Maggy Biskupski, Présidente du MPC, n’est plus !


Nul ne peut imaginer, en connaissant Maggy Biskupski, que cette splendide jeune femme de 36 ans ait pu mettre fin à ses jours. Cette lionne, pétillante autant que mordante, croquait la vie à belles dents. Son côté rieur et parfois espiègle, lui donnait un charme fou.

Lundi 12 novembre 2018, Maggy Biskupski – qui était Policière dans une Brigade Anti-Criminalité (BAC) du département des Yvelines et Présidente du Mouvement des Policiers en Colère (MPC) – aurait mis fin à ses jours, nous dit-on, avec son arme de service et à son domicile de la banlieue parisienne.

Fille d’Ardennes, enfant de Haybes, cette battante et combattante, cette véritable pasionaria, semblait n’avoir peur de rien ni de personne lorsqu’elle prenait la parole, avec assurance, tant sur les plateaux de télévision – même face à la vulgarité du journaliste Yann Moix ne cessant de vomir des insanités sur la Police Nationale – que devant la Commission Parlementaire chargée d’enquêter sur le malaise de l’institution. Elle a défendu la Police, avec honneur et fidélité, dans un juste mais inégal combat non syndicaliste.

Maggy dénonçait, avec force et sans langue de bois, les abus de pouvoir de la hiérarchie policière en même temps que le désaveu du Gouvernement et du Ministère de l’Intérieur. Lorsqu’un Etat prend fait et cause contre sa Police, en choisissant de ne pas intervenir dans les cités contre le crime organisé et la délinquance, il ne faut pas s’étonner que le citoyen sanctionne ce même Etat et soit tenté de remettre de la fermeté lui même, face à cette chienlit galopante dont les Forces de l’Ordre ne sont plus maîtres.

Devant cet abandon de l’Etat, combien de Policiers et Gendarmes se sont suicidés. Maggy Biskupski mettait parfois le doigt là où ça fait mal, pour défendre ses collègues, n’hésitant pas à affronter sa hiérarchie menaçante en faisant face au harcèlement de l’IGPN chargée de la faire taire en l’impressionnant. Cette hiérarchie policière, autant aveugle que sourde, plus préoccupée par les distinctions et promotions que par le confort et le moral de ses troupes, prétend que le suicide en Police n’a rien à voir avec la vie professionnelle et serait principalement d’ordre privé.

Combien faudra-t-il encore de morts en service, de suicides et de maladies professionnelles pour que l’Etat ait le courage de défendre sa Police plutôt que de se préoccuper des droits de ceux qui font tout pour nous pourrir la vie en avilissant la France.

On est en droit, face à la mort étrange de Maggy Biskupski, de se demander si la raison d’état n’avait pas pour mission de faire taire définitivement celle qui savait trop de choses et le disait. Inutile de vouloir nous faire passer cette femme pour dépressive. Il n’est pas improbable, qu’un jour prochain, on connaisse la vérité.

RIP Maggy Biskupski.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

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