus. Les Scythes installés en Mer noire, soumettent la Perse puis l’Égypte. Les Assyriens les désignent sous le vocable Sakas, francisé en Saces. A cette époque, les Grecs fondent des colonies au nord de la mer Noire, telle la cité d’Olbia du Pont.

Au milieu du V° siècle av. JC, Hérodote séjourne dans la cité d’Olbia du Pont. Il décrit avec précision la culture du cavalier scythe : Les Scythes sont grands, blonds ou roux à la peau claire, avec des yeux clairs, gris ou bleus. Une étude génétique démontre que les populations andronoviennes, puis scythes proprement dites de l’âge du fer, sont originaire d’Europe du nord et de l’est.

Les Scythes ont gardé la coiffe andronovienne.

333 av. JC. La Phrygie est sous la domination d’Alexandre le Grand. Les Grecs donnent l’appellation bonnet phrygien ou bonnet oriental, à cette coiffe qui orne invariablement la tête de Mithra.

Au IIIe siècle av. JC, la tribu scythe des Parni fait la conquête de la province perse de Parthie et y fonde la dynastie des Arsacides en 247 av. JC.

Au IIe siècle av. JC, le roi Scythe Mithridate Ier fait la conquête d’une grande partie de l’empire des Séleucides. L’empire parthe s’étend des sources de l’Euphrate, dans ce qui est aujourd’hui le Sud-Est de la Turquie, jusqu’à l’Est de l’Iran. L’Empire, situé sur la route de la soie reliant l’Empire romain à l’Empire han en Chine, devient un carrefour culturel et commercial majeur. Notons ici que Mithridate vient de Mithra.

Polybe signale cette cotte de mailles en – 179, à propos de la cavalerie scythe coiffée d’un casque conique.

Mithra

Mithra est un dieu dit indo-iranien de la Lumière dont l’oeil est le Soleil, de l’Amitié, du Serment et des Contrats. Il semble que sa région d’origine soit le massif de l’Hindou Kouch au nord de l’Afganistan et du Pakistan. Comme nous l’avons vu précédemment, le culte de la lumière, du soleil identifié à Mithra est très prégnant dans la culture d’Andronovo. Mithra y est associé à Varuna, tous deux garantissant les serments, les contrats, la vérité, et le bon ordre du monde. Varuna gère l’ordre cosmique ou supra-lunaire, Mithra l’infra-lunaire, le terrestre. On retrouvera cette distinction supra/infra lunaires chez Aristote et chez les Stoïciens.

Par l’intermédiaire des peuples d’origine andronovienne, Mèdes, Perses, Scythes, Sarmates, etc., le couple Varuna-Mithra prend très tôt une place prépondérante dans tout l’Iran ancien, de l’Iraq à l’Inde, de l’Ukraine à l’Ienisseï. Au cours du deuxième millénaire av. JC, voire antérieurement, Varuna devient le Seigneur Sage et prend le nom d’Ahura Mazda, le dieu suprême d’une religion structurée, le mazdéisme. Puis, Zarathoustra (Zoroastre chez les Grecs) réforme la religion et l’oriente vers une forme de monothéisme au seul bénéfice d’Ahura Mazda, entouré d’un certain nombre d’entités mineures dont Mitra.

Selon Zarathoustra,

Dieu n’a besoin ni d’adoration, ni d’intermédiaire,

Les rites et les sacrifices traditionnels doivent cesser mais la tradition du culte du feu est conservée.

Il y a en tout homme deux tendances, le bien et le mal. Un dualisme apparent repose sur le combat entre le Bien et le Mal, le jour et la nuit, la vie et la mort, symbolisés par la Lumière et les Ténèbres.

L’Homme a son libre arbitre pour choisir entre le bien et le mal. Tout homme est l’ouvrier de dieu pour faire évoluer le monde.

L’homme, par la pureté de sa vie, de ses pensées, de ses paroles et de ses actes, doit se détourner des puissances du Mal et mériter ainsi le bonheur après la mort. (bonne pensée, bonne parole, bonne action).

Si les gens s’adonnent à la bonté ils ne récolteront que la bonté, s’ils se livrent à la méchanceté, ils seront envahis par le mal.

La bonté est inhérente à l’homme, elle est une lumière qui vient du fond de soi. L’Homme n’est heureux qu’en donnant le bonheur.

Il y a une vie éternelle après la mort et un jugement des âmes lors de la traversée du pont de Chinvat. Si les bonnes actions l’emportent sur les mauvaises, l’âme va dans la Maison des Chants par un pont au-delà duquel l’attend le Seigneur de la Lumière. Dans le cas contraire, il s’agit d’un voyage jusqu’à la Maison du Druj. La Maison des Chants est éternelle, mais pas la Maison du Druj dont la durée est limitée. Ainsi, après le temps effectué dans la Maison du Druj, tous les êtres punis vont au Paradis.

La résurrection survient à la fin des temps avec une régénération du monde qui rétablit la justice.

On peut s’étonner de la proximité du zoroastrisme avec le christianisme.

Au IVe siècle av. JC, Mithra réoccupe sa place dans le panthéon perse. Par la suite, la dynastie parthe d’Iran d’origine scythe (247 av. JC, 226 apr. JC) le vénère et l’inclut parfois dans le nom de ses rois, tel Mithradate, qui signifie donné par Mithra. Si les Grecs connaissaient Mithra au travers de leurs relations avec les Scythes et les Perses et l’identifient à Hélios, les colonies romaines d’Asie mineure permettent la diffusion du mithraïsme dans l’Empire romain. Partout, on lui dédie des temples, de l’Espagne à la mer Noire, de l’Écosse au Sahara. A Rome, plus de cent vingt temples lui sont dédiés. Les affranchis et les soldats apprècient particulièrement ce culte du respect de la parole donnée. Il fait son entrée dans la littérature latine vers l’an 80, lorsque le poète Statius écrit : « Que tu préfères porter le nom vermeil de Titan, suivant la tradition du peuple achéménide, ou d’Osiris frugifère, ou de celui qui sous le roc de l’antre Persique force les cornes du taureau récalcitrant : Mithra ! »

Vers 180, l’empereur Commode, fils du stoïcien Marc-Aurèle, lui-même, abandonne le culte d’Isis et est initié au culte de Mithra. Vers 200, une inscription atteste qu’un affranchi de la maison de l’empereur fut prêtre de Mithra l’invincible sous Septime Sévère. Les successeurs de Septime Sévère, Caracalla et Geta, se montrèrent aussi favorables à cette religion. En 274, Aurélien officialise le mithraïsme comme religion de l’empire, et déclare le 25 décembre, jour anniversaire de la divinité avec la notion de Sol invictus.

En 312, Constantin I° se convertit au christianisme ; le mithraïsme perd de son influence et, après un bref renouveau sous Julien dit l’Apostat (331-363), il disparaît.Le 8 novembre 392, l’empereur Théodose proclame le christianisme religion officielle de l’empire romain et interdit les autres cultes. C’est là le départ des persécutions religieuses contre les fidèles de Mithra.

Le mithriacisme ou mithraïsme, continue pourtant à influencer le christianisme :

En ce qui concerne la date de Noël, décidée par le pape Jules I° en 340.

Sur le choix du dimanche, jour sacré du Soleil (d’où le sunday britannique ou le Sonntag allemand).

Pour le pain et le vin consacrés dans l’eucharistie.

On représente Mithra naissant d’un rocher, en présence de bergers. Il n’est pas étonnant non plus que la mitre, la coiffe des évêques, rappelle celle de Mithra jusque dans son appellation, et que la tiare (mot d’origine perse) papale, dérive du frigium, ou bonnet phrygien.

Dans l’interprétation qu’en donnent les Romains, le mithriacisme repose sur une conception mythique de l’histoire de l’univers : A l’origine, un dieu sort du chaos puis il désigne un successeur à qui il remet l’insigne du pouvoir absolu : la foudre. Mithra surgit d’un rocher, tenant une torche et un glaive, pour combattre le mal. Il veille sur l’ordre du monde, assure sa survie en luttant contre les esprits mauvais. Il fait miraculeusement jaillir une source d’une paroi rocheuse. Puis, il se met à la poursuite du taureau dont le sacrifice redonnera au monde la force vitale. Il capture la bête, la maîtrise et l’égorge dans une caverne, comme il en a reçu l’ordre du Soleil, par l’intermédiaire d’un corbeau messager.

La première attestation de la présence de Mithra à Rome remonte au premier siècle de notre ère. Le roi Parthe Tiridate, qui en 66 est couronné à Rome, aurait, selon Pline l’Ancien, initié Néron au repas des mages, et l’aurait honoré du nom de Mithra. Les représentations romaines de cette scène sont très nombreuses : Mithra est vêtu d’un bonnet perse, d’un pantalon phrygien. Il est figuré en pleine action, dans une scène très dynamique, où le vent gonfle son manteau. Autour du dieu et du taureau sacrifié, on note la présence d’autres animaux, un chien, un serpent ; un scorpion et un crabe mordent les parties génitales du taureau – autant de figures et d’actes symboliques. Le sang qui jaillit de la blessure, comme le sperme de l’animal, sont des principes vitaux qui vont permettre la régénération du monde. Cette victoire est célébrée par un grand banquet où sont présents le Soleil et Mithra. Ce dernier, devenu Sol invictus, Soleil à la fois invaincu et invincible, monte vers le ciel en char solaire. Le mythe semble faire apparaître la prédominance de Mithra sur le Soleil. Mithra est souvent accompagné par le Soleil et la Lune, placés de part et d’autre du dieu. Deux personnages sont également présents : Cautès, placé à gauche, sous le Soleil, porte une torche levée, et Cautopatès, à droite, sous la Lune, baisse la sienne vers le sol. L’un est le soleil levant, l’autre le soleil couchant, Mithra tient symboliquement une position médiane.

Ces figures renvoient au déroulement du temps et rappellent l’importance des astres et de l’astrologie.

Après 150, on estime qu’à Rome, il dut se construire plus d’une centaine de sanctuaires dédié à Mithra. Le culte de Mithra est intimement lié au mithraeum, sanctuaire où se retrouvent les adeptes, aucune cérémonie n’ayant lieu à l’extérieur. Ce lieu représente une grotte qui renvoie au mythe de Mithra tauroctone et symbolise le cosmos. Les plans de ces temples présentent des caractéristiques communes : pièce d’accès pour revêtir les habits rituels, salle cultuelle en contrebas avec des banquettes en maçonnerie inclinées comme celles d’un triclinium et placées le long des murs, stèle représentant Mithra sacrifiant le taureau, niche avec statue au fond de la pièce, plafond voûté qui représente le ciel étoilé et les planètes. Le rituel qui se déroule dans le mithréum doit comprendre un premier temps d’instruction qui prend appui sur une iconographie abondante, puis un repas rituel. Ce banquet sacramentel commémore et réactualise celui de Mithra et du Soleil. La nourriture prise permet une régénération aussi bien physique que spirituelle. Il est probable que la cérémonie comprenait des sacrifices d’animaux, et que l’eau et le feu y jouaient un rôle important. Son geste d’immolation du taureau a une dimension cosmique : Le sacrifice est un acte de création : le sacrifice fonde le monde. Lors de son initiation, le néophyte, passant de l’obscurité à la lumière, meurt symboliquement, puis renaît à une vie autre. Les rites initiatiques exigent courage et endurance physique. C’est peut-être à la rudesse de ces épreuves que fait allusion le texte, sujet à caution, de l’Histoire Auguste :  » Il [Commode] profana par un sacrifice humain réel le culte de Mithra ; habituellement on se contente d’y raconter ou d’y simuler quelque scène capable d’inspirer l’effroi.  »  » Et nous, tu nous as sauvés en répandant le sang porteur d’éternité.  » Les cérémonies s’achèvent sur une poignée de main avec le Pater, manifestation physique du pacte, du serment qui lie les mithriastes. Les initiés s’élèvent graduellement dans la hiérarchie, selon une échelle codifiée de sept grades, qui les conduit à remplir différentes fonctions.

Les raisons du succès Le mithriacisme prône des vertus qui correspondent aux valeurs romaines :

La fides, c’est-à-dire la loyauté, le respect de la parole donnée.

Le courage physique aussi, manifesté lors des épreuves initiatiques, le sens de la discipline au sein d’une stricte hiérarchie trouvent des échos au sein de l’armée.

On trouve des mithraeum en France, Suisse, Angleterre, Allemagne, Belgique, Espagne, Maroc, Algérie, Balkans, et sous la basilique Saint Pierre de Rome !

Vers le IIIe siècle apparaît le manichéisme de Mani. Un des fondements du manichéisme est de séparer le monde en deux : le royaume de la Lumière, le royaume de la Vie divine, où s’exprime ce qui est de l’éternité ; le royaume des Ténèbres, le royaume de la matière, le royaume des « morts », où s’exprime ce qui est de l’espace/temps.

En conclusion, il apparaît que :

Le bonnet phrygien est un bonnet scythe d’origine andronovienne.

Mithra est une figure symbolique d’origine andronovienne avant d’être associé au dieu Ahura-Mazda, de constituer le Sol invictus romain, puis d’influencer fortement le christianisme.

Le minotaure grec et la tauromachie découlent du culte de Mithra dont l’origine est a minima andronovienne.

A culture andronovienne puis karassoukienne initièrent la route du cannabis qui devint route de la soie.

L’origine des langues indo-européennes dites iraniennes est plutôt située au sud-est de l’actuel Moscou.

Les Scythes inventèrent le pantalon, la selle et l’étrier.

Les Amazones étaient Sarmates-Scythes.

 

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