LES 4 POETES DE NOS ASSIETTES


Christian Constant, Jean-Luc Petitrenaud, Pierre Arditi et Yann Queffélec sont les quatre poètes dans l’art du bien manger qui sont venus nous enchanter, dans le sympathique magazine présenté par la truculente Mireille Dumas sur France 3 le soir du 26 décembre 2008, dans l’émission « Des stars dans notre assiette ».

Quelle mise en bouche grandiose et quel plaisir de voir ces quatre mousquetaires embarqués dans de fabuleux reportages en Bretagne et dans le Sud-Ouest de la France, puis s’attabler dans cette conviviale amitié chez Constant.

Christian Constant est un Chef étoilé par le Michelin et qui sévit rue Saint-Dominique, dans le 7ème arrondissement de Paris. Il est capable de vous préparer un repas festif, raffiné et goûteux, pour un prix très abordable. Cet homme généreux, au bel accent de Montauban dont il est originaire, est un personnage chaleureux et haut en couleur. Il est le patron des établissements « Le Violon d’Ingres », « Les Cocottes » et du « Café Constant ». C’est un passionné de cuisine, initié par sa mère dès son plus jeune âge, et qui a dirigé les brigades du Ritz et du Crillon à Paris. C’est à son quarante cinquième anniversaire qu’il décide de devenir son propre patron en ouvrant « Le Violon d’Ingres », où il va mettre tout son talent et son génie créatif au service d’un public plus large que celui côtoyé dans les restaurants de Grand Luxe.

Jean-Luc Petitrenaud, dont j’adore m’inspirer pour tenir mes rubriques gourmandes sur notre Journal Le Mague, est un critique gastronomique de haute volée qu’il n’est plus besoin de présenter. C’est un véritable homme de goût qui sait nous faire délicieusement rêver avec un vocabulaire très parfumé qui met tous nos sens en éveil. Il sait rendre hommage aux petits producteurs des terroirs de notre Pays, en les faisant venir au devant de la scène. On le voit passer, avec aisance, de l’arrivage par bateau des huîtres de pleine mer à la cuisson d’un pain rond et croustillant au sortir d’un four à bois, chez un petit artisan boulanger de campagne. Jean-Luc est capable de faire des kilomètres pour aller quérir un bon pain croustillant, encore chaud, qui va se marier parfaitement aux onctueuses sauces des plats dégustés. Il nous convie à partager ses étapes gourmandes pleines de saveurs et de personnages étonnants, avec des mots ronds qui roulent jusqu’à aller toucher nos coeurs et nos âmes. Ce gastronome en ballade, est un vrai découvreur d’un savoir-faire local. Il a le sens du partage jusqu’à nous faire entendre, par sa bouche, le bruit d’un morceau de beurre qui crépite allègrement sous une viande juteuse qui cuit gentiment en dégageant des volutes qui embaument la cuisine d’un incroyable fumet… pendant qu’il la caresse de son regard attendri, comme pour la remercier d’exister. Sa belle tête rubiconde est la carte de visite dont il se sert pour nous faire connaître tous les petits secrets de l’art culinaire français.

Pierre Arditi, ce grand comédien étonnant, est aussi un fin palais passionné par la confection de bons petits plats qu’il mijote souvent pour sa compagne Évelyne Bouix. Ce soir c’est pour ses fidèles amis qu’il se met aux fourneaux, sous l’œil attentionné du « Maître Queue » Christian Constant, en nous concoctant un menu qui nous fait déjà saliver dès son élaboration. Avec Christian Constant, il réalise un tartare d’huîtres et de Saint-Jacques aux fines saveurs marines, avant d’apprendre la cuisson parfaite, et sans adjonction de graisse, d’une côte de bœuf dont la viande paraît persillée à souhait… accompagnée d’un gratin de macaronis à l’emmenthal, dans lequel seront déposées quelques élégantes noix de beurre avant d’aller se faire dorer au four. Arditi sait nous faire passer toutes les émotions culinaires de son enfance, au même titre qu’il nous invite à pénétrer dans un texte dit par lui.

Il nous parle des poulets rôtis et des pigeons de sa Grand-Mère, dont il évoque le souvenir non sans une pointe d’émotion et de nostalgie. Son visage, très expressif, est déjà une invitation à se régaler. Son regard espiègle et son sourire malicieux, dont il a le secret, semblent nous proposer de venir le rejoindre pour communier autour de cette table qui fleure bon le savoir vivre. Il est à l’origine de cette belle rencontre gourmande, scellée par l’amitié qu’il voue à ses trois compagnons depuis quelques années, dans un amour raisonnable du vin qui semble rehaussé les mets partagés entre copains.

Quant à Yann Queffélec qui ne mâche pas ses mots et croque dans la viande dont il raffole, fils de la Mer et célèbre écrivain breton puis frère de la pianiste Anne Queffélec, il repartira chez lui dans notre belle Bretagne à la conquête de la pêche en mer… avant de se retrouver à la criée sur un petit port armoricain, puis à découper un homard breton vivant qu’il va simplement saisir à la poêle pour s’en régaler devant la caméra, en fermant les yeux de plaisir comme pour mieux vivre ce moment intense et de haute gourmandise, apprécié par le fin gourmet qu’il est.

Voila une bien belle émission qui nous met en appétit et si vous voulez bien acceptez, mes chers amis, ma candidature à votre confrérie des « gens de gueule »… je saurai me montrer digne de vous et faire le cinquième larron, qui manque cruellement à votre si joli tableau des plaisirs de la vie.

PCB 27/12/2008

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