Publié dans Théâtre

Anne Bernex et son After Show, c’est chaud !


After Show

Lundi 17 novembre 2014, nous avons pu assister à la pièce « l’After Show » de la déjantée Anne Bernex et de l’énigmatique Julien Sardaigne, au théâtre de Ménilmontant à Paris.

Ce spectacle se déroule tous les lundis, jusqu’en juin 2015 et on ne regrette pas ce déplacement hilarant qui fait du bien à nos zygomatiques un peu coincés, en cette période plutôt propice à la morosité.

Ici pas de trois coups ni de lever de rideau. On est loin du conventionnel ! Le début de cette pièce de théâtre est décalé, les traits sont grossis presque jusqu’à l’excès et on oscille, durant les toutes premières minutes, entre la Commedia dell’ arte et La Cage aux Folles, jusqu’à se demander si on a bien fait de venir, avant d’entrer dans le sillage de ce duo détonant dont les répliques vont crescendo.

Le théâtre ne paie pas de mine, les fauteuils sont à la limite de l’inconfort, le décor est plus que dépouillé, les costumes pas très élaborés et cependant ces deux comédiens réussissent à nous faire tout oublier durant plus d’une heure.

Anne Bernex a un vrai talent de comédienne, un sourire enjôleur et des répliques cinglantes. Dans son rôle de Muriel Forestin, une star du One woman show en plein déclin qui n’intéresse plus personne à part sa bouteille de Vin de Merde, Anne passe de la joie à la douce folie, entrant même en colère, avant de sombrer dans un état anxio-dépressif réactionnel à la trahison d’Alban (son compagnon de scène joué par l’excellent Julien Sardaigne), puis de remonter dans une libido très débridée dans le but de séduire son colocataire du moment, un écrivain érotique tombeur de ses groupies dont il collectionne strings et culottes improbables, dans ce qui lui sert d’attaché-case voire de baise-en-ville.

Cette pièce bien écrite est pleine de sous-entendus, de mensonges, de trahisons, de rapprochements et de complicité. Tous les ingrédients sont donc là, pour passer un joli moment avec ces deux personnages attachants et extravagants.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton, le 20 novembre 2014

 

Auteur :

Chroniqueur libre et indépendant, mais pas dupe sur la définition du mot liberté. Je suis un paresseux pathologique, n'acceptant pas les critères de performance imposés par notre Société. Rebelle qui respecte sa vraie nature, en se laissant vivre parfois dans le rêve.

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