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Archives de Catégorie: C’est Paris

Ludovic Huart et Lud’Art, c’est unique et ludique.


Lud’Art, contraction entre le prénom et le nom de son fondateur, vient d’offrir gratuitement un magnifique spectacle de rue aux ardennais et plus précisément à la ville de Fumay dont il est originaire. Je me souviens du petit garçon qu’il était, lorsqu’il arriva sur le Tatamis du Dojo de Haybes où j’étais instructeur-adjoint au cours enfants. Il devait avoir 10 ou 11 ans et possédait déjà une grâce toute naturelle pour pratiquer cet Art Martial.

Que de chemin parcouru par cet homme, depuis cette époque. Directeur du Théâtre de la Grande Ourse à Fumay (Ardennes), Ludovic Huart est aussi, à 36 ans, un véritable « comédien-écrivain », spécialiste de la mise en scène, connu tant à Aix-en-Provence, Charleville-Mézières ou Paris et principalement au Théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées et du Théâtre 13 du boulevard Auguste Blanqui à Paris 13. Puis il s’oriente vers l’écriture pour la jeunesse, avant d’adopter ses ouvrages à la scène. Il sera remarqué, par une création originale, au Festival Mondial des Marionnettes.

Le vendredi 22 juin 2018, dans le jardin du Couvent des Carmélites à Fumay, se déroulait la 3ème édition de sa fameuse « Nuit Étoilée » avec la présence de quelques 1300 spectateurs. Un spectacle de grande qualité et haut en couleur dont lui seul à le secret, contentant ainsi petits et grands. Musique, Théâtre de Guignol avec Guignol et le déménagement fantastique, Théâtre de Marionnettes à gaines traditionnelles à mourir de rire, Déambulation Burlesque, Théâtre de Rue, Spectacle Satirique et d’Actualité,Concert, Spectacle de Feu, Lanternes Volantes et musique techno, grâce à la complicité du Maire de la commune, le Docteur Mario Iglesias, et de son équipe.

Ludovic Huart est également, rappelons-le, directeur à la Hutte spécialisée dans les bougies parfumées audacieuses, élégantes, insolentes voire impertinentes à découvrir sur hutte.co

Contrairement à la légende négative sur le département des Ardennes, ce Département bouge et vit grâce aux talents d’ouvriers, d’entrepreneurs, d’artistes et d’élus qui font bouger les lignes de ce joli carrefour de l’Europe.

Voir en ligne : HUTTE

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

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Mais qui est donc Juliette Savaëte ?


Cette femme passionnée et passionnante ne peut laisser indifférent. Son côté étrange autant que mystérieux révèle une personnalité éblouissante, étonnante et incroyable. Elle révolutionne l’Art, en inondant Paris de ses dessins nomades, lesquels subliment des instants photographiques d’exception.

A l’aide de sa plume trempée dans l’encre de Chine, elle dessine, comme le prétend le poète Eduardo Pisani, bien plus que ce que l’œil peut voir de lignes et de ronds. Son divin côté créateur innove, bouscule, interpelle et invente une dimension qui nous échappe en révélant une nouvelle race artistique que nous découvrons. Elle nous fait voyager, rêver, aimer un univers encore vierge qui rend la vie et l’humanité plus belles, elle dessine l’amour et lui donne le sens du partage que nous attendions tous depuis la nuit des temps, elle est le son créateur, ces trois lettres AUM que nous retrouvons dans le mot amour car là où il n’y a pas d’amour il y a les ténèbres de la mort. Cette femme nous ressuscite, en nous proposant une renaissance dans un nouveau monde… LE SIEN !

Juliette Savaëte est belle trois fois, physiquement, dans son coeur et dans son âme. Ses dessins nomades sont autant d’invitations à une nouvelle expression de l’humain.

Elle vient d’exposer à Paris, sur plusieurs dates, et ce n’est pas terminé car un troisième vernissage est programmé sur Paris, pour ce vendredi 25 mai 2018 à 19 heures. Pour celles et ceux qui n’ont pas eu ou n’auront pas le bonheur de découvrir son exposition, il vous restera la chance de découvrir l’Art de Juliette Savaëte dans son très beau livre produit par la Société Be a Media.

Juliette Savaëte est énergie et mouvement. Très femme-femme, elle est bien dans sa tête, dans son corps et dans son époque, même si elle fait partie intégrante de ces êtres intemporels que sont les anges terrestres venus d’une autre galaxie pour apprendre enfin à l’être humain que l’amour élève et que la haine nous conduit vers des profondeurs abyssales.

Le 21ème siècle sera Savaëte ou ne sera pas… Et Savaëte immense !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

POUR COMMANDER LE LIVRE DE JULIETTE SAVAËTE

 

 

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« L’unique valentine » par Thierry Paul Valette


Ce soir la lune à ouvert ses yeux de diamants,
Ses larmes de saphir brûlent au firmament
De tes prunelles, céleste calice de cristal,
Ou tu me demeures cette pierre idéale.

Tes pétales de jade ma douce orientale,
À tes parfums d’émeraudes nuptiales,
Scintillent aux feux de mes nuits
De pluies et de charmes interdits.

Au puits de tes lèvres de sang,
A tes mains d’ivoire et d’argent,
Je dépose l’ivresse de mon cœur
Douce couronne de rubis en fleurs.

Ce soir le temps s’est envolé
Aux rives de notre destinée
Ou je t’offre mon âme libertine
Ma bien aimée, unique valentine.

TPV

 

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La bonne choucroute de L’Isle Saint-Louis


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Quel bonheur de déjeuner dans cette belle et traditionnelle Brasserie de l’Isle Saint-Louis, à côté d’un bras de Seine, par une journée ensoleillée de ce mois de février. Cette Maison a une âme, celle du siècle dernier et des années insouciantes d’après-guerre puisque fondée en 1953.

Le dépaysement est total et vous avez l’impression d’être à bord d’un paquebot dont aurait pris forme cette île entourée de tous les côtés par ce fleuve qui traverse la Capitale.

Le décor est resté dans son jus appartenant au siècle dernier, avec cette ambiance bon enfant des brasseries parisiennes d’antan, véritables institutions du monde de la limonade.

L’accueil est sympathique et le directeur vous souhaite la bienvenue derrière sa belle moustache.

Ici il fait bon vivre et bien manger, les produits sont frais et de bonne qualité. Tout est travaillé sur place avec soin.

Nous optons pour une monstrueuse choucroute alsacienne garnie avec son jarret et son pot de raifort, autour d’une chope en grès de bière légère Mützig pour accompagner agréablement ce copieux repas. Outre le chou délicieux et bien équilibré au niveau de l’acidité, notre plateau comprend aussi de belles viandes de porc comme cette palette, ce lard fumé et ce jarret entier ainsi que de savoureuses charcuteries comme ce saucisson à l’ail, ces saucisses de Strasbourg et de Montbéliard, puis ces boudins noirs et blancs, ainsi que de généreuses pommes de terre à la belle cuisson.

La salle et la terrasse sont pleines, ce qui est le signe révélateur d’un établissement de qualité. Le personnel est vêtu comme à l’ancien temps et aucun ne semble chômer.

Nous terminons sur une mousse au chocolat faite « Maison » qui est une pure merveille.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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« Une maison qui serait ailleurs » par Thierry Paul Valette


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Elle porte en elle ce même rêve
Aux longs matins quand elle se lève,
Celui de pierres et de couleurs,
D’une maison qui serait ailleurs.

Comme l’azur elle serait bleue,
Comme tous ces jours joyeux
Ou elle fixait alors mes yeux
D’un regard tendre amoureux.

Elle porte en elle ce même rêve
Aux longs soirs quand elle enlève,
Doucement, et me laisse entrevoir
Ses plus belles dentelles noires.

D’écumes douces et marines,
De ces longues nuits taquines,
Elle serrait mes mains coquines
D’un désir de larmes câlines.

Ses seins frissonnants tendrement
Sur ma peau nue et transpirante
Embrassaient mes hanches ruisselantes
Me dressant comme un fougueux amant.

Mais un matin son joli cœur parfumé
Soudainement s’est mit à transpirer.
Son regard pourtant alors si heureux,
Bouleversant toujours à mes yeux,

S’est doucement mit à pleuvoir
Illuminant ses belles pupilles noires.
Alors à l’élégance de ses charmes
Elle m’a offert cette si belle larme

Qui respirait tendrement l’amour,
Qui nous berce ainsi chaque jour,
Et coulait le long de son visage
Mon orientale mon doux rivage.

Je déposerai ainsi chaque soir,
Cette lettre , cette belle histoire,
Cette maison qui serait ailleurs
Qui serait celle de nos cœurs.

TPV
NS 2016

 

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« Je marche seul » par Thierry Paul Valette


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Sur les trottoirs de bitume entachés de souliers usés, qui sans grâce fourmillent, qui sans âme dans le bruit sale de ces journées passagères m’indiffère, je marche seul de la même manière que l’on marche sur les trottoirs de Paris ou de Manille.

Oui seul, toujours seul avec mes semelles de vent arpentant un asphalte figé, parfois décomposé, qui ne laissent comme unique empreinte que celle d’un long silence palliatif.

Des milliards de pas qui les uns après les autres, les uns par-dessus les autres, se malmènent et portent sur leurs épaules ces hommes et ces femmes, ces enfants et ces vieillards, ces personnes de toutes sortes et de toutes convenances qui laissent derrière eux ces sempiternelles traces qui inlassablement se substituent les unes aux autres dans un véritable Kâma-Sûtra podo-urbain.

Des tâches de sang usagées et brunissantes, vestiges de cette fragilité humaine, qui se confondent à celles du goudron aux teintes parfois bleutées, des hydrocarbures décolorés, des graisses épaisses et de mélasse de toutes sortes aussi pures que l’eau contaminée des égouts de Tchernobyl.

Pourtant je suis entouré, accompagné, preuve de ces cris qui m’entourent. Je suis cerné sans aucune intention de me rendre. Je suis bousculé, malmené de tous ces coudes saillants, de toutes ces épaules osseuses et parfois même rondelettes, qui frénétiquement me frôlent dans une indifférence hurlante et dont leur seule et unique contrainte ne semblerait être que la perte de ces quelques secondes vitales, aussi essentielles que des points sur un permis de conduire .

Tous accrochés à leurs Smartphones à fendre les foules, ils ne marchent plus…Ils pilotent. Il ne s’agit plus d’une lutte contre le temps mais d’une course frénétique sans aucun départ ni aucune arrivée qui à chaque seconde, à chaque dixième de seconde de perdue sonne le glas de leur bon sens emprunté.

Autrefois, dans des temps encore bien inscrits dans certaines mémoires vieillissantes, dans des temps qui appartiendront tôt ou tard aux livres d’histoires et qui eux même se retrouveront dans ces greniers poussiéreux de maisons inanimées et dont pour les plus chanceux dans les quelques vitrines d’antiquaires spécialisés du quartiers Drouot, nous prenions le temps avec cette féroce envie nécessaire de se perdre aux hasard de rencontres fortuites de toutes sortes aussi futiles qu’utiles ou inutiles que celle d’un frelon avec un ticket de métro.

Le lien ? Aucun !!! Juste que l’absurde n’avait d’importance tant que nous en avions conscience .Mais des lors que l’absurde étant devenue cette monnaie courante et nationale alors nous sommes entrés dans une évidence nécessaire qui nous permet par ce providentiel alibi de nous cacher de la perte de nos propres failles.

Celle évidence est celle de l’indifférence, cette formidable excuse qui nous évite l’aveu, l’aveu de cette perte annoncée du raisonnement.

Peut-être après tout résonner deviendrait il cette absence même de raisonnement ? A force de raison de Platon à Socrate, de Voltaire à Montesquieu ou bien de Lévy à tant d’autres en avons-nous déjà fait le tour… faisant inlassablement évoluer notre monde là même où notre esprit tourne en rond comme un retour inéluctable à la case départ nous rappelant que du ventre de nos mères nous n’avions comme unique refuge ce terrible replis sur nous-mêmes.

Raisonner, se retrouver ainsi à ce même point de départ, plutôt une bulle devrions nous dire, nous retrouver nez à nez à cette évidente métaphore de la caverne interrogerait il peut être ce fait que l’homme s’il prétend survivre doit avant tout autre chose revenir à sa place d’antan telle qu’elle le fut il y a quelques milliers d’années , c’est-à-dire à ce moment précis où « nous étions » plutôt que celle d’aujourd’hui ou « nous ne sommes plus »

TPV
Texte protégé 2016
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Le JuJutsu de Bagnolet


Eric Anfrui

C’est Eric Anfrui, ceinture noire 5ème Dan, portant également le titre japonais de Menkyo Kaiden Shihan, qui dirige ce cours d’Art Martial Traditionnel à Bagnolet (93).

Bien plus qu’un art de la guerre, ce JuJutsu vous fera évoluer vers votre propre paix intérieure, en passant par l’harmonie du corps et de l’esprit.

Vous allez pratiquer une vraie discipline sportive ouverte à tous, en mouillant de sueur votre kimono, et ressentir un réel bien-être en ressortant du Dojo.

Le Kokodo JuJutsu-Himeidojo-Bagnolet est aussi une formidable école de vie, en dehors de l’aspect physique de cet Art Martial dans lequel il n’y a pas de compétition. Vous allez apprendre et surtout comprendre que sur le Tatamis, face à vous, il y aura un partenaire avec lequel vous allez évoluer dans la discipline et non pas un adversaire qu’il faut combattre car le seul adversaire à vaincre est très souvent nous-même avec notre rigidité de corps et d’esprit.

C’est sous les conseils et l’œil bienveillant du Professeur Eric Anfrui que vous allez apprendre à avoir confiance en vous, à vous respecter tout en respectant les autres. Cet art de savoir se défendre physiquement sera alors un véritable art de vivre, en même temps qu’il deviendra, au fil du temps, l’art de l’accord et de la paix dans un pur esprit d’amitié et de prospérité mutuelle, au-delà de nos différences qui deviendront alors de véritables richesses.

Le Bushido (Code d’Honneur régissant les Arts Martiaux) prendra ici tout son sens, surtout lors des combats que vous serez amenés à effectuer au cours de votre progression.

Au-delà de la technique, de la Self-Défense et des Katas, ceinture après ceinture, grade après grade, distinction après distinction et au bout de quelques années, vous découvrirez qu’il existe aussi une médecine et une philosophie liées au JuJutsu… La ceinture noire 1er Dan ne correspondant, en fait et si on voulait faire une comparaison, qu’à la maîtrise des lettres de l’alphabet pour l’écolier avant d’aborder l’art de savoir écrire.

Vous aurez aussi, dès vos débuts, même avec votre rutilante ceinture blanche de novice, la possibilité de voyager pour un séjour au Japon en compagnie de votre Professeur Eric Anfrui et d’évoluer au sein du mythique Hombu Dojo auprès du Fondateur de la méthode Kokodo, style de JuJutsu créé par Soke (Le Grand Maître) Yasuhiro IRIE.

Alors qu’attendez-vous pour découvrir cette discipline de Self-Défense, surtout par les temps qui courent, puisque les deux premiers cours d’essai sont gratuits et que vous pourrez partir ou rester, sans avoir de comptes à rendre à quiconque, mais cela vaut vraiment la peine d’essayer.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR LE SITE DU HIMEIDOJO DE BAGNOLET

 

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Savaëte & Vignale inventent un nouveau concept artistique.


 

Vignale 1

Vignale 2

 

Elle crée des dessins nomades uniques, sur les photos d’elle qu’il fixe sur sa pellicule. Ce « Nouveau Binôme Artistique » va révolutionner le mariage des genres, avec un concept complètement inédit.

Elle s’appelle Juliette Savaëte et lui Frédéric Vignale. D’ici la fin de l’année 2016, ils doivent sortir un livre commun qui va surprendre et faire parler énormément, en bien ou en mal. Le livre va s’intituler « Dessins Nomades », avec quelques 30 œuvres et des textes de ces deux artistes grandement surprenants autant que déconcertants.

Une nouvelle ère s’ouvre avec ces deux-là, une nouvelle mode, une nouvelle tendance, du jamais vu, avec du vécu, du senti, du ressenti, des bouleversements, des interrogations, de l’admiration, de l’incompréhension, de la critique, de la jalousie, de la mesquinerie, de l’envie, de la fougue, de la passion… De l’Art tout simplement, une union déraisonnable et interpellante, des dessins photographiques qui sont autant de belles choses et qui ne sont pas sans nous rappeler certains tatouages ethniques polynésiens, aborigènes australiens voire sacrés ou tribaux auxquels les Maori pourraient trouver le vrai sens caché, celui de l’expression profonde de l’âme de nos ancêtres qui voyage dans nos corps physiques par un long processus purificateur d’incarnations.

Lui fait les photos et la mise en scène, elle réalise les dessins nomades à partir de ses photos.

Cet Art étrange, fascinant, beau et inquiétant n’est vu nulle part.

C’est une naissance diront certains ou une renaissance prétendront d’autres, pour ce « couple artistique » qui sait nous surprendre avec son nouveau-né.

Si lui est connu de la sphère artistique parisienne, du milieu journalistique ou grâce à ses prestations photographiques exceptionnelles, elle est moins exposée. Cependant le parcours de Juliette Savaëte est bien loin d’être banal puisqu’elle est diplômée de l’École des Beaux-Arts de Paris, d’un Master de peinture et de dessin décerné par l’Université Nationale Australienne de Canberra. Sans compter ses nombreuses expositions personnelles ou ses créations pour la Haute Couture Française.

Et si les dessins nomades de Juliette Savaëte étaient, tout simplement, des invitations vers notre voyage intérieur, à la découverte de notre identité profonde inscrite dans notre patrimoine génétique, une véritable machine à remonter le temps ou à l’ignorer parce qu’il n’est, après tout, qu’une illusion nous empêchant d’accéder à notre propre déité. Peut-être veut-elle nous affirmer, au travers de son Art, qu’il ne faut pas chercher à l’extérieur ce qui est à l’intérieur.

Serait-il Jésus et lui Marie-Madeleine ou l’inverse… ? Comprendre et expliquer c’est parfois tout gâcher car l’Art ne s’explique pas, ne pouvant que se vivre, alors laissons-nous aller vers ce voyage initiatique proposé par Savaëte & Vignale, en mettant nos pas dans leurs pas nous ne le regretterons pas.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR LE SITE DE JULIETTE SAVAËTE

 

 

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« BRUXELLES, PARIS, KANTAOUI, CHARLIE, ETC » par Aliza


Aliza

 

Je me sens Bruxelles comme j’ai été Paris,
Les bourreaux sont les mêmes, là en Tunisie
Charlie, des journalistes et des dessinateurs
A Paris, ce furent simplement des spectateurs
Tuer par haine, ou parce qu’on est lobotomisé
Par des prêcheurs juste pour qui Allah rapporte
Laissant leur Coran fermé, juste des cloportes
Que ce soit Boko Haram, Daesh, Al Qaida,
Al Nosra, et y en a plein, en veux-tu, en voilà,
Pas la peine de travailler ou d’avoir son certif
Leur seule instruction est Kalach et explosif
Ils envoient se suicider des filles de douze ans
Ils torturent, massacrent, violent, décapitent,
Mais plus nuls souffles d’humanité les habitent
Ils kidnappent des enfants, les font putains
Et se les revendent en se disant puritains ,
Ils se disent les messagers d’Allah sur terre
J’ignore s’il existe, mais si oui pour eux l’enfer
Celui qu’il font vivre à ceux qui sont différents,
Pendant qu’ils accumulent des masses d’argent,
Rançonnant les malheureux dans les villages
Laissant des monceaux de morts en passages
Alors je dis non, non, plus rien d’autre que non
Assez de nous rassembler en braves moutons
Tandis que les loups regardent et sont contents
Assez de marches en bêlant et en se lamentant
Les moutons en ont marre, on ouvre la chasse
Que partout sans pitié les loups trépassent
Ceux qui discourent et ceux qui exécutent
Envoyer en enfer tous ces enfants de pute
Assez les Grands de commercer à tort
Avec certains pays qui financent la mort
Ayez un peu de respect pour vos citoyens
Éradiquer, vous en avez tous les moyens
Je sais que la Bourse vous tient à cœur
Que vous vous accommodez de l’horreur
Que finalement en meurtres de masses
Vous pouvez dire Ah oui, bon, je passe
Mais vous vous voulez des démocraties
Alors un instant assez de vivre Économie
Vous les Grands, un petit reste d’humanité
Il faut sauver les soldats Amour et Liberté
Sept milliards vont ont confié le monde
N’en faites pas une planète immonde
Détruisez ces ferments d’apocalypse
N’osez plus dire : Désolé, je m’éclipse
Car ce feu tôt ou tard oui nous atteindra
Qui qu’on soit, qu’on pense, où qu’on soit

Aliza Tous droits réservés

 

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Métro de Paris, Station Liberté… A lire absolument !


Le livre "Métro de Paris, Station Liberté"

Le livre « Métro de Paris, Station Liberté »

Une fois de plus, mais en aucun cas une fois de trop, l’auteur nous régale de ses statuts Facebook. Ceux-ci sont beaucoup plus élaborés que les premiers car l’œil observe l’humain en profondeur, dans les entrailles de la terre où circule ce bon vieux métro parisien et aussi en surface, sur les trottoirs ou à la laverie automatique. Chacun sait que dans les transports parisiens, tout comme dans les rues de la Capitale, c’est souvent l’enfer. Les visages sont fermés et parfois graves. Des gens se bousculent, se montent sur les pieds ou s’insultent, certains autres chantent ou jouent de l’accordéon, de faux mendiants demandent quelque argent et des pickpockets vous vident les poches, pendant que de gros dépravés sexuels se frottent allègrement contre un derrière féminin ou insultent les dames qui passent dans la rue parce qu’elles ne répondent pas à leur avances.

Le métro parisien et la rue sont de formidables observatoires de la Société et Frédéric Vignale semble se délecter de toute cette faune qui compose les rapports humains. Certaines petites phrases assassines nous inspirent, nous font réfléchir, rêver, sourire, mais toutes sont pédagogiques et permettent parfois une prise de conscience. Une véritable étude sociologique mais ludique à découvrir, au travers du regard impitoyable, inquisiteur et sans concession de l’auteur qui, tel un enfant, s’amuse de tout en nous montrant souvent notre médiocrité comportementale.

Voici un exemple de réflexions, découvert dans les cent de pages qui composent ce bel ouvrage divertissant autant qu’instructif :

« Métro parisien bondé, heure de pointe, ligne 13. Une femme SDF de soixante-trois ans débarque dans le wagon en tongs. Elle dit qu’elle est handicapée à quatre-vingt pour cent mais qu’elle fait avec et dit aussi qu’elle a de bons yeux et qu’elle peut le prouver. Puis elle se retourne directement vers moi et me dit je te reconnais toi, tu es le valeureux mousquetaire du Roi et tu as trouvé ta Dame n’est-ce pas ? Je lui réponds machinalement que Oui c’est vrai puis elle dit que chacun me donne des centimes ou de la nourriture ou des tickets restaurant sauf mon mousquetaire qui lui a une mission secrète pour sauver la France et qui doit garder ses sous …. Voilà quoi je vis ma vie de héros intemporel sous le pavé parisien. » (Page 40).

A noter également le superbe texte plein d’amour et si poignant de Patrick Lowie intitulé « Cher Hender », dans les deux dernières pages du livre, et publié dans le métro de Bruxelles ainsi que dans les pages d’un quotidien belge.

A acheter sur la plateforme éditoriale P.A.T. http://www.e-pat.net/

Notre Journal vient de rencontrer Frédéric Vignale, pour lui poser quelques questions dérangeantes et sans aucune concession à propos de son livre.

PCB : Qu’est-ce qui peut bien vous plaire dans ce Paris d’aujourd’hui ?

FV : Très bonne question cher Philippe car ce que j’aime dans le Paris d’aujourd’hui c’est ce qui n’a pas changé depuis Hier justement, un Paris gouailleur, décalé, cosmopolite comme dans les films d’Audiard ou de la nouvelle vague. Paris restera toujours pour moi ma ville préférée malgré ses laideurs, ses injustices, ses violences, ses rues qui se meurent, ces quartiers qui perdent leur charme intemporel. Je suis « monté » à Paris et je compte bien ne jamais en redescendre. J’aime par-dessus tout les quartiers populaires car rien n’est plus ennuyeux que les quartiers chics qui sont les têtes de gondoles de ceux qui sont des poseurs et pas des faiseurs. Les quartiers pour vieux cons fortunés sont des zones sinistres pour morts-vivants, le seizième est un mouroir alors que le 10ème ou le 18ème sont des endroits pour le moins attractifs et qui ressemblent à des décors idéaux pour mes explorations humaines.

PCB : Pourquoi ce titre « Métro de Paris – Station Liberté ?

FV : L’explication est dans le livre mon cher monsieur, elle est même située, géo-localisée comme disent les jeunes aux dernières lignes de l’ouvrage. Il s’agit d’une compilation de petites chroniques urbaines que mon Éditeur a qualifié de drôles et que j’ai commises depuis quelques années sur le pavé parisien et aussi et surtout dans le métro de la capitale qui est pour moi un magnifique terrain de jeu, de rencontres et d’exploration avec cet œil mi-curieux, mi-amusé, mi-bizarre et unique que je peux avoir. Car malheureusement nous sommes dans un monde où il y a de moins en moins de regards originaux portés sur les choses et les êtres car on est à l’ère de l’uniformisation de la pensée et de l’action de groupes. Ce livre lutte à sa façon contre ce phénomène inquiétant. C’est un livre dont le fil conducteur c’est les stations du Métro parisien.

PCB : Frédéric Vignale, en vous lisant, on se demande parfois si vous n’êtes pas un peu mythomane.

FV : Rires. Cette question va plaire à mes ennemis. L’accusation de Mythomanie est le nouveau mal du siècle. Dès que vous êtes différent, dès que vous dérangez on vous traite de mythomane ou de pervers narcissique. Le monde est un gigantesque cabinet de psy de comptoir, c’est totalement navrant. On m’a dit aussi que la lecture de ce livre faisait penser au prime abord que j’avais une vie extraordinaire. La réponse est qu’on a la vie qu’on mérite et que j’ai cette capacité de savoir l’enjoliver, la sublimer, la mettre en scène avec les mots et les aventures. La mythomanie est un vilain mot, c’est une maladie mentale dont souffrent la plupart des gens qui me vouent de la haine, de la rancœur ou de la jalousie chronique et malgré tous mes efforts, je suis parfois menteur par jeu mais je n’ai jamais réussi à devenir, malgré mes grands efforts d’intégration, un mythomane digne de ce nom comme Yann, David, G. ou N. ou encore P. (liste non exhaustive)… Même si le genre de ce livre est un vrai divertissement, il s’agit surtout d’un travail littéraire et sociologique mais qui ne se prend pas toujours au sérieux car il se marre derrière sa moustache.

PCB : Vos statuts Facebook sont comme vos photos… Surprenants ! Ne savons-nous plus entendre ou voir comme vous le faites ?

FV : Heureusement que tout le monde n’écrit et ne pense pas comme moi sinon ma singularité n’aurait aucun intérêt et encore moins son exhibition textuelle dans un livre ou sur les réseaux sociaux. J’aime surprendre, ça vous étonne ? J’aime agacer, être là où on ne m’attend pas, j’aime être libre et j’aime échapper à la violence, la bêtise et l’acharnement car j’ai cette chance de retomber souvent sur mes pattes malgré les encouragements, les applaudissements, les attaques, les acharnements et les amours réels ou déçus. De plus en plus de gens me suivent et aiment me lire sur Facebook, j’ai une belle audience et de magnifiques retours. Je suis un homme heureux. Ma vision du monde, si particulière, poétique et provocatrice a désormais un vrai public enthousiaste et c’est une belle récompense pour mon travail.

PCB : Riez-vous parfois de vos idées ou de vos écrits et pensez-vous que votre livre va nous servir de thérapie ?

FV : Je ris beaucoup de moi-même, même si je vous l’avoue je préfère être taquin et me moquer gentiment des autres surtout les méchants et les affreux. J’aime l’idée, j’aime le saugrenu, j’aime susciter de l’intérêt textuel évidemment. Si je n’avais pas du tout de retours sur mes écrits, je serai très malheureux mais force est de constater que grâce à mon travail sur le Journal Le Mague, mes vidéos, mes écrits et le reste j’ai une audience de plus en plus importante qui s’amuse de mes écrits et a de la sympathie pour ma moustache, mon stylo et moi-même.

PCB : On prétend que les clowns sont souvent tristes, est-ce votre cas ?

FV : Je ne suis pas un Clown, les clowns ne me font pas rire du tout, ils me feraient plutôt peur. Un mauvais souvenir de petit garçon qui persiste… Moi j’aime rire des choses un peu décalées, gentiment cruelles, étranges, surréalistes ou pas très très communes. Des monstruosités et des beautés du quotidien qu’on peut tourner en dérision un peu fine. C’est un humour qui ne plaît pas à tout le monde mais fédère de plus en plus. Je suis né avec ce regard-là sur le monde, un peu moqueur et énervant mais c’est ce qui fait mon charme me disent les gens charmants, altruistes et curieux. Pour ma part j’aime les chansons tristes et les vies gaies. Je suis un fieffé optimiste, au grand dam d’une grande partie de mes concitoyens qui est tout de même bien tristounette, dépressive et chiante.

PCB : Qui êtes-vous vraiment, derrière votre moustache ?

FV : Si je savais qui j’étais, je n’écrirais pas ces pastilles auto-fictionnelles, mais je serai inspecteur des impôts, guichetière à la Poste, truand, homme politique, huissier ou flic. Des métiers de voyous et de malhonnêtes la plupart du temps où tu sais parfaitement qui tu es, de quel côté de la force tu te places.

PCB : A part en vous, en qui ou en quoi croyez-vous ?

FV : Je crois en l’Amitié, à l’Amour, aux enfants, à la création, à la Poésie, à la vie avant la Mort, aux rires, aux surprises, aux orgasmes, à la beauté, à la folie, au Bonheur à l’Injuste, à la Bêtise, aux jalousies, aux petitesses… mais je ne suis pratiquant que pour certaines de ces catégories, devinez lesquelles.

PCB : Que pensez-vous de vos contemporains et êtes-vous né à la bonne époque ?

FV : Je suis né au bon siècle, à la bonne heure, à la super minute adéquate mais je suis nostalgique des esthétiques du passé, pas du reste. C’était plus beau avant. Le début de l’ère industrielle était d’une grande beauté plastique, désormais le monde est devenu laid à pleurer, c’est pour cela que je le sublime par les mots et les images.

PCB : Croyez-vous avoir un rôle social sur les réseaux sociaux ?

FV : On a tous le rôle qu’on a envie dans ces réseaux autocentrés, narcissiques mais aussi «partageurs » et très intéressants sociologiquement. Moi je dis que chacun peut être qui il veut s’il respecte les lois et n’emmerde personne avec sa bêtise, sa jalousie ou sa violence. Je ne joue pas, je suis moi, c’est juste très bien mis en scène par un mec de talent. (Rires)

PCB : Que pensez-vous de la bêtise humaine et pensez-vous en être exempt?

FV : Je combats la bêtise depuis longtemps, je suis à peu près immunisé mais pas à l’abri non plus de choper cette maladie idiote, conne et mesquine. Je prends bien mes pilules, j’élimine les parasites de mon entourage, les suceurs, les adorateurs malsains, les flatteurs, les jaloux et les opportunistes. Reste plus grand monde, reste les amours et les amis précieux et fidèles. J’en ai plus que la normale, je suis très chanceux, et l’on fait un beau bouclier contre la saloperie ambiante. On est en résistance jubilatoire encore et encore et notre cercle reste ouvert !

PCB : Le mot de la fin vous appartient, alors à vous de nous convaincre d’acheter votre livre.

FV: Achetez mon livre MÉTRO DE PARIS, STATION LIBERTÉ (P.A.T) c’est mon meilleur, c’est le plus beau, le mieux écrit et celui qui me ressemble le plus. Il est drôle, enrichissant, léger, sympa, il arrose les fleurs, aboie quand il y a des voleurs, a la Wifi intégrée, est végan, il est cool raoul, n’utilise pas de fourrure animale et a une grosse poitrine et des grosses couilles qui ne pendent pas. Il sera beau sur votre étagère ou pour faire un cadeau à un ami ou amour méritant. Laissez-vous tenter, en plus, il est pas cher. Acheteur veinard que tu vas être je t’envie déjà !

http://www.e-pat.net

Article et interview de Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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« Soumise » par Thierry Paul Valette


"Soumise" by TPV

« Soumise » by TPV

Je n’ai que les vertiges d’une caresse exquise
A déposer au pied de cette brulante banquise
Rendez-vous de ma plus belle marquise
Ou déjà elle me semble toute acquise

Je n’ai que les frissons d’un baiser ainsi dévoré
A lui échanger au précipice de ses lèvres enflammées
Miroir de ses fines pluies de larmes libertines
Ou déjà elles me semblent ruisseler sur sa poitrine

Je n’ai que la chaleur de mon corps assoupi
A lui offrir a la lumière de son sein maternel
Volcan de ses seules floraisons charnelles
Ou déjà elle me semble divinement endormie

Je n’ai que le murmure de mes rêves félins
A lui chanter a l’entrée brulante de son chemin
Écrin sauvage de ses plus vulnérables envies
Ou déjà je lui semble durement introduit

TPV
©2016 RÉSERVÉ

Thierry Paul Valette

Thierry Paul Valette

 

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Frédéric Vignale : Le Photographe Parisien incontournable !


Frédéric Vignale

Pour voir le Site du photographe, cliquez ICI

 

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Poséidon 2014 pour La Libre Gazette


Poseidon2014

Notre Journal La Libre Gazette, comme chaque année écoulée, vient de décerner ses récompenses pour l’année 2014 si riche en évènements artistiques, culturels et littéraires.

De vrais artistes, artisans, écrivains, photographes, cinéastes, chanteurs, dessinateurs, créateurs d’entreprises, etc… souvent méconnus du grand public et dont les médias traditionnels ne parlent jamais, viennent d’être mis à l’honneur par notre Journal. Pourtant, ces artistes sont bien vivants et ont un sacré talent. Certains d’entre elles et eux auront, assurément, un bel avenir et feront la couverture de magazines people, prochainement.

Entre 2011 et 2012, nous avons décidé de créer une récompense que nous décernons à dix artistes qui viennent de marquer cette année qui s’achève.

Pour la 4ème année consécutive, La Libre Gazette vient d’attribuer les «Poséidon 2014» pour féliciter ces gens qui nous font rêver par leur savoir-être et leur savoir-faire.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Les trophées «Poséidon 2014» sont attribués à :

Mabéo

Mabéo, Chanteur : Lire l’article

 

Miss Plume

Miss Plume, Chanteuse : Voir la vidéo

 

Rebecca Wengrow

Rebecca Wengrow, Romancière : Lire l’article

 

Frédéric Vignale

Frédéric Vignale, Photographe à Paris : Voir l’article et la vidéo

 

Faby Perier

Faby Perier, Chanteuse : Voir l’article et la vidéo

 

Mlézi

Mlézi, Auteur et Chroniqueur : Lire sa chronique

 

Anne Bernex

Anne Bernex, Comédienne : Lire l’article

 

Lola Guliana

Lola Guliana, Top Model : Lire l’article

 

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Le Mathusalem, le bistrot qu’on aime !


Le Mathusalem

Quelle bien belle « Maison » que ce restaurant du boulevard Exelmans, à Paris 16ème. Un vrai voyage dans le temps, au pays de l’insouciance et des bonnes tables parisiennes, en même temps qu’une bien agréable étape gastronomique, avec un accueil parfait, des gens à votre écoute et aux petits soins pour vous.

Ici, les produits sont frais et d’excellente qualité. L’ardoise variée est le reflet du marché du jour, les menus sont alléchants, la carte est bien élaborée et la cave cache quelques bonnes surprises dédiées au dieu du vin.

Un restaurant aux allures de bistrot d’antan mais totalement au goût du jour. A l’entrée rutile un zinc qui sert encore de comptoir et l’ambiance qui se dégage de cet endroit magique fait que vous n’avez plus envie de repartir, en prenant le temps de savourer le moment comme les mets qui passent devant votre nez et qui fleurent bon les terroirs de l’Hexagone, jusqu’à vous mettre l’eau à la bouche.

De l’apéritif américano accompagné de baguette grillée et de tapenade d’olives noires, en passant par les croustillants de camembert à la confiture de cerises noires et le paleron de bœuf braisé avec son jus façon bourguignonne, jusqu’au colonel nous servant de dessert, pas moyen d’être déçu. Les assiettes sont belles et bonnes, les verres à vins sont ronds, charnus et divins surtout lorsqu’ils contiennent un Coteaux du Layon ou un Saint-Emilion… Quant au Chef, il excelle en jouant savamment de ses casseroles, de ses marmites et de ses poêles. Il devient alors un véritable petit chimiste, pour vous concocter un jus de cuisson au vin en partant sur la base d’un fond de sauce brune.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Site du Mathusalem

 

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Le Procope de Saint-Germain-des-Prés


Crédit photo PCB 2013

Crédit photo PCB 2013

Au cœur du Paris historique et vivant, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, se trouve campé, depuis plus de trois siècles, ce splendide établissement qu’est Le Procope.

Depuis le coin de la rue de l’ancienne comédie, votre œil est irrésistiblement attiré par cette maison bleue. Cette devanture ne ressemble à aucune autre et il vous semble, soudainement, effectuer un voyage dans les couloirs du temps.

À l’approche de cette élégante maison, depuis le pas de porte, vous remarquez, à travers les fenêtres et la porte vitrée, que l’ambiance intérieure paraît aussi feutrée que celle des palais de la république. Le lieu, luxueusement décoré, est également superbement éclairé.

Vous pénétrez dans l’espace réservé à l’accueil et là, en plein émoi, votre imaginaire se réveille. Votre mémoire navigue sur les effluves du passé, en traversant des fragrances d’antan. Vous revoyez belles dames et beaux messieurs du passé, artistes et écrivains, s’engouffrer dans le ventre chaud de ce magnifique endroit au cadre raffiné et presque muséal.

N’ayant pas réservé, le personnel m’accueille cependant avec beaucoup d’élégance et le Chef de Rang me conduit à une superbe table dotée d’une moelleuse banquette, à côté d’une fenêtre donnant sur la rue. Un serveur sympathique, vêtu à l’ancienne, vient me proposer la carte que je consulte en dégustant un merveilleux Champagne.

La cuisine est celle d’une brasserie traditionnelle, sans véritables surprises. En ce qui me concerne, j’opte pour le plat du jour qui est une demi-langouste cuite à la parisienne et accompagnée d’un risotto aux champignons et copeaux de parmesan frais et fondants. Le tout, très copieux, est un pur délice que j’accompagne d’un Pommery Brut. Je clôture ce moment d’exception, sur une savoureuse tarte faite maison, avec des fraises gariguettes, divinement parfumées et délicatement sucrées.

L’endroit vaut bien qu’on s’y attarde un peu.

écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Le Procope c’est ICI

 

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Le Louchébem : Un rade sans viande de cheval roumain


Fifi et la boutanche de calva du Louchébem

Le Louchébem c’est un peu l’empire de la bidoche. Ici, on ne vous donne pas à bouffer de viande de canasson roumain, à la place de celle d’un cornant, car on n‘est pas chez Findus.

Vous en avez marre de la barbaque à pneu qu’on vous sert dans des chaînes de restaurants à la mords-moi-le-nœud et vos ratiches dépriment sévèrement, ne voulant plus claper de la daube, alors soyez les bienvenus dans cette crèmerie ou plus précisément dans cette brasserie dédiée à la bonne viande et dans laquelle vous allez pouvoir vous éclater le bidon, en vous rappelant le plaisir de becqueter de la qualité.

C’est donc en compagnie d’un vrai «Titi parigot», sachant jacter l’argomuche et le javanais, que je déboule dans ce bistringue situé autour de l’emplacement des anciennes halles de Paname, au métro Châtelet, pour aller grailler quelques savoureux et gigantesques morceaux de chair fraîche.

En arrivant dans ce bel établissement très pittoresque et dès que vous franchissez le seuil de la porte, vous avez l’étrange impression de mettre vos pinceaux dans une boucherie d’autrefois, rien qu’à l’ambiance qui y règne et aux effluves de viande qui viennent vous chatouiller le tarin et les naseaux.

Didier, le chef de rang, déguisé en maquignon pour vaches, avec sa blouse noire, vous confie aux bons soins d’un loufiat fringué en garçon boucher d’antan qui vous ouvre la route jusqu’à votre carante de troquet faite de bois, tout comme la chaise sur laquelle vous allez poser votre derche, pendant le temps de votre casse-dalle de péquenot.

Certes, cet aspect pourra vous paraître folklorique, en même temps que sympathique, mais le cinoche s’arrête là car vous êtes en face de vrais professionnels dont le seul plaisir est de vous satisfaire, dans une ambiance conviviale.

Avec l’apéro, on vous sert une belle soucoupe pleine de généreux morceaux de jambon à l’os et autres viandes cuites.

Du lundi au vendredi, le Louchébem vous propose un plat du jour du style épaule d’agneau, cochon de lait ou contre-filet rôtis, pot-au-feu et tête de veau.

Nous décidons qu’un beaujolpif Fleurie nous servira de kroutchev maison, pour arroser notre gueuleton fait de fromage de tête de cochon, d’onglet à l’échalote et de cuisse de bœuf large comme mon valseur.

Au dessert, mon pote ira se paumer sur une mousse au chocolbif maison certes délicieuse, pendant que je me rincerais les amygdales avec un sorbet à la pomme copieusement mouillé au calva dont on me laissera la boutanche, comme pour m’arroser seul la tronche.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Le Louchébem
31, rue Berger
75001   PARIS
Tél. 01.42.33.12.99

www.le-louchebem.fr

 

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The Tontons Flingueurs in Paris


 

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Paris : Hiver à la Mouzaia


 

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Graffiti artistique à Montmartre


 

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Galerie

Paris : de Notre-Dame à la Villette


 

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« Le Bouchon » de Michel Méril


"Le Bouchon" de Michel Méril

Ce périple gastronomique avait commencé le 17 novembre 2008 au « Galiléo », pour se poursuivre par l’étape gourmande de ce jour dans le second établissement tenu par l’ami Michel Méril. Le beau temps était au rendez-vous et éclairait la façade du beau petit bistrot « Le Bouchon » qui se situe rue de l’Amiral Hamelin, à quelques enjambées de l’Arc de Triomphe et des Champs-Élysées. La devanture et l’ambiance, associées à ce soleil d’hiver qui réchauffe les cœurs, donnaient des airs de bouchon Lyonnais à ce bien mignon établissement.

J’avais rendez-vous avec Cyril Dhuez (j’aurais préféré un rancart avec Sophie Duez) que j’avais connu au « Galiléo », alors qu’il était de service en salle et que je l’avais remarqué pour son grand professionnalisme puisqu’il savait conseiller les vins appropriés aux mets. Cyril sera le gérant, très prochainement, d’un établissement coaché par l’incontournable figure de ce bel endroit.

L’accueil, chaleureux et fort sympathique, est assuré par Michel Méril qui sait mettre les clients à l’aise avec une classe toute naturelle. Il me tend généreusement la main, en me reconnaissant comme si j’étais déjà le disciple de Jean-Luc Petitrenaud, tout en me présentant sa ravissante serveuse, véritable petit rayon de soleil de ce Bouchon, laquelle m’offrit son sourire en guise de bienvenue.

En attendant le grand Cyril, qui apprécie les bonnes choses, bien qu’il boive du « coca-machin » sur un jambon sec (quel crime !), Michel me fait patienter en m’offrant un verre de vin blanc sec et bien frais. J’en profite pour consulter menu et carte, en découvrant quelques plats savoureux de nos grands-mères qui me mettent déjà l’eau à la bouche. Des lentilles en vinaigrette, de la tarte à l’oignon ou une chiffonnade de jambon de Serrano figurent parmi les nombreuses entrées. La poésie se poursuit avec le poulet à l’estragon, la saucisse aux lentilles et le Parmentier de canard. Les desserts passent par le nougat glacé à l’amaretto, la crème brûlée, la tarte normande et sa crème ou le moelleux au chocolat.

Cyril et moi optons pour la formule à 23 euros qui nous paraît grandement raisonnable au niveau du rapport qualité-prix. Pour ma part, mon choix s’arrête sur une terrine aux foies de volailles et pistaches, rehaussée par un somptueux confit d’oignons rouges tièdes, avec salade et cornichons. Une entrecôte , large comme le cul d’une vache, constitue le plat de résistance. Un bon morceau de beurre manié à l’échalote fraîche vient se marier au jus de la viande qui suinte sous la pointe du couteau. La viande est incroyablement tendre et Michel Méril y veille tout particulièrement en s’achalandant chez un petit artisan-boucher qui est son voisin et qui ne semble pas badiner avec la qualité. De bonnes grosses frites, coupées à la façon Belge comme j’aime, ornent mon assiette gargantuesque dans laquelle il n’y a plus de place libre. Croustillantes et fondantes à la fois, c’est un vrai régal ! Pendant ce temps, Cyril semble se lécher les babines et se délecter de son onctueuse sauce à l’estragon qui recouvre son poulet, mais il continue d’arroser la bête au soda de chez l‘Oncle Sam, ce qui me désole.

À la place d’un dessert, Cyril oriente mon choix vers le plateau de fromages, ce qui me permettra de finir agréablement mon vin de Chiroubles. Les fromages viennent du fromager du coin qui poursuit l’affinage chez lui. J’entame donc un tour de France du fromage en passant par la Normandie, l’Auvergne, le Nord et le Pas-de-Calais, les Charentes, la Bourgogne et que sais-je encore ! Une authentique assiette variée comme on ne sait plus nous en proposer dans bon nombre de restaurants où l’on vous sert volontiers deux morceaux de mauvais fromages industriels, sur un lit de salade en sachet trop vinaigrée.

Michel Méril ne commet aucune fausse note et est très exigeant sur la qualité du pain qui est de la baguette travaillée à l’ancienne et dont la mie est colorée en même temps qu’aérée.

Le Chiroubles, proposé par Michel, vient flatter mon palais et sublimer les goûts caractéristiques des différents terroirs.

Michel Méril sait cultiver l’art de la bonne table et du bien recevoir, dans la tradition qui reste le privilège des fins gourmets.

A noter la présence de dessins ou de photographies de Sonia Rykiel et quelques autres toiles, à l’intérieur de la petite salle du restaurant, ainsi qu’une belle cave à vins en bois, du côté du bar.

Le Bouchon

ouvert tous les jours à midi

du lundi au vendredi et le jeudi soir,
25, rue de l’Amiral Hamelin,
75016 PARIS
Tél. 01.47.20.49.02

Il est prudent de réserver !

L'intérieur du "Bouchon"

 

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MICHEL MERIL ET SON RESTAURANT « LE GALILEO »


A l’angle des rues Galilée et Hamelin dans le très chic 16ème arrondissement de Paris, à proximité de la station de métro Boissières, se trouve un bel établissement gastronomique nommé « Le Galiléo » qui propose un menu du jour à 18 euros et quelques spécialités méditerranéennes à la carte. L’établissement appartient au distingué, dynamique et fort sympathique Michel Méril qui n’a pas choisi de baptiser son restaurant en prenant un nom au hasard vu qu’il est placé, depuis plusieurs années déjà, dans cette rue qui porte le nom de l’astronome italien Galilée ou Galilei, lequel avait pour prénom Galiléo.

Michel Méril est une agréable figure du quartier où il est au moins aussi connu que Jacques Chirac, dont il a d’ailleurs la grande et belle allure lorsqu’il frôlait la quarantaine flamboyante. Très apprécié de tous, Michel salue de la main dames élégantes, jeunes femmes magnifiques et hommes d’affaires qui passent sur son trottoir, tout en poursuivant la conversation avec vous.

Anonymes ou people à la mode viennent s’asseoir et bavarder le temps d’un repas, autour d’un menu sympathique et très raisonnable. Même si l’endroit est bien fréquenté, le restaurant n’a rien de branché et c’est tant mieux puisqu’il a su garder ce côté traditionnel et agréablement désuet des « petits bougnats » ou brasseries du siècle dernier. Cependant il peut vous arriver, mais d’une manière très ponctuelle, de croiser au Galiléo Antoine de Caunes comme José Garcia ou Dominique Farrugia.

C’est le jeune Cyril, toujours à l’écoute du client, qui est venu me servir. Cyril m’avait vanté les mérites de ce restaurant, il y a quelques semaines en arrière alors qu’il me présentait sa mère qui est aussi belle que Russe et qui me paraissait tellement jeune que je pensais qu’elle était sa grande sœur. Après un apéritif bien tassé et quelques amuses-bouche, mon choix se porta sur un mille-feuilles de tomates composé d’un fond de tomates confites et goûteuses car gorgées de soleil. Vient ensuite l’étage supérieur constitué d’une épaisse tranche de chèvre frais à la saveur subtile, sur laquelle vient se poser une large rondelle de tomate fraîche surmontée d’écailles de parmesan. L’ensemble est bien présenté, en même temps que rehaussé d’une délicieuse vinaigrette au basilic. Tous ces parfums nous emmènent irrémédiablement vers le sud-est de la France, là-même où Frédéric Vignale a tourné « L’art d’aimer à Marseille » avec mon bon Serge Scotto.

Le plat de résistance, hyper copieux, était constitué d’une cuisse de poulet de belle taille ainsi que de pommes de terre dorées à point et d’une salade verte correctement vinaigrée. Le poulet devait sûrement venir d’un volailler qui s’approvisionne chez un petit éleveur. La viande, bien cuite, adhérait à l’os et tenait en bouche, quant aux os, inutile de vouloir mordre dedans sans risquer d’y laisser une quenotte ou deux. Qu’il est bon de retrouver des aliments dignes de ce nom, il devient rare de manger un aussi bon poulet, surtout lorsque de surcroît il est nappé d’une sauce dite « paysanne », montée à la crème fraîche et parsemée de petits lardons qui vont avoir le devoir de donner du goût à un met de qualité. On était assez près du « poulet vallée d’auge » et de cette belle Normandie dont est originaire mon père.

Enfin la petite note sucrée, qui servait de clôture à ce repas de qualité, venait d’une vraie salade de fruits frais composée ce matin même et déposée en chambre froide.

Tout le repas s’accompagne de bon pain à la mie un peu bis, un précieux compagnon pour toutes ces sauces. Au niveau du vin je me suis arrêté sur un rouge de Loire en carafe, un Chinon aux nez de framboise et au retour de mûre, une pure merveille !

Ce restaurant est bien tenu, l’atmosphère y est conviviale, le personnel affable et Michel Méril est un gentleman. Les toilettes sont d’une propreté exemplaire, savon liquide et serviettes en papier permettent de se laver et de s’essuyer correctement les mains avant de passer à table.

Outre « Le Galiléo », Michel Méril possède un autre établissement qu’il me faudra aller tester prochainement.

Il travaille également sur un projet qui devrait voir le jour pour le mois de juin 2009, puisqu’il a été retenu pour monter un restaurant gastronomique doublé d’une cafétéria dans un grand Musée Parisien, mais nous en reparlerons au moment opportun.

Le Galiléo est ouvert tous les jours de la semaine, le midi uniquement du lundi au vendredi.

Quant aux soirées et aux évènements particuliers, c’est sur réservation.

Le Galiléo 36, rue de l’Amiral Hamelin 75016 PARIS Tél. 01 47 20 91 30

 

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L’AUBERGE AVEYRONNAISE A PARIS-BERCY


L’AUBERGE AVEYRONNAISE

C’était samedi dernier et je débarquais à la Gare Saint-Lazare pour emprunter la ligne 14, de notre bon métro parisien en direction de la Bibliothèque François Mitterrand, afin de me rendre dans le quartier du vieux Bercy des chais, puis descendre à la station Cour Saint-Emilion dont le doux nom nous enivre déjà des effluves du produit de la cueillette rien qu’en l’évoquant.

Mon ami aveyronnais, Laurent Jaffre, m’avait invité à découvrir la gastronomie du Rouergue que je ne connaissais pas plus que son pays plein de soleil.

Au départ de notre périple gastronomique, nous entrons dans une auberge tout à fait traditionnelle comme j’en connais tant d’autres à Paris, avec les fameuses nappes à carreaux rouges et blancs. C’est le premier coup d’œil car après mon champ visuel s’élargit pour partir à la découverte d’un décor aux allures anciennes pouvant faire évoquer une salle de château aux colonnades de pierre, enchevêtrées ici ou là de tapisseries murales et de jolies photographies de ce département de France qui fleure bon l’accent rocailleux du défunt Cardinal Marty.

La maison est chaleureuse, elle semble bien tenue et un petit tour aux toilettes me le confirme.

A peine avons-nous pris place qu’un balai de serveuses et de serveurs se met en place autour de nous, des groupes entiers de bons vivants s’engouffrent à l’intérieur de la salle du restaurant et à 12h45 tout est rempli, ce qui me fait dire qu’on doit y bien manger.

Nous savourons un apéritif appelé «Rouergat», composé de vin et de noix, qui me semble être une belle mise en bouche, lequel est accompagné de petits morceaux de pain de viande aux saveurs auvergnates.

Je me laisse guider par Laurent qui oriente mes choix de ripaille. Pendant qu’il s’en va sur un foie gras et sa gelée de sauternes, je préfère commencer par une caille confite au fumet délicat autant qu’étonnant.

Vient le plat de résistance et là nous optons tous les deux pour la saucisse-aligot.

Sur un guéridon proche de notre table, le chef de rang tourne et soulève adroitement l’aligot qui a mitonné dans une élégante casserole cuivrée, à l’aide d’une grande spatule. Nous assistons à un vrai spectacle car l’ensemble ne se laisse pas facilement mettre en assiette, il faut alors être expert afin que le mélange ne retourne pas au fond du récipient. Avec un tour de main incroyable, notre serveur découpe les filaments fromagers à l’aide d’un geste noble de son instrument de bois qu’il fait tourner autour de l’assiette dont les bords restent miraculeusement propres, c’est presque de la magie !

Sous l’aligot est cachée une belle saucisse de viande aux généreux morceaux, pas grasse et très goûteuse, accompagnée d’un filet odorant d’une onctueuse sauce de cuisson qui est un pur délice. Quant à l’aligot, aux senteurs légèrement aillées, il reste léger et digeste malgré sa consistance. Le tout est accompagné d’un vin de Marcillac dont la fraîcheur, le palais aux notes de fruits rouges de printemps et la longueur en bouche me rappellent un peu le plaisir des vins de Loire légers auxquels ont a envie de parler. Ce Marcillac est un vin de soif et je ne me prive pas d’étancher la mienne.

Nous terminons sur un dessert hors du commun qui n’a rien à voir avec ce que nous connaissons habituellement, il s’agit d’un millefeuille à l’ancienne dont le feuilletage est sublimement aéré et la crème garnie de poires confites savamment parfumées qui donnent de l’âme à cette pâtisserie.

Seule petite fausse note en ce qui concerne le pain de campagne tranché dont la croûte manquait de croustillant, j’ose espérer qu’il s’agit bien là de la faute du boulanger fournisseur.

Lorsque vous sortez de table et malgré ce que vous venez d’absorber, vous êtes rassasiés mais pas lourds.

Très agréable moment passé dans ce charmant endroit où la cuisine est de qualité, comme quoi à Paris il est possible de faire le tour des régions de France ou d’autres pays du monde, pour le simple prix d’un ticket de métro (merci à la R.A.T.P.).

Bon rapport qualité-prix, comptez environ 25€ sans le vin, pour le type de repas évoqué plus haut. Il est prudent de réserver.

L’AUBERGE AVEYRONNAISE

40, rue Gabriel Lamé (dans le prolongement de la rue de l’Aubrac)

75012 Paris

Tél. 01 43 40 12 24 (ouvert tous les jours, midi et soir)

 

L’arrière salle

 

 

 

 

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PARIS ET SON MUSEE DU VIN, C’EST DIVIN !


Intérieur du Musée du Vin de Paris

Le Musée du Vin est le plus attractif de tous les Musées parisiens puisque le client participe à la vie de cet établissement lorsqu’il se met les pieds sous une très bonne table.

Le menu est revisité très souvent et les plats sont en harmonie avec les crus proposés.

Une visite vivante et à des années lumière des mondes virtuels dont on nous gave ici ou là. Lorsqu’il fait chaud dehors, c’est un plaisir d’entrer ici et lorsqu’il fait très froid, c’est le meilleur réconfort qui soit.

Le Musée est tout près du Trocadéro et face à la Tour Eiffel.

Ouvert il y a vingt cinq ans, voici un Musée parisien pas comme les autres. Non seulement on peut y découvrir la partie des collections muséales consacrée aux outils et objets parfois bizarres liés au travail de la vigne, mais en plus l’endroit rappelle les caves et les celliers d’antan vu que le patrimoine a été préservé dans une ancienne carrière du couvent de Passy.

Toute l’exposition est articulée autour de la dive bouteille dédiée au dieu «Bacchus» et à l’élevage du vin qui passe par les différentes étapes comprises entre la cueillette du raisin, la mise en chais, la mise en bouteille et votre table.

Il est possible de s’inscrire à des conférences œnologiques et à des cours de dégustation.

La boutique du Musée propose, des vins de différentes régions, à la vente ainsi que divers produits pouvant servir de cadeaux.

Mais la partie la plus attractive de cet endroit magique reste, pour les épicuriens, la salle voûtée du caveau ou cellier principal qui date du 14ème siècle et qui, pour l’occasion, a été aménagé en restaurant ouvert tous les jours du mardi au samedi, de 12 heures à 15 heures uniquement car il n’y a pas de service le soir. Cependant, la partie Musée est ouverte de 10h00 à 18h00.

En outre, et sur réservation, vous pouvez y organiser buffets ou banquets afin de fêter dignement un évènement particulier ou important de votre vie, même en soirée. Il paraît même qu’on peut aller y enterrer sa vie de garçon ou de fille !

Je vous conseille, si vous en avez les moyens, le menu «Bacchus» à 56 euros.

Ce menu est raffiné et vous pouvez choisir vos entrées, plats, fromages ou desserts dans une carte très variée. Vous avez le droit à deux verres de vin et ½ bouteille d’eau minérale.

Si vos connaissances, dans les différents cépages, sont limitées, un sommelier viendra vous parler du vin qui s’accorde avec vos plats.

Plus accessible est le menu «Dionysos» à 35 euros. Il comprend une flûte de Dom Gonzague Gaillac Brut offerte par le Musée, avec l’entrée, le plat et le dessert du jour.

Dans les deux cas, le prix du repas vous donne le droit également de visiter gratuitement l’exposition permanente.

Ici tout est mis en œuvre pour vous inviter aux plaisirs de la vie.

http://www.museeduvinparis.com/francais/Accueil

Salle de Restaurant du Musée du Vin

 

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La Brasserie Chartier


Bouillon Chartier

« On va manger chez Chartier ! » dit-on à Paris, lorsqu’on se donne rendez-vous entre copains pour aller passer un moment de franche déconnade.

« Chartier », c’est une des plus vieilles brasserie parisienne que l’on fréquente avant d’aller au spectacle sur les Grands Boulevards (« J’aime flâner sur les grands boulevards… y a tant de chose à voir » chantait Yves Montand).

Un bistrot à l’ancienne, style vieux café du beau Bruxelles (pour ceux qui connaissent).

Chez Chartier on mange correctement et pour un prix abordable. Souvent noir de monde, midi et soir, avec des « Garçons » d’un autre temps qui ne sont désagréables qu’avec les clients un peu cons ou très exigeants.

Chartier vaut bien qu’on s’y attable quelques temps.

On va chez Chartier pour le décor classé monument historique, pour manger sympa et vite, voire le cas échéant partager le pain et parfois le vin, mais pas avec Jésus.

Si vous êtes seul, on vous place à une table avec d’autres excentriques ou étrangers de passage que vous ne connaissez pas mais vu que vous participez aux conversations, sans le vouloir, il vous est possible de tisser des liens d’un instant avec des gens parfois avenants. Sinon vous pouvez regarder votre assiette en vous imprégnant du décor et de l’ambiance de cette ruche aux allures de cantine.

En fin de repas, avec l’aide d’une belle feuille imprimée à l’encre rouge et qui sert de carte pour vos choix, vous pouvez vous-même faire l’addition sur le coin de la nappe en papier qui recouvre la nappe traditionnelle à carreaux rouges et blancs, le garçon vient vérifier avant d’encaisser, pendant que vous buvez votre café dans un verre à facettes comme chez mon Grand-Père.

L’endroit est à éviter le samedi soir où il y a parfois la queue dans la cour interne, en attendant que des places se libèrent. Si vous souhaitez une ambiance plus sereine, allez-y le midi.

Le lieu est historique car il date de 1896 et s’appelait alors « Le Bouillon Chartier », c’est presqu’un Musée. Il y règne une atmosphère de hall de gare et une ambiance désuète de l’intérieur du wagon restaurant de l’Orient Express. Les quelques habitués, qui semblent y prendre pension tous les midis, ont encore leur serviette rangée dans un meuble à petits tiroirs de bois ciré à l’encaustique. On ressent bien l’époque 1900 des dames à voilettes et des messieurs en chapeau haut de forme… la Belle Époque !

Les plats principaux sont simples, cuisinés sans prétention et en rapport avec le terroir français.

Chartier vaut le détour tant pour les parisiens, les provinciaux, que pour les touristes étrangers et surtout pour contempler l’architecture des lieux, une fois passé par la porte à tourniquet aux rampes de cuivre.

La maison est bien tenue et l’addition part d’un guichet en bois qui permet d’avoir un œil sur toute la salle.

La tête de veau sauce gribiche est excellente et plairait, à n’en pas douter, à notre bon Jacques Chirac.

Sachez que vous n’entrez pas dans un des lieux de la haute gastronomie française et des crus bourgeois, alors restez simples et tout se passera bien pour vous.

Certains serveurs sont sympathiques et n’hésitent jamais à plaisanter, tout dépend de l’état d’esprit avec lequel vous pénétrez en cet endroit extraordinaire.

A éviter pour un dîner en amoureux, sinon votre partenaire risque de vous faire la gueule et de vous faire dormir à « l’hôtel du cul tourné ». Allez-y pour vous marrer et restez toujours joyeux quoiqu’il arrive. Ne perdez pas de vue que la vie est un spectacle et que vous participez à une page de la riche histoire de cet endroit magique. Souriez et on vous sourira, faites la gueule et on vous enverra sur les roses.

Chartier c’est un lieu de pèlerinage, une étape que vous devez vous imposer sur votre propre chemin de Saint Jacques de Compostelle, un lieu incontournable du parisianisme d’antan et des « Bobos » d’aujourd’hui.

Comptez une vingtaine d’euros par tête, vin compris.

Chez Chartier

7, rue du Faubourg Montmartre

75009 PARIS

Ouvert tous les jours, midi et soir, sans réservation

 

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