Publié dans Insolite, Poésies, Politique, Provok

« Faut que j’te dise… » de François Galvaire


François Galvaire

Paraît que la colère c’est comme la merde
Et que si trop bien élevé je la laisse pas sortir
Ravalant poliment insultes et paroles acerbes
C’est moi qui à l’intérieur vais finir par pourrir

Alors aujourd’hui j’vais te peiner mais faut que j’te dise,
Que tu commences mon frère à bien m’gonfler
Et qu’ça va pas tarder avant qu’je tombe la ch’mise
Pour distribuer quelques claques et puis quelques branlées

A tout seigneur tout honneur et toute déférence due
Je commence par vous Messieurs qui nous gouvernez
Pour vous prévenir de vous méfier de la rue
Où vos têtes pourraient bien un jour se balader

On en a marre de vous Messieurs, Mesdames les puissants
Vos mensonges, vos lâchetés, votre mépris pour nous,
Votre façon d’vous croire au-dessus des sans-dents
Vos gueules de bons apôtres et puis vos ventres mous…

On en a soupé de tout ça, de vos belles paroles et de vos regards purs
La main sur le cœur, tout près du portefeuille
Méprisants avec les faibles et mous avec les durs
Vous êtes juste de la merde en couche… comme un millefeuille !

Ce serait bien que vous arrêtiez un peu de nous mentir
D’nous filer des leçons de civisme, de morale, de fraternité
D’nous taxer, nous imposer, nous verbaliser à n’en plus finir
D’nous expliquer comment pas boire, bien conduire, pas fumer !

On est lassé de vous, va falloir que vous le compreniez
Droite ou gauche vous vous foutez de nous, on s’en est rendu compte
Et bientôt c’est vos têtes qu’on mettra dans un panier
Faut vous méfier les gars en bas y’a la colère qui monte !

A Toi maintenant mon poto Musulman, faut que j’te dise…
J’en ai marre de ton cinéma, de ton voile, de tes mosquées
Tes revendications, tes colères et puis tes vantardises.
Si t’es pas bien ici regarde bien mon doigt en direction d’Alger

Va falloir que tu comprennes et j’te mets les points sur les « i »
La France c’est une terre chrétienne depuis 2000 ans
Notre culture à nous c’est des églises des fermes et des mairies
Des bistros, des jolies femmes, des rires et puis des chants

Si ici tu te sens pas chez toi, ben t’as sans doute raison
Tu voiles ta femme tu t’mets à 4 pattes pour honorer ton Dieu
C’est ton droit mon pote mais au sein de ta propre maison
Et ici t’es dans la mienne et je compte pas vider les lieux !

Alors puisque tu veux la guerre on va te la filer…
Nos allocs, nos hôpitaux, nos écoles ça t’a pas plu ?
Pas d’blem mon frère on va changer notre façon de te traiter…
Si t’aimes pas les câlins y nous reste le coup d’pied au cul !

Tiens et puis toi qui t’indignes de mes propos,
Le cul posé sur tes coussins, la bonne pensance en étendard
Toi la victime offerte amoureuse de son bourreau,
L’humaniste niais, le bobo-écolo, l’idiot utile, le bourdon sans dard

Toi l’homoncule de salon que la télé Bernard Henri Lévise,
L’indigné de Face Book, le révolutionnaire de salle de bains
Toi aussi mon poto, j’vais te peiner mais faut qu’j’te dise
Que tant que tu t’contentes de l’ouvrir ta grande gueule elle sert à rien !

A force de t’la faire mettre tu fais d’l’écho avec ton fion
Tu penses mon frère et t’as de nobles idées
Mais contre une lame affutée tes principes valent pas un rond
A toi de voir si tu préfères être chasseur ou bien gibier !

Ouais je sais ma p’tite colère elle sent le bof à plein nez,
Le franchouillard aigri, le facho aviné, le commando de bistro
Mais tu vois j’trouve que depuis quarante ans on a trop pensé
Et qu’un con qui s’énerve ça vaut un paquet d’intellos !

J’en ai marre des bonnes pensées et des bonnes paroles
De l’intelligence, du respect, de la finesse et de l’analyse
Moi j’ai 50 piges bientôt l’cancer, le diabète et le cholestérol
J’ai envie d’rigoler encore un peu entre deux dialyses !

Ma gamine est élevée, j’ai bien rigolé, ma vie est faite
Alors ma foi s’il fallait mettre un flingue au bout d’mes idées
J’sais bien que pour moi ça durerait pas très longtemps « perpète » !
Enfin j’dis ça sans doute parce que j’suis un peu énervé…

Batdaf le 23/08/2015

 

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Auteur :

Chroniqueur libre et indépendant, mais pas dupe sur la définition du mot liberté. Je suis un paresseux pathologique, n'acceptant pas les critères de performance imposés par notre Société. Rebelle qui respecte sa vraie nature, en se laissant vivre parfois dans le rêve.

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