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« Contez-moi ma vie » par Thierry Paul Valette


Je vous offre mes pages
Mais contez-moi ma vie.
Celle de ma mémoire punie,
Celle d’un autre âge
Qui oublie, qui se fige
De ne plus connaître.

Je vous offre mes tourments
Mais contez-moi ma vie.
Celle de ma tête qui s’enfuie,
Celle de mon cœur de femme
Qui pleure, qui se vide
De ne plus reconnaître

Je vous offre mes secrets
Mais contez-moi ma vie.
Écrivez-moi ces mots
De ces livres interdits
Où les verbes d’hier
Ne conjugueront jamais l’ennemi

Je vous offre mes rires
Mais contez-moi ma vie.
Emportez-moi ces larmes
De ces films d’antan
Où les mots d’aujourd’hui
Ne connaîtront jamais l’ennui

TPV
NS 💙
Texte protégé 1FG2TW
Alzheimer recueil poésie n°18

 

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Le Bouchon Gourmand de Chantilly


C’est à deux pas des écuries et de l’hippodrome, non loin du Château, que se situe ce bien sympathique établissement. Le Bouchon Gourmand est à la fois un joli restaurant et un très beau bistrot. Dès que vous passez la terrasse côté rue et le pas de porte, il règne au bar une atmosphère sereine, les couleurs sont à la mode, l’ambiance est feutrée et vous passez devant une superbe cave digne du Musée du Vin de Paris, là-même où sont couchés quelques bien beaux flacons dans lesquels l’homme a décidé de sublimer le sang de la vigne.

La salle, bien pleine, est sobrement décorée sur le thème du cheval, les chaises et les banquettes sont moelleuses à souhait et notre emplacement permet une jolie vue sur le jardin d’été.

De petits pains dodus, comme les ventres des moineaux, nous attendent dans une belle corbeille, en compagnie de quelques croûtons grillés, pour tartiner ce succulent fromage blanc travaillé à la ciboulette en guise d’amuse-bouches.

Le menu du dimanche est raisonnablement annoncé à 33 euros, le personnel est compétent, la direction est affable, les toilettes sont rutilantes et la cuisine, à la porte ouverte, laisse apparaître le cœur dynamique et bien tenu de cette magnifique Maison.

De généreuses et épaisses tranches de saumon fumé maison constituent l’entrée avec des toasts, sur un verre de Sancerre Blanc dont le nez est déjà prometteur par son intensité et une bouche qui révèle des notes d’agrumes et de fleurs blanches.

Arrive ensuite un imposant morceau de paleron, merveilleusement tendre et goûteux, posé sur un lit de carpaccio de tomates cœur de bœuf délicatement parfumées par un bel assaisonnement à base d’huile d’olive et de salades mélangées, donnant un heureux mariage entre une viande bien maturée et la rosée tonifiante d’un jardin lors d’un matin de printemps, ainsi qu’un étonnant et original contraste entre le chaud et le froid, sur un verre de Château Cheval Noir rouge au nez intense en baies rouges et à la bouche suave bien que légèrement boisée.

Nous clôturons, le plus agréablement du monde, nos dominicales agapes sur un délicieux baba au rhum accompagné d’un petit récipient contenant une bonne dose de cet alcool bien parfumé, ainsi que fraises, framboises et crème Chantilly surmontée d’amandes effilées et grillées.

Bel endroit qui vaut le détour et que nous pouvons recommander.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE LE BOUCHON GOURMAND

 

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Le Goutillon de Chantilly


C’est dans la très belle ville princière et équestre de Chantilly que notre Journal a décidé de faire étape, en cette veille du 1er mai, et c’est au restaurant Le Goutillon que nous décidons de prendre place à table.

La devanture est celle des restaurants d’autrefois où il faisait bon vivre, avec un côté sympathique de Bouchon Lyonnais. Dès qu’on entre, on se retrouve dans cette ambiance des bistrots montmartrois d’antan avec le bar à gauche et la salle de restaurant du bas étroite et toute en longueur où trônent banquettes rouges et chaises en bois, puis un accès à l’étage et aux sanitaires bien propres.

L’accueil sympathique est assuré par deux jeunes femmes et la patronne est également à l’ouvrage notamment pour aller choisir le vin avec elle au bar dans de jolis casiers dignes d’un caviste. Nous optons pour un Château la Rivalerie 2010 au nez intense qui oscille entre le pain grillé et les fruits noirs. Quant à la bouche, elle est à la fois boisée, fruitée et soyeuse.

Le menu ardoisier nous est proposé, pendant que nous prenons l’apéritif. Il manque, quand même, cruellement d’amuse-bouches, ce qui est dommage.

L’établissement fait le plein rapidement, tant en bas qu’à l’étage, ce qui est bon signe. Nous nous retrouvons rapidement, comme au Bouillon Chartier, avec des voisins de banquette et de table que nous ne connaissons pas, ce qui est assez amusant.

C’est, visiblement, le restaurant le plus fréquenté de Chantilly. Au bar, un homme de belle allure déguste un verre de Chardonnay pendant qu’il converse avec la patronne en évoquant, avec élégance, la personnalité d’Eric Woerth qui est le premier Magistrat de cette ville.

Notre choix d’entrée se porte sur deux belles et généreuses tranches de foie gras accompagnées de pain brioché  bien toasté et d’un succulent confit d’oignons.

Arrive ensuite un auguste pavé de lotte à la cuisson parfaitement maîtrisée sur un beurre blanc goûteux et les épinards, qui ne nous tentent guère, font place à des pommes vapeurs.

Le pain est à la fois croustillant en même temps qu’excellent, c’est de la baguette livrée devant nos yeux quelques temps plus tôt.

Le dessert est une très bonne mousse au chocolat présentée dans un petit pot en verre à faire les conserves d’autrefois.

A découvrir !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

LE GOUTILLON

61, rue du Connétable

60500 CHANTILLY

Tél. 03.44.58.01.00 ou 09.62.53.79.74.

PAGE FACEBOOK LE GOUTILLON

 

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Le Pen… c’est bien fait pour vous !


Il faut les voir, et surtout les entendre, ces politicards crapuleux, véreux et haineux suite au premier tour des élections présidentielles de 2017. Ils vocifèrent et s’accusent mutuellement de la montée du Front National alors que, depuis Mitterrand compris, ils sont tous coupables et responsables de ne pas s’être préoccupés des problèmes des français, préférant ne pas y accorder d’importance au lieu d’y remédier, tout en combinant et en se remplissant les poches tels des monarques voire des empereurs ou des pharaons.

Ils accusent l’électorat frontiste, soit environ un peu plus que 21% des votants, de racisme, de xénophobie, de nazisme, de fascisme en prétendant que ceux qui votent de ce côté-là ont un quotient intellectuel proche de celui d’une huître. En déclarant de telles inepties, sur la vraie droite patriote et républicaine, ils ne font que renforcer le vote Le Pen. Ils confondent patriotisme et nationalisme (le patriote aime son Pays alors que le nationaliste déteste celui des autres), en se complaisant dans cet amalgame pour sauver leurs têtes, tout en se gargarisant d’une union sacrée, jusqu’à en avoir un goitre de prétention, et d’un probable report de voix sur Macron pour sauver la France.

Sauf que tous oublient qu’ils ne sont pas détenteurs des voix de leur électorat et que le bon peuple n’obéit plus aux chants des sirènes depuis qu’il s’est fait rouler dans la farine en 2002. Cet odieux chantage ne fonctionne plus !

Dites-vous bien, Mesdames et Messieurs les politiciens de la Droite classique comme de toute la Gauche, que vous payez votre inaptitude à diriger la France. Vous avez voulu occulter les problèmes, par votre politique de l’autruche, et aujourd’hui le peuple vous sanctionne parce qu’il se rend compte qu’il a confié le pouvoir à des incapables et à des profiteurs. Vous êtes inaptes volontaires à résoudre le chômage, l’immigration non européenne, la délinquance et la criminalité ainsi que toutes les incivilités du quotidien, la montée de l’intégrisme islamiste, le racisme anti-français, le terrorisme islamiste, les flux de migrants, le logement des SDF, la retraite des seniors et les prix excessifs des maisons de retraite et tant d’autres choses qui pourrissent le quotidien de l’honnête citoyen qui doit aussi payer la fraude dans les transports et ses impôts en plus, alors qu’il n’arrive plus à boucler ses fins de mois pendant que vous vivez dans l’opulence et dans vos palais dorés et bien chauffés.

Alors arrêtez de jouer les vierges effarouchées car on pourrait croire que le QI d’huître que vous évoquez si souvent est une déficience qui n’appartient pas au peuple mais à ceux qui prétendent le diriger… C’est-à-dire à VOUS !

Le Pen est votre création, en aucun cas la nôtre, alors assumez vos incompétences et vos insuffisances… Et, de grâce, taisez-vous !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Le Nouveau Site Web du Moulin Labotte à Haybes


L’Ermitage Moulin Labotte à Haybes, dans le département des Ardennes, est une véritable institution culinaire en même temps qu’un havre de paix puisque cet hôtel-restaurant est situé en plein bois, près d’un ruisseau qui vient des massifs.

Le Chef Philippe Etchebest connaît bien le Moulin Labotte puisque son père Jean-Pierre y était lui-même Chef de 1970 à 1977 et que sa mère Christiane est originaire de Haybes.

Aujourd’hui c’est le Chef Frédéric Pierangeli qui est aux commandes des fourneaux, depuis 1984. Figure emblématique de la gastronomie hayboise et personnage haut en couleur, il met tout en œuvre pour satisfaire les bouches des gourmets et les appétits insatiables des gourmands. Son potentiel est énorme, sa cuisine généreuse, ses assiettes copieuses et magnifiquement décorées comme des œuvres d’art.

Son nouveau Site Web est à son image, simple et authentique. On y retrouve tout ce qu’on cherche et tout ce qu’une belle prestation de bouche peut nous offrir comme part de rêve au calme en Val d’Ardenne, à proximité de la voie verte et des sentiers de randonnées.

L’établissement de Frédéric Pierangeli se veut à la portée de tous. Tout un chacun peut donc aller se régaler à sa table, pour des prix très accessibles, afin de déguster les belles inventivités du terroir ardennais que cet excellent Chef revisite d’une belle manière créative autant qu’originale.

Le Moulin Labotte est une très belle Table ouverte dans une bien jolie Maison aux senteurs de cette forêt qui l’entoure et où aventures, évasions et légendes sont reines.

Visiter le nouveau Site Web du Moulin Labotte… C’est déjà prendre part à un joli voyage !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR LE NOUVEAU SITE WEB DU MOULIN LABOTTE

 

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Démoncratie vs Démocratie: Thierry Paul Valette, suivez la croix…


Source : Démoncratie vs Démocratie: Thierry Paul Valette, suivez la croix…

 
 

« Dernier baiser » par Thierry Paul Valette


Un matin mon père s’est réveillé
Comme un enfant apeuré.
De sa mémoire dépouillée,
Dans la nuit il s’était mis à pleurer.
Il a vidé ses armoires ,
Ses fonds de tiroirs,
Pris son dernier repas
De vieux sherpa.
Nu, sans bagage, en marche
Près de la gare Saintes-Eustache,
Sans billet il parfait en voyage
Et s’éloignait doucement de l’Ermitage.
Il portait le visage de la pauvreté,
Celui de toute son humilité
Qui s’efface et devient une vielle aquarelle
Que l’on jette comme ça à la poubelle.
Le long des réverbères,
Il y avait le bruit puis le désert
De ces silences blancs,
De tous ces passants absents,
De tous ces vertiges incessants,
De toutes ces mains d’enfants.
La nuit venait de tomber
Quand il s’est mis à pleurer.
Sur le sol encore mouillé,
Épuisé, il venait de tomber.
Son souffle peu à peu
Déjà disparaissait.
Du sang coulait
Du sommet de son front.
Sous les bruits vagabonds
D’une foule en dispersion,
Recroquevillé et le dos rond
Il ne cessait de demander pardon.
Ses larmes étaient pour sa mère ,
Une vielle dame usée et centenaire.
Dans un ultime râle d’homme condamné
Il lui demandait juste un dernier baisers.

Tpv
NS
Recueil Alzheimer 2017.

 

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« Si j’étais Dieu » par Aliza Teraghia


Si j’étais Dieu
Je me planquerais plus dans mes cieux
Je viendrais en aide aux malheureux
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
Je ferais la peau à toutes les guerres
Et à ces marchands d’armes prospères
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
Je ferais que les gens s’aiment entre eux
Haïr les autres n’a jamais rendu heureux
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
Je soulagerais bien plus la souffrance
Je tonnerais contre la grande finance
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
Je ferais sur cette Terre à chaque jour
Mieux briller ce mot splendide, amour
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
J’aurais été si content de pouvoir exister
Mais merci l’humanité de m’avoir inventé
Jolie histoire pour ne plus craindre la mort
On est en fait tous seuls, coquin de sort
Alors si au fond pas d’étincelle divine
Et rien qui à la prière le ciel s’illumine
Vis, aime, chante et sois bon ou bonne
Jusqu’à ce que hélas ton heure sonne
Si Dieu avait existé, ce serait sa parole
Je me glisse un instant dans son rôle
C’est vrai, c’est mieux avec des anges
On récolte alors bien des louanges
Prends ma main,, embrasse-moi ,
Caresse moi, oui, embrase-moi
L’amour à deux c’est un joli pluriel
Pour tant monter au septième ciel
Et si on rencontre Dieu au passage
Alors ménage à trois pas trop sage
La foi alors ou quoi me pénétrera
Et à un moment précis : Alleluyah
Rester bien apaisée sur un nuage
Dieu aura fait l’amour à son image…

A lire ceci, les bigots et bigotes choqués
Ils me lanceront de terribles anathèmes
Suppôt de Satan, fille perdue et athée
Je leur réponds déjà ceci: Je vous aime

Aliza Tous droits réservés

 

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« Moi contre toi… » par Laurent Mourot-Faraut


laurent-mourot-faraut

Dans la nuit, ou au lever du jour,
Dans toutes les dimensions,
Où je me perds, où je me trouve,
Où que tu sois, moi, je pense à toi,
Quelque soit le jour, ou la raison,
Je crois bien que je t’aime,
Mon cœur pleure ton absence,
Et toutes les nuits, mes évasions,
M’emmènent au bout du monde,
Mais tu n’es pas là, même pas ici,
Je crie, je hurle, j’appelle cela l’espace,
Et même si je regrette, je n’y peux rien,
L’automne arrive, et puis l’hiver,
Je n’aime pas, quand il pleut fort,
Le souvenir de tes larmes me rend fou,
Je m’en mords les lèvres,
Où que tu sois, où que tu ailles,
Je pense à toi, pour toujours,
Tu sais, j’appelle cela l’amour,
Et je le crie du bout des lèvres,
Et je l’écris d’un bout de plume,
J’appelle ça la vie, maintenant,
Avant de m’endormir,
Et de m’enfuir de ce monde fou,
De m’installer sur des nuages,
Quelque part, quelque n’importe où,
Là où tu vas, j’irais…

Laurent Mourot-Faraut

 

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« Vous n’aviez pas le droit…!!! » par Thierry Paul Valette


tpv

Vous n’aviez pas le droit
De nous trahir, de nous mentir
Vous n’aviez pas le droit
De nous voler, de vous servir

Vous n’aviez pas le droit
De profiter de la situation
Vous n’aviez pas le droit
De ne penser qu’aux élections

Je suis contre la révolution
Mais ne nous demandez pas pardon
Au nom de la sueur sur notre front
Je vous déclare bon pour la prison

Vous n’aviez pas le droit
De nous donner faim
De nous donner froid

Vous n’aviez pas le droit
De boire notre vin
De tous ces grands festins

Vous n’aviez pas le droit
De vos mocassins
Et autres belles vestes de lin

Je suis contre la révolution
Mais ne nous demandez pas pardon
Au nom de la sueur sur notre front
Je vous déclare bon pour la prison

Je déclare nouvelle constitution
Le pouvoir rendu à la nation
La fin de tous ces francs-maçons
Du sénat au palais bourbon

Je suis pour vos démissions
Mes très chers bourbillons
Vous ne serez plus à Matignon
Et n’irez jamais au panthéon

Je suis contre la révolution
Mais ne nous demandez pas pardon
Au nom de la sueur sur notre front
Je vous déclare bon pour la pendaison

TPV
Ns ❤
® »Vous n’aviez pas le droit »

 

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« L’amour au bout des lèvres » par Aliza Teraghia


aliza

Ce soir j’ai le cœur, le corps et l’âme si bohèmes
L’amour au bout des lèvres chasse les problèmes
Je me sens prête à embrasser le premier venu
Et s’il a froid, de le réchauffer de mon corps nu
Ce soir je me sens si envahie de douces fièvres
Ma langue rose humecte gourmande mes lèvres
Mes seins se tendent comme des promesses
Et je cambre en offrande sensuelle mes fesses
Ce soir je me sens l’âme tellement vagabonde
Je ressens en moi un désir sexuel qui m’inonde
Homme ou femme, pour moi ce soir peu importe
Je serais torrent d’amour si on frappe à ma porte
Ce soir j’ai le cœur, le corps et l’âme si bohèmes
Je ne veux plus entendre qu’un seul mot, aime
Il vaut mieux finalement que toi, lectrice ou lecteur;
Que tu ne viennes pas ce soir, je garderais ton cœur
J’emprisonnerais ton corps au creux de mes caresses
Et ta bouche et tes mains sur mes seins et mes fesses
Et enfin je me régalerais une éternité de ton âme
Brûlant pour moi d’une douce et belle flamme …
A nous deux tous les paradis et enfers interdits
Dans le sexe il y a tant de délicieux non-dits
Toutes nos nuits seront si chaudes en amour
Nous laissant un peu apaisés au lever du jour
Tu vois, il vaut mieux que tu passes ton chemin
Je t’aurais trop aimé bien trop de lendemains..
Nous aurions fait oublier Roméo et Juliette.
Ou Juliette et Juliette, non plus pas si bête
Tant pis, ce soir dors sur tes deux oreilles
Aliza ne sera pas au pays des merveilles

Aliza Teraghia Tous droits réservés

 

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La bonne choucroute de L’Isle Saint-Louis


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Quel bonheur de déjeuner dans cette belle et traditionnelle Brasserie de l’Isle Saint-Louis, à côté d’un bras de Seine, par une journée ensoleillée de ce mois de février. Cette Maison a une âme, celle du siècle dernier et des années insouciantes d’après-guerre puisque fondée en 1953.

Le dépaysement est total et vous avez l’impression d’être à bord d’un paquebot dont aurait pris forme cette île entourée de tous les côtés par ce fleuve qui traverse la Capitale.

Le décor est resté dans son jus appartenant au siècle dernier, avec cette ambiance bon enfant des brasseries parisiennes d’antan, véritables institutions du monde de la limonade.

L’accueil est sympathique et le directeur vous souhaite la bienvenue derrière sa belle moustache.

Ici il fait bon vivre et bien manger, les produits sont frais et de bonne qualité. Tout est travaillé sur place avec soin.

Nous optons pour une monstrueuse choucroute alsacienne garnie avec son jarret et son pot de raifort, autour d’une chope en grès de bière légère Mützig pour accompagner agréablement ce copieux repas. Outre le chou délicieux et bien équilibré au niveau de l’acidité, notre plateau comprend aussi de belles viandes de porc comme cette palette, ce lard fumé et ce jarret entier ainsi que de savoureuses charcuteries comme ce saucisson à l’ail, ces saucisses de Strasbourg et de Montbéliard, puis ces boudins noirs et blancs, ainsi que de généreuses pommes de terre à la belle cuisson.

La salle et la terrasse sont pleines, ce qui est le signe révélateur d’un établissement de qualité. Le personnel est vêtu comme à l’ancien temps et aucun ne semble chômer.

Nous terminons sur une mousse au chocolat faite « Maison » qui est une pure merveille.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Le Chef des trous-du-cul


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Qui est-il ? Juste celui qui les détend et les défend, après cinq années passées à la tête du pédalo dont il a été le seul maître à bord, une réplique du Titanic coulant normalement à cause d’un manque de savoir-faire.

Comme le Chef n’a plus un seul ami, tant dans son palais surfait que dans les rangs du parti lui ayant permis d’atteindre la plus haute fonction de l’État, il bannit sa Police et s’en va serrer les pognes en s’acoquinant avec ses amis trafiquants de drogue et autres branleurs de zones où la République est absente depuis des lustres, lieux dans lesquels règne la criminalité sous toutes ses formes.

C’est dans ces cités de la peur que se ghettoïse tous les déchets qui n’admettent aucune loi, sauf celle qu’ils imposent pour mieux trafiquer, dealer, braquer, semer la terreur et la violence en prescrivant le silence sous peine de retourner à la maison mère avec, en prime, une balle de Kalach entre les deux yeux.

Comme ils se comportent comme de vrais trous-du-cul, il ne faut pas s’étonner qu’ils soient traités comme tels par notre Société qui n’en peut plus de savoir qu’on s’occupe plus des délinquants et criminels que des honnêtes citoyens dont on crame les bagnoles alors que le crédit auto est en cours de règlement.

Comment voulez-vous que le peuple soit serein si sa Police reçoit l’ordre de ne pas intervenir dans les cités pour faire cesser les infractions, si la Police recule devant des hordes de sauvages voulant les brûler et les tuer. Qui s’est d’ailleurs inquiété du sort de nos gardiens de la paix publique, lorsqu’ils ont été agressés et brûlés voire tués comme de vulgaires lapins. Le Chef est-il allé les réconforter à l’hôpital ? Non ! Il se contente juste de leur faire décerner une médaille à titre posthume, lorsqu’ils meurent en service commandé.

Les trous-du-cul avaient besoin d’un chef, pour vivre des jours heureux en se victimisant, alors qu’ils se rassurent ils ne pouvaient pas trouver mieux !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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« Si tu penses encore… » par Thierry Paul Valette


tpv

Si tu penses encore et toujours à hier
Que tes larmes brûlent tes paupières
Que tes chagrins te réveillent le matin

Si tes draps te rappellent encore à moi
Que chaque soir me ramène à ta mémoire
Que tu préfères rester seule dans le noir

Alors retrouve-moi aux pieds des dunes
Embrasse-moi comme la mer et le soleil
Offre-toi comme à la terre ce même rêve
De ces jours qui passent, qui s’enlacent
De ces jours qui passent, qui s’embrassent

La vie est une couleur qui efface les pleurs
La vie est une couleur qui efface les peurs

Si tes envies ne sont pas tombées en oubli
Que mes mains manquent à ton cou
Que mes lèvres manquent à tes joues

Si ta peau se rappelle à mes caresses
Que tu préfères mes baisers à un autre
Que tu crois que ce n’était pas ma faute

Alors retrouve-moi aux pieds des dunes
Embrasse-moi comme la mer et le soleil
Offre-toi comme à la terre ce même rêve
De ces jours qui passent, qui s’enlacent
De ces jours qui passent, qui s’embrassent

La vie est une couleur qui efface les pleurs
La vie est une couleur qui efface les peurs

Si tes rêves sont toujours les mêmes
Que tes mots sont encore je t’aime
Que tes cris résonnent dans la nuit

Si trembles de peur de me voir affaibli
Que tes pleurs n’attendent plus minuit
Que mes folies manquent à tes envies

Alors retrouve-moi aux pieds des dunes
Embrasse-moi comme la mer et le soleil
Offre-toi comme à la terre ce même rêve
De ces jours qui passent, qui s’enlacent
De ces jours qui passent, qui s’embrassent

La vie est une couleur qui efface les pleurs
La vie est une couleur qui efface les peurs.

TPV

 

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« La Dominatrice » par Aliza Teraghia


aliza

J’aurais aimé être une vraie dominatrice
Compter sur les derrières les cicatrices
Fouet, martinet, battoir ou fine cravache
Mon Dieu que j’aurais été vraiment vache
Mon texte ici déjà je sais va vous exciter
Vous me voyez déjà bien vous déculotter
Lentement mettre nues vos jolies fesses
D’abord les masser de douces caresses
Vérifier de temps à autre votre excitation
D’une main douce et experte, bel étalon
Quand ce membre aura durci à loisir
Alors mes coups donneront du plaisir
Vous en serez à vous mordre les bras
En inondant follement dans vos draps
Caresses et discipline, quel programme
Surtout venant d’une jeune et jolie dame
Et comme je n’investis pas en cuissardes
Justaucorps de cuir, chaînes et menottes
A vous dominer non, point je me hasarde
Là je fouette des œufs et un peu de lotte
Votre excitation retombe, j’en suis désolée
Ça me rappelle oh oui d’arrêter mon soufflet

Mais comme certains prennent ça au sérieux
Plutôt que de ranimer les envies.de messieurs
Ou de dames que la vie ne fouette pas assez
Et comptent sur moi pour un peu les ranimer
Lecteurs, un peu ou très masos par nature
Et de vouloir tenter avec moi cette aventure
Je pense avoir je crois d’autres chats à fouetter
Je ne dis pas de chattes pour vous émoustiller
J’ai toujours pensé que le mieux est la tendresse
S’anéantir tendrement à deux sous les caresses
Laisser dehors tout attirail autre que les sentiments
Et tout simplement s’aimer à en défier le temps

Aliza Tous droits réservés

 

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« L’Érotisme » par Aliza Teraghia


aliza

La poésie peut-elle être vraiment érotique
On a souvent un regard sur cela trop critique
Pourtant un peu de chair au-dessus de bas noirs
Entrevu à la hâte très vite dans quelque miroir
Et l’imagination devient folle excitation et désirs
Comme une envie impérieuse de doux plaisirs
Ou de passion incontrôlée d’être notre amant
Et de s’anéantir en nous et si délicieusement
Ce bout de chair a réveillé bien des fantasmes
Mais la pointe d’un sein, la courbe des fesses
Pour vous est synonyme de tas de caresses
Ceci vous remplit d’images toute votre âme
Nous marchons devant, vous pensez positions
Notre bouche vous sourit, vous pensez fellations
Dans nos yeux vous cherchez une acceptation
Si pour le soir même cela va être oui ou non
Y a-t-il poésie érotique ou n’y en a -t-il pas
Quand deux corps exultent entre les draps
Est ce que l’on versifie alors ses émotions
Met-on en vers sa jouissance et sa déraison
Non, on s’agrippe, on hurle, on crie, on jouit
C’est une forme comme une autre de poésie
Poète laisse ton luth et viens donc me baiser
Oui ça fait un peu pute mais il faut s’amuser
Les moments d’amour la vie non consommés
On a l’éternité pour amèrement les regretter
Alors brûlons au plaisir jusqu’à la chandelle
Pour se dire que cette vie vraiment est belle
Et je trouve que cette chair et mes bas noirs
Sont parfaits à donner ainsi un peu d’espoir
Tout désir non-dit est de l’autre côté du miroir
Propre à peupler vos fantasmes de ce soir
Y a-t-il poésie érotique ou n’y en a -t-il pas
C’est ce que vous ressentez qui vous le dira

Aliza Teraghia Tous droits réservés

 

 

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« Je t’écrirai… » de Thierry Paul Valette


tpv

 

Je t’écrirai sur des morceaux de pierre,
Comme si c’était encore hier,
Tous ces mots mis à l’envers
Qui s’effacent avec le temps.

Je t’écrirai sur des morceaux d’étoiles,
Comme si nous étions demain,
Tous ces fragments de sable
Qui s’évaporent dans la mer.

Je t’écrirai des lunes et des soleils,
Comme si c’était un rêve,
Tous nos espoirs d’aujourd’hui
Qui se respirent à l’infini.

Je t’écrirai des fleurs de miel,
Comme des épices orientales,
Toutes ces larmes de cristal
Qui te sublime jusqu’à ton cœur.

TPV

 

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Stéphane Raoult et le sang neuf des 3 Canards


Le Chef de Cuisine Stéphane Raoult de l'Auberge des Trois Canards

Le Chef de Cuisine Stéphane Raoult de l’Auberge des Trois Canards

 

Notre Journal vous entraîne en Picardie et plus précisément dans l’Oise où se situe le joli petit village d’Ognon. C’est face à l’église que trône la belle Auberge des Trois Canards. C’est en ce lieu feutré que nous sommes venus pour rencontrer le Chef de Cuisine Stéphane Raoult qui a l’habitude de côtoyer les plus grands Chefs de la gastronomie française.

Stéphane nous précède dans sa cuisine, là où il officie entre ses marmites, ses fourneaux et son piano.

Aujourd’hui, le Chef confectionne une tourte au pigeon, avec du foie gras, des épinards et des tomates confites.

Après bien des péripéties cette magnifique Maison prend un nouvel essor, grâce au bel esprit créatif et inventif de son surprenant Chef qui excelle dans son art avec la complicité de son fabuleux entourage dont sa femme Christine qui fait à nouveau pétiller sa vie, son fidèle Maître d’Hôtel Laurent qui sévit en salle depuis plus de 14 ans avec son savoir-faire et son extraordinaire savoir-être. En cuisine, pour seconder le Chef, on découvre la jeune Laura qui est en 2ème année de BTS «Hôtellerie-Restauration» à Compiègne.

Nouveau look, nouvelle vie et nouvelles envies pour l’Auberge, Stéphane Raoult est resplendissant et heureux de surprendre agréablement ses clients avec ses nouvelles compositions culinaires qu’il élabore avec amour et passion. Stéphane est une sorte de maestro s’installant au piano de sa cuisine où il joue ses partitions avec talent, au son de ses jolies casseroles qui frémissent sous ses doigts jusqu’à atteindre la délivrance de fumets d’exception.

Ce sang neuf des 3 Canards, sorte de printemps avant l’heure, porte déjà ses fruits puisque sa clientèle de fidèles comme celle de passage s’engouffre, avec bonheur et satisfaction, dans l’antre du Maître des lieux chargé de les faire rêver sur des notes d’évasion vers des contrées enivrantes et de nouveaux terroirs de notre belle France, sur d’élégantes fragrances d’antan.

Après un apéritif et la surprenante mise en bouche l’accompagnant composée d’une croquette à base de morue au parfum d’accras et au goût subtile de brandade nîmoise, Laurent nous amène un risotto onctueux et savoureux accompagné de langoustines cuites unilatéralement et de coquilles Saint-Jacques, sur un somptueux vin blanc de Chablis.

Arrive ensuite une ravissante tourte de pigeon bien dorée, délicatement dressée auprès de ravissants légumes en purée comme ces topinambours et ces rutabagas qui arrivent à point pour sublimer ce beau mariage entre ces savoureux légumes racines et cet exceptionnel gibier à la cuisson rosée très maîtrisée. Une jolie réduction légèrement moirée vient agréablement imprégner la croûte de cette tourte feuilletée à souhait, une sorte d’œuvre d’art qui, une fois ouverte, laisse apparaître une savante et époustouflante composition dont les effluves enfin libérées nous entraîne irrémédiablement vers les sous-bois de nos belles forêts. Il nous faut, à ce moment précis, se recueillir quasi religieusement pour communier avec Dame Nature et le créateur de cette nourriture divine, tout en buvant et en se délectant du sang de la vigne qu’est ce vin rouge de Bourgogne Mercurey.

Pour terminer agréablement ce festin royal, le Chef nous propose une Dame Blanche revisitée façon Poire Belle-Hélène qui s’avère être un grand moment de gourmandise.

Une bien belle étape gourmande comme on les aime, dans cette ravissante Auberge des Trois Canards dirigée par ce Maître de la Table qu’est Stéphane Raoult.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE DES TROIS CANARDS

 

 

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« Le Cabaret des Muses » de Thierry Paul Valette


tpv

C’est l’histoire d’une femme atteint de la maladie d’Alzheimer. Au crépuscule de sa vie, il ne lui reste que quelques mois à vivre et elle nous livre ici dignement ses dernières volontés pour sa veillée funéraire.

Autrefois ,à la fin des années folles, elle fût une magnifique chanteuse de cabaret…

Aloïs est la personne qui à découvert cette maladie au tout début du siècle et qui porte aujourd’hui son nom : « Alzheimer »…
La musique aide les patients qui sollicite leur mémoire ancienne.

LE CABARET DES MUSES

Quand l’hiver sera enfin passé,
Je veux que tu viennes déposer
Aux pieds de ma chaumière,
Un joli bouquet de bruyère.

Avant que le printemps ne chantonne,
Que les hirondelles fanfaronnent,
De ma plus belle mousseline,
Aux tendres couleurs d’aubépines,

Je me serai dignement revêtue.
Je resterai belle ainsi étendue
Sur mon lit de soie et de chêne
Aux encens de sève et d’ébène.

Quand l’hiver sera enfin passé,
Je veux que tu viennes écouter,
Tout près de moi, sur une chaise
Cette éternelle balade irlandaise.

Les dernières bougies de cristal
Éclaireront mon linceul de gitane
Comme une vielle et folle profane
Qu’Aloïs aura rendu moins marginale .

Je deviendrai la chanteuse de minuit
Qui s’envole au cabaret des muses,
Cette mémoire qui hante les rues
Au son des vielles cornemuses.

TPV

 

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Cuisine, Terroir et Tralala 2017 à Sainte-Anne d’Auray


cuisine-terroir-et-tralala-copie

 

Comme chaque année au mois de mai, et pour leur 20ème anniversaire, l’association  de restaurateurs bretons « Cuisine entre Amis » organise, le mercredi 17 et le jeudi 18 mai 2017 à Sainte-Anne d’Auray, le rendez-vous incontournable des artisans et producteurs des métiers de bouche qu’est ce marché « Cuisine, Terroir et Tralala » qui se tiendra sur la place Nicolazic.

Ces deux jours seront consacrés à la gastronomie et aux produits de qualité de la France entière, pour satisfaire les consommateurs de plus en plus attirés par le manger vrai des belles tables qui fleurissent ici ou là.

Restaurateurs, viticulteurs, producteurs de safran, de biscuits secs, de fromages de chèvre et de vache au lait cru, de confitures, de saumon fumé, de volailles fermières, de thé, de rhum, de fruits et légumes, d’escargots, d’huîtres, de cidre, de glaces, de chocolat, de champignons, de pains.

Il y aura également une belle exposition de photographies du concours « Au fil des saisons », laquelle se tiendra chez le célèbre Maître-Restaurateur Jean-Luc Larvoir, au sein même de sa jolie cave à vins « Les Tokés du 20 ».

Les visiteurs pourront également assister à une démonstration de cuisine par les Chefs des restaurants « L’Auberge, L’Aubergine de Sainte-Anne d’Auray », « Terre Mer d’Auray », ainsi que des Chefs du département du Morbihan. Un dîner, avec réservation impérative, sera organisé le mercredi 17.

Le jeudi 18, il y aura des ateliers pour les enfants des écoles de Sainte-Anne d’Auray. Le déjeuner et le dîner se dérouleront au restaurant L’Auberge, ils seront concoctés par nos beaux Chefs bretons et à plusieurs mains.

Pour tout renseignement sur cette manifestation, il vous suffit de contacter :

L’Office de tourisme  de Sainte-Anne d’Auray au 02 97 24 34 94.

Sandrine LEGRAND au 02.97.31.37.19.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir la page Facebook de l’évènement

 

 

 

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« Maman » par Thierry Paul Valette


tpv

Parce-que vieillir est une chance…
Et la liberté un devoir, la mémoire aussi….
6 Juin 1944 Opération DDay Overlord

Fragments.

Maman,

Quand j’ai senti ce vent de pluie pénétrant le ciel,
Je me suis précipité tout en en haut du Clocher qui dominait la baie de Colleville.
Dans le silence de son vaste empire.
Le soleil, tendre et pénétrant,
Qui chaque soir
S’endort aux soupirs des cormorans,
Semblait livrer sa dernière bataille.

Je fixais les nuages qui se rapprochaient de la falaise
Et s’élevaient face aux vieux remparts.
Comme de minuscules fourmis, désordonnés au loin,
J’apercevais les derniers marins qui remontaient leurs filets,
Les rares promeneurs qui s’agitaient plus vite que des pantins désarticulés.

Dans une symphonie de couleurs médiévales,
La peau du soleil d’ordinaire bronze doré aux teintes cuivrées,
Se recouvrait d’asphalte bleuté, de noix et de myrtilles.
Son regard injecté de rouge défiait
Dans une lumière électrique
Ces stratus et cumulus d’outre-tombe.

Ce soir la maman j’assistais aux noces du ciel et de la mer,
Et je savourais ce moment privilégié.
J’aurai voulu que mes yeux puissent dévorer le ciel dans son entier,
Que ma bouche croque ce savoureux biscuit de tempête .
Que mes mains d’argile
Touche cette mer saupoudrée
D’écume et de jade en fusion.
D’immenses vagues en colère
Se fracassaient contre les rochers.
Rappelant à ma mémoire
Ce 6 juin 1944

Ce soir la maman, je redevenais un enfant ,
Ton enfant
Mais un enfant
En pleur,
Fragile,
Abandonné,
Terrorisé,
Prisonnier entre deux générations,
Qui par ce sale et triste mois de printemps 44
Avait vu cette interminable grève gémissante avide de chair fraîche,
Assoiffée de sang chaud,
Cette plage grondante aux dantesques et impénétrables lueurs rougissantes
Jeter à mes pieds ces fragments de soldat démembrés,
Agonisants en cris , entre râles et douleurs décharnées.

Maman
J’aurais tellement voulu que tu sois la,
Si près de moi ce matin-là,
Que tu caches mes yeux d’enfants,
Que tu poses tes mains contre mes oreilles
Pour que je n’entende pas jusqu’à la fin de mes jours
Les bruits de ces mitraillettes qui percent les os et fendent les vies ,
Les bruits de ces obus qui explosent en cœur
Dans les cris et les pleurs et qui ne laissent derrière eux
Qu’une sale odeur de soufre, de puanteur et de chair brûlée.
Aujourd’hui encore viennent chaque nuit hanter dans ma mémoire ces terribles douleurs
Qui sans cesse me rappellent que non
Tu ne pouvais pas être la maman
Ce jour-là
Ce matin-là
Sur les plages d’Omaha

Parce-que du Vel d’ Hiv tu n’allais jamais rentrer.

TPV

 

 

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« Te souviens-tu ? » de Thierry Paul Valette


tpv

 

Te souviens-tu du petit Nicolas,
De cet enfant à la peau chocolat,
Que tendrement dans tes bras
Tu croquais d’un air si délicat ?

Te souviens-tu de ses larmes,
De tes rires de jeune femme,
De ton cœur qui s’enflamme
À ses premier pas sur le macadam ?

Te souviens-tu de tes baisers,
Que par milliers tu déposais,
Sur les joues de cet écolier
Doucement chaque soir d’été ?

Cet écolier que tu appelles monsieur,
Que tu regardes d’un air malheureux,
Parfois même si vide et dangereux,
Est pourtant ce que tu as fait de mieux.

Et parce-que s’est arrêté le temps,
Que désormais tu ne sais plus quand,
Alors je te le dis bien tristement
Maman, c’est moi ton fils ton enfant.

TPV

 

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« Le temps est fou » par Aliza


aliza

 

Il faut cesser un jour de compter les ans
Le Temps en sera-t-il un peu plus lent
Ce vieil ennemi nous suit sans cesse
On a beau se dire que rien ne presse
Il est là, nous attendant à la porte
Riche ou pauvre, il nous emporte
Du jeune prince il fait un vieux roi
Qui attend la mort avec trop d’effroi
De la princesse si jeune et si belle
Il la change en cette horrible vieille
On le perd souvent pour peu de chose
Politique, people, actu à forte dose
Il faut débarrasser de ça la table
Le Temps perdu est introuvable
On ne le retrouve plus jamais
Je pianote ce texte sur mon clavier
Le Temps à côté de moi passe
Aussi vite pourtant que je fasse
Alors que faire pour enfin l’oublier
Je ne sais rien d’autre qu’un baiser
Au moment où nos lèvres se joignent
Son triste sablier le Temps l’empoigne
Il ne compte plus toute une éternité
Aime moi comme follement je t’aime
L’amour est la meilleure des murailles
Les vieux couples qui encore s’aiment
Restent jeunes même si on les raille
Serre moi dans tes bras mon amour
Et nous conjuguerons le mot toujours
Oublions à jamais le temps qui passe
Ensemble il n’est plus cette menace
Remporte ton sablier ailleurs, le Temps
Plus d’autres saisons que le printemps
Plus de jours, heures, minutes, années
J’aime, j’oublie à jamais ton calendrier

Aliza Teraghia Tous droits réservés

 

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Noël au Pavillon Colbert à Versailles


Aude du Pavillon Colbert à Versailles

Aude du Pavillon Colbert à Versailles

Il n’y a pas mieux, en ce jour de Noël 2016, que de prendre ses quartiers d’hiver dans cette élégante brasserie haut de gamme du Pavillon Colbert à Versailles. L’accueil y est personnalisé, le sourire est au rendez-vous et vous avez la certitude que le personnel va bien s’occuper de vous.

La charmante Aude y est pour beaucoup, avec son sourire ravageur et ses cheveux tirés en arrière à la Romy Schneider. Outre l’aspect commercial dont elle s’occupe, elle gère aussi l’accueil de la clientèle et le service en salle. Elle nous guide jusqu’à notre table et nous confie à son collègue Jean-Luc le Directeur de la Salle, souriant et très sympathique ce qui nous change du cerbère que nous avions eu, l’an passé à la même époque, à la Taverne de Maître Kanter. Sans être intrusif, Jean-Luc vient s’enquérir de nos choix de mets et de vins.

Nous décidons de commencer nos fraternelles agapes sur une fraîche et pétillante coupe de Roederer accompagnée de quelques mises en bouche à base de rillettes de poissons et d’écrevisses qui nous changent des bretzels de l’année dernière, véritables étouffe-chrétiens n’ayant pas lieu d’être proposés sur un grand Champagne.

Jean-Luc vient nous présenter Renaud Burel, le Chef de Cuisine des lieux avec lequel nous échangeons quelques propos sur l’établissement. Nous n’aurons, malheureusement pour lui, pas l’occasion de savourer ses créations sur l’élaboration de son menu de Noël, vu que nous choisissons d’entamer un voyage entre la Manche et l’Océan Atlantique, sur des saveurs iodés et des embruns marins vivifiants aux senteurs de goémons.

Aude nous apporte un énorme et lourd plateau composé d’huîtres de Gillardeau, d’Utah Beach et de Fines de Claire que nous décidons de savourer sur une bouteille de Ruinart bien frappée, laquelle restera notre boisson de prédilection durant ce festin maritime.

Les clients arrivent et la salle commence à se remplir peu à peu, même si les gens semblent avoir peur de sortir, en ce jour divin, préférant parfois rester chez eux et en famille. Les rires vont bon train, l’ambiance est délicieusement feutrée et les banquettes de velours rouge sont moelleuses à souhait. Le personnel, grandement professionnel, virevolte de table en table, pour veiller constamment à la satisfaction de la clientèle.

Nous poursuivons notre voyage marin, sans aller jusqu’à franchir le Cap-Horn comme le suggère parfois notre ami Bruno, en passant et en nous attardant sur nos chères Côtes Bretonnes et sa pêche au large, en dégustant un imposant buisson de langoustines de belles tailles à la chair généreuse avec mayonnaise, aïoli et beurre breton demi-sel sur des tranches d’un bon gros pain  à la croûte savamment torréfiée et à la mie bien aérée.

Après quelques heures passées à cette belle table, il nous faut penser à conclure notre repas sur une petite note parfumée et sucrée. Notre choix se porte donc sur un monstrueux Baba au Rhum copieusement arrosé.

La magie de Noël était bien au rendez-vous, dans cette Belle Maison à la devanture bleu roi agrémentée de lettres d’or, face au Château de Versailles et, avant de nous quitter, nous prenons déjà rendez-vous pour d’autres aventures culinaires, ne serait-ce que pour découvrir le savoir-faire et le savoir-être de ce jeune Chef Renaud Burel.

Jean-Luc, le Directeur de Salle, avec le Chef de Cuisine

Jean-Luc, le Directeur de Salle, avec le Chef de Cuisine Renaud Burel

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR LE SITE DU PAVILLON COLBERT

 

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Le Tout Simplement d’Anseremme


tout-simplement

 

Nous étions quatre amis, en ce dimanche soir de décembre, quatre à vouloir nous amuser, nous détendre et nous régaler en mangeant des huîtres autour de jolies bouteilles de vin blanc, choisissant de le faire en Belgique et plus particulièrement à Anseremme, près de Dinant, au restaurant «Tout Simplement».

L’accueil est des plus agréables et on nous place, à notre demande, dans un petit chalet chauffé par des braséros de terrasse. La décoration est soignée et la température monte vite, surtout après la dégustation d’une petite gourde de bienvenue contenant un rhum à la rose.

Huîtres de Bretagne plates et creuses, Gillardeau et petites huîtres du Japon constituent notre entrée. Un vrai festival de saveurs océanes, un voyage surprenant de fraîcheur et des odeurs envoûtantes d’iode, une vraie cure vivifiante, un plein d’énergie, un plaisir à l’état pur.

Le Tout Simplement est un bel établissement où il fait bon vivre le temps d’une escapade conviviale.

Poursuivant sur une jolie sole meunière pour ma part, mes amis optent pour une assiette de fruits de mer pour l’un et une fondue savoyarde pour les deux autres. On pourrait se croire, le temps d’un instant, à l’intérieur d’un chalet de montagne dans le film «Les bronzés font du ski», tellement nous rions de tout.

Le chaleureux patron Dimitri vient nous saluer aimablement, en nous montrant sa belle barbe. L’homme est un brin rieur et un peu moqueur, comme tout bon belge qui se respecte. Au niveau de sa cuisine, c’est un créatif qui nous présente de belles et goûteuses assiettes.

Nous nous attardons un peu à table, après les desserts, histoire de profiter de cet instant de grâce et d’amitié dans ce cadre original, au Pays de Tintin et du savoir bien vivre. La Belgique est, décidément, un parc d’attractions où le touriste est roi.

En résumé, le restaurant Tout Simplement est une Table sympathique dans une Maison bien décorée. Allez-y pour être certain de passer un excellent moment dans cet endroit où le mot client est presque synonyme d’ami.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DU TOUT SIMPLEMENT

 

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