Publié dans Annette

« Le diable intime » par Annette


Y a des jours où l’incertitude me ronge,

Où l’courage renonce

Et dans l’enfer me plonge.

Des espoirs jonchés de ronces

Dans la grisaille m’enfoncent.

La panacée l’éponge.

J’aime plus ma vie

J’pense qu’elle m’oublie

Les aubes dans ma coquille

Arrosent la quille

J’ai le bourdon

Un cruel typhon

Ses aubades sur mon violon

En tourbillon

Effleurent le fond

Quel brouillon

Je sommeille dans l’effroi

Me lève sans foi

Vis dans le désarroi

Œuvre sans choix

Dans leur mirador,

Taisant leur trésor,

Les lords dans leur essor,

M’obligent  à l’effort

Brisant mes ressorts.

Sous mon funeste paillasson sans réconfort,

J’ m’ tasse dans ma boîte à pandore.

Suis un paumé

Avec des rêves consumés

Un cerveau inadapté

Un Eden tout esquinté

J’veux un monde meilleur

 Qui fait germer des fleurs

Des lendemains enchanteurs

Qui font vrombir l’moteur

J’veux des mots bleus

Qui gardent un cœur au bord des yeux

J’erre sans cible

Suis trop sensible

Songe impossible

Délire horrible

Pour paraître téméraire,

Noyer mon regard visionnaire,

J’m’enfile des verres,

Des avalanches de bière,

J’en égare mes tortionnaires

Et leur puissance tentaculaire.

J’implore les étoiles

Pour colorer ma toile,

M’offrir un destin sans voile.

Mais toutes ces prières ont l’odeur du gasoil.

Ma sphère tourne à l’envers

J’me cramponne aux ultimes horizons verts

Ma voilure se brise dans un désert

Je succombe au virus terre

Une contagion surgie des enfers

Un brasier pervers

J’me tâte dans l’blizzard

Le pantin blafard

Erre sur l’odieux boulevard

Sa vie n’est plus qu’un grimoire

Où pleuvent d’éternels cauchemars

J’veux y tamponner un buvard

Sur mes ans, file l’heure.

Mon automne rêve d’un heurt

Qui bannit les laideurs

Limoge les oppresseurs

Et rend les honneurs

Son étendard symboliserait l’bonheur

REFRAIN

Y a plus d’couleur, plus d’candeur

Y a plus d’magie, plus d’sourire

Y a plus d’ivresse, plus d’tendresse

Y a plus que peine et haine

Y a plus qu’indifférence et souffrance

Y a plus que peur et rigueur

Annette Canard, le 27 janvier 2014

Auteur :

Chroniqueur libre et indépendant, mais pas dupe sur la définition du mot liberté. Je suis un paresseux pathologique, n'acceptant pas les critères de performance imposés par notre Société. Rebelle qui respecte sa vraie nature, en se laissant vivre parfois dans le rêve.

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