Publié dans Bretagne

La Plage


Je ferme les yeux et je me vois avec elle,
Sur ma plage préférée de Kerminihy, près du village d’Erdeven,
J’entends les mouettes au-dessus de nous, le sable fin est chaud sous nos pieds,
L’océan sent bon l’iode et le goémon, l’écume des vagues est d’une extrême blancheur,
Et le ciel sans nuage est d’un bleu magnifique,
Nous nous promenons tous les deux nus, main dans la main, au bord de la mer,
Il n’y a que nous deux,
Elle est magnifique et sa peau, dorée par le soleil d’été,
Dégage une agréable odeur de pain d’épices,
Son regard pétille de bonheur,
Elle rit aux éclats de notre liberté et de notre insouciance,
Une douce brise chaude vient envelopper et caresser son corps splendide de Vénus,
Ses seins se dressent, beaux, fermes comme des fruits sucrés et gorgés de soleil,
Ses fesses musclées rebondissent à chacun de ses pas,
Elle est belle ma petite sirène,
Nous entrons doucement dans l’eau,
Je l’embrasse langoureusement en la caressant tendrement,
Les vagues viennent mourir au creux de ses reins,
Tout en la poussant un peu plus vers moi, ce qui m’oblige à la serrer davantage,
Le doux bruit du clapotis de l’eau contre son ventre,
Me donne envie d’elle,
Elle le sent et se fait un peu plus lascive,
Comme pour m’inviter dans ce tourbillon enivrant de notre frénésie amoureuse,
Je reste debout et ses bras s’enroulent autour de mon cou,
Pendant que ses jambes font le tour de ma taille pour se croiser derrière mon dos,
Elle vient s’asseoir sur moi et mon désir ardent,
Pénètre au plus profond de son antre si doux et voluptueux,
On s’aime avec cette passion qui nous dévore, entourés par les éléments,
Avec lesquels nous communions,
C’est l’osmose complète entre le sable, l’océan, le soleil, le vent et nous,
Nous sommes certes deux corps mais ne formons qu’un seul esprit,
Nous sommes l’univers tout entier et à ce moment précis,
Nous sommes au paradis pour redevenir source de vie.

Texte écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton – 1997

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Auteur :

Chroniqueur libre et indépendant, mais pas dupe sur la définition du mot liberté. Je suis un paresseux pathologique, n'acceptant pas les critères de performance imposés par notre Société. Rebelle qui respecte sa vraie nature, en se laissant vivre parfois dans le rêve.

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