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Archives de Catégorie: Où sortir

Un été au Moulin Labotte


Un été au Moulin Labotte est le titre du film réalisé, en ce début d’été, à l’Ermitage Moulin Labotte à Haybes par notre Journal. Vous allez pouvoir le découvrir, après avoir lu cet article. Il montre cette nature majestueuse autour de ce bel établissement. L’extérieur et l’intérieur y ont été mis en valeur, par ce reportage.

Le Moulin Labotte, à Haybes dans les Ardennes, est un Hôtel-Restaurant situé au coeur de la forêt, près d’un ruisseau. Il est dirigé, depuis 1988, par le Chef Frédéric Pierangeli qui a donc largement fait ses preuves, en trente années d’expérience au service de ses clients. Seule la longévité d’un établissement est le signe indéniable d’une bonne Table, d’une jolie Maison et d’une gestion saine.

Toutes les saisons y ont un charme particulier, sachant que Le Moulin Labotte est ouvert toute l’année. Cependant, l’été est certainement la plus intense des quatre saisons, puisque la flore est à son apogée. Le restaurant s’adapte à chacune d’entre elles, vu que le terroir recèle bien de secrets de printemps, d’été, d’automne et d’hiver.

Tout est pensé, élaboré et cuisiné ici, avec une large place faite aux produits locaux. La salle du moulin a du caractère, avec sa roue crantée en bois et ses solives. Les tables et la décoration d’intérieur sont élégantes, donnant un ensemble harmonieux et raffiné. Tout est soigné, pour qu’on se sente bien. Les prix pratiqués sont à la portée de tout un chacun, puisque vous pouvez déjà commencer à vous régaler à partir de 18 euros. Le restaurant, les toilettes et le parking ont été adaptés à l’accès aux personnes à mobilité réduite.

Nous venons de découvrir le menu de juin, bientôt remplacé par celui de juillet, concocté par le Chef Frédéric Pierangeli et nous nous sommes régalés, avec nos amis Sara, Geoffrey et Bruno, tant par la beauté de nos assiettes que par les saveurs étonnantes des mets proposés.

Une entrée chaude composée de Saint-Jacques aux girolles et filets d’anchois frais qui étaient une pure merveille de composition avec toujours cette belle maîtrise de la cuisson.

Vient ensuite, autour d’un Gigondas 2013 aux notes charmeuses de fruits noirs et de violette, une superbe, succulente et fondante Araignée de porc aux cèpes avec son gratin dauphinois et ses quenelles de purée de céleri. Ce plat est merveilleusement équilibré au niveau des ingrédients, quant à la sauce aux cèpes, elle était la clé de voûte de ce bel ensemble.

Enfin, nous terminons sur une Soupe de Fraises à la menthe, à la saveur fraîche qui nous revigore.

La cuisine du Chef Pierangeli est l’agréable prolongement de sa générosité, sa seule motivation étant la satisfaction et le sourire de ses clients. Nul ne peut prétendre repartir de ce lieu avec le ventre vide ou à moitié plein.

Quant à l’Hôtel***, il offre un calme bienfaisant pour un repos réparateur. Le parking auto, ainsi que les emplacements pour les motos et les vélos, y sont gratuits et sous surveillance vidéo. Les chambres sont toutes dotées d’une télévision et d’un accès Internet par Wifi mis gracieusement à la disposition de la clientèle.

Une bien belle fugue gourmande au fond des bois, dans ce joli Moulin Labotte !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

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Les Huîtres Cochennec


Voici l’arrivée de la quatrième génération, après cinquante années d’exploitation ostréicole, à reprendre le flambeau des Huîtres Cochennec, dans l’anse du Pô, à la Pointe du Gourec de Carnac, en pleine baie de Plouharnel-Quiberon, dans le département breton du Morbihan. Serge Cochennec approchant de l’âge de la retraite, c’est donc son fils aîné Maxime Cochennec qui dirige à présent cette belle et saine entreprise qu’il vient de racheter à sa famille et d’étendre jusqu’à Belle-Île-en-Mer.

Le travail est gigantesque et pas question pour Serge d’abandonner Maxime. Entre le travail en mer et au chantier, le temps n’est pas au repos car les huîtres demandent beaucoup de soin et d’investissement.

Maxime Cochennec est même retourné à l’école d’Etel, pour compléter et valider ses connaissances en la matière, normes européennes obligent, car même s’il a toujours baigné dans ce domaine, bien qu’exerçant d’autres professions, il lui fallait devenir ce nouveau Chef de Chantier Ostréicole, ce qui n’est plus une évidence de nos jours et il est impossible de se passer le relais de père en fils comme autrefois.

Maxime ne recule devant rien et a le coeur à l’ouvrage. Il va jusqu’à créer de nouveaux emplois, règle ses créanciers et verse des salaires. Tout a été transformé, notamment en ce qui concerne les espaces de dégustation intérieurs et extérieurs remis au goût du jours. Publicité et démarchage de restaurants, peinture, mobilier, présentoirs de dégustation, vaisselle, aménagement d’un salon, tables, chaises et bancs, décoration de jardin, poches à huîtres, vivier à l’eau de mer, engin de chantier, habillement et certainement bien d’autres choses, mais la liste serait trop longue.

Il faut entre 3 et 4 ans pour cultiver une huître, avant qu’elle arrive dans votre assiette. C’est donc beaucoup de travail et d’attention, un vrai sacerdoce, avant la satisfaction du client qui est l’ultime récompense. Les Huîtres Cochennec produisent entre 40 et 50 tonnes à l’année, tout en considérant la perte liée à toute exploitation et la mortalité constatée sur les naissains qui sont des bébés huîtres gros comme à peine la moitié de l’ongle de votre auriculaire. Maxime relance également la production d’huîtres plates appelées « Belons », lesquelles sont très appréciées des fins gourmets et des connaisseurs qui les préfèrent aux huîtres creuses.

Maxime Cochennec a aussi beaucoup misé sur l’accueil qu’il a confié à sa sœur Camille. Son sourire est franc et Camille connaît parfaitement les produits qu’elle vend à la dégustation sur place ou à emporter. Elle ouvre les huîtres, prépare les plateaux, sert le vin et vante l’entreprise de son frère qui le mérite bien.

Vous êtes, ici, au bout du monde vu que le chemin du Gourec est un cul-de-sac. Le calme y règne, vous profitez du paysage et des marées qui découvrent ou couvrent totalement l’anse du Pô. L’air est iodé et le temps semble s’être arrêté pour laisser place à la flânerie.

Lorsqu’il n’est pas « à la marée » avec son père Serge, à retourner les poches d’huîtres sur les tables hautes laissant passer les courants marins et nourriciers, Maxime explique la culture de l’huître, à ses clients de passage, avec beaucoup de passion et vous êtes vraiment absorbé par son discours qui se veut plus ludique que générique. Vous découvrez ce qu’est vraiment ce beau mais rude métier.

Outre le chantier et les parcs de Carnac, Maxime Cochennec étend son domaine jusqu’à Belle-Île-en-Mer avec l’achat d’une boutique et la création de deux emplois, sans compter la vente sur les marchés du port de Sauzon, Bangor et Locmaria.

Il est quasiment impossible de repartir de cet endroit hors du temps, sans avoir un petit pincement au coeur, tellement on y est bien reçu. Huîtres, homards bleus bretons, tourteaux, araignées de mer et bien d’autres coquillages et crustacés sont au rendez-vous. Votre homard bleu breton (le meilleur pour moi) est cuit sur place et consommé dans la foulée après refroidissement. Tout est charmant et coquet, des présentoirs à huîtres aux barges de dégustations de fruits de mer, en passant par les paniers contenant du bon pain frais et du beurre salé, sans oublier le Muscadet-sur-Lie ou le vin blanc biologique du Languedoc qui est un pur délice.

Le paradis existe bien, il est là aux Huîtres Cochennec et nulle part ailleurs !

Ecrit par Philip Beaubaton

DOCUMENTAIRE A VOIR CI-DESSOUS

 

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Ludovic Huart et Lud’Art, c’est unique et ludique.


Lud’Art, contraction entre le prénom et le nom de son fondateur, vient d’offrir gratuitement un magnifique spectacle de rue aux ardennais et plus précisément à la ville de Fumay dont il est originaire. Je me souviens du petit garçon qu’il était, lorsqu’il arriva sur le Tatamis du Dojo de Haybes où j’étais instructeur-adjoint au cours enfants. Il devait avoir 10 ou 11 ans et possédait déjà une grâce toute naturelle pour pratiquer cet Art Martial.

Que de chemin parcouru par cet homme, depuis cette époque. Directeur du Théâtre de la Grande Ourse à Fumay (Ardennes), Ludovic Huart est aussi, à 36 ans, un véritable « comédien-écrivain », spécialiste de la mise en scène, connu tant à Aix-en-Provence, Charleville-Mézières ou Paris et principalement au Théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées et du Théâtre 13 du boulevard Auguste Blanqui à Paris 13. Puis il s’oriente vers l’écriture pour la jeunesse, avant d’adopter ses ouvrages à la scène. Il sera remarqué, par une création originale, au Festival Mondial des Marionnettes.

Le vendredi 22 juin 2018, dans le jardin du Couvent des Carmélites à Fumay, se déroulait la 3ème édition de sa fameuse « Nuit Étoilée » avec la présence de quelques 1300 spectateurs. Un spectacle de grande qualité et haut en couleur dont lui seul à le secret, contentant ainsi petits et grands. Musique, Théâtre de Guignol avec Guignol et le déménagement fantastique, Théâtre de Marionnettes à gaines traditionnelles à mourir de rire, Déambulation Burlesque, Théâtre de Rue, Spectacle Satirique et d’Actualité,Concert, Spectacle de Feu, Lanternes Volantes et musique techno, grâce à la complicité du Maire de la commune, le Docteur Mario Iglesias, et de son équipe.

Ludovic Huart est également, rappelons-le, directeur à la Hutte spécialisée dans les bougies parfumées audacieuses, élégantes, insolentes voire impertinentes à découvrir sur hutte.co

Contrairement à la légende négative sur le département des Ardennes, ce Département bouge et vit grâce aux talents d’ouvriers, d’entrepreneurs, d’artistes et d’élus qui font bouger les lignes de ce joli carrefour de l’Europe.

Voir en ligne : HUTTE

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Mais qui est donc Juliette Savaëte ?


Cette femme passionnée et passionnante ne peut laisser indifférent. Son côté étrange autant que mystérieux révèle une personnalité éblouissante, étonnante et incroyable. Elle révolutionne l’Art, en inondant Paris de ses dessins nomades, lesquels subliment des instants photographiques d’exception.

A l’aide de sa plume trempée dans l’encre de Chine, elle dessine, comme le prétend le poète Eduardo Pisani, bien plus que ce que l’œil peut voir de lignes et de ronds. Son divin côté créateur innove, bouscule, interpelle et invente une dimension qui nous échappe en révélant une nouvelle race artistique que nous découvrons. Elle nous fait voyager, rêver, aimer un univers encore vierge qui rend la vie et l’humanité plus belles, elle dessine l’amour et lui donne le sens du partage que nous attendions tous depuis la nuit des temps, elle est le son créateur, ces trois lettres AUM que nous retrouvons dans le mot amour car là où il n’y a pas d’amour il y a les ténèbres de la mort. Cette femme nous ressuscite, en nous proposant une renaissance dans un nouveau monde… LE SIEN !

Juliette Savaëte est belle trois fois, physiquement, dans son coeur et dans son âme. Ses dessins nomades sont autant d’invitations à une nouvelle expression de l’humain.

Elle vient d’exposer à Paris, sur plusieurs dates, et ce n’est pas terminé car un troisième vernissage est programmé sur Paris, pour ce vendredi 25 mai 2018 à 19 heures. Pour celles et ceux qui n’ont pas eu ou n’auront pas le bonheur de découvrir son exposition, il vous restera la chance de découvrir l’Art de Juliette Savaëte dans son très beau livre produit par la Société Be a Media.

Juliette Savaëte est énergie et mouvement. Très femme-femme, elle est bien dans sa tête, dans son corps et dans son époque, même si elle fait partie intégrante de ces êtres intemporels que sont les anges terrestres venus d’une autre galaxie pour apprendre enfin à l’être humain que l’amour élève et que la haine nous conduit vers des profondeurs abyssales.

Le 21ème siècle sera Savaëte ou ne sera pas… Et Savaëte immense !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

POUR COMMANDER LE LIVRE DE JULIETTE SAVAËTE

 

 

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Le Beaubaton Gourmand chez les Boreux


En ce beau samedi ensoleillé de printemps, notre Journal était invité, par Michel Boreux, dans son restaurant gastronomique de l’Auberge de la Ferme à Rochehaut, en Belgique.

Perché sur les contreforts du massif des Ardennes, bien au-dessus de cette vallée bordée par les méandres de cet affluent de la Meuse qu’est la Semois, le charmant petit village de Rochehaut bouillonne d’activités touristico-gastronomiques, grâce à cette jolie Famille Boreux sans qui cet endroit retiré du monde n’aurait, sans doute, pas eu le même attrait. N’oublions pas, qu’en ces temps difficiles, Michel, Patricia, Éloïse, Jordan et Arnaud Boreux donnent du travail à plus de 60 personnes, Belges et Françaises, dans leur brasserie et leur restaurant gastronomique, leurs multiples animations touristiques, leurs séminaires, leurs boutiques, leurs chambres et leurs gîtes, leur élevage, leur agri-musée, leur parc animalier et tant d’autres activités annexes. Il a fallu avoir un esprit d’entreprise et d’innovation, du courage et de la ténacité, pour se battre parfois contre vents et marées, afin d’en arriver là.

C’est Patricia Boreux, la patronne, qui nous accueille avec sa gentillesse, son sourire, sa bonne humeur et une belle coupe de Champagne accompagnée de crevettes grises délicieusement préparées, puis d’un potage épatant dont seuls les belges ont le secret.

Lorsque notre repas est prêt, c’est le truculent et très professionnel Jodi, avec ses 18 années de fidélité au service des Boreux, qui vient nous guider de la véranda jusqu’à notre table bien dressée dans cette salle à l’ambiance feutrée.

L’entrée froide se compose d’une roulade de saumon fumé farcie d’une rillette de truite à l’Ostendaise crème au Yuzu, soupe de concombres à l’ail des ours, fumet de poisson. L’ensemble est d’une fraîcheur exquise et d’une belle finesse en bouche, avec des saveurs bien équilibrées entre terre et mer.

Viennent ensuite, en entrée chaude, des noix de ris de veau rôties sur un sauté de pousses de soja et asperges blanches de Malines sauce aigre-douce. Un instant gustatif inoubliable, une dégustation enivrante, un pur bonheur intense de recueillement dans lequel on touche du doigt le paradis.

Le plat de résistance est un carré de porcelet rôti au four, tranché généreusement et provenant de l’élevage local, nappé d’un somptueux et parfumé fond de sauce aux sucs de cuisson déglacés, puis monté au miel et à la moutarde, avec de jolis petits légumes du jardin savoureux et encore craquants sur lesquels se sont posées quelques perles délicates de rosée du matin, avec mousse de brocolis, duxelles de champignons et écrasée de Bintjes aux herbes. Un ravissement pour les palais les plus délicats.

Un bavarois à l’orange, coulis et sorbet aux fruits rouges sera la douce note aérienne et sucrée de cette fin de repas.

Un sublime Pessac-Leognan Château Haut-Lagrange 2014, à la jolie robe rubis et aux belles notes de fruits noirs, se révélera être le compagnon agréable et approprié à tous les mets.

Nous terminons cette merveilleuse journée, après un café Ristretto gourmand et une visite en cuisine guidée par Jordan Boreux qui a déjà tout d’un grand Chef, au salon et en compagnie de la charmante famille Boreux.

Cette bien jolie Table gourmande et généreuse, dans une remarquable Maison où il fait bon vivre, reste totalement abordable au niveau du prix très démocratique eu égard à la qualité des mets et du service proposés.

Ecrit par Philip Beaubaton

Voir en ligne : L’AUBERGE DE LA FERME

 

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Le restaurant « Chez Toshi » est à découvrir à Charleville


C’est fin 2017 que je découvre un article consacré à Monsieur Toshikatsu TAKAHASHI, dans le Journal L’Ardennais. Ce Chef de Cuisine au parcours étonnant, puisqu’il vient du Japon, excelle à présent dans son restaurant « Chez Toshi » situé rue du Moulin à Charleville-Mézières.

Passionné par les Arts Martiaux Traditionnels Japonais ainsi que par la médecine et la philosophie qui sont indissociables des enseignements supérieurs et authentiques des vraies écoles, je décide de me rendre dans la Capitale des Ardennes afin de découvrir la cuisine de ce Maître en Art Culinaire.

Le Chef de Cuisine Toshikatsu TAKAHASHI, en compagnie de son équipe, m’accueille aimablement et avec ce sourire qui donne envie de rester en cet endroit.

L’établissement est coquet, l’ambiance doucement feutrée dans un cadre agréable et la table bien dressée. Un détour par les toilettes confirme que l’endroit est bien tenu.

J’ouvre ce repas par un Whisky Japonais Tokinoka très agréable au nez, léger avec ses notes de céréales, de miel non sucré et d’iode qu’il laisse en bouche. Cet apéritif est accompagné d’une verrine de mousse de cresson et d’une gougère moelleuse au mascarpone. Une douce musique classique vous invite à la détente.

L’élégant Nicolas Riquet vient prendre ma commande et c’est l’agréable Anaïs qui m’apportera les plats en les commentant.

Sur un verre de Coteaux-du-Layon, je déguste un duo de foie gras de canard français dont l’un est au pain d’épices et l’autre à l’eau de vie de cidre, lequel aura ma préférence même si l’ensemble me transporte dans un paradis de saveurs équilibrées et subtiles.

D’imposantes et belles coquilles Saint-Jacques avec corail composent mon plat de résistance. Elles sont délicatement posées sur un succulent jus corsé flambé au Noilly Prat et entourées de petits légumes poêlés. Ce plat est un ravissement et je le rehausse d’un magnifique verre de Santenay rouge.

Je termine par une assiette de cinq fromages et clôture cette belle aventure gustative sur un thé mexicain qui fleure bon le tabac.

« Chez Toshi », la cuisine est faite maison et, au-delà de cette superbe table de la gastronomie française, on découvre dans nos assiettes qui sont de belles œuvres d’art toute la finesse et la délicatesse de l’esprit japonais.

Le Chef de Cuisine Toshikatsu TAKAHASHI semble être arrivé ici pour nous régaler de ses compositions qui émanent de son savoir-faire mais aussi de son cœur.

Lorsqu’un étranger nous apporte quelques belles notes de sa culture, tout en respectant la nôtre, alors sa place est désormais chez nous.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton pour La Libre Gazette

SITE CHEZ TOSHI

 

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Les jolies tartines des Tokés du 20


Ah, les jolies tartines de Jean-Luc Larvoir ! De belles et bonnes tranches généreuses de pain sur lesquelles reposent, selon votre goût, des choix de charcuteries, de poissons, de légumes du soleil et de fromages. Ce savoir-faire est celui de ce Maître-Restaurateur d’exception.

Quoi de mieux que de déguster, autour des vins proposés par Jean-Luc dans sa merveilleuse cave et son accueillant bar à vins des Tokés du 20, cette nourriture solide et liquide se mariant à merveille sur les précieux conseils de cet homme, un vrai passionné aux belles bacchantes de ce Bacchus breton.

A Sainte-Anne d’Auray, dans le département breton du Morbihan, en pleine Bretagne-Sud où il fait si bon vivre, existe trois endroits liés au culte du bien manger et du bien boire. Ces trois lieux méritent le recueillement et valent largement le détour que vous pourriez faire sur la route de vos vacances, comme ces Tokés du 20, L’Auberge et l’Auberg’ine.

Quel plaisir de faire découvrir, Les Tokés du 20, à mes amis belges de passage en Bretagne. Boire du bon vin, autour de belles assiettes, est le summum du partage convivial dans la célébration de l’amitié. L’individu qui boit raisonnablement du vin, en le partageant dans le rire, ne sera jamais déprimé ou triste.

Mâchez ces vins étonnants, de petits propriétaires de nos vignes de France, et accédez à ce monde divin du vin afin de vivre un instant de profonde intensité.

Tous nos compliments à Jean-Luc Larvoir qui tient un bien bel endroit où l’on se régale tant en mangeant qu’en buvant !

A voir sans plus tarder !

Ecrit par Philip Beaubaton

Crédit Photo Mick Legru

VOIR EN LIGNE : http://www.lestokesdu20.fr/

 

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Escapade à l’Auberge du Grandgousier de Mirwart


Il y a quelques années un Chroniqueur parisien de Journal Le Mague, avec lequel je déjeunais à Montmartre, m’avait consacré un article dans lequel il prétendait que j’étais un grandgousier et il n’avait point tort puisque j’aime faire bonne chère. Après un long périple breton, c’est en Belgique que votre Journal vous ramène et plus précisément dans le très mignon petit village de Mirwart près de Saint-Hubert, afin de vous faire découvrir cette jolie Auberge du Grandgousier.

Bien que n’ayant pas réservé alors que tout est retenu, la gentille patronne de l’établissement me déniche un bel emplacement près du bar et mon choix se porte sur le Menu du Promeneur dont le prix est raisonnable.

Le cadre est feutré et rustique, l’ambiance est chaleureuse et agréable, les nappes et les serviettes sont en tissus, la vaisselle est rutilante et il ne manque rien sur la table puisqu’on retrouve de jolies petites cocottes dont l’une contient du beurre fermier et l’autre du saindoux revisité et bien préparé avec du lard frit, de l’huile d’olive, du sel et du poivre en moulin et du pain tranché dans un petit panier d’osier recouvert d’une serviette pour préserver sa fraîcheur.

Le service en salle est assuré par les patrons, avec l’aide d’un homme jovial et très prévenant dont c’est le métier.

C’est sur un Vieux Porto, au goût subtil et légèrement madérisé, que je déguste de fabuleuses mises-en-bouche dont ce potage aux potiron et crevettes grises réchauffant les corps et les cœurs, cette bonne verrine aux brocolis et saumon fumé, puis une crème brûlée andalouse juste parfaite. Cela nous change de ce que certains établissements français nous proposent pour accompagner l’apéro.

En entrée arrive une épaisse tranche de terrine de foies de volailles aux copeaux de foie gras, magnifiquement goûteuse, avec un petit pot d’oignons confits, une tranche de pain toasté et une bonne salade bien fraîche.

Le plat est un filet pur de cochon ibérique aux girolles et pommes paille avec un assortiment de légumes préparés et superbement bons, puis une sauce succulente faite à base de fond de viande.

Le dessert est un Merveilleux glacé, aux fruits rouges, coulis de framboises et grains de chocolat noir. Ce dessert porte tout simplement bien son nom.

Un vin de Saint-Emilion accompagnera le plus agréablement du monde ce festin.

Impossible de quitter ce lieu magique, sans prendre un petit Armagnac Labaude.

Une bien Belle Maison que je recommande vivement.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE

 

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A L’Auberg’ine divine !


C’est toujours avec un plaisir non dissimulé que je viens m’attabler, chaque année, chez Sandrine et Nicolas Legrand qui tiennent l’Hôtel-Restaurant L’Auberg’ine situé à Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan.

Dans ce joli établissement, il y a toujours de belles surprises, tant dans l’assiette qu’au fond du verre. Pour cela, il suffit juste de faire confiance à ce couple compétent, dynamique et sympathique. Selon vos choix de plats, Sandrine Legrand vous conseillera les meilleurs accords mets et vins.

Le Chef de Cuisine Nicolas Legrand vous fera découvrir, quant à lui, une cuisine authentique et magnifique faite à base de produits frais et locaux, en y mettant toute sa passion et sa créativité.

En ce dimanche maussade, quoi de mieux que d’aller prendre place au restaurant en retrouvant le soleil à table.

C’est Nicolas Legrand et Jean-Luc Larvoir qui m’accueillent le plus aimablement du monde. Vient ensuite la pétillante Sandrine Legrand qui me saluera avant de me guider jusqu’à ma table ainsi que dans mes choix de vins.

En apéritif, Jean-Luc Larvoir me propose un bien joli verre de vin blanc Crozes-Hermitage 2015 Domaine du Colombier aux belles rondeurs, au goût de pêche blanche miellée.

Arrive ensuite un merveilleux foie gras bien élaboré et Sandrine me sert un verre de vin blanc, subtilement moelleux mais sans trop, des Côtes de Gascogne Gros Manseng avec un très bon équilibre entre le fruit sucré et l’acidité au goût d’abricot et de poire.

Ayant envie de poursuivre sur une belle Sole Meunière, Sandrine Legrand me propose un verre de vin blanc des Coteaux Bourguignon Le P’tit Bonheur bien frais et très plaisant sur le poisson avec des saveurs d’agrumes.

Sur le fromage, Jean-Luc Larvoir prend le relais avec un verre de vin blanc Château-Bas d’Aumelas Barathym rond et fruité, puis un verre de vin rouge de Gigondas avec ses beaux arômes de fruits rouges légèrement poivrés.A noter l’excellence du pain à la mie bien aérée, fruit d’un joli travail de pétrissage d’Artisan-Boulanger.

Le dessert est une excellente mousse au chocolat maison, posée sur un sablé moelleux et croquant à la fois, recouverte d’une tuile aux amandes effilées et d’une poire confite. A mon humble avis d’amateur de chocolat, je pense que la mousse, le sablé et la tuile se suffisent à eux-mêmes et que, pour moi, la poire reste du superflus.

Jean-Luc m’amènera, sur ce dessert chocolaté, un vin dont il taira le nom mais que je situe entre un Rivesaltes Tuilé et un Vieux Byrrh… Un vrai délice de clôture !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR EN LIGNE L’AUBERG’INE

 

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Le Tumulus : Une belle histoire carnacoise.


Le Tumulus de Carnac est une étape gourmande incontournable et chaque année apporte son lot de surprises gastronomiques, de compositions improbables, de créativité déconcertante et de culot monstrueux.

On se dit que, lorsqu’un établissement est connu de vous, plus rien ne peut vous surprendre et on se trompe car l’habitude ne nuit nullement au bouillonnement du cerveau de ce Chef de Cuisine fabuleux qu’est Jérôme Berthelot. Il vous attend là où vous ne l’attendez pas, dans ses désirs imprévisibles du moment durant lequel il va vous en mettre plein la vue et plein le palais avec sa douce folie faite d’inventivité.

L’accueil est assuré par l’élégant Laurent Le Solliec et la charmante Eva Clemen qui viendra nous servir nos belles assiettes.

Quant à la fabuleuse propriétaire des lieux qu’est Gwenaëlle Wilhelm, elle arrive près de votre table avec discrétion et grande classe,  en fin de repas pour s’enquérir de votre satisfaction tout en s’adressant à vous d’une voix douce et posée, s’attardant même dans une conversation avec nous toujours très agréable et dont elle seule a le secret. Elle me parlera même de ses projets d’extension de son si bel établissement.

Avec le Champagne, Eva nous amène une soupe de poissons et un samoussa poulet-pistache.

Un foie gras mi-cuit à la pêche jaune et pistache est présenté sur un sablé et constitue un grand moment d’émotion par sa texture.

Arrive ensuite un homard breton au chorizo-mangue-coriandre qui nous emmène déjà au paradis des saveurs.

Un Saint-Pierre carottes, aubergines et thé Sencha sublime nos papilles.

Le bœuf fondant Tobiko-Wasabi-Céleri nous conduit tout droit vers l’excellence.

Eva se charge de nous composer une belle assiette de fromages régionaux, avant ce dessert d’exception qu’est cette Bergamote crémeux gingembre sur brioche qui sera d’essence divine.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR EN LIGNE LE TUMULUS

 

 

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Chez La Mère 6 Sous, La Vieille était au rendez-vous !


Isabelle et Yann

Après Diego (Jean), personnage haut en couleur qui gérait autrefois les restaurants « Chez La Mère 6 Sous » tant à Vannes qu’à Carnac-Plage, il était difficile de retrouver une ambiance à la hauteur. C’est aujourd’hui chose faite avec Yann et Isabelle, lesquels dirigent cette maison avec joie et professionnalisme alors, à n’en pas douter, La Vieille (surnom d’Isabelle pour le folklore) était bien au rendez-vous que nous attendions depuis des lustres et il est impossible d’être déçu avec ces deux-là.

L’accueil se veut souriant et convivial. Ici, on se sent bien de suite et Yann met beaucoup de bonne humeur, il sautille fait le pitre, chantonne et a un petit mot gentil pour chaque client. La charmante Isabelle est à l’écoute et sait nous décrocher son plus joli sourire. On sent bien que ces nouveaux patrons aiment ce qu’ils font. Isabelle travaillait déjà dans la restauration, quant à Yann il vit parfaitement bien sa reconversion volontaire alors qu’il était, auparavant, confortablement installé dans un poste de direction avant de décider de tout plaquer pour s’associer avec sa femme et nous régaler tant à table que dès le franchissement du seuil de ce joli bistrot aux airs du vieux Montmartre où règne un joyeux fouillis bien organisé.

Isabelle et Yann sont aux commandes de Chez La Mère 6 Sous depuis le mois de mai 2017 et, assurément, ils devraient aller loin dans ce beau projet qui fait revivre l’âme du vieux Vannes.

Pour les aider il y a le Chef Thierry, dit Titi, efficacement secondé par Pierre et Tanguy. Au service, on trouve le jeune et sympathique Maxime qui virevolte de table en table.

Après un rosé-pamplemousse en apéritif, arrive une appétissante brochette de coquilles Saint-Jacques à la cuisson parfaite préservant ainsi le goût typique de ce noble produit. L’accompagnement est un merveilleux et copieux risotto sur lequel sont posées de grosses moules à la chair généreuse puis une ratatouille.

Le dessert est une Tatin à l’ananas compose à partir d’un 4/4 breton moelleux à souhait avec une boule de glace rhum-raisins le tout étant entouré par un succulent caramel au beurre salé… Un vrai délice appelé Gâteau de Mamy.

La Mère 6 Sous est un établissement remarquable et les patrons sont épatants.

A essayer sans plus tarder !

PAGE FACEBOOK MÈRE 6 SOUS

 

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Julien Doupeux, de L’Auberge, sait nous régaler


Le Chef de Cuisine Julien Doupeux

Julien Doupeux est un jeune Chef de Cuisine très prometteur, s’exprimant merveilleusement bien à L’Auberge de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan. Il est une grande fierté pour cette belle Maison de référence, dans cette magnifique région bretonne.

Son identité et sa signature culinaire s’affirment avec force. Il est étonnant, surprenant même, tant par le choix de ses produits que par la composition très artistique de ses assiettes. Il se perfectionne, d’année en année, à force de recherche et de persévérance dans son travail. C’est un passionné passionnant !

L’accueil est assuré, en salle, par Claire Doupeux. Cette femme, au sourire franc et radieux, sent bon la joie de vivre. Claire travaille sur tous les postes, tant en salle qu’en cuisine où elle n’hésite pas à aller seconder efficacement son mari, lorsque cela s’impose.

A noter également la présence de l’élégant Alexandre Larvoir qui a beaucoup de classe et devrait aller loin dans le parcours qu’il suit. Son contact, avec le client, est de haut niveau.

Nous retrouvons, avec grand plaisir, le sommelier très professionnel Mathieu qui choisira nos vins durant tout le repas. Quel bonheur, également, de revoir au service la jeune et sympathique Maurine.

Après un Américano Maison et de jolies mises-en-bouche, nous décidons de partir sur un Menu Confiance concocté par le Chef, avec un accord mets et vins.

Le festival gastronomique commence par une jolie promenade, pleine de fraîcheur, dans le Jardin de Julien, sur un verre du Domaine Maby 2016 lequel fera chanter les cigales au fond de cette belle assiette.

Vient ensuite un duo de langoustines, à la fois croustillantes et fondantes, avec une succulente sardine fraîche. Un harmonieux mélange qui nous conduira, en pensées, vers les profondeurs océanes, sur un verre de Saint-Peray 2014.

Arrive, majestueusement, un filet de Saint-Pierre à la cuisson parfaite, rehaussé par son sublime jus de veau corsé. Une alliance culottée valant son pesant d’or, avec un verre de Morey Saint-Denis 2013.

Un joli ris de veau bien dodu, travaillé à la perfection, un abat divin qui s’avérera être angélique… Comme si le Chef Doupeux avait déposé, au fond de son plat, un petit morceau de paradis en somme, avec un verre de Pessac-Léognan 2010.

Une somptueuse tranche de rôti de filet de bœuf, cuite à basse température et délicatement fumée, vient combler agréablement nos plus bas instincts carnassiers en fondant sur la langue, jusqu’à ravir notre palais en le flattant de ses belles effluves.

Une grande assiette de fromages merveilleux sonne déjà l’arrivée des desserts.

Des fraises de Saint-Goustan, avec sorbet et crumble, viennent rafraîchir notre bouche en beauté, sur un verre pétillant de Cerdon.

Un joyeux mariage, de figues fraîches et de chocolat, viendra à point en servant de fin gourmande pour un grandgousier, sur un verre de La Croix Chaptal 2009.

C’est Claire Doupeux qui, à la fin de repas, viendra me demander de la suivre en cuisine, ce qui est un privilège en même temps qu’un grand honneur, me permettant ainsi d’aller saluer le Chef Julien et de le féliciter pour son superbe travail.

SITE DE L’AUBERGE

 

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Et Anthony Jehanno créa… Terre Mer !


Anne-Sophie et Anthony Jehanno

Certes, Anthony Jehanno n’a pas créé le Ciel et la Terre mais il n’en est pas si éloigné, avec son restaurant Alréen.

Cet ancien apprenti, du Maître-Restaurateur Jean-Luc Larvoir de L’Auberge à Sainte-Anne d’Auray, dans les années 1998 à 2000 a fait un joli parcours et excelle dans son Art Culinaire.

Après sept années d’existence, son travail acharné vient d’être récompensé avec une étoile au Michelin début 2017. Terre Mer se situe à Auray, dans le Morbihan, rue du Jeu de Paume, à quelques enjambées du stade.

Anthony Jehanno a travaillé pour de grandes tables, tant en France qu’aux Etats-Unis d’Amérique ou en Angleterre, avant d’intégrer le Groupe Ducasse en qualité de Chef de Cuisine à Londres.

Chemin faisant, et ne voulant plus dépendre que de lui-même il décide de revenir dans sa Bretagne natale puisqu’il est de Plumergat, avec l’audace qui le caractérise, afin d’ouvrir son propre établissement à Auray.

Après avoir eu l’occasion de déguster ses créations, c’est autour d’un café que nous évoquons, en fin de repas, son parcours et ses idées perpétuellement créatives. Ce jeune et brillant Chef de Cuisine est aussi un véritable Chef d’Entreprise. C’est un homme lucide, authentique, humble et ouvert d’esprit, avec un caractère bien trempé digne du breton qui se respecte. Il sait ce qu’il veut et surtout ce qu’il ne veut plus.

Il n’a pas attendu d’être récompensé par le célèbre Guide Michelin pour être une référence gastronomique unique dans cette belle ville d’Auray.

C’est Anne-Sophie Jehanno, sa jeune et charmante femme, qui nous accueille avec un vrai sourire et un petit mot gentil pour nous souhaiter la bienvenue.

Après une coupe de Champagne et quelques mises-en-bouche très soignées, nous choisissons le menu dégustation avec accord mets-vins en 6 services.

Nous commençons par du saumon sauvage aux cocos de Paimpol et agrumes nous entraînant dans un joli voyage organisé par cet heureux mariage des produits et des saveurs.

Arrivent des queues de langoustines, tomates et Mozzarella, nous offrant une excursion merveilleuse entre la Bretagne et la Méditerranée.

La suite se compose d’un filet de Barbue, courgettes violons et cerises aux vinaigres. Un pur moment d’évasion et de bonheur nous conviant au recueillement.

C’est un pigeonneau, laitue-asperge, eddos émulsion, cacahuète qui vient au bon moment, dans son jus de cuisson subtilement corsé, pour sublimer notre palais et mettre en fête nos papilles gustatives.

Le pré-dessert est réalisé à base de fraises, framboises et chocolat, rehaussé de réglisse. Une suave composition.

Quant au dessert c’est un pralin aux fraises avec sa glace caramel au beurre salé somptueusement réalisé.

Entre le Charme des Demoiselles 2015, le blanc du Luberon 2015, le Faugères 2014, le joli vin de Montpellier, le Maury et le Vouvray sur les desserts, ils étaient harmonieux.

De la baguette tradition, en version petits pains croustillants et à la belle cuisson, agrémenta le plus agréablement du monde ce fabuleux festin.

Le service sera parfait, d’un bout à l’autre de repas, avec un grand professionnalisme et beaucoup de savoir-être.

C’est cornélien de qualifier le Chef Anthony Jehanno et, à l’heure où je rédige cet article, j’oscille entre plusieurs qualificatifs. Est-il magicien, sorcier ou alchimiste ? Je penche pour le dernier, étant quasiment certain que l’homme aurait le don de changer le plomb en or, puisqu’il a déjà celui de changer la matière brute en noble plat. Ses mets sont pensés, travaillés et raffinés. Ses associations « Terre Mer » sont divinement goûteuses. Les cuissons sont totalement maîtrisées, tant sur les poissons qu’au niveau des viandes.

Le paradis des croyants est une pure utopie, le seul vrai morceau de bonheur réside joyeusement dans le fond des assiettes de ce bel artiste, entre Terre et Mer.

Cette Table est remarquable, la Maison est d’une élégance folle, le savoir-vivre et le savoir-faire sont ici au rendez-vous.

Ecrit par Philip Beaubaton

SITE TERRE MER

 

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Le Pont des Anges de Beauraing


Parmi les établissements de Flandre et de Wallonie, Le Pont des Anges de Beauraing reste une valeur sûre de cette belle gastronomie Belge, jusqu’à faire pâlir certains restaurants français ne sachant plus nous recevoir comme il se doit.

Souvent déçu par de prétendus gastronomiques de l’hexagone qui se laissent aller dans leurs assiettes manquant totalement d’originalité et surtout de générosité, en se croyant à l’abri derrière leurs dernières distinctions au Michelin ou au Bottin Gourmand, il est bon de se retrouver chez nos voisins Belges, au Pays de Tintin, tant pour se rassurer que pour vivre des instants magnifiques au Royaume du bien manger, du bien recevoir et du savoir-vivre.

Le Pont des Anges ne faillit pas à sa belle réputation puisqu’il a toutes les qualités requises pour nous étonner, et cela depuis notre tout premier passage en 2011.

Il nous semble même que le talent du remarquable Chef de Cuisine, Sonetra Uon dit Sony, va crescendo et que l’artiste devient un Maître en la matière.

Eddy Huysmans, le Patron, sait quant à lui recevoir ses clients avec son œil rieur voire légèrement espiègle et sa grande connaissance du vin. Sa Table est excellente, dans cette ambiance feutrée où il fait bon vivre, son établissement bien tenu, son service irréprochable et ses toilettes rutilantes.

Après un apéritif maison et quelques savoureuses mises-en-bouche bien loin d’être banales, nous partons sur un jambon-melon revisité avec de fines tranches accompagnées de mousse de jambon, de gelée au porto et d’un sorbet melon balsamique. Cette composition est agréable à l’œil et au palais, les fraîches saveurs sont exceptionnelles en même temps que goûteuses et le travail de présentation est soigné.

On nous propose de jolis petits pains dodus fait maison et notre choix se porte sur ceux à la truffe sur lesquels nous tartinons du bon beurre salé.

Le plat de résistance est un fabuleux filet de bar cuit au court-bouillon, accompagné d’une tombée de jeunes pousses d’épinards, d’une purée de crevettes grises et d’une mousse de citron vert. Le mariage de tous ces ingrédients est plus que sublime puisqu’il provoque, en bouche, une explosion de saveurs uniques. Le travail de ce plat est divin.

Enfin un assortiment de sorbets, présenté sur des fruits frais coupés finement, viendra clôturer le plus agréablement du monde ce merveilleux festin digne du Roi Philippe.

Un vin rouge de Bourgogne, Hautes Côtes de Nuit 2014 du Domaine Manuel Olivier, sera présent tout au long de ce bien agréable moment passé dans cette bien jolie Maison qui nous invite à y revenir.

Écrit par Philip Beaubaton

SITE LE PONT DES ANGES

 

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A la Hutte Lurette de Paliseul


Lurette 3

C’est parfois, en partant à la conquête de restaurants étoilés ou de grandes Tables belges, que l’on découvre des établissements plus modestes mais néanmoins très intéressants. Aujourd’hui, il est pratiquement impossible d’arriver à l’improviste, dans une Maison réputée, sans avoir réservé entre 10 et 15 jours à l’avance voire plus.

Nous devions tester, sur recommandation, un étoilé Michelin à Our lorsqu’on nous informe que le restaurant est complet, midi et soir, en ce dernier dimanche de juillet. Qu’à cela ne tienne, nous voici en route vers Paliseul et L’Authentique, qui fait place au très réputé Le Gastronome, près de la gare, est lui aussi plein à craquer.

Paliseul nous fait souvenir d’un camp sportif d’été dont le « Patron » était l’ami Jacques Broggi, alors Directeur Technique du Ju-Jutsu Traditionnel Japonais pour la Belgique.

Chemin faisant, la belle petite Auberge à la Hutte Lurette attire notre attention et il reste de la place pour stationner.

L’accueil est aimablement assuré par les propriétaires, Lysiane et Jean, dans cette bien jolie auberge à la Table très correcte et aux prix parfaitement abordables. On nous invite à prendre place sous une grande véranda.

Une coupe de Champagne et de gourmandes mises-en-bouche constituent l’apéritif, alors que notre choix se porte sur un menu découverte à 35 €. Notre vin sera une bouteille de Côtes du Rhône « Esprit Barville » 2013 de la Maison Brotte, en 50 cl, rond et élégant malgré ses 14°, avec de belles notes de fruits rouges propres à cet assemblage Grenache-Syrah.

L’entrée se compose d’un balluchon de saumon à la sauce cressonnière, exquis et à la belle fraîcheur, avec du pain de mie toasté et une salade variée.

Arrivent ensuite de jolis filets de lapereau au miel et jus corsé bien gouteux, accompagnés de leurs légumes d’été.

Nous terminons cet excellent repas, sur une surprenante terrine de fromages à la crème d’ail qui se révèlera être un pur délice.

L’Auberge à la Hutte Lurette n’est pas à négliger, si vous passez par Paliseul.

Écrit par Philip Beaubaton

VOIR LE SITE

 

Bar à Vin Le Concept à Charleville en Ardennes


C’est sous les arcades de la pittoresque Place Ducale à Charleville, sœur jumelle historique de la merveilleuse Place des Vosges de Paris, que notre Journal a découvert ce joli petit bar à vin à l’enseigne Le Concept.

Idée originale et beau concept du Maître-Sommelier Eric Arnaud, Président des Sommeliers de Champagne-Ardennes, lequel connaît son affaire et dirige ce bel établissement avec sa femme Karine.

Ce bar à vin, avec terrasse sous la voûte et extension sur la partie piétonnière de la Place Ducale, est certainement le caveau le plus approprié pour venir se délecter du nectar de la vigne, fruit du travail des hommes voire de certains ordres monastiques. Cette fabuleuse transformation du raisin, véritable sang de la terre, nous permet de sentir et de déguster quasi religieusement ces différents arômes des parcelles de nos réputés terroirs de France.

Ici, c’est à la bonne franquette et sans cérémonial. Vous fermez les yeux et partez dans un vrai moment de détente durant lequel tous vos sens sont en éveil avec la vue de la dive bouteille et des jolies couleurs de ces vins qui coulent et viennent chanter leurs mélodies au sein de votre verre tenu en main comme pour l’effleurer du bout de vos doigts avec le respect qu’on doit à une jeune femme encore pucelle, son odeur venant vous chatouiller harmonieusement les narines, ses goûts et ses longueurs en bouche minérales, florales ou savoureusement fruitées.

Au bar à vin Le Concept il y en a vraiment pour tous les goûts, tant au verre qu’à la bouteille. Il règne, en ce lieu, comme une atmosphère semblable à certains recoins que l’on découvre au détour des allées du Musée du Vin de Paris.

Eric Arnaud possède également une belle carte de Whisky, de bières et de Champagnes.

Cet homme à la bonne tête et à la belle générosité de cœur vous invite tout en dégustant vos vins, et c’est son concept, à le faire autour de dodues planches de charcuteries et de fromages, de salades composées, de riches plats de pâtes cuisinés en sauces ou d’extraordinaires risottos mijotés.

Le couple Arnaud sait recevoir ses clients dans une ambiance très conviviale. Avec eux, vous êtes tout de suite à l’aise pour aller voyager, sans s’enivrer car le plaisir ne serait plus au rendez-vous, dans les méandres qui vous entraînent inexorablement vers les secrets de cet excellent breuvage qu’est le vin, lequel a toujours été présent dans l’Histoire de l’Humanité et cela bien avant la rédaction des textes sacrés.

Si vous êtes raisonnablement amoureux du vin il est certain que vous ne viendrez plus à Charleville par hasard et qu’il y a de fortes chances que vous ne quittiez plus cette Place Ducale.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

PAGE FACEBOOK LE CONCEPT

 

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Étape à Ermitage Moulin Labotte, dans les Ardennes


Notre Journal est revenu à Haybes, au Moulin Labotte et n’a pas été déçu.Que de changements, depuis notre passage en 2015. Ce superbe Hôtel-Restaurant, situé au cœur même de la forêt, a beaucoup évolué, bien que dirigé par un homme omniprésent et seul aux fourneaux.

Les abords sont coquets et fleuris, les haies bien taillées, le parking entretenu tout comme les emplacements pour les vélos et les motos. Quant à la toute nouvelle terrasse couverte, elle permet aux clients de prendre leurs repas à l’extérieur et près du ruisseau lorsque le temps le permet.

Le Chef Frédéric Pierangeli est, contrairement à l’expression, au four et au moulin. Il est cependant secondé, dans ses multiples tâches, par sa famille.

Le service est toujours impeccable et rondement mené. La jolie salle du restaurant, où est posée la roue crantée du mécanisme permettant de produire autrefois l’énergie nécessaire à ce lieu, est toujours un décor merveilleusement poétique pour un déjeuner ou un dîner près de l’âtre, entre poutres et poutrelles, pierres et ardoises ainsi qu’une belle décoration d’intérieur.

Les chambres, de cet ancien moulin du 18ème siècle, ont été entièrement rénovées. Des volets roulants ont été posés à toutes les fenêtres de l’établissement.

Le bar est bien achalandé, la carte des vins surprenante et l’assiette toujours copieuse ainsi que bien soignée dans sa présentation. Les sauces sont savoureuses, les viandes extraordinaires et tout, de l’entrée au dessert, est élaboré et cuisiné au Moulin. Le menu change chaque mois, avec trois entrées froides, trois entrées chaudes, trois plats et trois desserts. La cuisine du terroir ardennais est souvent à l’honneur.

Enfin, un tout nouveau Site Internet a vu le jour. Simple d’accès, il permet aux clients anglais, allemands et néerlandais de découvrir un menu ainsi que les tarifs des chambres dans leurs langues respectives.

Ce Moulin Labotte est un endroit propice à la rêverie où il fait bon se poser pour se ressourcer en pleine nature, tout en effectuant un joli voyage sur les belles idées culinaires de ce Chef inventif qu’est Frédéric Pierangeli.

A découvrir sans plus tarder !

VOIR LE SITE DE ERMITAGE MOULIN LABOTTE

 

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Halte gourmande en Belgique, à Rochehaut


En promenade sur la région de Bouillon, en Belgique, notre Journal décide de faire halte à Rochehaut et plus précisément à La Taverne de la Fermette qui est l’un des établissements appartenant à la famille Boreux, eu égard aux bons souvenirs partagés en ce lieu il y a quelques années.

C’est le grand Michel Boreux qui nous accueille, comme lui seul sait le faire autour d’une bière de Rochefort à la mousse élégante et aux reflets ambrés. Cet homme généreux possède une belle énergie, il circule entre les tables saluer ses fidèles clients et ceux de passage afin de demander si tout va bien.

Les mises en bouche arrivent, agréables et bien travaillées.

Puis vient le temps de s’attabler, pour la suite, devant trois gros morceaux de terrine ardennaise accompagnés d’un confit d’oignons, d’oignons grelots, de cornichons, de tomates, de salade et de pain toasté.

Le plat de résistance est, quant à lui, composé de deux énormes boulettes à la façon de la Mère Boreux présentées en cocotte de fonte avec une superbe sauce mijotée aux oignons et au vin blanc, thym et laurier. Salade, rata de poireaux, tomate provençale et bonnes frites belges servent de copieux accompagnements.

Nous terminons cet excellent repas par ce léger sorbet au citron vert et à la Vodka appelé Colonel.

La Table de Michel Boreux, tant ici qu’à l’Auberge de la Ferme, mérite le détour des gourmets gourmands d’autant qu’il y a, après le repas, de nombreuses activités proposées par cette jolie famille Boreux au sein de ce magnifique village ardennais fleuri qui pétille de vie à l’image de ses propriétaires qui ont su donner une belle âme à ce petit pays perché au-dessus d’une verdoyante vallée.

SITE DE MICHEL BOREUX

 

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A l’Auberge de la Ferme du Malgré Tout


C’est au creux des bois, au fond de cette forêt profonde du département français des Ardennes en lisière du Maquis où règne encore le souvenir de ces valeureux jeunes résistants qui combattirent l’ennemi nazi lors de la Seconde Guerre Mondiale, que se situe cette Ferme-Auberge de l’ancien temps.

Dans la cour, est stationnée une Jeep américaine.

C’est ici-même, et bien avant nous, que l’ami Jean-Luc Petitrenaud avait décidé de poser ses caméras pour ses « Escapades ». Ce bougre de Jean-Luc ne s’était pas trompé d’adresse et l’établissement nous entraîne irrémédiablement dans un voyage vers un passé pas si lointain, en plein massif des Ardennes plein de fabuleuses recettes culinaires et savoureuses de gibier.

La pièce du restaurant sort tout droit du début du siècle dernier, voire même avant, avec ses solides bancs de bois imposants et ses confortables coussins, ses tables en chêne massif, ses poutrelles, ses briques, ses têtes de sanglier et de chevreuil, ses bois de cerf, ses nappes et serviettes en tissus, ses cloches à vaches venant de Morzine ou d’ailleurs et son atmosphère de la ferme d’autrefois me rappelant celle de ma Normandie paternelle.

Une petite pancarte, près du comptoir, précise que du Foie Gras Maison est à emporter.

Après une fraîche bière blanche La Malgré-Tout et une verrine de gaspacho, notre entrée se compose d’une goûteuse tourte ardennaise accompagnée d’une bonne salade.

Vient ensuite une jolie cuisse de pintade au romarin sauce Roquefort et son plat de pommes grenailles au beurre, à l’ail en chemise, avec du thym et du laurier. Un vrai régal !

Puis un plateau de fromages sur lequel vous pouvez vous servir à votre guise avant que le Patron, Bertrand Grandhomme, vous ramène sa planche à découper surmontée d’un imposant morceau de Tomme des Ardennes qu’il tranche généreusement devant vous avec un petit rictus et une pointe d’humour.

Le repas est accompagné de pain aux céréales tranché et d’un agréable vin rouge du Sud vendu au verre « Bois de Paris » 2015.

Le fils des patrons est un homme jeune, barbu et sympathique qui officie en cuisine, entre chaudrons et marmites, avant de participer au service en salle en vous amenant vos plats avec un petit mot gentil, pendant que sa mère « La Françoise » comme l’appelle le Patron s’occupe de préparer les boissons au bar.

L’entreprise est familiale et il fait bon se dépayser dans cette Maison où la Table est bonne.

L’ambiance un peu désuète mais authentique, ainsi que les copieuses assiette valent largement le détour.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE

 

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La Table du Pays, c’est fini !


Il y avait du monde, en ce jeudi 6 juillet 2017, à La Table du Pays d’Hargnies, pour dire au revoir à Marie-Jo Garand qui ferme les portes de sa belle auberge après 21 ans d’exercice.

Cependant, il restera des chambres et une table d’hôtes pour les passagers.

Marie-Jo rappela son parcours, avant de lever son verre à l’amitié et de remercier ses personnels puis les acteurs locaux ainsi que les télévisions et journaux qui se sont intéressés à sa jolie Maison comme notre Journal, auquel elle ajouta une anecdote qui fit rire l’assemblée et votre serviteur (puisqu’il s’agissait de moi).

En février 1996, elle ouvrait son restaurant traditionnel ardennais, en proposant une succulente cuisine de terroir, dans le but de faire découvrir les secrets culinaires que nos grands-mères savaient nous concocter sur le coin de la cuisinière à bois et à charbon assurant ainsi la promotion de son beau village d’Hargnies juché sur les hauteurs des massifs anciens là où les hivers sont rudes.

Européenne avant l’heure elle se fichait pas mal des frontières et sa cuisine était ouverte à tous les voyageurs de passage.Son accueil était généreux, souriant, authentique.

Ne travaillant qu’avec des produits de saison, elle se faisait un plaisir de régaler nos papilles gustatives en devenant l’étape incontournable du tourisme gastronomique ardennais.

Quant à nos chers écoliers, ils ont eu la chance exceptionnelle de connaître l’éducation au goût, puisque Marie-Jo avait eu  très bonne idée de créer la cantine du village au sein de son établissement.

Alors bonne retraite Marie-Jo avec ton Denis qui est ton mari et aussi cet élégant monsieur qui savait nous servir et plaisanter avec nous.

Profitez-en bien nous ne vous oublions pas !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Le Balcon en Forêt du Hameau Les Hauts-Buttés


Décidément le prénom de Geneviève est bien loin d’être banal, bien que peu usité. Il y avait la Geneviève qui fit guerre à Attila pour sauver Paris, ma défunte petite Maman chérie et la patronne de cette bien jolie auberge de ce tout petit village situé sur les contreforts des massifs anciens qui constituent les crêtes pré-ardennaises.

L’accueil est très agréable, puisque sourire et voix douce de Geneviève sont au rendez-vous comme pour vous inviter à la méditation gastronomique.

Les abords du chalet, la terrasse extérieure et la salle à manger sont de toute beauté.

Geneviève Goffette a un parcours atypique puisqu’elle est ingénieure agronome de formation. Mais cette femme du Nord tombe amoureuse d’un ardennais et des Ardennes et par voie de conséquence du Hameau Les Hauts-Buttés.

Il y a quatre ans, elle décide de se lancer un nouveau défi en ouvrant cette magnifique auberge et son salon de thé.

Geneviève est une puriste, ce qu’elle propose à ses clients est sa création du jour. Telle une peintre ou une musicienne elle compose quotidiennement ses œuvres culinaires qu’elle appelle son menu du jour au gré de ses envies du moment liées à ses goûts et surtout à sa douce folie artistique. Elle marie subtilement l’aspect de ses mets avec des saveurs originales autant que goûteuses d’épices et de plantes aromatiques, en devenant chimiste d’un instant. Chez elle, pas de congélateur de grande capacité, tout juste un petit endroit pour les crèmes glacées car tout est fait Maison et le jour même.

Après un apéritif maison dégusté sur la grande terrasse ombragée, nous décidons, par ces temps chauds, d’aller chercher un peu de fraîcheur à l’intérieur. Le décor est magnifique et on se croirait dans un rustique chalet de montagne. La seconde salle destinée aux grands évènements est, quant à elle, résolument moderne et lumineuse.

Mélanie, la jeune et jolie petite serveuse blonde comme les blés, est à l’écoute de sa patronne et virevolte entre la terrasse et la salle pour amener boissons et plats à la clientèle.

Une terrine de thon, aux courgettes et aux pêches, moelleuse à souhait constitue cette entrée bien fraîche et de bon goût.

Au fond d’une belle assiette creuse d’antan règne un sauté de veau aux champignons, carottes et pommes grenailles au romarin, sur une sauce au cidre et à la sauge, légèrement crémée. Ce plat est un ravissement pour le palais et les papilles. Il s’échappe, de ce met merveilleux, des fumets parfumés qui nous font voyager, en esprit, vers les contrées de notre enfance, près des cuisinières à bois de nos grands-mères. Geneviève a su mijoter ce joli plat, juste pour notre plaisir car c’est ce qu’elle souhaite au plus profond de son être.

Un bon morceau de Tomme des Ardennes, délicatement parfumé et à la belle structure équilibrée, nous est proposé sur une salade du jardin correctement assaisonnée.

Il ne manquait rien pour être heureux, même le pain servant à saucer était aussi beau que bon. Il s’agissait d’une baguette tradition, provenant de Monthermé le matin même, à la mie colorée bien aérée et à la croûte torréfiée comme il se doit. Un bien joli travail d’artisan-boulanger et surtout un élément indispensable lors d’un bon repas.

Le vin était un Saint-Nicolas de Bourgueil bien frais, comme doivent l’être ces vins de Loire aux notes de fruits rouges qui étanchent la soif, un Domaine La Chevalerie « Vieilles Vignes » 2014 de la Maison Gaëtan Bruneau.

Avant de se quitter, il fallait bien cette poêlée d’abricots et de pommes au romarin avec sa glace vanille. Un dessert magnifique, une explosion de saveurs en bouche, un pur moment de paradis vécu avec délectation dans ce village bien calme où règne une maîtresse de l’authentique toutefois bien dans son époque.

Une étape gourmande à découvrir de toute urgence, au milieu de la nature, pour un retour à la vraie vie, là où l’on sait encore prendre le temps des choses tout en se parlant.

SITE DE L’AUBERGE

 

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La Tête Noire de Marnes-la-Coquette


Il y a plus d’une dizaine d’années que nous n’avions pas eu l’occasion de retourner dans ce charmant village de Marnes-la-Coquette dans les Yvelines. Entre temps, la belle Auberge de La Tête Noire ferma ses portes, en nous laissant le souvenir d’une cuisine traditionnelle et plus particulièrement celui d’un merveilleux ris de veau braisé.

La Tête Noire est aujourd’hui un bien joli établissement, avec des équipes jeunes et dynamiques ainsi qu’une grande salle moderne et une terrasse d’été très ombragée.

La cuisine est celle d’une brasserie à la mode que l’on peut découvrir sur l’ardoise du moment et quelques spécialités du jour, en passant par une sympathique carte des vins.

C’était donc l’occasion rêvée, en ce beau dimanche de Pentecôte, de se retrouver à La Tête Noire, en famille, autour d’une grande table avec banquettes et chaises un peu plus moelleuses qu’en terrasse.

Après une coupe de Champagne Duval-Leroy Millésimé en apéritif, nous choisissons nos entrées qui vont du Tartare de poissons du marché au Carpaccio de champignons de Paris à l’huile de truffe et parmesan, sans oublier la Chiffonnade de Jambon de Serrano qui fait le bonheur de notre petite gastronome d’à peine deux ans.

Viennent ensuite les plats avec les Poêlées de Calamars à l’ail, persil et piment d’Espelette ou bien le Vitello Tonnato et encore le Burger Tête Noire bacon, œuf, cheddar sur son pain artisanal puis le menu enfant avec son Steak Haché, frites, la glace bonbon et la boisson au sirop pour notre princesse gourmande.

Nous finissons ce repas par la Coupe de Glaces, le Baba au Rhum, le Macaron Framboise et la Grosse Profiterole.

Quant aux vins, la tablée partira sur un Chinon Rouge « Château de la Grille » et se poursuivra sur un verre de Reuilly du « Domaine H. Beurdin ».

Les Plus de La Tête Noire : Personnels réactifs et cuisine faite « Maison ».

Les Moins de La Tête Noire : Une bouteille de Champagne, en apéritif, mérite mieux que de vulgaires chips tortillas. Le Baba au Rhum, même bien arrosé, manque de raffinement.

En conclusion, l’établissement est un lieu convivial qu’il y a lieu de découvrir en famille.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE LA TÊTE NOIRE

 

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Sur la terrasse des Trois Canards


Le Chef Stéphane Raoult rêvait d’une belle terrasse d’été, pour sublimer sa magnifique Auberge des Trois Canards et c’est jeudi dernier que cet ensemble de bois a pu voir le jour, dans un endroit calme et verdoyant, au milieu de cette jolie Picardie et de cet étonnant département de l’Oise, dans ce mignon petit village d’Ognon.

C’est en compagnie de Frédéric Vignale, Patron du Journal Le Mague et de sa belle compagne Artiste-Peintre et Plasticienne Juliette Savaëte, que nous avons eu le plaisir de découvrir et d’inaugurer cette magnifique dépendance.

A peine prenions-nous place sur la terrasse que quelques gouttes tombèrent sur le parasol, sans toutefois dissuader Juliette et Frédéric. Nous décidâmes donc, collégialement, de braver ce temps grincheux qui aurait pu gâcher notre plaisir et notre courage fut récompensé par l’apparition d’un beau soleil.

On sentait bien, dans le regard du Maître Queux Stéphane Raoult officiant en ces lieux et dans les yeux de sa jolie compagne Christine, toute la fierté de nous présenter cette terrasse enchanteresse qui ne tarda pas à véhiculer nos pensées vers les délicieux moments de notre enfance, lorsqu’il nous arrivait de quitter Paris et d’aller se donner des airs de vacances chez nos grands-parents paternels qui demeuraient en Beauce, à Jouy, près de Chartres, là-même où notre oncle, notre tante et nos cousins résidaient également.

Après nos apéritifs et notre mise-en-bouche bien fraîche de style gaspacho de légumes d’été en verrine, il fallait choisir entre carte et menus. Pendant que Juliette partait sur un Carpaccio de Bar mariné au citron vert et des Noix de Saint-Jacques rôties sauce Saté à la mandarine, les hommes préféraient un Menu Dégustation avec Foie Gras de canard au Cognac chutney aux agrumes, Ravioles de Langoustines et son bouillon d’herbes et épices, Trou Normand, Saint Jacques rôties sauce Noilly Prat, Filet de Bœuf sauce Bordelaise, Chariot des Fromages et Les Délices d’Emma, le tout arrosé par un Châteauneuf-du-Pape, Clos l’Oratoire des Papes 2013, rond et puissant avec des arômes de baies noires et à la bouche doucement épicée.

Merci à Stéphane Raoult qui a su nous régaler avec ses surprenantes compositions gastronomiques rehaussées par d’incroyables, onctueuses et très gouteuses sauces dont lui seul possède le secret.

Le service était assuré par l’incontournable Laurent, homme distingué qui est la référence de cette belle Maison, et son assistante Catherine.

L’Auberge des Trois Canards vaut le déplacement, les assiettes y sont généreuses et il est très agréable de pouvoir s’attarder en terrasse grâce à des personnels professionnels qui ont le goût de servir leurs clients avec beaucoup d’attention.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE DES 3 CANARDS

 

 

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Le Bouchon Gourmand de Chantilly


C’est à deux pas des écuries et de l’hippodrome, non loin du Château, que se situe ce bien sympathique établissement. Le Bouchon Gourmand est à la fois un joli restaurant et un très beau bistrot. Dès que vous passez la terrasse côté rue et le pas de porte, il règne au bar une atmosphère sereine, les couleurs sont à la mode, l’ambiance est feutrée et vous passez devant une superbe cave digne du Musée du Vin de Paris, là-même où sont couchés quelques bien beaux flacons dans lesquels l’homme a décidé de sublimer le sang de la vigne.

La salle, bien pleine, est sobrement décorée sur le thème du cheval, les chaises et les banquettes sont moelleuses à souhait et notre emplacement permet une jolie vue sur le jardin d’été.

De petits pains dodus, comme les ventres des moineaux, nous attendent dans une belle corbeille, en compagnie de quelques croûtons grillés, pour tartiner ce succulent fromage blanc travaillé à la ciboulette en guise d’amuse-bouches.

Le menu du dimanche est raisonnablement annoncé à 33 euros, le personnel est compétent, la direction est affable, les toilettes sont rutilantes et la cuisine, à la porte ouverte, laisse apparaître le cœur dynamique et bien tenu de cette magnifique Maison.

De généreuses et épaisses tranches de saumon fumé maison constituent l’entrée avec des toasts, sur un verre de Sancerre Blanc dont le nez est déjà prometteur par son intensité et une bouche qui révèle des notes d’agrumes et de fleurs blanches.

Arrive ensuite un imposant morceau de paleron, merveilleusement tendre et goûteux, posé sur un lit de carpaccio de tomates cœur de bœuf délicatement parfumées par un bel assaisonnement à base d’huile d’olive et de salades mélangées, donnant un heureux mariage entre une viande bien maturée et la rosée tonifiante d’un jardin lors d’un matin de printemps, ainsi qu’un étonnant et original contraste entre le chaud et le froid, sur un verre de Château Cheval Noir rouge au nez intense en baies rouges et à la bouche suave bien que légèrement boisée.

Nous clôturons, le plus agréablement du monde, nos dominicales agapes sur un délicieux baba au rhum accompagné d’un petit récipient contenant une bonne dose de cet alcool bien parfumé, ainsi que fraises, framboises et crème Chantilly surmontée d’amandes effilées et grillées.

Bel endroit qui vaut le détour et que nous pouvons recommander.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE LE BOUCHON GOURMAND

 

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Le Goutillon de Chantilly


C’est dans la très belle ville princière et équestre de Chantilly que notre Journal a décidé de faire étape, en cette veille du 1er mai, et c’est au restaurant Le Goutillon que nous décidons de prendre place à table.

La devanture est celle des restaurants d’autrefois où il faisait bon vivre, avec un côté sympathique de Bouchon Lyonnais. Dès qu’on entre, on se retrouve dans cette ambiance des bistrots montmartrois d’antan avec le bar à gauche et la salle de restaurant du bas étroite et toute en longueur où trônent banquettes rouges et chaises en bois, puis un accès à l’étage et aux sanitaires bien propres.

L’accueil sympathique est assuré par deux jeunes femmes et la patronne est également à l’ouvrage notamment pour aller choisir le vin avec elle au bar dans de jolis casiers dignes d’un caviste. Nous optons pour un Château la Rivalerie 2010 au nez intense qui oscille entre le pain grillé et les fruits noirs. Quant à la bouche, elle est à la fois boisée, fruitée et soyeuse.

Le menu ardoisier nous est proposé, pendant que nous prenons l’apéritif. Il manque, quand même, cruellement d’amuse-bouches, ce qui est dommage.

L’établissement fait le plein rapidement, tant en bas qu’à l’étage, ce qui est bon signe. Nous nous retrouvons rapidement, comme au Bouillon Chartier, avec des voisins de banquette et de table que nous ne connaissons pas, ce qui est assez amusant.

C’est, visiblement, le restaurant le plus fréquenté de Chantilly. Au bar, un homme de belle allure déguste un verre de Chardonnay pendant qu’il converse avec la patronne en évoquant, avec élégance, la personnalité d’Eric Woerth qui est le premier Magistrat de cette ville.

Notre choix d’entrée se porte sur deux belles et généreuses tranches de foie gras accompagnées de pain brioché  bien toasté et d’un succulent confit d’oignons.

Arrive ensuite un auguste pavé de lotte à la cuisson parfaitement maîtrisée sur un beurre blanc goûteux et les épinards, qui ne nous tentent guère, font place à des pommes vapeurs.

Le pain est à la fois croustillant en même temps qu’excellent, c’est de la baguette livrée devant nos yeux quelques temps plus tôt.

Le dessert est une très bonne mousse au chocolat présentée dans un petit pot en verre à faire les conserves d’autrefois.

A découvrir !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

LE GOUTILLON

61, rue du Connétable

60500 CHANTILLY

Tél. 03.44.58.01.00 ou 09.62.53.79.74.

PAGE FACEBOOK LE GOUTILLON

 

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