Les Hadzabés, le dernier peuple libre du monde


crédit photo Fear Trip

Voyage ancestral et initiatique jusqu’aux origines de notre civilisation, avec ce volet de la série documentaire « Fear Trip », de Géraud Burin des Roziers, tourné en 2017 en Tanzanie et diffusé en inédit le mardi 17 juillet 2018 sur « RMC Découverte » en soirée. Le reporter, ancien Chasseur Alpin ayant échappé deux fois à la mort, fait une rencontre surprenante avec les chasseurs « Hadzabés », le plus vieux peuple du monde et certainement la dernière tribu de Tanzanie.

L’expédition est passionnante autant qu’intense, de la rencontre jusqu’à la séparation déchirante au bout de trois semaines intenses de marches et de chasses. Après l’échange de cadeaux et de quelques mots d’Hadza (langue locale), Géraud Burin des Roziers plonge en immersion totale dans le rude quotidien de nos ancêtres et apprend, avec les femmes, à construire la hutte qui abritera son sommeil à même le sol. Avec l’ancien de la tribu, il apprendra à confectionner son arc et ses flèches, puis à chasser avec. Babouins et antilopes constituent la base principale de l’alimentation de la communauté Hadzabé, laquelle ne connaît pas le végétarisme de nos latitudes, à part quelques rares racines glanées au prix d’un laborieux travail féminin qui consiste à creuser la terre, au pied d’un arbre très éloigné, avec un bâton, pour consommer ce complément indispensable de nourriture.

Les peaux séchées des babouins servent à recouvrir le dos des chasseurs et aussi de couche à l’intérieur des huttes. L’eau est quasiment inexistante et, là encore, il faudra creuser très profondément la terre pour en extraire la quantité d’un seau journalier d’une eau boueuse et non filtrée que les membres de la tribu absorberont en très petite quantité. Pas de douche possible et le brossage des dents se fait à l’aide d’une racine. La flore intestinale de ce peuple est incroyablement développée et lui permet de résister aux agressions bactériennes et microbiennes.

Voilà un étranger, Géraud Burin des Roziers, en terre Tanzanienne, qui partage, sans rechigner, les us et coutumes de ce peuple « Hadzabé » jusqu’à se fondre complètement dans la masse et à faire oublier ses différences culturelles et ethniques, en se faisant apprécier par ces gens qui partagent le peu qu’ils possèdent mais qui sont si heureux de vivre là, fiers de leur petit bout de territoire inhospitalier et riches des connaissances transmises depuis la nuit des temps par leurs ancêtres. Les « Hadzabés » représentent le dernier peuple libre et fraternel du monde.

A méditer !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

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