Publié dans Annette

« Aïe mes aïeux » par Annette


Etre Annette

La mémoire familiale me rend fiévreuse.

Mon âme alourdie du poids du passé est malade de mes ancêtres.

De confidences étourdies,

Aux cahots de l’enfance,

De péchés,

A l’absence,

Je griffonne sur mes charnières ancestrales.

De secrets

A blessures,

J’estampille

Les signes antiques

Hérités du passé.

Prisonniers de bouches cousues,

Confiés cruellement aux oreilles du même sang,

Ils voguent de lignée en lignée,

Sans apaisement,

Sans consolation.

Mon esprit rebelle

Défaiseur d’histoires,

Lutte,

Guerroie contre ces impensées patriarches

Qui oppriment mes jours.

Dans leur dévoilement,

Ils se brisent

Offrant à mes racines un salut tant convoité.

Aujourd’hui,

Les petits plaisirs,

Les vertus du hasard,

Les grâces de la nature

Soulagent tant de mes souffrances.

 

Annette Canard – Septembre 2014

Auteur :

Chroniqueur libre et indépendant, mais pas dupe sur la définition du mot liberté. Je suis un paresseux pathologique, n'acceptant pas les critères de performance imposés par notre Société. Rebelle qui respecte sa vraie nature, en se laissant vivre parfois dans le rêve.

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