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Archives de Catégorie: Montmartre

Le Goutillon de Chantilly


C’est dans la très belle ville princière et équestre de Chantilly que notre Journal a décidé de faire étape, en cette veille du 1er mai, et c’est au restaurant Le Goutillon que nous décidons de prendre place à table.

La devanture est celle des restaurants d’autrefois où il faisait bon vivre, avec un côté sympathique de Bouchon Lyonnais. Dès qu’on entre, on se retrouve dans cette ambiance des bistrots montmartrois d’antan avec le bar à gauche et la salle de restaurant du bas étroite et toute en longueur où trônent banquettes rouges et chaises en bois, puis un accès à l’étage et aux sanitaires bien propres.

L’accueil sympathique est assuré par deux jeunes femmes et la patronne est également à l’ouvrage notamment pour aller choisir le vin avec elle au bar dans de jolis casiers dignes d’un caviste. Nous optons pour un Château la Rivalerie 2010 au nez intense qui oscille entre le pain grillé et les fruits noirs. Quant à la bouche, elle est à la fois boisée, fruitée et soyeuse.

Le menu ardoisier nous est proposé, pendant que nous prenons l’apéritif. Il manque, quand même, cruellement d’amuse-bouches, ce qui est dommage.

L’établissement fait le plein rapidement, tant en bas qu’à l’étage, ce qui est bon signe. Nous nous retrouvons rapidement, comme au Bouillon Chartier, avec des voisins de banquette et de table que nous ne connaissons pas, ce qui est assez amusant.

C’est, visiblement, le restaurant le plus fréquenté de Chantilly. Au bar, un homme de belle allure déguste un verre de Chardonnay pendant qu’il converse avec la patronne en évoquant, avec élégance, la personnalité d’Eric Woerth qui est le premier Magistrat de cette ville.

Notre choix d’entrée se porte sur deux belles et généreuses tranches de foie gras accompagnées de pain brioché  bien toasté et d’un succulent confit d’oignons.

Arrive ensuite un auguste pavé de lotte à la cuisson parfaitement maîtrisée sur un beurre blanc goûteux et les épinards, qui ne nous tentent guère, font place à des pommes vapeurs.

Le pain est à la fois croustillant en même temps qu’excellent, c’est de la baguette livrée devant nos yeux quelques temps plus tôt.

Le dessert est une très bonne mousse au chocolat présentée dans un petit pot en verre à faire les conserves d’autrefois.

A découvrir !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

LE GOUTILLON

61, rue du Connétable

60500 CHANTILLY

Tél. 03.44.58.01.00 ou 09.62.53.79.74.

PAGE FACEBOOK LE GOUTILLON

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L’âme de la Butte Montmartre se meurt !


Séverine Lavaux by PCB 2013

Que ce soit la Droite ou la Gauche au pouvoir, rien ne semble changer pour les vrais artistes montmartrois. Celles et ceux qui font partie intégrante de l’authentique folklore de la Butte et qui sont l’âme de ce quartier du 18ème arrondissement de Paris, sont en train de mourir à petit feu sous le joug de l’administration de la Préfecture de Police de Paris, simplement parce que les autorités de notre belle République n’ont pas le courage de renouveler les patentes existantes et de pourchasser les parasites qui se prétendent artistes et viennent exploiter les touristes… Alors il est préférable de mettre tout le monde à la même enseigne, au risque de voir nos vrais artistes être délogés et chassés par la Police… On croit rêver !

Séverine Lavaux, célèbre accordéoniste de la Butte depuis une vingtaine d’années, se bat avec ses collègues depuis de nombreux mois mais en vain ! Le Commissariat d’Arrondissement, la Préfecture de Police de Paris, le Médiateur de la République  et le Ministère de l’Intérieur font la sourde oreille à ses demandes répétées d’audience dans le but d’obtenir ce document leur permettant d’exercer en toute légalité car, sans ce précieux sésame, tout le monde devient hors la loi et risque une lourde amende, sans compter la confiscation du matériel.

Ayez enfin des couilles, Messieurs qu’on nomme « Grands » et qui avez été mis en place grâce à nous, pour diriger notre beau Pays en voie de sous-développement… Au lieu d’agir comme vos collègues de la Droite que vous méprisiez, à l’époque, en arborant votre si élégant sourire narquois. « Il est plus facile d’interdire et de réprimer que de proposer des solutions d’apaisement », disiez-vous avant d’accéder aux affaires, en critiquant allégrement « l’ère sarkozienne » dont vous semblez être aujourd’hui les dignes héritiers. Vous devenez les nouveaux « dictateurs » de votre ploutocratie autoritaire et méprisez le peuple qui ne tardera pas à vous rendre la monnaie de votre pièce via les urnes… Alors ressaisissez-vous, il est grand temps, avant qu’il ne soit trop tard !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 
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Publié par le 06/02/2014 dans Montmartre

 

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Montmartre : Vent de révolte chez les Artistes de la Butte !


Montmartre par PCB2012

Montmartre par PCB2012

Jusqu’à quand pourra-t-on supporter l’insupportable, en se faisant dépouiller, insulter, cracher dessus, bousculer et agresser par ces hordes de sauvageons venus du pays de Dracula et de l’ancien génie des Carpates ? La route des Roms passe aussi par Montmartre !

On les savait déjà présents un peu partout dans Paris, à proximité des gares, sur les trottoirs de l’Opéra et non loin des bus qui amènent les touristes de Roissy Charles de Gaulle, dans le métro, les restaurants ou les terrasses de café et maintenant sur la Butte Montmartre pour détrousser, en toute impunité, le client de passage, sous le regard détourné de gens apeurés et de policiers médusés autant qu’ inefficaces qui, lorsqu’on les appelle afin de signaler une agression, vous répondent : «Si vous pensez que je n’ai que ça à faire »… Et là, on croit rêver car force ne doit-elle pas rester à la loi ? Sont-ils les gardiens de la paix ou ceux de la pègre ?

Ces mômes, dirigés par des adultes depuis certains campements de banlieues, sont de véritables spécialistes du vol de portefeuilles, de montres, de bijoux et de téléphones portables. Ils vous abordent, à l’aide d’une fausse pétition ou d’un journal et, en quelques secondes, vos poches et sacs se vident comme par miracle. Si, par bonheur, vous tenez encore quelque chose en main, ils vous l’arracheront avec violence, tout en étant filmés par des caméras de surveillance qui ne les inquiètent pas plus qu’un étron, encore fumant, ne le ferait dans le caniveau.

La Butte Montmartre est donc la nouvelle cour des miracles, puisqu’on y trouve de tout. Du marchand du temple Indien – sans papiers et cependant bénéficiaire de la couverture maladie universelle que nous devons payer pour lui, vendant des Tour Eiffel miniatures fabriquées en Chine et déclarant qu’en France la vie est belle pour lui, parce que notre Pays lui donne tout, sans même qu’il ne le demande – en passant par le truand, le magouilleur, le maquereau et le racketteur qui sévissent paisiblement dans ce magnifique quartier du vieux Paris.

Le Montmartre des braves touristes se meurt, lentement mais sûrement, tout comme celui de ces pauvres mais honnêtes artistes qui tentent de faire vivre l’âme et la tradition de ce bel endroit chargé d’Histoire, pendant que les autorités administratives les persécutent, alors qu’ils sont déclarés et paient pour tous ceux qui vivent gratuitement sur leurs dos ou celui des citoyens français, comme des parasites le feraient sur celui d’un chien, sans même un bête carton d’invitation.

Pendant ce temps, des organismes défendent et excusent ces pauvres gens et sont prêts à les aider, afin qu’ils obtiennent des droits que nous n’avons même pas chez nous, car notre droit unique n’est-il pas celui de fermer nos gueules, au nom de la pensée unique. La France était, autrefois, un des plus beaux pays du monde, mais qu’en reste-t-il… car ça c’était avant ?!

Les artistes des rues de Montmartre – je parle de celles et ceux qui exercent légalement leurs talents et possèdent une autorisation de la Préfecture de Police de Paris pour l’emplacement qu’ils occupent – renouvellent annuellement cette demande, un mois avant la date d’échéance, et pour certains d’entre eux, depuis plus d’une vingtaine d’années.

Depuis mars 2012, ces demandes administratives restent sans réponse. Notre journal a voulu savoir pourquoi, en se renseignant auprès des autorités compétentes et, dans un premier temps, on nous a répondu que les dossiers avaient pris du retard, à cause des élections de 2012.

Récemment, on vient de nous emmener en bateau, en nous disant qu’il y avait eu trois changements de Préfet depuis les Présidentielles, alors que seul Bernard Boucault occupe ce poste depuis le 30 mai 2012, date à laquelle il a été nommé par le Conseil des Ministres.

Au cours de notre enquête, nous apprenons que le Commissaire de Police du XVIIIème arrondissement de Paris n’a toujours pas donné son aval, depuis tout ce temps, alors de qui se moque-t-on ? Puis après, il nous est précisé que le Commissaire n’avait pas son mot à dire, vu qu’il était dépendant de la Préfecture.

On n’hésite pas à nous renvoyer sur la Mairie d’arrondissement qui nous informe qu’il y a une majorité d’artistes, non autorisés et très revendicatifs, sur la Butte Montmartre, lesquels sont venus se plaindre et faire leur cinéma à la Préfecture, en ajoutant que les artistes autorisés voulaient les virer et qu’ils étaient racistes. A leurs arguments inacceptables et trop souvent employés, les artistes illégaux ajoutèrent que tout le monde avait sa place sur la Butte Montmartre et qu’ils ne comprenaient pas pourquoi la Préfecture favorisait une catégorie par rapport à une autre.

Pour calmer le jeu, en baissant son froc certainement par couardise et pour ne pas faire de vagues nuisibles à sa carrière, le Préfet aurait tranché en ne délivrant plus aucune autorisation à qui que ce soit… C’est-ce qu’on appelle l’égalité républicaine et la justice sociale. Partant de là, chacun peut donc exercer n’importe quel métier, sans autre forme de procès !

La pression se faisant sentir, on nous passe enfin le secrétariat du Préfet de Police de Paris, lequel s’engage à réviser les dossiers des artistes autorisés pour les présenter en commission… Et l’affaire stagne depuis environ dix mois, malgré nos relances par courriers recommandés.

«Au mois d’octobre 2012, il est fait appel au Médiateur de la République dont nous attendons toujours les conclusions !», affirme le collectif d’artistes montmartrois en colère.

Cette partie de tennis administratif devient insupportable et nos artistes anciennement patentés exercent, aujourd’hui, sans aucun droit de le faire, au risque de ramasser un procès-verbal pour occupation illégale de la voie publique, avec saisie des instruments et autres outils de travail.

La morale de cette histoire est que la France est aux ordres des minorités, en prônant la chienlit, dans l’espoir d’une relative mais bien utopique paix sociale, laquelle est totalement nuisible au citoyen lambda !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Membres de la communaute Rom faisant la mendicite a Paris, Place de l'Opera

 
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Publié par le 19/01/2013 dans Montmartre

 

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« La Complainte de la Butte » par Séverine Lavaux


 

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L’Atelier Gourmet : La perle colorée de Granville


Les macarons, de l’Atelier Gourmet à Granville, valent le déplacement et Michael Fontaine, son jeune et sympathique patron, est un orfèvre en la matière, puisqu’avec ses collaborateurs, il a su entraîner, les adultes que nous sommes malheureusement devenus, dans les coulisses et les méandres des mondes de la gourmandise de notre enfance.

Le Carnaval de Granville, l’un des plus anciens Carnaval Français, se déroulera du 17 au 21 février 2012 inclus. A n’en pas douter, les macarons colorés et goûteux de l’Atelier Gourmet vont fondre, avec envie, bonheur et délectation, entre les langues et les palais les plus délicats, tout en apportant des notes chaudes, des couleurs et des saveurs printanières, comme pour nous inviter à sortir le plus agréablement possible d’une saison bien longue, mais n’est-ce pas le but principal du Carnaval que de chasser et de brûler ce vilain Général Hiver.

Quant à la station balnéaire très réputée de Granville, elle est un des fleurons de cette merveilleuse région qu’est la Basse-Normandie.

Mais revenons aux divins macarons de cet atelier normand, dans lequel on confectionne ces mignons et bons petits gâteaux meringués et dorés, ronds ou en forme de cœurs, ne cessant de nous étonner par une texture exceptionnelle, autant qu’une allure folle.

Ce joli biscuit pour lequel on se damnerait volontiers grâce à sa belle rondeur, tout comme pour son goût onctueux et cette surface délicatement moirée, n’est pas sans nous rappeler l’attirance que nous pouvions avoir, vers le sein maternel de notre prime jeunesse, contre lequel on se réfugiait pour se rassurer, tout en se nourrissant.

Michael Fontaine n’hésite jamais, dès qu’il le peut, à mettre la main à la pâte, laquelle se compose de blancs d‘œufs montés en neige avec du sucre glace et le restant est tenu secret car chacun a sa méthode, ce qui fait que chaque macaron reste étonnant. Normand d’origine, tout comme sa chère épouse Patricia, Michael aime faire plaisir en traitant ses clients comme il aimerait être traité.

L’Atelier Gourmet ne se limite pas seulement à la production de macarons et de cupcakes car c’est aussi une épicerie fine dans laquelle vous trouverez également des chocolats, des huiles, des épices et des vins d’ici ou d’ailleurs pour lesquels Patricia Fontaine voue un véritable culte.

L’entreprise se veut familiale puisque c’est la sœur de Michael qui en est la gérante, pendant que son frère et sa belle-sœur sévissent à Montmartre, dans cette belle auberge de la place du Calvaire à l’enseigne «Chez Plumeau» et à cette toute petite terrasse enchanteresse et arborée, en forme de tonnelle et aux airs d‘hostellerie normande, sous laquelle se réfugient les amoureux du monde entier ou les touristes d‘un jour, avec comme douce musique le gazouillis de petits moineaux espiègles et provocateurs.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton, le 13 février 2012

Site

l’Atelier Gourmet

 

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Le Vieux Montmartre et son nouvel Ambassadeur


En cette belle journée du samedi 9 août 2008, qui était dédiée à Saint-Amour, ma sœur Patricia et moi déjeunions tardivement à la terrasse de « Chez Plumeau ». Les rires allaient bon train et nous finissions notre superbe repas, lorsque le Maire de la Commune Libre et Mondiale du Vieux Montmartre arriva à l’Auberge pour y faire une halte et saluer les très nombreux touristes qui avaient pris pension, quelques instants, en cet endroit délicieusement ombragé.
La place du Calvaire est un endroit très province, calme et qui pourrait nous rappeler quelques ruelles corses d’Ajaccio.
Arrivé à hauteur de notre table Jack-André Yatt (le Maire que les intimes appellent André) ne manqua pas de venir nous saluer et voulu m’honorer, pour l’article que j’avais écrit sur lui dans le journal de Frédéric Vignale l’année passée.
Dans un premier temps notre cher André me proposa d’écrire un acrostiche personnalisé à partir du prénom de Patricia, ce qu’il fit avec beaucoup de savoir faire, de talent et d’élégance. Inspiré par la personnalité de ma sœur, sa plume d’autruche glissa allègrement sur le papier canson qui allait servir de support à son génie créateur.
André s’inspira également du signe astral de Patricia, ainsi que de son ascendant, pour peaufiner ses lignes, avant de lui donner le titre de « Citoyenne ».
Jack-André Yatt se tourna alors vers moi, afin de procéder à ma nomination en qualité « d’Ambassadeur de la Commune Libre et Mondiale du Vieux Montmartre », avant de me remettre les insignes liés à ma nouvelle fonction qui consiste à représenter et à faire valoir « Le Vieux Montmartre » partout où il me plaira de le faire. Je bénéficie donc d’une immunité diplomatique hautement honorifique, à présent !
Mon nouveau poste va m’entraîner à défendre, à représenter et à promouvoir l’identité artistique et culturelle du « Vieux Montmartre », dans le respect de la tradition et du folklore Montmartrois.
Il me faudra vanter partout l’histoire des plants de Thomey et de Morgon qui composèrent les vignes, parler des peintres et de leurs ateliers d’antan, des commerçants et artisans de cette noble commune, des tournages de cinéma qui se produisent là-haut et qui servirent de support à certains « films Vignaliens », des poètes, des musiciens et de la splendeur de Paris que l’on peut découvrir au pied de la Basilique du Sacré-Cœur, de l’esprit de Poulbot et des « Titis Parisiens », de l’époque de la Commune, des moulins servant à moudre le grain et à presser le raisin, des cabarets et de l’âme qui donne tant de cachet à ce petit village.
Il me faudra aussi perpétuer l’humour et les bons mots d’André, ce qui n’est pas une mince affaire !
Mon Ambassade aura son siège « Chez Plumeau », là où mes amis les patrons de l’endroit, Mickaël et Patricia Fontaine, seront chargés de me représenter culinairement parlant en vous faisant découvrir, à des prix abordables, la saveur des mets qui composent parfois ma table.
L’intronisation s’est déroulée en présence de citoyens des différents continents de notre bonne vieille Terre, entre les Places du Tertre et du Calvaire.
André proposa de porter un toast, pour féliciter les deux récipiendaires fraîchement nommés. Nos trois verres de vin blanc de « Chablis » tintèrent aussi plaisamment que le son divin d’une cloche savoyarde, comme symbole de notre nouvelle union.
André enleva la capsule de la dive bouteille et confectionna un anneau pour maintenir l’acrostiche roulé à la manière d’un parchemin. On reconnaît bien là le geste auguste du « Troubadour Public », du poète, de l’artiste et de l’extériorisationiste qu’est André.
Une bien émouvante mais joyeuse cérémonie, improvisée sur la Butte Montmartre.
Il ne me reste plus qu’à me gargariser de cette fonction d’Ambassadeur en me souvenant des quelques vers issus du poème de mon ami André : « Et « 2008 » redeviendra un ciel bleu… Où tu te sentiras tout neuf, tout rajeuni, L’étendue de ton horizon sera ton paradis…, Tu attendras moins des autres… et demain… Te montrera la route d’un magistral destin !!! ».

Complainte de la Butte

 

 
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Publié par le 07/01/2012 dans Montmartre

 

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Jack-André Yatt, un Maire libre !


Poète, Ecrivain Public, Artiste, Rebelle et Libre sont les qualificatifs qui permettent de définir succinctement ce personnage pittoresque et haut en couleur qu’est Jack-André Yatt (André Gauthier de son vrai nom), le Maire de la Commune Libre du Vieux Montmartre.
Jack est un homme délicieusement fabuleux qui porte dans ses yeux tous nos rêves d’enfants et tous nos espoirs de demain, ce demain que nous voudrions plus beau et plus juste. On aimerait tant rencontrer plus souvent de belles personnes, comme ce brave Jack qui porte la bonté sur son visage, l’ouverture d’esprit et le délire d’un petit moment passé dans les flâneries ou les méandres du temps.
Jack est un doux rêveur venu tout droit du ciel voire, d’une autre époque, pour nous inoculer son insouciance et son art de vivre libre.
Nous ne voulons plus de ces Maires qui se comportent en dictateurs tout puissants, en nous imposant la médiocrité de leurs idées qu’ils prétendent mettre au service de la commune qu’ils administrent. Quels intérêts servent-ils, ces serviles élus qui ne nous font pas rire du tout et dont on a envie de botter le cul pour qu’ils comprennent mieux notre révolte et notre lassitude.
Si tous les Maires de France pouvaient être comme Jack, en se séparant définitivement du pouvoir central pour redevenir libres et laisser de côté la politique qui génère la division des citoyens, il y aurait assurément moins de place pour l’ennui communal.
A Montmartre, et avec le bon Jack qui ne se prend jamais au sérieux, tout devient possible (comme dirait l’autre)… mais tout est surtout prétexte à la fête et aux plaisirs des sens. Ce Maire-là, qui sort de l’ordinaire, fait vivre à ses administrés de biens joyeux moments qui viendront compléter les belles pages riches de l’histoire de ce “petit village parisien”.
Les festivités, organisées sur la commune, vont de la course de vieilles voitures en passant par les baptêmes et les mariages “Montmartrois” où la grappe de raisin redevient le goupillon magique de l’esprit du dieu Bacchus. Divorces et remariages font aussi bon ménage. Il y a également des balades historiques organisées par Jack-André Yatt et son équipe de joyeux lurons et luronnes, sans oublier les fameuses vendanges du mois d’octobre qui donneront “Le Clos Montmartre”, vin qui sera vendu aux profits d’œuvres caritatives.
Jack trimbale sa plume, sa cape et son chapeau de feutre dans ce village culturellement célèbre et typiquement parisien, qui est bien loin de s’éteindre et qui domine le Tout Paris, en l’illuminant de ses splendeurs.
La Butte, le Sacré-Cœur, le Moulin de la Galette, les guinguettes et les cabarets vivent là-haut jour et nuit, tout comme les peintres de la Place du Tertre et les artistes des rues.
Liberté, égalité et fraternité sont remplacés par : “Art, Gaîté et Bonté”, devise de ce que devrait être notre république et qui couronne l’esprit du Vieux Montmartre, lieu de créativité par excellence et de bonheur par définition.
C’est cet état d’esprit que perpétue sans relâche, Mon Cher Jack, qui est habité par l’âme des poètes disparus qui le précédèrent. Il est le garant de « l’esprit communal Montmartrois » qui n’est pas un folklore, mais plutôt une façon de vivre plus sereinement et surtout plus intensément… un bien joli programme pour lequel je vote sans restriction.

 

 

 

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Séverine Lavaux résiste, au son de son accordéon !


Samedi dernier 4 juin, alors que je devais retrouver Frédéric Vignale à Montmartre pour faire suite à mon interview concernant la parution de son dernier livre «Je suis très souvent d‘accord avec les gens qui pensent comme moi», j’en profitais pour aller saluer cette superbe artiste de la rue qu’est Séverine Lavaux, accordéoniste de son état, danseuse et comédienne de Cabaret.
Avant d’arriver jusqu’à elle, il faut le vouloir et effectuer un véritable parcours du combattant jonché d’obstacles divers et variés.

Tout d’abord descendre au métro Anvers, avant de traverser la jungle, sans se faire attaquer ou dévaliser, puis escalader les marches du Sacré-Cœur. En arrivant sur le parvis, il faut se frayer un passage entre les vendeurs à la sauvette, en faisant attention de ne pas se prendre les pieds dans les répliques chinoises de la Tour Eiffel, jongler avec les petites Roumaines qui ont tendance à prendre vos poches pour les leurs, éviter de se faire brûler la figure par le retour de flamme d’un cracheur de feu et débrancher son sonotone pour ne pas subir les agressions violentes et auditives des sons du hip hop et autres breakers.

On se dit que notre belle et frêle Séverine n’aura pu résister aux assauts de ce nouveau monde, lequel n’a franchement plus rien à voir avec celui, plus calme, qu’elle nous proposait dans ce voyage vers le passé et le siècle dernier, au son de son rutilant accordéon jaune.

Tout en haut de la Butte, entre la Basilique et le village du Vieux Montmartre aux airs de Provence et aux effluves festives des saveurs d’autrefois, Séverine Lavaux occupe encore le terrain, mais combien de temps pourra-t-elle résister à ces phénomènes qui lui enlèvent clients et argent, alors qu’il lui faut payer ses redevances pour avoir le droit de travailler, pendant que d’autres se remplissent les poches en toute illégalité, en insultant, en menaçant, en intimidant, en provoquant et surtout en riant de l’inefficacité de nos pouvoirs publics.

Les musiques sont tellement fortes que le Curé ne s’entend plus dire sa messe et que l’intérieur de la Basilique sert de caisse de résonnance. Les abords du Sacré-Cœur ont des allures de cour des miracles et sont devenus des zones de non-droit où même les aveugles, les mendiants et les paralytiques n’ont plus leur place.

Quel dommage d’entendre «Voulez-vous danser Grand-Mère» interprété par Séverine, recouvert par les battements intempestifs des percussions qui dénaturent l’œuvre originelle, en tuant l’âme et la tranquillité Montmartroises.

En bavardant avec Séverine, je constate qu’un véhicule de Police passe. Le conducteur arrive à notre hauteur, baisse sa vitre et demande si tout se passe bien, avant de continuer sa tournée… Comme si la Police avait peur d’être la Police !

Il faudrait lui trouver un endroit plus serein, à notre petite reine de l’accordéon, un bout de pavé qui lui ressemble, un endroit digne d’elle et du paysage de son décor, un emplacement aussi chouette que ses beaux habits d’antan et qui serait en harmonie avec le mauve de ses lèvres aux fragrances de glycine.

La Place du Tertre étant trop bruyante et réservée aux peintres, Séverine serait à l’aise Place du Calvaire, assise sur le banc situé entre l’Auberge «Chez Plumeau» et l’Espace Dali, jusqu’à trouver un terrain d’entente avec le contrebassiste au registre musical très voisin de son répertoire.

 
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Publié par le 08/06/2011 dans Montmartre

 

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Montmartre: pour que vivent les artistes patentés


De vrais artistes qui payent leurs emplacements

http://www.leparisien.fr/paris-75/le-ton-monte-au-pied-du-sacre-coeur-09-04-2011-1400069.php

 
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Publié par le 18/04/2011 dans Montmartre

 

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Montmartre et sa faune anti-touristique


Parvis du Sacré-Coeur - Novembre 2010

Que fait le Commissaire du 18ème Arrondissement, mais rien comme d’habitude Monsieur le Préfet de Police de Paris ?! Le parvis de la Basilique du Sacré-Cœur devient un cloaque anti-touristique et le bougre ne bouge pas le cul de son fauteuil. Comment voulez-vous que les touristes puissent avoir une belle image de la Police Française, alors qu’ils se font dépouiller par les marchands du temple jusqu’à ne plus revenir sur la Butte et à faire passer le message lorsqu’ils seront de retour dans leurs Pays.

Tout le monde s’en fout royalement et principalement le Maire de cet arrondissement. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans le dix huitième pour affirmer que l’endroit est devenu une zone de non droit… et une de plus.

Les touristes interrogés en ont assez du laxisme Français et nous sommes la risée de tous. «La France est sale, les Français pas aimables et les voleurs sont les rois des rues ou des transports en commun», disent-ils!

Pourtant Montmartre et la Basilique du Sacré-Cœur représentaient si bien l’âme du Vieux Paris, de celui dans lequel on prenait le temps de flâner en écoutant l’accordéon et les valses musette de la petite Séverine Lavaux ou bien en regardant le clown et le mime, ainsi que d’autres sympathiques saltimbanques, peintres ou artistes de rue de ce joli petit village Parisien.

Cette belle époque est révolue car les artistes patentés sont en train de payer pour ceux qui volent et dérangent les touristes en toute impunité.

Ici c’est la loi de la jungle dans laquelle celui qui nique l’Etat peut le faire sans danger et surtout sans s’acquitter d’une quelconque taxe.

Mieux que çà, ils occupent des bouts de trottoir illégitimement, ils insultent parfois, intimident, menacent ou en viennent aux mains lorsque les artistes légitimes essayent de faire valoir leurs droits. Ils s’étalent, tous les deux mètres, en vendant des saloperies fabriquées en Chine, en prétendant que tout est «made in Paris» alors que ce sont des merdes in France… Tout en empêchant les touristes de circuler librement, de monter ou de descendre les marches du Sacré-Cœur, sans risque de se foutre les pieds dans des Tours Eiffel miniatures.

Devant la Basilique, c’est cette faune qui semble bien faire la loi et vous ne verrez là-haut ni képi ni casquette pour faire régner l’ordre… Une vraie chienlit !

Montmartre est à l’image de cette France qui semble de plus en plus abandonnée par les Pouvoirs Publics en place.

Que la racaille se rassure, elle a de beaux jours devant elle… Alors tremblez, honnêtes gens !

Trottoirs occupés devant la Basilique - Novembre 2010

 
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Publié par le 18/12/2010 dans Montmartre

 

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LE SACRE-CŒUR ET LES MARCHANDS DU TEMPLE


Basilique du Sacré-Coeur à Paris

Lorsqu’on est touriste, et qu’on vient de l’autre bout du monde pour visiter Paris et plus particulièrement le Sacré-Cœur de Montmartre, la surprise est de taille en arrivant en haut des marches qui mènent à l’édifice. Les premiers à accueillir nos visiteurs d’un jour sont des jongleurs, des saltimbanques et des vendeurs à la sauvette.
 On pourrait imaginer ainsi voyager dans le roman de Victor Hugo «Notre-Dame de Paris» et enjamber les mendiants voleurs de la Cour des Miracles qui jonchent le sol du Parvis du Sacré-Cœur devenu une zone de non droit où tout semble permis, même d’escroquer les gens sur le pavé Montmartrois.
 Tout ce beau monde glauque est installé à cet endroit sans être inquiété. Ils sont là en toute illégalité, sans autorisation et surtout sans patente pour ceux qui vendent la Tour Eiffel en miniature ou d’autres imbécilités fabriquées en Chine et dont sont friands les touristes Chinois.
 On peut se demander ce que fait Daniel Vaillant, Maire du 18ème arrondissement de Paris et ancien Ministre de la Police du Gouvernement Jospin, face à ces pollutions nuisibles aux visiteurs du plus beau village de la Capitale.
 Ces faits, non sanctionnés, sont préjudiciables aux artistes ambulants patentés et légalement déclarés qui doivent payer pour avoir un bout de trottoir et qui souffrent de cette discrimination flagrante. C’est à vous dégoûter d’être honnête, surtout lorsqu’on est concurrencé par des scélérats qui sont sans foi ni loi. Est-ce une habitude des Socialistes que d’abandonner la rue à ceux qui refusent les lois de notre République.
 Que font également les équipes de Police et de la BAC, aux ordres du Commissaire Jean-Paul Pecquet, chargées d’intervenir pour réprimer les troubles à l’ordre public et de surveiller le Parvis en faisant décamper ceux qui n’ont rien à y faire, à part arnaquer les touristes. C’est pourtant simple, quand on appartient aux forces de l’ordre, de demander une patente à un marchand ambulant et de saisir ses marchandises en l’auditionnant en cas de non présentation. Ainsi, chacun se donnerait le mot de ne pas aller à Montmartre et tout deviendrait plus paisible sur La Butte.
 Il y a assurément un vrai laisser-aller dans cet arrondissement et c’est bien dommage. Le plus bel exemple de cette chienlit sans nom est la rue Myrha, dans laquelle on ne peut circuler le vendredi et dont la Police n’est pas assurée par les Hommes du Commissaire Pecquet, mais par une milice musulmane qui y règne de la même manière que la Police Chinoise lors de la traversée de la flamme olympique à Paris. Ne sommes-nous donc plus maîtres chez nous ?
 On peut légitimement se poser la question de savoir pourquoi ces marchands du temple ne peuvent s’installer devant La Grande Mosquée de Paris ou La Synagogue de la Victoire.

 

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SEVERINE A MONTMARTRE


 

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Allez vous faire voir Chez Plumeau


"Chez Plumeau" à Montmartre (photo PCB)

A deux pas de la Basilique du Sacré-Cœur, vous entrez dans un joli petit village situé au cœur de la Butte Montmartre où il y a encore de la vigne qu’on vendange, chaque année en septembre et qui offre l’occasion de faire une grande fête comme on les pratique encore là-haut.
Montmartre c’est encore, le vieux Paris pittoresque de nos aînés, un endroit qui fleure bon le Paris de 1900 où peintres et artistes aiment s’y retrouver.

J’aime marcher dans les ruelles pavées, pour y retrouver l’âme de mon Grand-Père Gabriel et les effluves du passé de la Commune, du folklore parisien, des bohémiens, des « apaches » et de l’accordéon musette. Il y règne une atmosphère festive, agréablement désuète et très provinciale, qui nous invite à changer le monde durant quelques heures. Ah ! si le monde ressemblait à Montmartre… peut-être serions nous plus poètes !

Derrière la Place du Tertre, où il y a décidément trop de gens et de bousculades, se trouve la Place du Calvaire où est campée une très coquette petite auberge bien calme dans laquelle on sait prendre le temps de déguster la vie. Cet endroit est charmant, agréable et bien tenu. L’été vous y découvrirez une terrasse ombragée, pleine de verdure et de fleurs, puis de petits moineaux aux ventres ronds et charnus qui viennent quémander quelques miettes au bord de votre table. L’hiver, cette terrasse est chauffée, mais l’intérieur de l’établissement vaut le coup d’œil car c’est une belle petite « bonbonnière » pleine de chaleur humaine dans laquelle vous pouvez vous installer sur de confortables banquettes de moleskine rouge.

« Chez Plumeau » est un véritable refuge pour les amoureux du monde entier et l’endroit vaut bien un petit détour. C’est l’ancienne auberge du « Coucou » qui, dans les années 50 devient le célèbre cabaret de chansonniers « Chez Plumeau » où l’on se moquait de tout et de tout le monde.

La patronne Patricia et le patron Michael sont de jeunes personnes accueillantes et forts sympathiques. La cuisine n’y est pas prétentieuse et l’on peut y manger des mets simples, mais conviviaux. Les assiettes sont garnies de belle façon, agréables à l’œil et délicieuses au palais. Les serveuses et serveurs sont toujours à votre écoute. Vous pouvez déguster du vin au verre, si une bouteille entière vous fait peur (c’est une belle formule !). Lorsque vous êtes assis, dans ce lieu feutré et magique, vous n’avez plus envie de le quitter. Cet endroit est, en effet, plein d’une douceur ouatée et l’on voudrait bien prolonger l’instant pendant lequel on tient la main de sa compagne en rêvassant, au fond de ses beaux grands yeux verts qui nous emmènent vers des profondeurs océanes… et si nous devons partir, ce n’est que pour mieux y revenir.

Pendant le temps de votre repas, vous entendrez une douce musique qui vient de l’extérieur et qui est jouée par notre incontournable contrebassiste barbu qui hante la place du calvaire depuis la nuit des temps. Viendra peut-être également un personnage haut en couleur, coiffé d’un chapeau de feutre noir et vêtu d’une grande cape de la même couleur, c’est le Maire de la Commune Libre du Vieux Montmartre qui vous proposera la lecture de ses poèmes.

Ne cherchez plus l’introuvable… il est là !

CHEZ PLUMEAU

4, Place du Calvaire

75018 PARIS

Tél. 01 46 06 26 29

Fax. 01 46 06 27 13

 

 

 

 

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Séverine Lavaux fait battre le coeur de Montmartre


Séverine LAVAUX et son accordéon

Il vous faudra gravir les dernières marches qui mènent au Sacré-Cœur de Montmartre, avant d’arriver place du parvis. Vous reprenez alors votre souffle, au pied de la Basilique, quand une douce mélodie d’antan arrive soudainement à vos oreilles. Votre regard scrute en direction de la provenance des notes d’accordéon, puis se pose sur une belle jeune femme souriante et habillée comme au début du siècle dernier. Dans un instant de pur bonheur magique, comme il n’en existe qu’à Montmartre, vous venez de faire là une incroyable et exceptionnelle rencontre avec une personne qui sort vraiment de l’ordinaire.
 Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, elle est là l’accordéoniste de Montmartre et vous ne pouvez pas la louper parce que non seulement elle joue juste, mais en plus son décor, qui théâtralise sa prestation, est bien loin d’être banal. Son répertoire nous entraîne inexorablement vers l’ancien Paris, celui de 1900, et plus particulièrement vers la poésie qui se dégage de ce lieu chargé de l’histoire de la commune libre du Vieux Montmartre. D’ailleurs hier dimanche, alors qu’il faisait soleil, on pouvait voir une mamie entraîner sa petite fille dans une valse musette qui devait lui rappeler son jeune temps. La carte postale se complète souvent place du Calvaire, derrière la place du Tertre, avec le Maire folklorique mais néanmoins poète Jack-André Yatt qui exerce ses talents auprès des touristes qui peuplent la terrasse de l’ancienne Auberge du Coucou appelée aussi Chez Plumeau.
 Séverine Lavaux est une artiste multiface qui a plus d’un tour dans son sac, puisqu’elle n’est pas qu’une accordéoniste. Elle commence la danse à l’âge de 4 ans, puis la musique lorsqu’elle en a 10. Elle consacre toute son enfance et son adolescence à la danse classique, aux claquettes, à la danse de salon, au solfège, à l’accordéon et au piano. De cours en examens et de concours en spectacles, elle arrive à l’âge de 16 ans et n’a pas vu le temps passer. On la trouve timide, ce qu’elle est, et son entourage la met au défi d’affronter la foule. Sachant ce qu’elle veut, elle accepte le pari, prend son accordéon et s’en va jouer à Montmartre qu’elle découvre sous un autre aspect que celui de la simple promenade dominicale. A présent elle joue face aux touristes qui viennent des quatre coins du globe, à la recherche de ce morceau de Paris dont on leur parle tant, celui d’il y a bien longtemps. Cela fait presque 17 années que Séverine travaille dehors, tout en continuant ses spectacles de cabaret et elle ne quittera plus la Butte. Elle ne voudrait arrêter pour rien au monde car, comme elle nous le dit, lorsqu’on a goûté au sirop de la rue on ne peut plus s’en passer. Séverine a deux grands rêves auxquels elle s’accroche, le premier serait d’avoir un petit appartement sur la Butte et le deuxième consisterait à ouvrir un Cabaret très typique, avec accordéon et French Cancan qu’elle pratique durant ses spectacles. Elle enregistre aussi des CD de sa musique et organise de nombreuses fêtes. Cette artiste ambulante est également passionnée de peinture et de sculpture. La voir jouer peut embellir un instant nos vies, nous faire penser à l’univers de Mistinguette, d’Arletty, de Gavroche et autres Poulbots Montmartrois.
 Placée contre le mur de l‘ancien pressoir de l‘Abbaye de Montmartre, rue Azaïs qui a servi de toile de fond à L’effacé, un court métrage de Frédéric Vignale, Séverine Lavaux donne à son petit coin un avant goût de paradis. Près de son parasol champêtre, qui la protège un peu du soleil et des intempéries, sa décoration florale donne déjà à cet endroit des airs de fin de printemps voire de début d’été sous une tonnelle d’où retombent en grappes quelques glycines mauves et montent des lilas bleus rosés.
 Cette magnifique artiste des rues aurait eu, en d’autres temps, sa place dans une émission de Pascal Sevran.
 L’accordéon de Séverine secoue notre mémoire comme celle de nos grands-parents qui eurent la chance de vivre à la Belle-Epoque et de nous en parler comme d’un vrai bonheur et d’une insouciance d‘avant la guerre de 1914. Ils nous racontaient les grandes robes des belles dames et les beaux habits des chics messieurs qui aimaient s’encanailler dans des cabarets où il n’était pas rare d’apercevoir les froufrous d’une culotte féminine un peu coquine. Montmartre a toujours été le lieu de résidence ou de villégiature de nombreux peintres, poètes et écrivains qui embellirent tout le vingtième siècle. C’est cette âme-là et toute la mémoire de la Butte que nous raconte l’accordéon de Séverine qui pleure cet heureux passé. Née un 13 juillet, Séverine ne pouvait pas ne pas aimer la musique et la fête. La Bohème c’est tout elle, aurait pu dire Charles Aznavour, vu qu’elle nous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… mais qu’ils ont certainement envie de découvrir pour oublier leurs soucis quotidiens.
 Séverine Lavaux c’est un peu le Paris d’autrefois, celui qu’on aimait tant… mais aujourd’hui tout fout le camp, si des artistes comme elle ne veillent pas sur notre patrimoine culturel.
 Pour prendre contact c’est au 01.45.98.35.77 ou 06.07.89.17.24 et sur Facebook
 

Séverine LAVAUX

Séverine fait son cabaret

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2 Commentaires

Publié par le 12/04/2010 dans Montmartre

 

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