Publié dans Annette

« Le charme effronté du labyrinthe de la vie » par Annette


Annette Canard

Je folâtre avec mon âge,

Je brave le temps qui déambule sans rien cicatriser.

Autour de moi,

La brume plisse des montagnes sommeillantes.

Ma fugitive jeunesse a déserté ma chair

M’offrant un miroir aux souvenirs.

Mon regard arrose ma mélancolie,

Ses perles qui sombrent dans l’amertume,

Ont une saveur amère.

L’allégresse de mes printemps

Avait

Pourtant le pouvoir de foudroyer,

Tant elle était rayonnante.

Les étés

Ont incendié mon éclat,

Ont calciné ma beauté

Et

Ont bu ma désinvolture.

J’ai mûri

Mais

La fillette qui est en moi batifole encore.

Mon désir de briller,

Encore,

Et encore,

M’offre un charme

Qui trouble mes aubes victorieuses.

Elles me poudrent d’une poésie

Sauvage et invincible.

Quand le temps s’en va,

La vie est toujours là,

Devant,

Telle

Une arrogante

Et

Effrontée alliée.

 

Annette Canard, le 20 août 2014

Auteur :

Chroniqueur libre et indépendant, mais pas dupe sur la définition du mot liberté. Je suis un paresseux pathologique, n'acceptant pas les critères de performance imposés par notre Société. Rebelle qui respecte sa vraie nature, en se laissant vivre parfois dans le rêve.

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