ANARCHISTE OU LIBERTAIRE ?


LES MILIEUX LIBRES ARDENNAIS

Qu’hier on s’appelle Fortuné Henry, surnommé «l’houme libre» en ardennais et qu’on décide de fonder la colonie libertaire «L’Essai» dans le bois de Gesly, près d’Aiglemont (Ardennes) ou qu’aujourd’hui on se nomme Julien Coupat, «coupa-ble» idéal de vivre libre et en communauté à Tarnac (Corrèze)… le danger réside dans le fait de vouloir exister sans contraintes, ce qui a pour effet de déplaire à l’État Français et à notre triste époque «Capitalo-Sarkozienne».

Qui sont donc ces parias qui ne rapportent rien à la France, ces soixante huitards attardés qui cultivent la terre en aidant les gens d’un village perdu et vivent en marge des normes fixées par une Société qui ne vit que pour l’appât du gain, en pondant et en imposant quelques lois scélérates dites protectrices… tu parles !

Il paraît qu’il est pourtant terminé le temps de l’esclavage humain, cependant il est mal vu de ne pas vivre comme tout le monde et de ne pas faire partie intégrante d’un troupeau de moutons qui ressemble plutôt à un peuple de fourmis laborieuses ou à de petits soldats très disciplinés… tu marches ou tu crèves !

Alors lorsque quelques-uns et unes décident de tout partager, en un même endroit, il y a urgence à les stopper afin que le bon peuple ne se réveille pas pour comprendre que notre vie est trop courte pour qu’on l’offre à ceux qui nous dirigent en la négligeant jusqu’à notre mort.

Naître, travailler et mourir, à quoi bon si c’est pour être exploité et ne pas profiter de la vie. Sommes-nous des robots ou des Hommes ? Qui a le droit de décider de ce qui est bon ou mauvais pour nous ? Est-on revenu à l’époque du Maréchal Pétain et de sa devise : «Travail-Famille-Patrie».

Vivons pour nous, travaillons et produisons pour nous, puis partageons ce que nous pouvons sans que personne ne soit oublié, n’était-ce pas là le discours du Christ ? Servons-nous selon nos besoins, car c’est cela le vrai paradis terrestre. Ne donnons pas les fruits de notre travail à ceux qui nous exploitent en nous regardant travailler pour eux. Arrêtons de travailler pour ceux qui nous avilissent un peu plus chaque jour.

Dans l’esclavage moderne qu’on nous propose, on nous enchaîne un peu plus au système, pour que nous ne puissions plus fuir. Et si demain certains d’entre nous voulaient se rebeller en brisant leurs chaînes, au nom d’une liberté qui n’existe vraiment qu’à ce prix, on prétendrait qu’ils sont de dangereux terroristes anarchistes qui n’obéissent plus à rien ni à personne.

Alors on mettrait tout en œuvre pour les mettre derrière de vrais barreaux, afin qu’ils ne s’échappent plus comme les fauves d’un cirque qui ne veulent plus obéir au dompteur et pour cela on fabriquerait de fausses preuves pour les livrer à la vindicte populaire.

Qu’attend-t-on d’ailleurs pour remettre la peine de mort au goût du jour pour tous ces inutiles, dressons des bûchers et des potences, affûtons les lames rouillées et ensanglantées de nos anciennes guillotines ! Au mieux, essayons de les rééduquer en leur proposant le droit chemin… ensuite nous les relâcherons, sous surveillance, dans cette grande et belle réserve «Sarkolandaise», pensent certains.

N’oublions jamais que celui qui ne rapporte rien doit impérativement être éliminé, «Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté », chantait Guy Béart.

La devise de notre bonne République est devenue : «Aliénation-Inégalité-Egoïsme». On n’a même pas le droit le plus élémentaire de se foutre à poil, sauf dans certains endroits où il est indiqué que ce droit a été transformé en tolérance, à condition de ne pas sortir de l’enclos, afin de ne pas déranger le «zoo humain» qui nous entoure et qui se masturbe, caché derrière des dunes de sable, en nous matant alors que nous sommes nues et libres.

En y pensant moi aussi j’ai des liens, par alliance, avec la famille Henry dans les Ardennes… pas à Aiglemont mais à Haybes. Ma truculente et adorable Belle-Mère s’appelait Raymonde Henry, avait-elle un vague cousinage avec Fortuné et Émile Henry, je n’en sais fichtre rien ! Tout ce que je sais c’est qu’elle détestait cette putain de guerre de 1914, alors qu’elle n’avait que 4 ans et qu’un sauvage Uhlan Prussien tira sur sa sœur Berthe Henry qui était en train de se sauver en tenant Raymonde dans ses bras. Berthe décéda quelques jours plus tard et la même balle qui la transperça arracha également le bras de Raymonde. Le barbare Uhlan jeta Raymonde et Berthe dans les orties et quelques heures plus tard, Raymonde était sauvée par un Major Infirmier de l’Armée régulière Allemande.

Quelle saloperie, la guerre, disait-elle souvent. Raymonde était ma seconde Maman et je crois bien avoir pleuré comme son propre enfant lorsqu’il m’a fallu la porter jusqu’en terre. Aujourd’hui, si ma bonne Raymonde vivait encore, elle aurait tant de peine en voyant tous ces enfants du monde mourir sous les armes dévastatrices des adultes.

L’être humain sera-t-il un jour vraiment libre ? Oui si nous le voulons avec force, en arrêtant d’élire nos bourreaux que nous enrichissons en travaillant bêtement pour eux, pendant qu’ils se croisent les bras en ayant l’air de penser : «Tu bosses, tu me fais gagner du fric, tu fermes ta gueule et tu fais la guerre à nos connards de voisins lorsque je te le demande».

N’oublions pas que nous vivons en France, dans un régime de semi-liberté. N’écrivons plus, ne lisons plus, ne pensons plus et surtout n’essayons pas de comprendre, ne détenons aucun livre en rapport avec la liberté d’être et d’exister, sous peine d’être pris pour des malfaiteurs chevronnés.

Le pays des Droits de l’Homme est en pleine régression, puisqu’il vient de rétablir le délit d’opinion digne des plus grandes dictatures !

Écrit par Philip Beaubaton

 

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