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Archives de Catégorie: Ardennes

Le Pont des Anges de Beauraing


Parmi les établissements de Flandre et de Wallonie, Le Pont des Anges de Beauraing reste une valeur sûre de cette belle gastronomie Belge, jusqu’à faire pâlir certains restaurants français ne sachant plus nous recevoir comme il se doit.

Souvent déçu par de prétendus gastronomiques de l’hexagone qui se laissent aller dans leurs assiettes manquant totalement d’originalité et surtout de générosité, en se croyant à l’abri derrière leurs dernières distinctions au Michelin ou au Bottin Gourmand, il est bon de se retrouver chez nos voisins Belges, au Pays de Tintin, tant pour se rassurer que pour vivre des instants magnifiques au Royaume du bien manger, du bien recevoir et du savoir-vivre.

Le Pont des Anges ne faillit pas à sa belle réputation puisqu’il a toutes les qualités requises pour nous étonner, et cela depuis notre tout premier passage en 2011.

Il nous semble même que le talent du remarquable Chef de Cuisine, Sonetra Uon dit Sony, va crescendo et que l’artiste devient un Maître en la matière.

Eddy Huysmans, le Patron, sait quant à lui recevoir ses clients avec son œil rieur voire légèrement espiègle et sa grande connaissance du vin. Sa Table est excellente, dans cette ambiance feutrée où il fait bon vivre, son établissement bien tenu, son service irréprochable et ses toilettes rutilantes.

Après un apéritif maison et quelques savoureuses mises-en-bouche bien loin d’être banales, nous partons sur un jambon-melon revisité avec de fines tranches accompagnées de mousse de jambon, de gelée au porto et d’un sorbet melon balsamique. Cette composition est agréable à l’œil et au palais, les fraîches saveurs sont exceptionnelles en même temps que goûteuses et le travail de présentation est soigné.

On nous propose de jolis petits pains dodus fait maison et notre choix se porte sur ceux à la truffe sur lesquels nous tartinons du bon beurre salé.

Le plat de résistance est un fabuleux filet de bar cuit au court-bouillon, accompagné d’une tombée de jeunes pousses d’épinards, d’une purée de crevettes grises et d’une mousse de citron vert. Le mariage de tous ces ingrédients est plus que sublime puisqu’il provoque, en bouche, une explosion de saveurs uniques. Le travail de ce plat est divin.

Enfin un assortiment de sorbets, présenté sur des fruits frais coupés finement, viendra clôturer le plus agréablement du monde ce merveilleux festin digne du Roi Philippe.

Un vin rouge de Bourgogne, Hautes Côtes de Nuit 2014 du Domaine Manuel Olivier, sera présent tout au long de ce bien agréable moment passé dans cette bien jolie Maison qui nous invite à y revenir.

Écrit par Philip Beaubaton

SITE LE PONT DES ANGES

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Elles sont le Barbier de Charleville


Après le Barbier de Séville de Beaumarchais et celui de Belleville composé par Alice Dona, il existe à présent celui de Charleville dans la rue du Moulin. Ce Barber Shop est une coquette petite échoppe que l’on découvre en venant de la Place Ducale et en se dirigeant vers le Musée Rimbaud et les quais de Meuse.

La vitrine est joliment composée de produits dérivés, de blaireaux, de savons à barbe et de rasoirs mécaniques. A l’intérieur, on retrouve de confortables et moelleux sièges en cuir de coiffeur d’antan. On vous revêt la gorge d’une collerette afin d’empêcher poils et cheveux coupés d’aller vous piquer la peau des épaules et du dos. Un grand tablier recouvre votre corps, comme pour vous donner l’impression de jouer un rôle de figurant dans un western et, à ce moment précis, vous constatez que vous n’avez pas de revolver caché sous votre blouse pour dissuader éventuellement l’officiant de vous trancher jugulaire et carotide.

Ce salon est tenu par de jeunes et sympathiques femmes semblant connaître parfaitement leur affaire, lesquelles sont censées s’occuper de nos barbus et c’est ce que font, merveilleusement bien, ces reines du ciseau et des barbichettes en biseau, en harmonisant votre barbe avec vos cheveux, en apportant cette touche gracieusement artistique dans le maniement du coupe-chou, nous éloignant ainsi des images violentes et tenaces de vilains criminels barbus d’autrefois et de ceux d’aujourd’hui qui voudraient nous imposer leurs lois. La barbe reprend enfin, entre leurs mains expertes, ses vraies lettres de noblesse pour devenir bien plus qu’un phénomène de mode mais un art à part entière, celui de savoir porter barbes et moustaches. Massage du visage, serviette chaude, serviette fraîche; on prend vraiment ici grand soin du poil.

Il vous faudra cependant être patient, afin d’obtenir un rendez-vous, vu que le Barbier du Moulin ne désemplit pas de la journée, alors n’attendez pas de ressembler à Landru avant de prendre votre décision.

En conclusion, il est grandement plaisant de confier notre beauté à des femmes; leur côté délicat fait qu’elles ont tous les atouts pour bien s’occuper de nous, la féminité étant une grâce qui s’ajoute au sens de l’esthétisme, lequel nous fait parfois défaut. Ces belles dames nous rendent ainsi moins sauvages et plus présentables à leur yeux qui ne sauraient se contenter de la vision de brutes épaisses des cavernes voire d’autres ermites du fond des bois.

Écrit par Philippe Beaubaton

SITE BARBIER DU MOULIN

 

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Bar à Vin Le Concept à Charleville en Ardennes


C’est sous les arcades de la pittoresque Place Ducale à Charleville, sœur jumelle historique de la merveilleuse Place des Vosges de Paris, que notre Journal a découvert ce joli petit bar à vin à l’enseigne Le Concept.

Idée originale et beau concept du Maître-Sommelier Eric Arnaud, Président des Sommeliers de Champagne-Ardennes, lequel connaît son affaire et dirige ce bel établissement avec sa femme Karine.

Ce bar à vin, avec terrasse sous la voûte et extension sur la partie piétonnière de la Place Ducale, est certainement le caveau le plus approprié pour venir se délecter du nectar de la vigne, fruit du travail des hommes voire de certains ordres monastiques. Cette fabuleuse transformation du raisin, véritable sang de la terre, nous permet de sentir et de déguster quasi religieusement ces différents arômes des parcelles de nos réputés terroirs de France.

Ici, c’est à la bonne franquette et sans cérémonial. Vous fermez les yeux et partez dans un vrai moment de détente durant lequel tous vos sens sont en éveil avec la vue de la dive bouteille et des jolies couleurs de ces vins qui coulent et viennent chanter leurs mélodies au sein de votre verre tenu en main comme pour l’effleurer du bout de vos doigts avec le respect qu’on doit à une jeune femme encore pucelle, son odeur venant vous chatouiller harmonieusement les narines, ses goûts et ses longueurs en bouche minérales, florales ou savoureusement fruitées.

Au bar à vin Le Concept il y en a vraiment pour tous les goûts, tant au verre qu’à la bouteille. Il règne, en ce lieu, comme une atmosphère semblable à certains recoins que l’on découvre au détour des allées du Musée du Vin de Paris.

Eric Arnaud possède également une belle carte de Whisky, de bières et de Champagnes.

Cet homme à la bonne tête et à la belle générosité de cœur vous invite tout en dégustant vos vins, et c’est son concept, à le faire autour de dodues planches de charcuteries et de fromages, de salades composées, de riches plats de pâtes cuisinés en sauces ou d’extraordinaires risottos mijotés.

Le couple Arnaud sait recevoir ses clients dans une ambiance très conviviale. Avec eux, vous êtes tout de suite à l’aise pour aller voyager, sans s’enivrer car le plaisir ne serait plus au rendez-vous, dans les méandres qui vous entraînent inexorablement vers les secrets de cet excellent breuvage qu’est le vin, lequel a toujours été présent dans l’Histoire de l’Humanité et cela bien avant la rédaction des textes sacrés.

Si vous êtes raisonnablement amoureux du vin il est certain que vous ne viendrez plus à Charleville par hasard et qu’il y a de fortes chances que vous ne quittiez plus cette Place Ducale.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

PAGE FACEBOOK LE CONCEPT

 

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Étape à Ermitage Moulin Labotte, dans les Ardennes


Notre Journal est revenu à Haybes, au Moulin Labotte et n’a pas été déçu.Que de changements, depuis notre passage en 2015. Ce superbe Hôtel-Restaurant, situé au cœur même de la forêt, a beaucoup évolué, bien que dirigé par un homme omniprésent et seul aux fourneaux.

Les abords sont coquets et fleuris, les haies bien taillées, le parking entretenu tout comme les emplacements pour les vélos et les motos. Quant à la toute nouvelle terrasse couverte, elle permet aux clients de prendre leurs repas à l’extérieur et près du ruisseau lorsque le temps le permet.

Le Chef Frédéric Pierangeli est, contrairement à l’expression, au four et au moulin. Il est cependant secondé, dans ses multiples tâches, par sa famille.

Le service est toujours impeccable et rondement mené. La jolie salle du restaurant, où est posée la roue crantée du mécanisme permettant de produire autrefois l’énergie nécessaire à ce lieu, est toujours un décor merveilleusement poétique pour un déjeuner ou un dîner près de l’âtre, entre poutres et poutrelles, pierres et ardoises ainsi qu’une belle décoration d’intérieur.

Les chambres, de cet ancien moulin du 18ème siècle, ont été entièrement rénovées. Des volets roulants ont été posés à toutes les fenêtres de l’établissement.

Le bar est bien achalandé, la carte des vins surprenante et l’assiette toujours copieuse ainsi que bien soignée dans sa présentation. Les sauces sont savoureuses, les viandes extraordinaires et tout, de l’entrée au dessert, est élaboré et cuisiné au Moulin. Le menu change chaque mois, avec trois entrées froides, trois entrées chaudes, trois plats et trois desserts. La cuisine du terroir ardennais est souvent à l’honneur.

Enfin, un tout nouveau Site Internet a vu le jour. Simple d’accès, il permet aux clients anglais, allemands et néerlandais de découvrir un menu ainsi que les tarifs des chambres dans leurs langues respectives.

Ce Moulin Labotte est un endroit propice à la rêverie où il fait bon se poser pour se ressourcer en pleine nature, tout en effectuant un joli voyage sur les belles idées culinaires de ce Chef inventif qu’est Frédéric Pierangeli.

A découvrir sans plus tarder !

VOIR LE SITE DE ERMITAGE MOULIN LABOTTE

 

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Halte gourmande en Belgique, à Rochehaut


En promenade sur la région de Bouillon, en Belgique, notre Journal décide de faire halte à Rochehaut et plus précisément à La Taverne de la Fermette qui est l’un des établissements appartenant à la famille Boreux, eu égard aux bons souvenirs partagés en ce lieu il y a quelques années.

C’est le grand Michel Boreux qui nous accueille, comme lui seul sait le faire autour d’une bière de Rochefort à la mousse élégante et aux reflets ambrés. Cet homme généreux possède une belle énergie, il circule entre les tables saluer ses fidèles clients et ceux de passage afin de demander si tout va bien.

Les mises en bouche arrivent, agréables et bien travaillées.

Puis vient le temps de s’attabler, pour la suite, devant trois gros morceaux de terrine ardennaise accompagnés d’un confit d’oignons, d’oignons grelots, de cornichons, de tomates, de salade et de pain toasté.

Le plat de résistance est, quant à lui, composé de deux énormes boulettes à la façon de la Mère Boreux présentées en cocotte de fonte avec une superbe sauce mijotée aux oignons et au vin blanc, thym et laurier. Salade, rata de poireaux, tomate provençale et bonnes frites belges servent de copieux accompagnements.

Nous terminons cet excellent repas par ce léger sorbet au citron vert et à la Vodka appelé Colonel.

La Table de Michel Boreux, tant ici qu’à l’Auberge de la Ferme, mérite le détour des gourmets gourmands d’autant qu’il y a, après le repas, de nombreuses activités proposées par cette jolie famille Boreux au sein de ce magnifique village ardennais fleuri qui pétille de vie à l’image de ses propriétaires qui ont su donner une belle âme à ce petit pays perché au-dessus d’une verdoyante vallée.

SITE DE MICHEL BOREUX

 

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A l’Auberge de la Ferme du Malgré Tout


C’est au creux des bois, au fond de cette forêt profonde du département français des Ardennes en lisière du Maquis où règne encore le souvenir de ces valeureux jeunes résistants qui combattirent l’ennemi nazi lors de la Seconde Guerre Mondiale, que se situe cette Ferme-Auberge de l’ancien temps.

Dans la cour, est stationnée une Jeep américaine.

C’est ici-même, et bien avant nous, que l’ami Jean-Luc Petitrenaud avait décidé de poser ses caméras pour ses « Escapades ». Ce bougre de Jean-Luc ne s’était pas trompé d’adresse et l’établissement nous entraîne irrémédiablement dans un voyage vers un passé pas si lointain, en plein massif des Ardennes plein de fabuleuses recettes culinaires et savoureuses de gibier.

La pièce du restaurant sort tout droit du début du siècle dernier, voire même avant, avec ses solides bancs de bois imposants et ses confortables coussins, ses tables en chêne massif, ses poutrelles, ses briques, ses têtes de sanglier et de chevreuil, ses bois de cerf, ses nappes et serviettes en tissus, ses cloches à vaches venant de Morzine ou d’ailleurs et son atmosphère de la ferme d’autrefois me rappelant celle de ma Normandie paternelle.

Une petite pancarte, près du comptoir, précise que du Foie Gras Maison est à emporter.

Après une fraîche bière blanche La Malgré-Tout et une verrine de gaspacho, notre entrée se compose d’une goûteuse tourte ardennaise accompagnée d’une bonne salade.

Vient ensuite une jolie cuisse de pintade au romarin sauce Roquefort et son plat de pommes grenailles au beurre, à l’ail en chemise, avec du thym et du laurier. Un vrai régal !

Puis un plateau de fromages sur lequel vous pouvez vous servir à votre guise avant que le Patron, Bertrand Grandhomme, vous ramène sa planche à découper surmontée d’un imposant morceau de Tomme des Ardennes qu’il tranche généreusement devant vous avec un petit rictus et une pointe d’humour.

Le repas est accompagné de pain aux céréales tranché et d’un agréable vin rouge du Sud vendu au verre « Bois de Paris » 2015.

Le fils des patrons est un homme jeune, barbu et sympathique qui officie en cuisine, entre chaudrons et marmites, avant de participer au service en salle en vous amenant vos plats avec un petit mot gentil, pendant que sa mère « La Françoise » comme l’appelle le Patron s’occupe de préparer les boissons au bar.

L’entreprise est familiale et il fait bon se dépayser dans cette Maison où la Table est bonne.

L’ambiance un peu désuète mais authentique, ainsi que les copieuses assiette valent largement le détour.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE

 

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La Table du Pays, c’est fini !


Il y avait du monde, en ce jeudi 6 juillet 2017, à La Table du Pays d’Hargnies, pour dire au revoir à Marie-Jo Garand qui ferme les portes de sa belle auberge après 21 ans d’exercice.

Cependant, il restera des chambres et une table d’hôtes pour les passagers.

Marie-Jo rappela son parcours, avant de lever son verre à l’amitié et de remercier ses personnels puis les acteurs locaux ainsi que les télévisions et journaux qui se sont intéressés à sa jolie Maison comme notre Journal, auquel elle ajouta une anecdote qui fit rire l’assemblée et votre serviteur (puisqu’il s’agissait de moi).

En février 1996, elle ouvrait son restaurant traditionnel ardennais, en proposant une succulente cuisine de terroir, dans le but de faire découvrir les secrets culinaires que nos grands-mères savaient nous concocter sur le coin de la cuisinière à bois et à charbon assurant ainsi la promotion de son beau village d’Hargnies juché sur les hauteurs des massifs anciens là où les hivers sont rudes.

Européenne avant l’heure elle se fichait pas mal des frontières et sa cuisine était ouverte à tous les voyageurs de passage.Son accueil était généreux, souriant, authentique.

Ne travaillant qu’avec des produits de saison, elle se faisait un plaisir de régaler nos papilles gustatives en devenant l’étape incontournable du tourisme gastronomique ardennais.

Quant à nos chers écoliers, ils ont eu la chance exceptionnelle de connaître l’éducation au goût, puisque Marie-Jo avait eu  très bonne idée de créer la cantine du village au sein de son établissement.

Alors bonne retraite Marie-Jo avec ton Denis qui est ton mari et aussi cet élégant monsieur qui savait nous servir et plaisanter avec nous.

Profitez-en bien nous ne vous oublions pas !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Le Balcon en Forêt du Hameau Les Hauts-Buttés


Décidément le prénom de Geneviève est bien loin d’être banal, bien que peu usité. Il y avait la Geneviève qui fit guerre à Attila pour sauver Paris, ma défunte petite Maman chérie et la patronne de cette bien jolie auberge de ce tout petit village situé sur les contreforts des massifs anciens qui constituent les crêtes pré-ardennaises.

L’accueil est très agréable, puisque sourire et voix douce de Geneviève sont au rendez-vous comme pour vous inviter à la méditation gastronomique.

Les abords du chalet, la terrasse extérieure et la salle à manger sont de toute beauté.

Geneviève Goffette a un parcours atypique puisqu’elle est ingénieure agronome de formation. Mais cette femme du Nord tombe amoureuse d’un ardennais et des Ardennes et par voie de conséquence du Hameau Les Hauts-Buttés.

Il y a quatre ans, elle décide de se lancer un nouveau défi en ouvrant cette magnifique auberge et son salon de thé.

Geneviève est une puriste, ce qu’elle propose à ses clients est sa création du jour. Telle une peintre ou une musicienne elle compose quotidiennement ses œuvres culinaires qu’elle appelle son menu du jour au gré de ses envies du moment liées à ses goûts et surtout à sa douce folie artistique. Elle marie subtilement l’aspect de ses mets avec des saveurs originales autant que goûteuses d’épices et de plantes aromatiques, en devenant chimiste d’un instant. Chez elle, pas de congélateur de grande capacité, tout juste un petit endroit pour les crèmes glacées car tout est fait Maison et le jour même.

Après un apéritif maison dégusté sur la grande terrasse ombragée, nous décidons, par ces temps chauds, d’aller chercher un peu de fraîcheur à l’intérieur. Le décor est magnifique et on se croirait dans un rustique chalet de montagne. La seconde salle destinée aux grands évènements est, quant à elle, résolument moderne et lumineuse.

Mélanie, la jeune et jolie petite serveuse blonde comme les blés, est à l’écoute de sa patronne et virevolte entre la terrasse et la salle pour amener boissons et plats à la clientèle.

Une terrine de thon, aux courgettes et aux pêches, moelleuse à souhait constitue cette entrée bien fraîche et de bon goût.

Au fond d’une belle assiette creuse d’antan règne un sauté de veau aux champignons, carottes et pommes grenailles au romarin, sur une sauce au cidre et à la sauge, légèrement crémée. Ce plat est un ravissement pour le palais et les papilles. Il s’échappe, de ce met merveilleux, des fumets parfumés qui nous font voyager, en esprit, vers les contrées de notre enfance, près des cuisinières à bois de nos grands-mères. Geneviève a su mijoter ce joli plat, juste pour notre plaisir car c’est ce qu’elle souhaite au plus profond de son être.

Un bon morceau de Tomme des Ardennes, délicatement parfumé et à la belle structure équilibrée, nous est proposé sur une salade du jardin correctement assaisonnée.

Il ne manquait rien pour être heureux, même le pain servant à saucer était aussi beau que bon. Il s’agissait d’une baguette tradition, provenant de Monthermé le matin même, à la mie colorée bien aérée et à la croûte torréfiée comme il se doit. Un bien joli travail d’artisan-boulanger et surtout un élément indispensable lors d’un bon repas.

Le vin était un Saint-Nicolas de Bourgueil bien frais, comme doivent l’être ces vins de Loire aux notes de fruits rouges qui étanchent la soif, un Domaine La Chevalerie « Vieilles Vignes » 2014 de la Maison Gaëtan Bruneau.

Avant de se quitter, il fallait bien cette poêlée d’abricots et de pommes au romarin avec sa glace vanille. Un dessert magnifique, une explosion de saveurs en bouche, un pur moment de paradis vécu avec délectation dans ce village bien calme où règne une maîtresse de l’authentique toutefois bien dans son époque.

Une étape gourmande à découvrir de toute urgence, au milieu de la nature, pour un retour à la vraie vie, là où l’on sait encore prendre le temps des choses tout en se parlant.

SITE DE L’AUBERGE

 

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Le Nouveau Site Web du Moulin Labotte à Haybes


L’Ermitage Moulin Labotte à Haybes, dans le département des Ardennes, est une véritable institution culinaire en même temps qu’un havre de paix puisque cet hôtel-restaurant est situé en plein bois, près d’un ruisseau qui vient des massifs.

Le Chef Philippe Etchebest connaît bien le Moulin Labotte puisque son père Jean-Pierre y était lui-même Chef de 1970 à 1977 et que sa mère Christiane est originaire de Haybes.

Aujourd’hui c’est le Chef Frédéric Pierangeli qui est aux commandes des fourneaux, depuis 1984. Figure emblématique de la gastronomie hayboise et personnage haut en couleur, il met tout en œuvre pour satisfaire les bouches des gourmets et les appétits insatiables des gourmands. Son potentiel est énorme, sa cuisine généreuse, ses assiettes copieuses et magnifiquement décorées comme des œuvres d’art.

Son nouveau Site Web est à son image, simple et authentique. On y retrouve tout ce qu’on cherche et tout ce qu’une belle prestation de bouche peut nous offrir comme part de rêve au calme en Val d’Ardenne, à proximité de la voie verte et des sentiers de randonnées.

L’établissement de Frédéric Pierangeli se veut à la portée de tous. Tout un chacun peut donc aller se régaler à sa table, pour des prix très accessibles, afin de déguster les belles inventivités du terroir ardennais que cet excellent Chef revisite d’une belle manière créative autant qu’originale.

Le Moulin Labotte est une très belle Table ouverte dans une bien jolie Maison aux senteurs de cette forêt qui l’entoure et où aventures, évasions et légendes sont reines.

Visiter le nouveau Site Web du Moulin Labotte… C’est déjà prendre part à un joli voyage !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR LE NOUVEAU SITE WEB DU MOULIN LABOTTE

 

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Pourquoi pas un Réveillon de Nouvel An, au Moulin Labotte


Moulin façade

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menu-st-sylvestre

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CLIQUEZ ICI POUR ACCÉDER AU SITE DE ERMITAGE MOULIN LABOTTE ET CONSULTER LES ONGLETS

 

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Retour à La Table du Pays à Hargnies


La Chef Marie-Josephe Garand-Briard

La Chef Marie-Josephe Garand-Briard

 

Que de changements, en l’espace de trois ans, chez la sympathique Marie-Jo.

Chef de Cuisine à La Table du Pays à Hargnies, dans les Ardennes Françaises, Marie-Josephe Garand-Briard est Maître-Restaurateur, ce qui implique un savoir-faire et surtout un joli tour de main dans la composition des plats cuisinés à la Maison avec des produits bruts et frais, une authenticité d’un terroir et un respect du consommateur.

Le restaurant s’est aussi agrandi, avec une expansion de la salle qui recouvre une grande partie de l’ancienne terrasse.

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C’est une immense joie de retrouver cette belle ambassadrice du tourisme gastronomique et du terroir ardennais qu’est Marie-Jo. Quel bonheur de faire un bon dans les heureux souvenirs des tables d’autrefois autour desquelles il faisait bon vivre, bien manger et bien boire, tout en bavardant et rigolant. Quelle saveur que cette cuisine ardennaise concoctée par cette femme délicieuse au sourire malicieux et au regard espiègle nous conviant à nous attabler, sans plus tarder, pour nous faire savourer ses jolis plats mijotés avec amour sur sa cuisinière à bois. Marie-Jo aime ses clients et cela se voit. Elle est aux petits soins pour eux, les écoute, les conseille et les guide.

Marie-Jo vient d’ailleurs d’écrire un livre de recettes ardennaises qu’elle égraine au fil des quatre saisons. Les recettes sont simples, savoureuses, généreuses et vous ramènent irrémédiablement vers votre enfance sur des effluves de nourritures qui réchauffent les âmes et cœurs.

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« Ma cuisine ardennaise de saison » est en vente à La Table du Pays, mais aussi à la librairie Rimbaud de Charleville-Mézières, sur le Net à la FNAC et chez l’éditeur de Marie-Josephe Garand-Briard aux Éditions Noires Terres.

Avec l’ami Henri Vandenabele, nous venons de nous mettre les pieds sous la belle table de Marie-Jo.

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Le menu proposé se composait d’une assiette du village sur crudités de saison et d’excellentes charcuteries d’Hargnies.

Vint ensuite un pur délice avec une langue de bœuf sauce Robert et son accompagnement (recette à découvrir dans le livre), avant de finir sur une assiette de trois fromages.

A noter le très bon pain proposé à table et qui est l’œuvre de la petite-fille de Marie-Jo.

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Quant au vin de Saint-Pourçin, il s’est avéré être un agréable et gouleyant accompagnement.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR LE SITE DE LA TABLE DU PAYS

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Nom de plats et écrits culinaires : quand les mots se mettent à table


Anne PARIZOT

Anne PARIZOT

Kilien STENGEL

Kilien STENGEL

Anne Parizot, Maître de conférences – HDR- en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Reims Champagne-Ardenne et Docteur en sciences du langage et Kilien Stengel, Docteur en Sciences de l’information et de la communication de l’Université de Bourgogne, sont les auteurs de l’ouvrage intitulé « Nom de plats et écrits culinaires : quand les mots se mettent à table » aux éditions L’Harmattan collection « Questions alimentaires et gastronomiques » à paraître en 2016.

Anne Parizot et Kilien Stengel lancent un appel à contributions pour un ouvrage collectif.

Cette démarche procède à la fois de l’AAC ouvert à de jeunes chercheurs, à de nouveaux auteurs, à des experts du sujet, et de la cooptation auprès de collègues et amis reconnus dans le champ thématique qui est le leur : l’alimentation, la cuisine, la table, le goût. Ils font le vœu de votre contribution pour cet ouvrage qui vient enrichir la collection « Questions alimentaires et gastronomiques » dans sa vocation scientifique, sous l’obédience des SHS et résolument interdisciplinaire, en direction d’un public élargi.

Synopsis : Parmi les facteurs qui interviennent actuellement sur les usages et les comportements alimentaires comme les savoir-faire et techniques culinaires, les mots, les discours, les écrits sont les ingrédients utiles pour nourrir notre corps et notre esprit.

La production discursive, les terminologies utilisées, comme les supports livresques, offrent une perception plurielle du fait culinaire : abreuver le corps sans abreuver l’esprit est de propension stérile.

L’alimentation, source de paradigme comme métaphore, est féconde spirituellement, culturellement et surtout textuellement.

Notre attention se portera essentiellement sur les formes variables des textes, des mots, des discours, des ouvrages, des lieux d’échanges et de communication alimentaire, culinaire comme gastronomique. L’enjeu porte sur la lecture de l’écrit culinaire, des paradigmes commensaux, marchands comme culturels. Le projet éditorial est de faire apparaître les différences, les évolutions et les permanences, perçues en termes de production discursive et textuelle sur le fait culinaire.

On s’intéressera plus particulièrement au phénomène du discours au travers de sa culturalité, de ses mécanismes, au niveau de pays ou de régions comme au regard de sa mutation générationnelle ou géographique.

Nous voudrions structurer l’ouvrage autour de quatre axes principaux, sans préjuger de l’offre de contributions susceptible d’en modifier peu ou prou l’architecture :

LIEUX ET ACTEURS : salon du livre, les éditeurs, les libraires, mise en scène,…

SAVOIRS ET INSTRUMENTS : le livre, son contenu, ses supports, mise en forme,…

CATÉGORISATION ET NORMALISATION : représentations, paradigmes, mise en normes,…

CIRCULATION ET TRANSMISSION : médiation, cognition, mise en trajectoire,…

Tout autre sujet, portant sur le discours des métiers de bouche, de la restauration, de l’agroalimentaire, sera le bienvenu.

Ces éléments d’information sont ici pour donner des pistes d’écriture, mais en aucun cas pour enfermer dans des représentations définies. Les auteurs des articles ont toute latitude d’aborder les sujets qui leur plairont autour du dire, du lire et de l’écrire.

Entre toutes les approches, nous souhaitons apporter une contribution originale pour appréhender « le nom des plats et les écrits culinaires », et donner une vision à différents niveaux de granularité, des approches les plus directes aux aspirations les plus élevées.

Nombre de signes : entre 5000 et 50000 signes

Date limite du retour de l’article : 31 janvier 2016

Auteurs : Anne Parizot et Kilien Stengel via les éditions L’Harmattan collection

 

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Enfin une décision équitable et sereine, pour le Président Pierangeli


Le Juge Pierangeli

Le Juge Pierangeli

 

Une décision du Conseil d’État parfaitement motivée en droit, en date du 2 décembre 2015, annule la décision inique de l’ancien Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) qui avait émis un avis défavorable, sans fondement et surtout sans impartialité, à la demande de nomination de l’ex-Président du TGI de Nîmes (2007 à 2011) en qualité de Juge de Proximité à Charleville-Mézières (08), nommé en 2013 après une reconversion en qualité d’Avocat.

Il n’est pas interdit de penser que la décision du CSM ressemblait plus à un règlement de compte d’ordre politique qu’à la réalité des faits reprochés au Président Pierangeli qui aurait, dit-on à l’époque, exercé des pressions psychologiques sur son Vice-Président, allant même jusqu’à lui saboter son vélo et autres balivernes dignes de Clochemerle et de ses querelles burlesques.

Celles et ceux qui connaissent le Président Pierangeli, homme intègre autant que loyal, ne peuvent s’imaginer, même un instant, qu’il aurait pu être l’auteur d’agissements de bas étages. Mais voilà, lorsqu’on est Président de TGI, on est victime de jalousies et de mesquineries de la part de gens qui convoitent votre place, bien cachés dans l’ombre tels des corbeaux aux becs acérés, plus occupés à médire autour de la machine à café qu’à s’acquitter de leurs tâches quotidiennes. Le Président Pierangeli n’a eu comme seul crime, de vouloir mettre les gens au travail et en sa qualité de Patron, il a été parfois obligé de faire preuve d’une certaine fermeté bien conduite. Sans compter que peuvent aussi se mêler à cela quelques rivalités politiques. Un Tribunal est, ni plus ni moins, un petit village où tout le monde croit savoir qui est l’autre et comment pense-t-il.

Notre journal suit cette affaire depuis un moment (voir notre article de 2012 ci-dessous) et est heureux d’apprendre la réhabilitation du Président Pierangeli qui va enfin pouvoir prétendre à la fonction de Juge de Proximité qu’il espérait tant.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR NOTRE ARTICLE DE 2012

 

JPP2 (2)

 

JPP2 (1)

 

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Bien manger et bien dormir chez les Boreux


Patricia et Michel BOREUX

Patricia et Michel BOREUX

 

Il existe un joli petit village, en Ardenne Luxembourgeoise, perché sur les hauteurs et dominant une belle boucle de la Vallée de la Semois, du nom de Rochehaut, lequel abrite un complexe touristico-gastronomique d’envergure.

Patricia et Michel Boreux sont à l’origine de ce projet pharaonique qui a vu le jour il y a une vingtaine d’années. Il est à noter que ce couple dynamique a l’esprit d’entreprise et qu’il leur a fallu travailler durement, pour en arriver là.

Outre l’excellent et renommé Chef de Cuisine qu’il est, bien connu des téléspectateurs belges et luxembourgeois pour son émission Table & Terroir, Michel Boreux innove sans cesse pour faire vivre son village, attirer et fidéliser les clients, créer de l’emploi, faire vivre les producteurs locaux de bœufs, d’agneaux et de porcs et faire pâlir de jalousie les plus envieux. En 2014, Patricia et Michel Boreux ont été récompensés par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Luxembourg belge, avec le titre de « Lauréat économique ».

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Les Boreux, ce sont cinquante emplois assurés au quotidien, un hôtel, un restaurant gastronomique, une brasserie, l’écriture de livres de recettes dont le tout dernier de Michel au titre de « Sang recettes » qui valorise la viande, l’accueil de stagiaires en Hôtellerie-Restauration de nombreux Pays, des salles de séminaires, un studio de télévision, des stages de cuisine pour les particuliers, des gîtes, un parc animalier, un musée dédié à l’agriculture, un train touristique, des boutiques, des promenades en calèche.

Patricia et Michel Boreux ne sont satisfaits que lorsque leurs clients sont heureux, et ici tout est fait pour qu’ils le soient. L’accueil est chaleureux, convivial, souriant et quasi familial, ce qui donne l’envie de revenir pour prendre du bon temps et avoir le plaisir de se mettre les pieds sous une table d’excellence. Bien que très animé le jour, Rochehaut s’endort sous les étoiles et le calme réparateur d’une douce nuit.

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Côté Restaurant : L’Auberge de la Ferme est un restaurant gastronomique aux prix abordables, à la gastronomie raffinée, aux assiettes généreuses et savoureuses. Les tables sont bien dressées, la vaisselle est impeccable, le service exceptionnel, le tout dans de belles salles feutrées où pierres de pays et bois font bon ménage. Il y a également une carte très élaborée de vins et spiritueux, avec une nouveauté concernant les whiskys d’Écosse et d’Irlande.

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Les menus se déclinent au fil des saisons et les demi-pensionnaires peuvent y découvrir, par exemple :

Le p’tit dôme de terrine de chevreuil, confit de figues et pistaches.

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Le velouté au potimarron, sa noix de Saint-Jacques snackée, grissini au parmesan.

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La gigue de biche cuite à basse température, sauce Grand Veneur, mousse de carottes jaunes, dés de céleri, airelles, poire pochée au vin, choux de Bruxelles et pomme duchesse.

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La trilogie de sorbets.

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La tarte Tatin façon Auberge de la Ferme et sa quenelle de glace vanille.

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Côté Hôtel : Des chambres spacieuses et fonctionnelles, lits larges, matelas confortables, minibars, coffres, télévisions, téléphones, accès Wifi gratuit, douches italiennes, jacuzzis, toilettes. Certaines possèdent un balcon. Le parking est privé.

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Le petit déjeuner est un moment fantastique, puisqu’on peut y voir le Chef Boreux en personne cuisiner sous nos yeux ébahis, omelettes aux lardons et crêpes. Quant au buffet, on y retrouve du sucré, du salé et tout ce qu’on peut imaginer outre les viennoiseries, puisqu’il y a même la possibilité de prendre une coupe de Crémant d’Alsace « Les Fines Bulles » de chez Valérie, Jean-Marie et Joseph Koehly.

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Patricia et Michel Boreux sont des personnes généreuses et toujours à l’écoute, c’est ce qui participe aussi à leur succès et à cette envie de revenir partager des instants complices et conviviaux avec eux, dans la douceur d’un séjour régénérateur et hors du temps, puisqu’ici il fait bon vivre.

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Chez les Boreux, bien manger et bien dormir est certes un slogan mais nullement une légende.

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Écrit et photos par Philippe Chauveau-Beaubaton

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Biographie Officielle du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli


Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

 

Le parcours du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli est bien loin d’être banal. Né il y a 49 ans à Villers-Semeuse, dans les Ardennes, rien ne le prédisposait à devenir le Gérant et le Chef de Cuisine remarqué, du célèbre restaurant l’Ermitage Moulin Labotte à Haybes-sur-Meuse (08), qui a fait l’objet de quelques articles sur le Web et dans la Presse dite papier, principalement dans le Figaro Magazine.

En effet Frédéric Pierangeli semblait s’orienter vers le Droit ou embrasser une carrière militaire.

Dans les années 1984, 1985 et 1986, il est surveillant à l’Institution Saint-Étienne de Châlons-en-Champagne où il s’occupe plus volontiers du soutien scolaire, de la culture, des loisirs et du sport au profit des internes. A côté, il effectue sa préparation militaire et sera affecté au 24ème RIMA (Régiment d’Infanterie de Marine) à Perpignan avant d’intégrer le 1er RSMA (Régiment de Service Militaire Adapté) à La Martinique, avec pour objectif principal l’aide au développement des Territoires d’Outre-Mer par l’éducation professionnelle et scolaire. C’est au bureau comptable qu’il est chargé de la formation professionnelle, tout en gérant les loisirs et l’éducation en qualité de Moniteur Sportif Militaire. En juin 1987, il est décoré de la Médaille de la Défense Nationale.

C’est à son retour en Métropole qu’il a l’opportunité de devenir le Gérant et le Chef de Cuisine de l’Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte. Là il va pouvoir faire ses preuves, dans ses multiples qualités. Grâce à son talent, son établissement est classé Restaurant de France et lui devient Membre de l’Académie des Arts de la Table, des Tables et Auberges de France, de la Confrérie Saint-Georges, du Sabre d’Or et d’Euro-Toques, comme Artisan-Cuisinier Européen depuis 2007.

Depuis plus de 25 ans qu’il est aux commandes de ce magnifique Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte, Frédéric Pierangeli a participé activement à la formation d’une bonne vingtaine d’apprentis tant dans le domaine du retour à l’emploi que pour les CAP et les BAC Pro. De nombreux stagiaires se sont retrouvés chez lui pour se parfaire dans les domaines les plus variés qui vont du service en salle à la gestion quotidienne du linge hôtelier, en passant par le dressage des tables, l’hygiène, la sécurité, la confection de menus et la confection de mets. Un de ses apprentis a même été jusqu’en ½ finale du concours des meilleurs Ouvriers de France qu’il a réussi.

Frédéric Pierangeli a, en outre, participé à l’accueil d’élèves du Lycée Professionnel Jean Moulin de Revin (08). On le retrouve à des conférences et des séminaires-découvertes du métier CHR (Café – Hôtel – Restaurant) en Belgique et dans le département des Ardennes.

C’est donc à juste titre qu’il a été récompensé en étant nommé au Grade de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques. Le Préfet des Ardennes, lui a adressé une lettre de félicitations, pour le remercier de son action en faveur de l’Enseignement et de la Formation.

 

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Exposition à l’Auberge de la Ferme à Rochehaut


GM

Depuis deux ans, Nicole Crasset et Ghislaine Mollet exposent leurs œuvres chez Michel Boreux, à l’Auberge de la Ferme à Rochehaut en Belgique, plus précisément à La Chèvrerie. Il faut dire que Michel Boreux, Chef de Cuisine et Chef d’Entreprise, a le don pour découvrir les talents artistiques et rendre toujours plus beau son joli petit village ardennais.

Pendant que Nicole Crasset présente ses créations de poteries et de céramiques, Ghislaine Mollet nous fait découvrir ses peintures abstraites ou figuratives. Outre la Belgique qui est son Pays d’origine, Ghislaine expose beaucoup en France et à Paris et elle a obtenu de nombreux prix lors d’expositions ou de salons.

affiche vernissageEn plus d’un passage qui s’impose chez Patricia et Michel Boreux, tant à l’Auberge de la Ferme qu’à la Taverne de la Fermette, vous pourrez prendre le temps de flâner pour découvrir les œuvres de Nicole et Ghislaine du 11 juillet au 23 août 2015, entre 10 heures et 19 heures. Quant au vernissage, il aura lieu le samedi 18 juillet 2015 entre 16 et 19 heures.

Mais nos deux artistes ne s’arrêtent pas là, puisqu’elles animent des stages de peinture, de poterie et de céramique, en Belgique  et en France pour Ghislaine et uniquement en Belgique pour Nicole, aussi bien pour les débutants que pour les confirmés.

Flyer - Stages -expo - Ghislaine Mollet - Nicole Crasset  ROCHEHAUT 2015Nicole Crasset est née à Bouillon en Belgique. Après un très riche parcours en céramique et expositions en Belgique ainsi qu’à l’étranger, elle s’adonne à l’aquarelle en 2010. Elle a puisé son art de l’aquarelle par l’enseignement des maîtres contemporains en aquarelle figurative tels qu’Odette Feller, Roland Palmaerts, Ghislaine Mollet, et c’est Nicole B qui l’initie à l’Abstrait. Son parcours de céramiste et sa vision du monde ainsi que son caractère la conforte pour travailler l’abstrait. Après l’apprentissage, la production, elle danse avec des couleurs puissantes, sa gestuelle énergique l’emmène vers un univers singulier de puissance.

Ghislaine Mollet est originaire du Mont-de-L’Enclus dans le Hainaut, en Belgique. La passion du dessin, de la couleur, de la lumière l’accompagne depuis toujours. Ses maîtres du figuratif, Odette Feller, Roland Palmaerts, Jeanine Gallizia et Nicholas Simmons, l’ont amenée à travailler sa vision du figuratif par une traduction plus abstraite, expressive en émotions et en couleurs et se forme auprès de Nicole B. son travail abstrait est réfléchi, structuré.

Pourquoi l’aquarelle, tout simplement parce que l’eau peut être terrifiante, apaisante, elle vaut son pesant de grâce et de transparence, elle est magique, transporte le peintre, transforme, celui ou celle qui sait s’en faire complice. Sans respect, humilité, complicité et travail, l’aquarelliste n’est rien devant elle et telle est sa devise.

Pour s’améliorer, il faut sans cesse se remettre en question, apprendre, progresser, oser aborder de nouvelles approches ou techniques.

 

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Pour visiter le Site de l’Auberge de la ferme, cliquez ICI

 

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Un « Accueil Motards » au Moulin Labotte


Moulin façade

Il se passe toujours des évènements, au Moulin Labotte à Haybes dans les Ardennes, entre la France et la Belgique.

Frédéric Pierangeli, maître des lieux et maître queux sévissant aux fourneaux de l’Ermitage Moulin Labotte, a voulu ouvrir son bel établissement au plus grand nombre. Il l’avait déjà fait, en accueillant cyclistes et randonneurs, puis il s’est dit que les chaussures de marche et les bicyclettes n’étaient pas incompatibles avec les Harley Davidson et les Goldwing qu’il recevait pour ce week-end de la Pentecôte.

Plaque Accueil Motards

Une plaque « ACCUEIL MOTARDS » vient d’être apposée à l’extérieur, près de l’entrée de l’hôtel-restaurant, sur la façade de son moulin qui date du 18ème siècle. Les motards auront aussi l’opportunité d’abriter leurs « chevaux de fer » à l’intérieur d’une superbe grange que Monsieur Pierangeli met gracieusement à disposition, pour ses clients à deux roues dont les machines rutilantes doivent être protégées de la rosée du matin.

Garage à motos

Côté hôtel, que de changements, à l’Ermitage Moulin Labotte, avec la réfection des chambres, peintures et salles de bain. Des choix de bon goût et des coloris très tendance.

Chambre 5

Côté restaurant, en plus des menus traditionnels du terroir ardennais inventifs et revisités tous les mois, Frédéric Pierangeli crée la surprise avec deux jolis menus à 20 et 15 euros qui permettent un accès à toutes les bourses, même à celles qui étaient impressionnées par le cadre, n’allant pas jusqu’à pousser la porte de cette bien belle Maison posée au cœur de la forêt ardennaise, dans un calme olympien régénérant où ruisseau et petits oiseaux chantent en parfaite harmonie. Quant aux clients de l’hôtel, ils n’auront plus besoin de ressortir pour aller prendre leurs repas à l’extérieur.

Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

Avec Lysiane, la nouvelle correspondante de notre Journal pour la région Est, nous venons de tester le menu du mois de mai.

Lysiane

Les agapes sont d’essence quasi divine.

Le foie gras aux pointes d’asperges vertes est fait maison. C’est un pur bonheur pour les yeux et les palais délicats, ainsi qu’une invitation au voyage dans le Sud-Ouest pour les papilles gustatives.

Foie gras

Le feuilleté de boudin blanc forestière est un vrai festival de goûts et de senteurs du terroir ardennais. Une assiette qui fleure bon les sous-bois chargés de légendes des Dames de Meuse et des Quatre Fils Aymon, avec des notes merveilleuses qui éclatent et persistent en bouche.

Les Saint-Jacques sur fondue de poireaux procurent un bonheur incommensurable et sont le résultat d’un heureux mariage entre la mer et la terre. Tout cela sur un joli vin de Fleurie.

Enfin la soupe de fraises révèle quelques secrets des jardins de notre enfance, avec des notes très fruitées et superbement envoûtantes dans lesquelles on imagine la présence d’une tombée de menthe blanche pour venir rehausser le tout.

Soupe de fraises

Une cuisine goûteuse et osée, des assiettes surprenantes de générosité, des associations exceptionnelles, du talent, des mariages de couleurs et de saveurs, une poésie gastronomique à l’intérieur de compositions artistiques.

Des casseroles jusqu’au service en salle, tout est magnifiquement orchestré sans être théâtralisé.

Il faut noter l’aide précieuse quoique très ponctuelle d’Eric aux fourneaux, lors du coup de feu, avec son joli savoir-faire à la belge, son sourire et sa bonhomie, ainsi que son travail qui correspond bien à l’attente du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli.

Une mention spéciale également à Samantha, pour son professionnalisme à nous servir en salle, son sourire et sa discrétion nous changent des comportements intrusifs des personnels de certains établissements parisiens. Il faut dire que Samantha est à bonne école, sous la gouverne de Eugénia, même si elle nous paraît parfaitement autonome… Puisqu’elle sait aussi servir seule et nous faire goûter le vin.

Article et photos Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir le nouveau Site du Moulin Labotte en cliquant ICI

 

 

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Escapade gourmande chez Ricail à Givet


Salle

Il y avait bien longtemps que votre journal n’était passé à L’Auberge de la Tour du Maître-Restaurateur Julien Ricail à Givet, dans les Ardennes Françaises.

Plaque

Une superbe terrasse avec vue sur la Meuse, une Maison transformée, une ouverture sur le bar, des pièces tendance et un Julien Ricail en pleine évolution.

Terrasse

Un retour agréable, dans ce temple de la gastronomie où il fait bon se poser le temps d’un repas. Un service impeccable, une belle table et des mets succulents. L’endroit est recommandé par le Bottin Gourmand.

Bottin

Après un accueil chaleureux, le Chef Ricail vient nous saluer et bavarder un peu sur ses transformations.

Pendant la dégustation d’un bon apéritif et de ses amuse-bouches surprenants, on nous amène cartes et menus.

Notre choix s’arrête sur un menu du mois accompagné d’un Saint-Nicolas de Bourgueil 2012.

vin

L’entrée est un feuilleté de homard aux écrevisses purement délicieux et bien travaillé.

entrée

Un sorbet citron, mouillé copieusement à l’eau de Villée, constitue une pause fraîche autant qu’agréable avant l’étape suivante.

sorbet

Vient un tendre filet de bœuf aux asperges et aux crosnes. Cuisson très maîtrisée de la viande, fondant exceptionnel et accompagnement gouteux autant qu’inattendu.

Plat

Une belle assiette de fromages nous permettra de clôturer bien agréablement ce repas, avant de demander la carte des thés.

fromages

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Pour voir le Site de L’Auberge de la Tour, c’est ICI

 

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Chez les Boreux on est heureux !


Rochehaut 2015 by PCB

Quoi de mieux que de se retrouver en Belgique, à Rochehaut près de Bouillon, pour se ressourcer dans ce petit village fort sympathique dédié au tourisme et à la gastronomie.

En déambulant dans les ruelles où il fait bon vivre, il arrive parfois que vous croisiez un grand gaillard brun au physique de star et à l’allure d’un pilier de rugby, vêtu d’une veste blanche, c’est le Chef de Cuisine Michel Boreux. Si vous le saluez, il viendra vous serrer la main et bavarder quelques instants avec vous car ici vous êtes sur son domaine et le client est, pour lui, un roi.

Son restaurant L’Auberge de la Ferme étant fermé le mardi, c’est donc à la Taverne de la Fermette qu’il fallait se restaurer.

Cet établissement vient d’être récompensé par un « Bib Gourmand 2015» du Michelin, preuve du savoir-faire de Michel Boreux et de son équipe dont le Chef français Michel qui sévit aux fourneaux de la Taverne et qui viendra me saluer à table, en me demandant si tout va bien car ici on vous sert avec amabilité et sourire.

Michel Boreux est bien connu des belges via son émission de télévision « Table & Terroir » dont le studio d’enregistrement se situe dans les caves de la maison familiale de Patricia et Michel Boreux.

C’est Patricia Boreux qui m’accueille à la Taverne et on m’installe dans près de la fenêtre, non loin des cuisines.

Ardennes Mai2015 060

Une bonne bière locale, Cuvée de Rochehaut, participe à m’ouvrir l’appétit.

Boreux 1

Je choisis de commencer ce repas par des queues de gambas gratinées sauce tomate et poivrons.

Boreux 2

Un porcelet fermier cuit au four, avec sa sauce moutarde à la crème et ses croustillantes frites belges, se révèlera être d’une saveur exceptionnelle.

Boreux 3

Un Colonel arrivera à point, pour clôturer cet agréable moment de gastronomie du terroir ardennais.

Boreux 4

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton.

Pour voir le Site de la Taverne cliquez ICI

 

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St Valentin 2015 au Moulin Labotte à Haybes


Menu Moulin

 

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Saint-Sylvestre 2014 au Moulin Labotte


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MENU NOUVEL AN 2014

 

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Le Moulin Labotte de Haybes a un nouveau Site


Crédit photo PCB 2013

Crédit photo PCB 2013

 

Site du Moulin Labotte ICI

 

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La guerre des transports et si…


Logo

A l’heure où les Taxis et les VTC (Véhicule de tourisme avec chauffeur) se livrent une guerre à couteaux tirés, l’on oublie qu’il existe d’autres acteurs dans le monde du transport, je rencontre l’un d’eux dans un charmant petit village Ardennais.

Molzer d’Ylian: M. Chauveau-Beaubaton, merci de me recevoir. Vous venez de créer votre société de transport, pouvez-vous nous en dire plus ?

M. Chauveau-Beaubaton: Oui, la société Arduinna transports a vu le jour le 2 juillet 2014 et ouvrira le 23 juillet 2014. Notre activité est donc lié aux transports de personnes et nous dépendons de la convention collective relative au transport en commun, si ce n’est que dans notre cas, nous sommes limités à 9 places chauffeur compris.

M.Y : Y a-t’il des conditions particulières pour pouvoir exercer votre profession ?

C.B : Oui, il faut être titulaire d’une capacité professionnelle de transport de personnes avec des véhicules n’excédant pas 9 places remis par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) après un examen et une formation. Puis il faut une licence sous conditions d’honorabilité et de capacité financière au prorata du nombre de véhicules.

M.Y : Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents directs?

C.B : Nous ne nous considérons pas directement comme une concurrence, plutôt comme une alternative, voir quelque part vers une évolution de la profession, et peut-être même la solution à un conflit et une réponse à la suprématie imposée et revendiquée par certains. Notre licence est gratuite, mais comme je l’indiquais ne s’obtient pas sans conditions. Il faut d’abord être formé et répondre aux exigences de la DREAL, et cette dernière n’est pas valable à vie, mais sous réserve de répondre aux exigences demandées. Les taxis eux doivent payer cette licence, souvent à prix prohibitifs. Je pense que cette solution justement serait une bonne chose pour tout le monde, on reste dans quelque chose de réglementé, il n’y a plus tous les travers liés à la licence payante et les gens sont formés, diplômés et ne peuvent exercer qu’après avoir répondu convenablement à des critères établis. Après le problème avec les VTC, surtout avec le groupe Uber, c’est qu’ils sont vraiment agressifs et ne respectent pas forcément les règles auxquels nous devons répondre, ce qui explique ainsi la grogne des taxis.

M.Y : C’est-à-dire?

CB : Beaucoup de VTC démarchent à la sortie des gares ou des aéroports, ils circulent dans les couloirs de bus etc. et ça leur est pourtant strictement interdit ; nous-même n’en avons pas le droit alors que nous sommes réglementés et agréé par le ministère des transports ; nous ne pouvons être hélé comme un taxi et devons impérativement être commandé au préalable. Il faut jouer le jeu et respecter les règles pour que chacun s’y retrouve, il y a de la place pour tout le monde pour peu que celles-ci soient respectées ; enfin beaucoup de chauffeurs ne sont même pas formés, certains d’ailleurs n’ont même pas de permis valides, et ça c’est vraiment grave. Je trouve lamentable qu’il n’y ai pas plus de vérifications, on peut parler de taxis clandestins dans certains cas et hélas à cause de ces personnes-là, tous les transporteurs autres subissent la grogne des taxis, mais ils se trompent malheureusement de cibles, nous sommes la réponse à leurs exigences, notre profession est vraiment encadrée. Enfin il y a un autre souci, celui du co-voiturage, avec des sites comme « Blablacar ». Sur le papier c’est vraiment une très bonne idée, sauf que dans la réalité, c’est de l’activité illégale maquillée de transports, non pas de par l’entreprise elle-même qui est d’ailleurs très claire sur le sujet (il est en effet indiqué sur le site de Blablacar que ce système n’a pas pour vocation de faire du profit mais de diviser ses couts kilométriques, ni d’en faire une activité régulière), mais de la part des conducteurs qui en principe n’ont pas vocations à gagner de l’argent, mais à réduire leur coûts en partageant leur véhicule. Il faut plus de contrôle là aussi ou encadrer autrement.

M.Y : Je vois vos tarifs, comment pouvez-vous expliquer cette différence de prix avec vos concurrents ?

C.B : Tout simplement parce que notre prix de revient n’est pas le même, ce n’est pas que les taxis s’en mettent plein les poches contrairement aux idées reçues, c’est que leur coût de revient grimpe à cause, du moins en partie, du prix de leur licence par exemple, ils doivent bien le répercuter. Réformer de ce côté-là permettrait d’avoir des tarifs assez proche de ceux que nous pratiquons, voilà pourquoi je parlais de solutions plus tôt ; tout le monde s’y retrouverait, sociétés comme clients. Certains pays pratiquent déjà cette méthode depuis longtemps, ce n’est pas de la libéralisation à outrance et il n’y a pas non plus le côté « cercle fermé ». L’avenir c’est ça, un juste milieu entre les taxis et les VTC (rires).

M.Y : Quand vous parlez de « cercle fermé », on sent dans votre voix une certaine amertume ; est-ce une impression ou…

C.B : Disons que nous subissons beaucoup de pressions, comme je le disais, nous sommes mal vu car l’on nous confond à tort avec les VTC, puis en France et c’est d’autant plus vrai dans des petits villages, on n’aime pas trop la concurrence, ce qui se comprend lorsque celle-ci est déloyale, or même si je suis habilité à faire du service à la demande, ma cible de clientèle n’est pas exactement la même. Aussi surprenant que cela puisse sembler, je respecte beaucoup les transporteurs classiques, mon père a longtemps travaillé comme chauffeur de bus chez Francotte et pour M. Bridoux père qui faisait les ambulances et les taxis ; voici aussi pourquoi je les comprends dans leur colère, mais au risque de me répéter, je suis une alternative et je ne suis donc pas là pour les enterrer, juste proposer un service différent surtout orienté vers les familles nombreuses, les petits groupes, les petites associations ou les usines. Nous avons avant tout une vocation touristique, familiale, d’ailleurs notre nom joue surtout sur l’identité ardennaise. Je m’échine dores et déjà à tisser des liens avec les acteurs touristiques de notre belle région, Les Ardennes ne sont pas un mouroir, le décor est superbe et il y fait bon vivre. Vrai que dans la vallée de la Meuse celui qui n’a pas de permis est un peu embêté et les moyens de transports classiques sont ce qu’ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts.

M.Y : Justement, n’avez-vous pas peur du contexte économique local ?

C.B : Il est vrai que les fermetures à répétitions sont un véritable coup dur pour la vallée de la Meuse qui est gravement touchée, la main d’œuvre et la qualité du travail y sont pourtant reconnus, mais rien y fait. Mais il faut bien trouver des solutions, il y a un tel potentiel ici que si l’on s’y met tous ensemble, il est possible de changer les choses. Beaucoup comme moi, croient dans le potentiel touristique, un parc de loisir s’est créé au lac des vieilles forges, on a « terre altitude », rayon gastronomie nous ne sommes pas en reste, le restaurant « Robinson » propose des balades en gyropodes etc…, nous avons de petits hôtels de charmes comme le moulin Labotte situé au cœur même de la forêt… puis d’ici quelques jours c’est le Fest’ in Haybes, le Aymon Folk festival et bientôt le cabaret vert, qui plus est, nous sommes une terre de légende, j’ai plaisir à conter moi-même ou même écouter ces contes et légendes qui ont bercé mon enfance …Non les Ardennes ne sont pas en train de mourir, passez la frontière et vous verrez comment nos voisins belges ont su rendre la gloire à leur région en tout point égale en terme de beauté de site, en jouant la carte du tourisme. Le seul moyen de ne pas sombrer c’est de se reconvertir.

M.Y : On sent beaucoup de passion quand vous parlez de votre région

C.B : Je n’y suis pas né, mais j’y ai toujours vécu pour ainsi dire, ma grand-mère était issue d’une des plus anciennes familles de Haybes, c’est elle qui m’a principalement éduqué et je me sens avant tout ardennais… ce qui est assez amusant quand on pense que, comme nombreux de mes amis, on a voulu en partir pour finalement y revenir. On pense trouver mieux ailleurs lorsque l’on est jeune, pour voir finalement que l’essentiel est ailleurs, je suis revenu dans la région il y a 8 ans lors de l’enterrement de mon grand-père, un jour triste qui me chagrine encore aujourd’hui, mais c’est aussi le jour où j’ai eu à nouveau le coup de foudre en regardant ce qui m’entourait, je me suis toujours demandé comment je n’ai pas su voir alors le trésor que j’avais sous les yeux.

M.Y : En tout cas vous êtes un bon promoteur de votre ville, mais revenons-en à notre sujet ; Vous dîtes mettre un accent sur le tourisme mais dans les faits comment allez-vous fonctionner toute l’année ? Il y a forcément un phénomène de saisonnalité, non ?

C.B : Je vous remercie, et je pense que les meilleurs ambassadeurs d’une région sont ses habitants. En effet pour ce qui est du tourisme il y a une saisonnalité, voilà pourquoi je m’adresse aussi aux petits groupes, aux associations, aux familles pour du service à la demande ; la question et les besoins ont été étudiés. Beaucoup de jeunes n’ont pas forcément les moyens financiers par exemple de bouger, puis le durcissement au niveau des points du permis de conduire, du code de la route etc. font qu’il n’y a que trop peu de solutions mis à leur dispositions, ici c’est plein de petites villes ou villages pas forcément bien desservis, encore que niveau train quand il n’y a pas de grèves ou de travaux on a pas trop à se plaindre pour ce qui est de la ligne Charleville-Mézières-Givet, mais là encore prendre un train en groupe coute très cher, puis le samedi soir lorsqu’ils vont en boite, trouver de quoi les rapatrier tiens de la gageure.

M.Y : Comment fonctionnez-vous justement au niveau de vos prix, prestations ?

C.B : Nous avons un prix global du véhicule qui est calculé au kilomètre et divisible ou non, selon le choix du ou des clients par le nombre de personnes au prorata si les départs ne se font pas tous au même endroit. Nous mettons aussi en place des systèmes de pass payants annuels permettant un prix plus bas sur tous les voyages (excepté tarif de nuit sauf pour les travailleurs) qui est très vite rentabilisé pour peu que l’on voyage souvent.

M.Y : Avez-vous bénéficié d’aides pour vous établir, avez-vous rencontré des difficultés particulières?

C.B: Il est clair que les banques se sont montrées très frileuses, ils voient les choses avec leurs yeux de banquiers seul une grosse rentabilité les intéresse, quant à certains, l’on m’a refusé de l’aide par manque d’expérience, forcément je viens d’avoir mon diplôme pour avoir le droit de créer ma société, mais si je ne peux pas exercer un jour, je n’aurais jamais d’expérience, heureusement j’ai pu compter sur le soutien d’autres personnes et de précieux conseil, comme le CISE de Vireux-Molhain, Le conseil général, le PLIE et d’autres acteurs privés aussi bien société que particuliers, c’est ce qui m’a donné la force de me battre contre vents et marées et de ne pas lâcher. Il est vrai que financièrement il a fallu couper et revoir nos ambitions à la baisse, mais au final c’est un mal pour un bien, ça m’a permis de redéfinir les choses et d’être plus raisonnable, plus sage. Quelque part toutes ces épreuves m’ont endurci et ce n’est pas plus mal, je remercie les personnes qui me font confiance et me soutiennent, quant aux autres, à moi de leur faire changer d’avis et de leur prouver l’intérêt de mes démarches. Je ne pars en guerre contre personne, je veux juste proposer aux gens des alternatives qui les concernent selon la situation locale et vivre honnêtement d’un métier qui me passionne.

M.Y: Lors de notre discussion préalable et même dans notre entrevue, je n’ai pu m’empêcher de remarquer un côté social dans votre discours, cela vient-il d’un vécu personnel?

C.B: En fait je suis issu professionnellement de ce milieu, j’ai longuement travaillé auprès de jeunes et je dois beaucoup aux entreprise pour lesquelles j’ai travaillé, j’ai toujours une pensée pour eux, aussi bien pour mes collègues que pour ceux dont j’ai eu la charge, même lorsque j’étais en congé, je ne partais pas en vacances, afin d’encadrer des centres de loisirs, j’adore ça ; il faut que je bouge constamment.

M.Y: Pourquoi ne pas avoir continué dans cette voie alors?

C.B: J’ai eu de gros bouleversements dans ma vie familiale, surtout à la naissance de ma fille atteinte de trisomie 21, à ce moment-là j’ai compris que je ne pouvais plus assurer un travail correct ; on ne peut s’occuper des autres lorsque l’on n’est plus capable de gérer sa propre vie. Il m’a fallu faire un point et aujourd’hui j’ai compris la voie que je devais suivre… Alors forcément, on ne peut changer sa nature, d’où mon discours ; aussi j’ai décidé d’œuvrer autrement en suivant et respectant mes convictions, en proposant un service adapté et répondant aux besoins de chacun.

M.Y: Un mot pour conclure?

C.B : Pas spécialement, si ce n’est que vous serez les bienvenus pour l’ouverture de notre société

M.Y: Je vous remercie d’avoir accepté de nous recevoir et je vous souhaite bonne chance et bon courage dans votre entreprise.

C.B : Je vous remercie de m’avoir permis de m’exprimer.

Interview de Molzer d’Ylian, Chroniqueur au Journal Le Mague

FCB

 

 

 

 

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L’Ermitage Moulin Labotte est un paradis !


Ermitage Moulin LabottePCB2013

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/03/05/1972677_l-ermitage-du-moulin-labotte-a-haybes-sur-meuse-dans-les-ardennes.html

 

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Un film sur Haybes la Martyre


Haybes

Haybes est, aujourd’hui, un joli petit village fleuri du département des Ardennes se situant à la sortie d’une boucle de Meuse, juste après la ville de Fumay et enserré dans une vallée bordée par les massifs anciens et une forêt de légendes.

Il y aura bientôt 100 ans, ce n’est pas si loin, Haybes était au cœur de la barbarie de ce que les historiens nomment la grande guerre, celle de 1914 à 1918.

A cette occasion, un film est actuellement en tournage au sein de la commune, pour retracer les heures les plus noires de l’invasion Allemande dans ce village martyrisé par des hordes de Uhlans. Cet hommage sera prêt pour les cérémonies du souvenir prévues en 2014.

Haybes en ruine Site JL ORO
Des atrocités y furent commises par des groupes militaires allemands armés, assoiffés de vengeance, de haine et de sang, totalement imprévisibles et incontrôlables, autant que parfaitement indisciplinés.

C’est sur la fin du mois d’août 1914, en plein été, précisément à partir du 24 et durant trois jours, que l’invasion commença. Un soldat allemand fut tué par un soldat français embusqué sur la rive faisant face au village. En signe de représailles, les civils allaient payer un lourd tribut, alors qu’ils étaient parfaitement innocents. Le village sera occupé durant tout le temps de cette guerre, après avoir été pillé et bombardé par l’aviation allemande. 60 habitants seront humiliés, avant d’être exécutés, et 600 maisons seront incendiées.

Des Uhlans, ces fanatiques sanguinaires autant que primitifs, n’hésitèrent pas une seconde à poursuivre femmes et enfants, à travers ruelles et jardins, voire à l’orée du bois. Ils ne tirèrent pas pour se défendre, face à une population désarmée et apeurée, mais juste pour le simple plaisir de tuer et de voir couler le sang, tels de véritables bourreaux et bouchers, sans une once de sentiment et sans l’ombre d’un regret.

Alors qu’elle se trouve près de son jardin, en compagnie de sa petite sœur Raymonde née en 1910 et âgée de 4 ans, Berthe Henry qui a 16 ans prend Raymonde dans ses bras et court pour aller se mettre, toutes deux, à l’abri. C’est à ce moment précis qu’un Uhlan épaule son fusil et tire en direction des jeunes filles. La balle traverse le bras de Raymonde, avant d’aller définitivement se loger dans la poitrine de Berthe, laquelle s’écroule avec sa sœur. Non content de son acte de lâcheté, ce soldat, sans valeur et surtout sans honneur, arrachera des bras ensanglantés de Berthe, le petit corps mutilé de Raymonde pour le jeter dans les orties voisines.

Un peu plus tard, c’est un Major Infirmier de l’armée régulière allemande qui découvrira l’enfant gisant, en la sauvant d’une mort certaine car Raymonde saigne abondamment et son petit bras est totalement brisé, au niveau le plus haut de son humérus. Quant à Berthe, elle décédera quatre jours plus tard, alors qu’elle avait été amenée jusque dans la ville voisine, à l’hospice Malcotte de Fumay.

Raymonde
Raymonde devra être amputée de son bras gauche. Mutilée, elle ne pourra être appareillée définitivement qu’après sa croissance. Outre sa blessure physique, elle portera en elle et toute sa vie durant une ouverture plus profonde, une souffrance qu’on ne peut totalement guérir et qui nous invite non seulement au respect mais surtout à ne jamais oublier les atrocités liées à la sauvagerie des Hommes.

Tombe par PCB
Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 
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Publié par le 14/06/2013 dans Ardennes

 

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