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La Boule d’Or à Sainte-Anne d’Auray

22 Oct

Un ami breton prétendait qu’autrefois le restaurant de La Boule d’Or, situé à Sainte-Anne d’Auray, en Morbihan, était une véritable institution au même titre que Le Pélican à Landévant. C’était, ajouta-t-il, lorsque j’étais enfant, notre sortie dominicale favorite en famille.

Ce discours sympathique m’invita, par curiosité et gourmandise, à y retenir une table.

Monsieur et Madame Prieur, d’une même famille de restaurateurs depuis 1840, y feraient une cuisine traditionnelle, comme au bon vieux temps, et des spécialités maison.

Accueilli par la dame de service, je suis conduit à ma table située derrière un treillis de bois ressemblant étrangement à un confessionnal.

De belles nappes blanches, en tissus, sont malheureusement recouvertes d’une nappe en papier qui ne sert à rien vu que les tâches traversent aisément ce support. Les serviettes, elles aussi, sont en papier et c’est bien dommage.

Le temps de faire mes choix, je demande un Américano mais suis rapidement déçu car cet apéritif est visiblement acheté tout préparé et a un goût de sirop pour la toux. Deux petits feuilletés, sans véritable goût, me servent de mises-en-bouche.

Le menu à 25.50 euros attire mon attention et mon choix de vin se porte sur un Prieuré Saint-Julien des Côtes du Rhône.

Souhaitant des langoustines mayonnaise en entrée, la serveuse me précise qu’elles sont sous glace et qu’elles ne proviennent pas de la pêche du jour, ce qui m’oblige à m’orienter vers une terrine de foies de volailles.

Qu’importe, me dis-je, car le plat de résistance est un gigot d’agneau rôti avec des flageolets et des frites. Peut-être vais-je enfin voyager vers le plat traditionnel de mon enfance, lorsque nous nous rendions, le dimanche, rue La Boétie, chez ma tante Marie-Louise et mon oncle Jacques qui tranchait le gigot avec élégance et à l’aide une pince à vis en argent pour maintenir l’os.

Arrivent trois fines tranches de gigot nappées du bon jus de cuisson, avec haricots flageolets et frites. A part la viande que je trouve bonne, bien que trop cuite, l’accompagnement ne me séduit guère.

Le dessert est une mousse au chocolat relativement ferme, mais sans surprise gustative.

Ce restaurant attire cependant un monde fou et la salle est comble. Je me demande donc si les gens ont encore le goût des bons produits bien cuisinés ou si c’est moi qui souffre d’une agueusie transitoire.

Sans être trop difficile, j’estime, à mon goût, que ce repas est banal.

Il me faudra attendre le bon vouloir de la patronne, pour régler l’addition en caisse et là je ne suis pas le seul à être mécontent.

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