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Les Huîtres Cochennec

25 Juin

Voici l’arrivée de la quatrième génération, après cinquante années d’exploitation ostréicole, à reprendre le flambeau des Huîtres Cochennec, dans l’anse du Pô, à la Pointe du Gourec de Carnac, en pleine baie de Plouharnel-Quiberon, dans le département breton du Morbihan. Serge Cochennec approchant de l’âge de la retraite, c’est donc son fils aîné Maxime Cochennec qui dirige à présent cette belle et saine entreprise qu’il vient de racheter à sa famille et d’étendre jusqu’à Belle-Île-en-Mer.

Le travail est gigantesque et pas question pour Serge d’abandonner Maxime. Entre le travail en mer et au chantier, le temps n’est pas au repos car les huîtres demandent beaucoup de soin et d’investissement.

Maxime Cochennec est même retourné à l’école d’Etel, pour compléter et valider ses connaissances en la matière, normes européennes obligent, car même s’il a toujours baigné dans ce domaine, bien qu’exerçant d’autres professions, il lui fallait devenir ce nouveau Chef de Chantier Ostréicole, ce qui n’est plus une évidence de nos jours et il est impossible de se passer le relais de père en fils comme autrefois.

Maxime ne recule devant rien et a le coeur à l’ouvrage. Il va jusqu’à créer de nouveaux emplois, règle ses créanciers et verse des salaires. Tout a été transformé, notamment en ce qui concerne les espaces de dégustation intérieurs et extérieurs remis au goût du jours. Publicité et démarchage de restaurants, peinture, mobilier, présentoirs de dégustation, vaisselle, aménagement d’un salon, tables, chaises et bancs, décoration de jardin, poches à huîtres, vivier à l’eau de mer, engin de chantier, habillement et certainement bien d’autres choses, mais la liste serait trop longue.

Il faut entre 3 et 4 ans pour cultiver une huître, avant qu’elle arrive dans votre assiette. C’est donc beaucoup de travail et d’attention, un vrai sacerdoce, avant la satisfaction du client qui est l’ultime récompense. Les Huîtres Cochennec produisent entre 40 et 50 tonnes à l’année, tout en considérant la perte liée à toute exploitation et la mortalité constatée sur les naissains qui sont des bébés huîtres gros comme à peine la moitié de l’ongle de votre auriculaire. Maxime relance également la production d’huîtres plates appelées « Belons », lesquelles sont très appréciées des fins gourmets et des connaisseurs qui les préfèrent aux huîtres creuses.

Maxime Cochennec a aussi beaucoup misé sur l’accueil qu’il a confié à sa sœur Camille. Son sourire est franc et Camille connaît parfaitement les produits qu’elle vend à la dégustation sur place ou à emporter. Elle ouvre les huîtres, prépare les plateaux, sert le vin et vante l’entreprise de son frère qui le mérite bien.

Vous êtes, ici, au bout du monde vu que le chemin du Gourec est un cul-de-sac. Le calme y règne, vous profitez du paysage et des marées qui découvrent ou couvrent totalement l’anse du Pô. L’air est iodé et le temps semble s’être arrêté pour laisser place à la flânerie.

Lorsqu’il n’est pas « à la marée » avec son père Serge, à retourner les poches d’huîtres sur les tables hautes laissant passer les courants marins et nourriciers, Maxime explique la culture de l’huître, à ses clients de passage, avec beaucoup de passion et vous êtes vraiment absorbé par son discours qui se veut plus ludique que générique. Vous découvrez ce qu’est vraiment ce beau mais rude métier.

Outre le chantier et les parcs de Carnac, Maxime Cochennec étend son domaine jusqu’à Belle-Île-en-Mer avec l’achat d’une boutique et la création de deux emplois, sans compter la vente sur les marchés du port de Sauzon, Bangor et Locmaria.

Il est quasiment impossible de repartir de cet endroit hors du temps, sans avoir un petit pincement au coeur, tellement on y est bien reçu. Huîtres, homards bleus bretons, tourteaux, araignées de mer et bien d’autres coquillages et crustacés sont au rendez-vous. Votre homard bleu breton (le meilleur pour moi) est cuit sur place et consommé dans la foulée après refroidissement. Tout est charmant et coquet, des présentoirs à huîtres aux barges de dégustations de fruits de mer, en passant par les paniers contenant du bon pain frais et du beurre salé, sans oublier le Muscadet-sur-Lie ou le vin blanc biologique du Languedoc qui est un pur délice.

Le paradis existe bien, il est là aux Huîtres Cochennec et nulle part ailleurs !

Ecrit par Philip Beaubaton

DOCUMENTAIRE A VOIR CI-DESSOUS

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