Escapade à l’Auberge du Grandgousier de Mirwart


Il y a quelques années un Chroniqueur parisien de Journal Le Mague, avec lequel je déjeunais à Montmartre, m’avait consacré un article dans lequel il prétendait que j’étais un grandgousier et il n’avait point tort puisque j’aime faire bonne chère. Après un long périple breton, c’est en Belgique que votre Journal vous ramène et plus précisément dans le très mignon petit village de Mirwart près de Saint-Hubert, afin de vous faire découvrir cette jolie Auberge du Grandgousier.

Bien que n’ayant pas réservé alors que tout est retenu, la gentille patronne de l’établissement me déniche un bel emplacement près du bar et mon choix se porte sur le Menu du Promeneur dont le prix est raisonnable.

Le cadre est feutré et rustique, l’ambiance est chaleureuse et agréable, les nappes et les serviettes sont en tissus, la vaisselle est rutilante et il ne manque rien sur la table puisqu’on retrouve de jolies petites cocottes dont l’une contient du beurre fermier et l’autre du saindoux revisité et bien préparé avec du lard frit, de l’huile d’olive, du sel et du poivre en moulin et du pain tranché dans un petit panier d’osier recouvert d’une serviette pour préserver sa fraîcheur.

Le service en salle est assuré par les patrons, avec l’aide d’un homme jovial et très prévenant dont c’est le métier.

C’est sur un Vieux Porto, au goût subtil et légèrement madérisé, que je déguste de fabuleuses mises-en-bouche dont ce potage aux potiron et crevettes grises réchauffant les corps et les cœurs, cette bonne verrine aux brocolis et saumon fumé, puis une crème brûlée andalouse juste parfaite. Cela nous change de ce que certains établissements français nous proposent pour accompagner l’apéro.

En entrée arrive une épaisse tranche de terrine de foies de volailles aux copeaux de foie gras, magnifiquement goûteuse, avec un petit pot d’oignons confits, une tranche de pain toasté et une bonne salade bien fraîche.

Le plat est un filet pur de cochon ibérique aux girolles et pommes paille avec un assortiment de légumes préparés et superbement bons, puis une sauce succulente faite à base de fond de viande.

Le dessert est un Merveilleux glacé, aux fruits rouges, coulis de framboises et grains de chocolat noir. Ce dessert porte tout simplement bien son nom.

Un vin de Saint-Emilion accompagnera le plus agréablement du monde ce festin.

Impossible de quitter ce lieu magique, sans prendre un petit Armagnac Labaude.

Une bien Belle Maison que je recommande vivement.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE

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