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Archives de Catégorie: Philippe Chauveau-Beaubaton

Donald Trump ne fait pas dans la dentelle


 

Il faut que la classe politique, dans son entièreté, arrête de jouer les vierges effarouchées à la moindre déclaration tonitruante du Président des Etats-Unis d’Amérique lequel, il est vrai, manque totalement de diplomatie et d’élégance.

Ceux qui nous gouvernent, comme leurs prédécesseurs d’ailleurs, sont incapables d’assurer la défense efficace de leur peuple, pour endiguer radicalement le terrorisme islamiste.

Par contre, ces mêmes politiciens jouent les humanistes, en accueillant généreusement les djihadistes qui reviennent des zones de combat, afin de remettre les pieds dans cette France sur laquelle ils crachèrent copieusement avant de partir faire leur guerre sainte et colonisatrice.

Ces individus détestent la France, les français et toutes les valeurs de la République. Ce sont nos ennemis qui reviennent, la queue entre les jambes, jusqu’au jour où ils repasseront à l’action car qui a tué tuera encore, comme ces chiens qui mordent une fois et gardent le goût du sang jusqu’à la prochaine attaque.

Ils risquent la peine de mort, là-bas, et découvrent soudainement qu’ils aiment la France, les Droits de l’Homme et la démocratie qui vont les protéger de leurs crimes et leurs tortures de monstres abominables. Décidément, le Tribunal de Nuremberg n’est plus de notre époque, puisqu’au lieu de juger et de condamner des criminels de guerre on les accueille quasiment comme des brebis égarées, à l’identique de cette parabole du Fils Prodigue lorsqu’il revient vers son père, lequel l’accueille à bras ouverts et lui pardonne jusqu’à lui organiser une grande fête. En espérant que le Président français ne poussera pas la sinistre plaisanterie jusqu’à organiser des ripailles pour la repentance de ses ouailles.

Nos politiciens, de Droite comme de Gauche, osent avoir l’outrecuidance de s’indigner de la déclaration du grand blond qui a, pour eux, un air de ressemblance avec Jean-Marie Le Pen, surtout lorsqu’il prétend que si le peuple français était armé, l’issue de l’assaut du Bataclan aurait été différent.

Le peuple de France est exaspéré par l’inquiétante passivité qu’il pourrait assimiler à une forme de tacite complicité. Nous en avons tous plus qu’assez d’être sacrifiés sur l’autel sacrificiel du terrorisme islamiste. Marre d’être jeté en pâture pour apaiser quelques loups religieux et sanguinaires, marre de subir sans pouvoir réagir, marre de pleurer nos innocentes victimes, marre de faire des marches pour dénoncer l’intolérable, marre de déposer des fleurs là où les nôtres sont tombés, marre de voir toutes les mutilations charnelles et la destruction psychologique des survivants.

Alors oui, si chacun de nous était armé pour se protéger ou protéger les autres, nous n’en serions peut-être pas là.

Quelle France allons-nous laisser en héritage à nos descendants, dans cette immonde lâcheté dont nous faisons tous preuve actuellement ?

Certes, Donald Trump n’y va pas avec le dos de la cuillère et Vladimir Poutine l’aurait sûrement dit autrement… Mais, bon sang de bonsoir, qu’ils ont raison ces deux-là !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

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Terrorisme Islamiste : La cruelle inaction de la France !


Nos gouvernants doivent encore se frotter leurs mains de collabos, vu que le risque aurait sûrement été plus élevé sans l’intervention du GIGN et sans le sang froid, le courage exemplaire et la conduite héroïque de cet homme d’honneur qu’était le Lieutenant-Colonel de Gendarmerie Arnaud Beltrame (décédé ce jour suite à ses blessures par balles) qui s’était porté volontaire, pour prendre la place d’un otage du Super U de Trèbes dans l’Aude, afin de gagner du temps face à cet immonde terroriste islamiste Radouane Lakdim qui venait de passer à l’acte. Tant qu’il y aura des héros Gendarmes, Policiers, Pompiers, Militaires et Civils, nos dirigeants seront comblés face à leurs manquements graves, leurs insuffisances et leurs incompétences à diriger notre Pays.

Nos Gouvernements successifs, autant français qu’européens d’ailleurs, préfèrent pratiquer la politique de l’autruche, plutôt que de prendre des décisions radicales afin de lutter efficacement contre le fléau qu’est ce terrorisme islamiste.

Le Lieutenant-Colonel Beltrame a, alors qu’il était le dernier otage à être encore vivant, été grièvement blessé par plusieurs balles tirées par le terroriste d’origine marocaine, lequel demandait la libération immédiate de Salah Abdeslam, responsable des attaques terroristes de 2015, encore en vie. Les tirs, du terroriste islamiste Radouane Lakdim, déclenchèrent l’intervention armée des Gendarmes du GIGN pour le neutraliser.

Arnaud Beltrame était un vrai homme comme il n’y en a plus à l’Elysée depuis le départ du Général Charles de Gaulle, comme il n’en existe pas dans nos Palais Nationaux qui sont des hôtels dorés de luxe pour beaux parleurs à côté de la plaque et bien loin de la réalité du quotidien des français. Ils déplacent leurs petits soldats, au gré de leurs envies inavouables derrière lesquelles se cache de l’argent sale et des raisons d’état dégueulasses. Ils osent dormir sereinement, comme s’ils avaient la faculté de déposer leurs cerveaux sur leurs tables de nuit, non loin de leurs pots de chambre, tout en se regardant dans leurs miroirs lorsqu’ils se rasent le lendemain avec fierté, pendant que le petit peuple crève. Ils s’imaginent encore qu’ils sont loin de la vindicte populaire et que ces veaux de français n’iront pas les chercher… 1789 étant, pour eux, bien loin de leurs agissements crapuleux et négligents d’aujourd’hui. Ils savent tous qu’ils sont des incapables mais que la place est belle, et puis ils estiment être à l’abri dans leurs Palais et Ministères. Les nouveaux Rois de France et leurs Cours de suces-boules sont au pouvoir et rien ne peut arriver, pensent-ils !

Lorsqu’un Président de la République, avec la complicité du Gouvernement et des Assemblées, méprise autant le peuple, il faut bien qu’il s’attende, tôt ou tard, à des représailles, à moins d’être parfaitement abruti ou d’avoir le cerveau en compote.

Il y en a assez de ces terroristes islamistes présents sur notre sol et qui tuent des innocents à tour de bras. Il y en a assez de pleurer nos morts et de plaindre nos mutilés, assez de vivre dans la terreur alors que l’ennemi est clairement identifié voire fiché S. Radouane Lakdim était fiché comme Individu Dangereux pour la Sûreté de l’Etat (Fiche S), alors que faisait-il en liberté et sans aucune surveillance ?

La France est en guerre, comme l’Europe toute entière, et nos ennemis circulent comme ils veulent, dans nos villes et nos campagnes, et c’est bien là qu’est le problème.

Il est pourtant si simple de prendre de vraies décisions et tant pis si certains ultras-gauchos estiment qu’elles sont impopulaires. En temps de guerre, il faut éviter les ronds de jambes nuisibles. Partant de là, il faut priver de liberté totale tous les ennemis qui veulent nous rendre esclaves ou nous liquider. Pour cela, il faut fermer et contrôler nos frontières nationales tant terrestres que maritimes ou aériennes, afin d’éviter les invasions barbares. Il ne faut plus accueillir de migrants car en temps de guerre chacun doit rester chez lui pour affronter l’ennemi. Il faut expulser les indésirables ou bien les placer dans des centres de détention dont ils ne pourront s’échapper, style Cayenne. Aucun retour possible des combattants islamistes de l’EI, ils ont fait leur choix et doivent l’assumer jusqu’à la mort. Fermer toutes les Mosquées Salafistes et renvoyer les Imams porteurs de messages de haine et d’invitation à exterminer les infidèles que nous sommes.

Dès la mise en place de ces premières mesures, urgentes et capitales pour notre sauvegarde, vous pourrez constater que la paix reviendra, petit à petit, mais elle n’est qu’à ce prix-là !

En attendant, on dira ce qu’on voudra sur l’Etat Hébreu… Mais les Israéliens semblent avoir la solution radicale au terrorisme islamiste, une sorte de cataplasme auquel nous ne pensions pas forcément ! VOIR LE LIEN

Requiescat in pace, Arnaud Beltrame… Vous venez de nous montrer le chemin de la résistance face à l’ennemi, alors à nous d’agir à présent !

Mes respects, Mon Colonel !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Facebook, le réseau des délateurs et de la censure


Facebook est une formidable broyeuse, une machine infernale à remonter le temps, puisqu’elle nous emmène parfois vers le Moyen-Âge, lors de l’inquisition médiévale et devant cette juridiction d’exception créée tout spécialement par l’Eglise Catholique sous le nom de Tribunal de l’Inquisition, à cette époque-même où les croyants tordus dénonçaient, entre autre, les infidèles appelés hérétiques, pour les faire amener devant des moines crapuleux qui rendaient leur « Injustice » au nom de leur dieu assoiffé de sang et obnubilé par la mort de celles et de ceux qui ne veulent se soumettre à la religion.

Facebook est ce réseau ouvert aux délateurs de tout poil planqués derrière ce nouveau bûcher qu’est leur écran d’ordinateur, afin de juger et de condamner, le cul vissé sur leurs fauteuils moelleux, bien à l’abri des regards et au chaud, pour se fabriquer un nouveau monde bien lisse fait de sournoiseries de la pensée unique afin créer des gens parfaits comme eux, croient-ils.

Ces personnes dégueulasses sont les tristes héritiers de celles et ceux qui, durant la Seconde Guerre Mondiale, couraient à la Gestapo ou à la Kommandantur du coin de la rue, chez nous, en France, pour dénoncer leurs voisins Juifs qu’ils savaient en partance pour les camps de la mort, comme quoi l’Histoire se répète sans cesse.

La semaine dernière, je mettais en ligne sur Facebook le joli poème d’un ami qui contribue au succès de mon blog. Ce texte magnifique était agrémenté d’une photographie artistique plutôt suggestive, ni érotique et ni pornographique, sans sexe et sans seins, laquelle laissait libre cours à notre imagination devant ce joli couple qui s’aimait.

Qui, de la vieille bique grenouille de bénitier ou du vieux débris arriéré et apôtre de la bien-pensance, puritains tous deux et ne comprenant rien à l’Art, a cru faire son devoir de censeur-citoyen malhonnête en me dénonçant auprès des censeurs-modérateurs de Facebook, lesquels, sans état d’âme et surtout sans analyser l’objet du délit, décidèrent arbitrairement de me punir – tel le cancre joyeux perturbateur dénoncé par le lèche-cul de service auprès de l’institutrice parce qu’il a mis de la craie dans l’encrier – en me donnant 24 heures de colle.

Ces surveillants-généraux de Facebook, autant anonymes que les délateurs dont ils se servent pour, disent-ils, assainir le Site, bien souvent planqués à l’Etranger, tentèrent même de m’intimider en me menaçant de plus graves sanctions, en cas de récidive de ma part, pouvant aller jusqu’à l’exclusion du troupeau de moutons par la fermeture définitive de ma Page.

En lieu et place de censurer la libre expression de l’Art, occupez-vous plutôt de supprimer toutes les images violentes dont vous nous inondez perpétuellement, sans compter vos invitations à rejoindre des groupes religieux dont nous n’avons cure.

Il y a fort à parier que Facebook, dans son modèle présent, ne survivra encore bien longtemps à force de nous museler.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

 

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« L’autre monde » par Thierry Paul Valette


« L’autre monde » par Thierry Paul Valette

Il est un monde sans raison, 
Linceul de nos habitudes, 
Ou l’absence unique certitude
Cache une bien étrange maison.

Il est un monde unique prison 
De ce ceux qui voyagent seul 
Tres bien connu de nos aïeuls
Au pilori de leur dernier pardon.

Il est un monde impénétrable
Fou de larmes et de défiances 
Qui parsème la souffrance 
À toutes nos âmes charitables.

Il est un monde sans bruit, 
Chimères aux ailes noires,
Aux allures de désespoir 
Qui hante ainsi nos nuits.

Ce monde est celui de l’oubli
Qui efface de nos mémoires
Les chemins de nos terroirs 
Qui nous semblaient si jolis.

Ce monde est celui de l’ennuie 
Qui fissure de nos journées 
Toutes nos envies spontanées
Qui rythmaient alors nos vies.

Ce monde est celui de l’absence
Qui nous arrache à nos familles 
Au son d’un maudit jeu de quilles 
Qui retire aux cœurs l’espérance.

Ce monde est celui de la maladie
Qui ronge l’os de la conscience
Sous l’œil triste de la science. 
Alzheimer oh oui je te maudis.

TPV

 

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« La Maison Bleue » par Thierry Paul Valette


« La Maison Bleue » par Thierry Paul Valette

Elle porte en elle ce même rêve 
Aux longs matins quand elle se lève.
Celui de pierre et de couleurs,
D’une maison qui serait ailleurs.

Comme l’azur elle serait bleue,
Comme tous ces jours joyeux 
Ou elle fixait alors mes yeux 
D’un regard tendre amoureux.

Elle porte en elle ce même rêve 
Aux longs soirs quand elle enlève 
Doucement et me laisse entrevoir
Ses plus belles dentelles noires

D’écumes douces et marines.
De ces longues nuits taquines
Elle serrait mes mains coquines
D’un désir de larmes câlines.

Ses seins frissonnants tendrement 
Sur ma peau nue et transpirante 
Embrassent mes hanches ruisselantes
Et fait de moi son plus bel amant

Mais ce matin son joli coeur parfumé 
Soudainement s’est mit à transpirer.
Son regard pourtant alors si heureux,
Bouleversant toujours à mes yeux,

S’est doucement mit à pleuvoir 
Illuminant ses belles pupilles noires.
Alors à l’élégance de ses charmes
Elle m’a offert cette si belle larme

Qui respirait tendrement l’amour,
Qui nous berce ainsi chaque jour,
Et coulait le long de son visage
Mon orientale mon doux rivage.

Je déposerai ainsi chaque soir,
Cette lettre , cette belle histoire.
Cette maison qui serait ailleurs 
Qui serait celle de nos cœurs.

TPV

 

 

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Qui peut bien être Dany Gilles ?


Dany GILLES

Rencontre avec un homme hors du commun, à l’Auberge du Moulin Labotte de Haybes dans les Ardennes où il vient régulièrement faire une cure d’amitié épicurienne autour de sa passion qu’est le vin. Rien ne prédestinait Dany Gilles à réussir sa vie, tant professionnellement que sur le plan privé. Enfant, il était livré à lui-même, d’autant que ses parents délaissaient totalement son éducation. Ce petit garçon allait, grâce à son courage et sa persévérance, travailler à l’école et dans le sport, pour s’en sortir seul et oublier ce milieu familial qui ne lui apporterait rien.

Il aurait pu mal tourner et fréquenter des voyous, cependant sa volonté allait l’aider à surmonter la vie qui s’ouvrait devant lui et qui ne lui convenait pas. Cependant il ne ressemblerait à aucun autre et pas question de rentrer dans une quelconque case qui ne serait pas faite pour lui.

Dany Gilles n’appartient à personne d’autre qu’à lui-même. Il est libre, comme le vent et il souffle où il veut. Autonome et totalement entier, il est cependant un homme fidèle dans ses convictions comme en amitié. Bon mari et père bienveillant, il panse ses plaies psychologiques de par sa conduite morale, comme une sorte de thérapie dont il n’a pas conscience, en donnant avec générosité tout ce qu’il n’a jamais reçu.

Il a d’énormes capacités, un sens élevé de l’amitié, une passion pour la Table et les Citroën DS. C’est un philosophe de la vie qui porte en lui, ce qui nous manque à tous d’humour et d’humanité. Pour lui, la vie n’est pas sérieuse et il la vit au quotidien avec intensité, en n’ignorant pas que demain tout peut changer ou s’arrêter. Ce bel esprit nous surprend, de jour en jour, car il a su garder son âme d’enfant et mange sa vie à belles dents. Il est bien loin d’être dupe, le bougre !

Son travail de Cadre Technico-Commercial lui permet de s’acclimater à tout un chacun, sans jamais changer sa façon de penser ou de voir les choses. Il s’adapte, pour le bien des siens, et même si demain il devait se retrouver seul, il serait capable de vivre d’un rien.

Cet homme fougueux, à la nature impétueuse et aux prises de position parfois surprenantes, est en fait une sorte de gros nounours au cœur tendre plein de sensibilité.

J’aime le côté authentique de cet homme extraordinaire.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Le restaurant « Chez Toshi » est à découvrir à Charleville


C’est fin 2017 que je découvre un article consacré à Monsieur Toshikatsu TAKAHASHI, dans le Journal L’Ardennais. Ce Chef de Cuisine au parcours étonnant, puisqu’il vient du Japon, excelle à présent dans son restaurant « Chez Toshi » situé rue du Moulin à Charleville-Mézières.

Passionné par les Arts Martiaux Traditionnels Japonais ainsi que par la médecine et la philosophie qui sont indissociables des enseignements supérieurs et authentiques des vraies écoles, je décide de me rendre dans la Capitale des Ardennes afin de découvrir la cuisine de ce Maître en Art Culinaire.

Le Chef de Cuisine Toshikatsu TAKAHASHI, en compagnie de son équipe, m’accueille aimablement et avec ce sourire qui donne envie de rester en cet endroit.

L’établissement est coquet, l’ambiance doucement feutrée dans un cadre agréable et la table bien dressée. Un détour par les toilettes confirme que l’endroit est bien tenu.

J’ouvre ce repas par un Whisky Japonais Tokinoka très agréable au nez, léger avec ses notes de céréales, de miel non sucré et d’iode qu’il laisse en bouche. Cet apéritif est accompagné d’une verrine de mousse de cresson et d’une gougère moelleuse au mascarpone. Une douce musique classique vous invite à la détente.

L’élégant Nicolas Riquet vient prendre ma commande et c’est l’agréable Anaïs qui m’apportera les plats en les commentant.

Sur un verre de Coteaux-du-Layon, je déguste un duo de foie gras de canard français dont l’un est au pain d’épices et l’autre à l’eau de vie de cidre, lequel aura ma préférence même si l’ensemble me transporte dans un paradis de saveurs équilibrées et subtiles.

D’imposantes et belles coquilles Saint-Jacques avec corail composent mon plat de résistance. Elles sont délicatement posées sur un succulent jus corsé flambé au Noilly Prat et entourées de petits légumes poêlés. Ce plat est un ravissement et je le rehausse d’un magnifique verre de Santenay rouge.

Je termine par une assiette de cinq fromages et clôture cette belle aventure gustative sur un thé mexicain qui fleure bon le tabac.

« Chez Toshi », la cuisine est faite maison et, au-delà de cette superbe table de la gastronomie française, on découvre dans nos assiettes qui sont de belles œuvres d’art toute la finesse et la délicatesse de l’esprit japonais.

Le Chef de Cuisine Toshikatsu TAKAHASHI semble être arrivé ici pour nous régaler de ses compositions qui émanent de son savoir-faire mais aussi de son cœur.

Lorsqu’un étranger nous apporte quelques belles notes de sa culture, tout en respectant la nôtre, alors sa place est désormais chez nous.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton pour La Libre Gazette

SITE CHEZ TOSHI

 

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Escapade à l’Auberge du Grandgousier de Mirwart


Il y a quelques années un Chroniqueur parisien de Journal Le Mague, avec lequel je déjeunais à Montmartre, m’avait consacré un article dans lequel il prétendait que j’étais un grandgousier et il n’avait point tort puisque j’aime faire bonne chère. Après un long périple breton, c’est en Belgique que votre Journal vous ramène et plus précisément dans le très mignon petit village de Mirwart près de Saint-Hubert, afin de vous faire découvrir cette jolie Auberge du Grandgousier.

Bien que n’ayant pas réservé alors que tout est retenu, la gentille patronne de l’établissement me déniche un bel emplacement près du bar et mon choix se porte sur le Menu du Promeneur dont le prix est raisonnable.

Le cadre est feutré et rustique, l’ambiance est chaleureuse et agréable, les nappes et les serviettes sont en tissus, la vaisselle est rutilante et il ne manque rien sur la table puisqu’on retrouve de jolies petites cocottes dont l’une contient du beurre fermier et l’autre du saindoux revisité et bien préparé avec du lard frit, de l’huile d’olive, du sel et du poivre en moulin et du pain tranché dans un petit panier d’osier recouvert d’une serviette pour préserver sa fraîcheur.

Le service en salle est assuré par les patrons, avec l’aide d’un homme jovial et très prévenant dont c’est le métier.

C’est sur un Vieux Porto, au goût subtil et légèrement madérisé, que je déguste de fabuleuses mises-en-bouche dont ce potage aux potiron et crevettes grises réchauffant les corps et les cœurs, cette bonne verrine aux brocolis et saumon fumé, puis une crème brûlée andalouse juste parfaite. Cela nous change de ce que certains établissements français nous proposent pour accompagner l’apéro.

En entrée arrive une épaisse tranche de terrine de foies de volailles aux copeaux de foie gras, magnifiquement goûteuse, avec un petit pot d’oignons confits, une tranche de pain toasté et une bonne salade bien fraîche.

Le plat est un filet pur de cochon ibérique aux girolles et pommes paille avec un assortiment de légumes préparés et superbement bons, puis une sauce succulente faite à base de fond de viande.

Le dessert est un Merveilleux glacé, aux fruits rouges, coulis de framboises et grains de chocolat noir. Ce dessert porte tout simplement bien son nom.

Un vin de Saint-Emilion accompagnera le plus agréablement du monde ce festin.

Impossible de quitter ce lieu magique, sans prendre un petit Armagnac Labaude.

Une bien Belle Maison que je recommande vivement.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE

 

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« HÉ, DIEU ! » par Aliza Teraghia


Par tous ceux que l’on va jeter un jour à la rue
Par tous ceux qui nulle part sont les bienvenus
Par celui qui a trop froid, par celui qui a trop faim
Par celui qui alla au bagne pour un peu de pain
Dieu qui déteste les pauvres et aime les riches
Arrête de jouer au bon Dieu, ce serait de la triche
Par ces familles entières qui dorment dans la rue
Par toutes ces fillettes violées et jamais revues
Par Verdun, par Auschwitz, par ces massacres
Pendant que tu te paradais de sacres en sacres
Dieu qui déteste les pauvres et aime les riches
Arrête de jouer au bon Dieu, ce serait de la triche
Par ceux avec une vie de misère sans de l’espoir
Par ceux que l’on pend ou brûle car ils sont noirs
Par les juifs gazés, par les musulmans lynchés
Par tous ces chrétiens d’Orient tant persécutés
Dieu qui déteste les pauvres et aime les riches
Arrête de jouer au bon Dieu, ce serait de la triche
Par l’enfant tant attendu qui meurt venant de naître
Par ses parents qui souhaitaient tant le connaître
Par tous ceux qui ont rêvé d’une vie sur terre si belle
Par le riche trop riche et le pauvre qui fait la poubelle
Dieu qui déteste les pauvres et aime les riches
Arrête de jouer au bon Dieu, ce serait de la triche
Par tous tes cyclones, tes typhons, et tes tsunamis
Par les pauvres morts dans des maisons mal bâties
Par les riches qui regardent ça un peu devant la télé
Par leurs futurs lieux de vacances à devoir changer
Dieu qui déteste les pauvres et aime les riches
Arrête de jouer au bon Dieu, ce serait de la triche

Je ne sais pas si ce qui se passe ici t’intéresse
Dieu, Allah ou Jéhovah, mais c’est que ça presse
Si tu veux que quelqu’un croit encore un peu à toi
Arrête de jouer au sourd, à l’aveugle, pas le choix
A part des bigotes et des types qui usent le tapis
Et des types qui se balancent, bientôt plus d’amis
Alors pour une fois essaie, oui, d’écouter nos voix
On a pas devant nous toute l’éternité, comme toi

© Aliza Teraghia – droits d’auteur réservés.

 

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« J’ai attrapé une maladie » par Thierry Paul Valette


J’ai attrapé une maladie
Mais je ne me rappelle plus laquelle.
Elle n’est pas contagieuse
Mais je ne me souviens plus de son nom.

Je l’avais écrit sur un morceau de papier
Mais je l’ai jeté à la poubelle.
Elle m’a pourtant forcé à tout oublier
Jusqu’à mon prénom.

J’ai attrapé une maladie
Qu’attrape même les gens cultivés.
Elle très mauvais chic mauvais genre
Mais elle me semble incurable.

L’oubli est son vice favori
Pire qu’un contrat de mariage.
Parfois coléreuse, parfois paresseuse,
Je suis loin de faire des envieux.

J’ai attrapé une maladie,
Qui donne des illusions.
Elle hante ma vieillesse
À coups d’humiliation.

Je l’avais parfois oublié.
Alors momentanément soulagée
J’en avais presque oublié
Qu’elle finirait par me tuer.

TPV

 

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A L’Auberg’ine divine !


C’est toujours avec un plaisir non dissimulé que je viens m’attabler, chaque année, chez Sandrine et Nicolas Legrand qui tiennent l’Hôtel-Restaurant L’Auberg’ine situé à Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan.

Dans ce joli établissement, il y a toujours de belles surprises, tant dans l’assiette qu’au fond du verre. Pour cela, il suffit juste de faire confiance à ce couple compétent, dynamique et sympathique. Selon vos choix de plats, Sandrine Legrand vous conseillera les meilleurs accords mets et vins.

Le Chef de Cuisine Nicolas Legrand vous fera découvrir, quant à lui, une cuisine authentique et magnifique faite à base de produits frais et locaux, en y mettant toute sa passion et sa créativité.

En ce dimanche maussade, quoi de mieux que d’aller prendre place au restaurant en retrouvant le soleil à table.

C’est Nicolas Legrand et Jean-Luc Larvoir qui m’accueillent le plus aimablement du monde. Vient ensuite la pétillante Sandrine Legrand qui me saluera avant de me guider jusqu’à ma table ainsi que dans mes choix de vins.

En apéritif, Jean-Luc Larvoir me propose un bien joli verre de vin blanc Crozes-Hermitage 2015 Domaine du Colombier aux belles rondeurs, au goût de pêche blanche miellée.

Arrive ensuite un merveilleux foie gras bien élaboré et Sandrine me sert un verre de vin blanc, subtilement moelleux mais sans trop, des Côtes de Gascogne Gros Manseng avec un très bon équilibre entre le fruit sucré et l’acidité au goût d’abricot et de poire.

Ayant envie de poursuivre sur une belle Sole Meunière, Sandrine Legrand me propose un verre de vin blanc des Coteaux Bourguignon Le P’tit Bonheur bien frais et très plaisant sur le poisson avec des saveurs d’agrumes.

Sur le fromage, Jean-Luc Larvoir prend le relais avec un verre de vin blanc Château-Bas d’Aumelas Barathym rond et fruité, puis un verre de vin rouge de Gigondas avec ses beaux arômes de fruits rouges légèrement poivrés.A noter l’excellence du pain à la mie bien aérée, fruit d’un joli travail de pétrissage d’Artisan-Boulanger.

Le dessert est une excellente mousse au chocolat maison, posée sur un sablé moelleux et croquant à la fois, recouverte d’une tuile aux amandes effilées et d’une poire confite. A mon humble avis d’amateur de chocolat, je pense que la mousse, le sablé et la tuile se suffisent à eux-mêmes et que, pour moi, la poire reste du superflus.

Jean-Luc m’amènera, sur ce dessert chocolaté, un vin dont il taira le nom mais que je situe entre un Rivesaltes Tuilé et un Vieux Byrrh… Un vrai délice de clôture !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR EN LIGNE L’AUBERG’INE

 

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Le Tumulus : Une belle histoire carnacoise.


Le Tumulus de Carnac est une étape gourmande incontournable et chaque année apporte son lot de surprises gastronomiques, de compositions improbables, de créativité déconcertante et de culot monstrueux.

On se dit que, lorsqu’un établissement est connu de vous, plus rien ne peut vous surprendre et on se trompe car l’habitude ne nuit nullement au bouillonnement du cerveau de ce Chef de Cuisine fabuleux qu’est Jérôme Berthelot. Il vous attend là où vous ne l’attendez pas, dans ses désirs imprévisibles du moment durant lequel il va vous en mettre plein la vue et plein le palais avec sa douce folie faite d’inventivité.

L’accueil est assuré par l’élégant Laurent Le Solliec et la charmante Eva Clemen qui viendra nous servir nos belles assiettes.

Quant à la fabuleuse propriétaire des lieux qu’est Gwenaëlle Wilhelm, elle arrive près de votre table avec discrétion et grande classe,  en fin de repas pour s’enquérir de votre satisfaction tout en s’adressant à vous d’une voix douce et posée, s’attardant même dans une conversation avec nous toujours très agréable et dont elle seule a le secret. Elle me parlera même de ses projets d’extension de son si bel établissement.

Avec le Champagne, Eva nous amène une soupe de poissons et un samoussa poulet-pistache.

Un foie gras mi-cuit à la pêche jaune et pistache est présenté sur un sablé et constitue un grand moment d’émotion par sa texture.

Arrive ensuite un homard breton au chorizo-mangue-coriandre qui nous emmène déjà au paradis des saveurs.

Un Saint-Pierre carottes, aubergines et thé Sencha sublime nos papilles.

Le bœuf fondant Tobiko-Wasabi-Céleri nous conduit tout droit vers l’excellence.

Eva se charge de nous composer une belle assiette de fromages régionaux, avant ce dessert d’exception qu’est cette Bergamote crémeux gingembre sur brioche qui sera d’essence divine.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR EN LIGNE LE TUMULUS

 

 

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Rencontre avec Yoann Lemaire, Président de Foot Ensemble


« Sale pédé, tarlouze, petite fiotte, enculé », Yoann Lemaire a entendu cela des dizaines de fois, tant en sa qualité de joueur ou d’entraîneur sur la pelouse ou dans les vestiaires. Joueur de football amateur à Chooz, dans les Ardennes, et avec l’honnêteté intellectuelle qui le caractérise il décide, un jour, de révéler son homosexualité à ses camarades de jeu. Grand mal lui en prend car, à partir de ce moment précis, il a est exclus de son club et les portes se referment les unes après les autres, tant dans sa vie sportive que personnelle et professionnelle.

Nul ne peut imaginer la souffrance que Yoann a pu vivre à cet instant. Lui qui voulait communiquer sur le sujet est soudainement muselé en étant l’objet d’un rejet, d’une méfiance, il ne fallait plus l’approcher, le regarder, lui parler car il était peut-être contagieux. Sois pédé mais tais-toi, semblent penser les dirigeants de son club.

Moqueries et souffrances psychologiques, Yoann Lemaire vit avec depuis qu’il a compris qu’il était homo. Cet homme est cependant un battant et il ne compte pas rester sur la touche. Il lui faut maintenant convaincre que « Footballeur et Homo » n’est pas incompatible et que « L’un n’empêche pas l’autre », et puis nous sommes au 21ème siècle, pas au Moyen Âge quand même !

Quand va-t-on comprendre que l’homosexualité, tant féminine que masculine, n’est pas un choix ni même une tare et encore moins une maladie, de même qu’une personne hétéro ne l’est pas de par sa propre volonté.

Vous imaginez être hétéro et vivre dans un monde d’homos, puis vous faire insulter et rejeter toute la journée parce que vous sortez avec une personne du sexe opposé: « Saloperie d’hétéro, Gros porc, Sale vicelard, Maquereau « . Comment croyez-vous que vous pourriez le vivre au quotidien ?

Sommes-nous restés dans nos cours de récréation, au temps des vilaines paroles enfantines que nous répétions bêtement pour les avoir entendues dans la bouche des grands ? Se moquer du premier de la classe, du porteur de tâches de rousseur ou de lunettes, de l’écolier différent qui ne participe pas à nos jeux… En est-on encore à ce stade ? Quand allons-nous évoluer et surtout arrêter de vouloir que l’autre soit comme nous ?

Dans l’inconscient collectif, nous admettons qu’un footballeur marié sorte avec une Escort Girl mais surtout pas qu’il ne soit homo !

Yoann Lemaire est Président de « Foot Ensemble », mouvement qu’il créa à la suite de l’omerta imbécile sur le sujet. Il serait improbable qu’il soit le seul joueur de foot homo, quand même, de qui se moque-t-on ?

Porteur d’un joli projet de film documentaire participatif au titre de : « Footballeur et Homo, l’un n’empêche pas l’autre », Yoann Lemaire va certainement en déranger plus d’un dans ce sport mais aussi, nous l’espérons, éveiller petit à petit nos consciences en nous révélant que la Nature est ainsi faite !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Pour participer au projet de Yoann Lemaire C’EST ICI

 

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Et Anthony Jehanno créa… Terre Mer !


Anne-Sophie et Anthony Jehanno

Certes, Anthony Jehanno n’a pas créé le Ciel et la Terre mais il n’en est pas si éloigné, avec son restaurant Alréen.

Cet ancien apprenti, du Maître-Restaurateur Jean-Luc Larvoir de L’Auberge à Sainte-Anne d’Auray, dans les années 1998 à 2000 a fait un joli parcours et excelle dans son Art Culinaire.

Après sept années d’existence, son travail acharné vient d’être récompensé avec une étoile au Michelin début 2017. Terre Mer se situe à Auray, dans le Morbihan, rue du Jeu de Paume, à quelques enjambées du stade.

Anthony Jehanno a travaillé pour de grandes tables, tant en France qu’aux Etats-Unis d’Amérique ou en Angleterre, avant d’intégrer le Groupe Ducasse en qualité de Chef de Cuisine à Londres.

Chemin faisant, et ne voulant plus dépendre que de lui-même il décide de revenir dans sa Bretagne natale puisqu’il est de Plumergat, avec l’audace qui le caractérise, afin d’ouvrir son propre établissement à Auray.

Après avoir eu l’occasion de déguster ses créations, c’est autour d’un café que nous évoquons, en fin de repas, son parcours et ses idées perpétuellement créatives. Ce jeune et brillant Chef de Cuisine est aussi un véritable Chef d’Entreprise. C’est un homme lucide, authentique, humble et ouvert d’esprit, avec un caractère bien trempé digne du breton qui se respecte. Il sait ce qu’il veut et surtout ce qu’il ne veut plus.

Il n’a pas attendu d’être récompensé par le célèbre Guide Michelin pour être une référence gastronomique unique dans cette belle ville d’Auray.

C’est Anne-Sophie Jehanno, sa jeune et charmante femme, qui nous accueille avec un vrai sourire et un petit mot gentil pour nous souhaiter la bienvenue.

Après une coupe de Champagne et quelques mises-en-bouche très soignées, nous choisissons le menu dégustation avec accord mets-vins en 6 services.

Nous commençons par du saumon sauvage aux cocos de Paimpol et agrumes nous entraînant dans un joli voyage organisé par cet heureux mariage des produits et des saveurs.

Arrivent des queues de langoustines, tomates et Mozzarella, nous offrant une excursion merveilleuse entre la Bretagne et la Méditerranée.

La suite se compose d’un filet de Barbue, courgettes violons et cerises aux vinaigres. Un pur moment d’évasion et de bonheur nous conviant au recueillement.

C’est un pigeonneau, laitue-asperge, eddos émulsion, cacahuète qui vient au bon moment, dans son jus de cuisson subtilement corsé, pour sublimer notre palais et mettre en fête nos papilles gustatives.

Le pré-dessert est réalisé à base de fraises, framboises et chocolat, rehaussé de réglisse. Une suave composition.

Quant au dessert c’est un pralin aux fraises avec sa glace caramel au beurre salé somptueusement réalisé.

Entre le Charme des Demoiselles 2015, le blanc du Luberon 2015, le Faugères 2014, le joli vin de Montpellier, le Maury et le Vouvray sur les desserts, ils étaient harmonieux.

De la baguette tradition, en version petits pains croustillants et à la belle cuisson, agrémenta le plus agréablement du monde ce fabuleux festin.

Le service sera parfait, d’un bout à l’autre de repas, avec un grand professionnalisme et beaucoup de savoir-être.

C’est cornélien de qualifier le Chef Anthony Jehanno et, à l’heure où je rédige cet article, j’oscille entre plusieurs qualificatifs. Est-il magicien, sorcier ou alchimiste ? Je penche pour le dernier, étant quasiment certain que l’homme aurait le don de changer le plomb en or, puisqu’il a déjà celui de changer la matière brute en noble plat. Ses mets sont pensés, travaillés et raffinés. Ses associations « Terre Mer » sont divinement goûteuses. Les cuissons sont totalement maîtrisées, tant sur les poissons qu’au niveau des viandes.

Le paradis des croyants est une pure utopie, le seul vrai morceau de bonheur réside joyeusement dans le fond des assiettes de ce bel artiste, entre Terre et Mer.

Cette Table est remarquable, la Maison est d’une élégance folle, le savoir-vivre et le savoir-faire sont ici au rendez-vous.

Ecrit par Philip Beaubaton

SITE TERRE MER

 

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Elles sont le Barbier de Charleville


Après le Barbier de Séville de Beaumarchais et celui de Belleville composé par Alice Dona, il existe à présent celui de Charleville dans la rue du Moulin. Ce Barber Shop est une coquette petite échoppe que l’on découvre en venant de la Place Ducale et en se dirigeant vers le Musée Rimbaud et les quais de Meuse.

La vitrine est joliment composée de produits dérivés, de blaireaux, de savons à barbe et de rasoirs mécaniques. A l’intérieur, on retrouve de confortables et moelleux sièges en cuir de coiffeur d’antan. On vous revêt la gorge d’une collerette afin d’empêcher poils et cheveux coupés d’aller vous piquer la peau des épaules et du dos. Un grand tablier recouvre votre corps, comme pour vous donner l’impression de jouer un rôle de figurant dans un western et, à ce moment précis, vous constatez que vous n’avez pas de revolver caché sous votre blouse pour dissuader éventuellement l’officiant de vous trancher jugulaire et carotide.

Ce salon est tenu par de jeunes et sympathiques femmes semblant connaître parfaitement leur affaire, lesquelles sont censées s’occuper de nos barbus et c’est ce que font, merveilleusement bien, ces reines du ciseau et des barbichettes en biseau, en harmonisant votre barbe avec vos cheveux, en apportant cette touche gracieusement artistique dans le maniement du coupe-chou, nous éloignant ainsi des images violentes et tenaces de vilains criminels barbus d’autrefois et de ceux d’aujourd’hui qui voudraient nous imposer leurs lois. La barbe reprend enfin, entre leurs mains expertes, ses vraies lettres de noblesse pour devenir bien plus qu’un phénomène de mode mais un art à part entière, celui de savoir porter barbes et moustaches. Massage du visage, serviette chaude, serviette fraîche; on prend vraiment ici grand soin du poil.

Il vous faudra cependant être patient, afin d’obtenir un rendez-vous, vu que le Barbier du Moulin ne désemplit pas de la journée, alors n’attendez pas de ressembler à Landru avant de prendre votre décision.

En conclusion, il est grandement plaisant de confier notre beauté à des femmes; leur côté délicat fait qu’elles ont tous les atouts pour bien s’occuper de nous, la féminité étant une grâce qui s’ajoute au sens de l’esthétisme, lequel nous fait parfois défaut. Ces belles dames nous rendent ainsi moins sauvages et plus présentables à leur yeux qui ne sauraient se contenter de la vision de brutes épaisses des cavernes voire d’autres ermites du fond des bois.

Écrit par Philippe Beaubaton

SITE BARBIER DU MOULIN

 

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Bar à Vin Le Concept à Charleville en Ardennes


C’est sous les arcades de la pittoresque Place Ducale à Charleville, sœur jumelle historique de la merveilleuse Place des Vosges de Paris, que notre Journal a découvert ce joli petit bar à vin à l’enseigne Le Concept.

Idée originale et beau concept du Maître-Sommelier Eric Arnaud, Président des Sommeliers de Champagne-Ardennes, lequel connaît son affaire et dirige ce bel établissement avec sa femme Karine.

Ce bar à vin, avec terrasse sous la voûte et extension sur la partie piétonnière de la Place Ducale, est certainement le caveau le plus approprié pour venir se délecter du nectar de la vigne, fruit du travail des hommes voire de certains ordres monastiques. Cette fabuleuse transformation du raisin, véritable sang de la terre, nous permet de sentir et de déguster quasi religieusement ces différents arômes des parcelles de nos réputés terroirs de France.

Ici, c’est à la bonne franquette et sans cérémonial. Vous fermez les yeux et partez dans un vrai moment de détente durant lequel tous vos sens sont en éveil avec la vue de la dive bouteille et des jolies couleurs de ces vins qui coulent et viennent chanter leurs mélodies au sein de votre verre tenu en main comme pour l’effleurer du bout de vos doigts avec le respect qu’on doit à une jeune femme encore pucelle, son odeur venant vous chatouiller harmonieusement les narines, ses goûts et ses longueurs en bouche minérales, florales ou savoureusement fruitées.

Au bar à vin Le Concept il y en a vraiment pour tous les goûts, tant au verre qu’à la bouteille. Il règne, en ce lieu, comme une atmosphère semblable à certains recoins que l’on découvre au détour des allées du Musée du Vin de Paris.

Eric Arnaud possède également une belle carte de Whisky, de bières et de Champagnes.

Cet homme à la bonne tête et à la belle générosité de cœur vous invite tout en dégustant vos vins, et c’est son concept, à le faire autour de dodues planches de charcuteries et de fromages, de salades composées, de riches plats de pâtes cuisinés en sauces ou d’extraordinaires risottos mijotés.

Le couple Arnaud sait recevoir ses clients dans une ambiance très conviviale. Avec eux, vous êtes tout de suite à l’aise pour aller voyager, sans s’enivrer car le plaisir ne serait plus au rendez-vous, dans les méandres qui vous entraînent inexorablement vers les secrets de cet excellent breuvage qu’est le vin, lequel a toujours été présent dans l’Histoire de l’Humanité et cela bien avant la rédaction des textes sacrés.

Si vous êtes raisonnablement amoureux du vin il est certain que vous ne viendrez plus à Charleville par hasard et qu’il y a de fortes chances que vous ne quittiez plus cette Place Ducale.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

PAGE FACEBOOK LE CONCEPT

 

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Étape à Ermitage Moulin Labotte, dans les Ardennes


Notre Journal est revenu à Haybes, au Moulin Labotte et n’a pas été déçu.Que de changements, depuis notre passage en 2015. Ce superbe Hôtel-Restaurant, situé au cœur même de la forêt, a beaucoup évolué, bien que dirigé par un homme omniprésent et seul aux fourneaux.

Les abords sont coquets et fleuris, les haies bien taillées, le parking entretenu tout comme les emplacements pour les vélos et les motos. Quant à la toute nouvelle terrasse couverte, elle permet aux clients de prendre leurs repas à l’extérieur et près du ruisseau lorsque le temps le permet.

Le Chef Frédéric Pierangeli est, contrairement à l’expression, au four et au moulin. Il est cependant secondé, dans ses multiples tâches, par sa famille.

Le service est toujours impeccable et rondement mené. La jolie salle du restaurant, où est posée la roue crantée du mécanisme permettant de produire autrefois l’énergie nécessaire à ce lieu, est toujours un décor merveilleusement poétique pour un déjeuner ou un dîner près de l’âtre, entre poutres et poutrelles, pierres et ardoises ainsi qu’une belle décoration d’intérieur.

Les chambres, de cet ancien moulin du 18ème siècle, ont été entièrement rénovées. Des volets roulants ont été posés à toutes les fenêtres de l’établissement.

Le bar est bien achalandé, la carte des vins surprenante et l’assiette toujours copieuse ainsi que bien soignée dans sa présentation. Les sauces sont savoureuses, les viandes extraordinaires et tout, de l’entrée au dessert, est élaboré et cuisiné au Moulin. Le menu change chaque mois, avec trois entrées froides, trois entrées chaudes, trois plats et trois desserts. La cuisine du terroir ardennais est souvent à l’honneur.

Enfin, un tout nouveau Site Internet a vu le jour. Simple d’accès, il permet aux clients anglais, allemands et néerlandais de découvrir un menu ainsi que les tarifs des chambres dans leurs langues respectives.

Ce Moulin Labotte est un endroit propice à la rêverie où il fait bon se poser pour se ressourcer en pleine nature, tout en effectuant un joli voyage sur les belles idées culinaires de ce Chef inventif qu’est Frédéric Pierangeli.

A découvrir sans plus tarder !

VOIR LE SITE DE ERMITAGE MOULIN LABOTTE

 

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Halte gourmande en Belgique, à Rochehaut


En promenade sur la région de Bouillon, en Belgique, notre Journal décide de faire halte à Rochehaut et plus précisément à La Taverne de la Fermette qui est l’un des établissements appartenant à la famille Boreux, eu égard aux bons souvenirs partagés en ce lieu il y a quelques années.

C’est le grand Michel Boreux qui nous accueille, comme lui seul sait le faire autour d’une bière de Rochefort à la mousse élégante et aux reflets ambrés. Cet homme généreux possède une belle énergie, il circule entre les tables saluer ses fidèles clients et ceux de passage afin de demander si tout va bien.

Les mises en bouche arrivent, agréables et bien travaillées.

Puis vient le temps de s’attabler, pour la suite, devant trois gros morceaux de terrine ardennaise accompagnés d’un confit d’oignons, d’oignons grelots, de cornichons, de tomates, de salade et de pain toasté.

Le plat de résistance est, quant à lui, composé de deux énormes boulettes à la façon de la Mère Boreux présentées en cocotte de fonte avec une superbe sauce mijotée aux oignons et au vin blanc, thym et laurier. Salade, rata de poireaux, tomate provençale et bonnes frites belges servent de copieux accompagnements.

Nous terminons cet excellent repas par ce léger sorbet au citron vert et à la Vodka appelé Colonel.

La Table de Michel Boreux, tant ici qu’à l’Auberge de la Ferme, mérite le détour des gourmets gourmands d’autant qu’il y a, après le repas, de nombreuses activités proposées par cette jolie famille Boreux au sein de ce magnifique village ardennais fleuri qui pétille de vie à l’image de ses propriétaires qui ont su donner une belle âme à ce petit pays perché au-dessus d’une verdoyante vallée.

SITE DE MICHEL BOREUX

 

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A l’Auberge de la Ferme du Malgré Tout


C’est au creux des bois, au fond de cette forêt profonde du département français des Ardennes en lisière du Maquis où règne encore le souvenir de ces valeureux jeunes résistants qui combattirent l’ennemi nazi lors de la Seconde Guerre Mondiale, que se situe cette Ferme-Auberge de l’ancien temps.

Dans la cour, est stationnée une Jeep américaine.

C’est ici-même, et bien avant nous, que l’ami Jean-Luc Petitrenaud avait décidé de poser ses caméras pour ses « Escapades ». Ce bougre de Jean-Luc ne s’était pas trompé d’adresse et l’établissement nous entraîne irrémédiablement dans un voyage vers un passé pas si lointain, en plein massif des Ardennes plein de fabuleuses recettes culinaires et savoureuses de gibier.

La pièce du restaurant sort tout droit du début du siècle dernier, voire même avant, avec ses solides bancs de bois imposants et ses confortables coussins, ses tables en chêne massif, ses poutrelles, ses briques, ses têtes de sanglier et de chevreuil, ses bois de cerf, ses nappes et serviettes en tissus, ses cloches à vaches venant de Morzine ou d’ailleurs et son atmosphère de la ferme d’autrefois me rappelant celle de ma Normandie paternelle.

Une petite pancarte, près du comptoir, précise que du Foie Gras Maison est à emporter.

Après une fraîche bière blanche La Malgré-Tout et une verrine de gaspacho, notre entrée se compose d’une goûteuse tourte ardennaise accompagnée d’une bonne salade.

Vient ensuite une jolie cuisse de pintade au romarin sauce Roquefort et son plat de pommes grenailles au beurre, à l’ail en chemise, avec du thym et du laurier. Un vrai régal !

Puis un plateau de fromages sur lequel vous pouvez vous servir à votre guise avant que le Patron, Bertrand Grandhomme, vous ramène sa planche à découper surmontée d’un imposant morceau de Tomme des Ardennes qu’il tranche généreusement devant vous avec un petit rictus et une pointe d’humour.

Le repas est accompagné de pain aux céréales tranché et d’un agréable vin rouge du Sud vendu au verre « Bois de Paris » 2015.

Le fils des patrons est un homme jeune, barbu et sympathique qui officie en cuisine, entre chaudrons et marmites, avant de participer au service en salle en vous amenant vos plats avec un petit mot gentil, pendant que sa mère « La Françoise » comme l’appelle le Patron s’occupe de préparer les boissons au bar.

L’entreprise est familiale et il fait bon se dépayser dans cette Maison où la Table est bonne.

L’ambiance un peu désuète mais authentique, ainsi que les copieuses assiette valent largement le détour.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE

 

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La Table du Pays, c’est fini !


Il y avait du monde, en ce jeudi 6 juillet 2017, à La Table du Pays d’Hargnies, pour dire au revoir à Marie-Jo Garand qui ferme les portes de sa belle auberge après 21 ans d’exercice.

Cependant, il restera des chambres et une table d’hôtes pour les passagers.

Marie-Jo rappela son parcours, avant de lever son verre à l’amitié et de remercier ses personnels puis les acteurs locaux ainsi que les télévisions et journaux qui se sont intéressés à sa jolie Maison comme notre Journal, auquel elle ajouta une anecdote qui fit rire l’assemblée et votre serviteur (puisqu’il s’agissait de moi).

En février 1996, elle ouvrait son restaurant traditionnel ardennais, en proposant une succulente cuisine de terroir, dans le but de faire découvrir les secrets culinaires que nos grands-mères savaient nous concocter sur le coin de la cuisinière à bois et à charbon assurant ainsi la promotion de son beau village d’Hargnies juché sur les hauteurs des massifs anciens là où les hivers sont rudes.

Européenne avant l’heure elle se fichait pas mal des frontières et sa cuisine était ouverte à tous les voyageurs de passage.Son accueil était généreux, souriant, authentique.

Ne travaillant qu’avec des produits de saison, elle se faisait un plaisir de régaler nos papilles gustatives en devenant l’étape incontournable du tourisme gastronomique ardennais.

Quant à nos chers écoliers, ils ont eu la chance exceptionnelle de connaître l’éducation au goût, puisque Marie-Jo avait eu  très bonne idée de créer la cantine du village au sein de son établissement.

Alors bonne retraite Marie-Jo avec ton Denis qui est ton mari et aussi cet élégant monsieur qui savait nous servir et plaisanter avec nous.

Profitez-en bien nous ne vous oublions pas !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Le Balcon en Forêt du Hameau Les Hauts-Buttés


Décidément le prénom de Geneviève est bien loin d’être banal, bien que peu usité. Il y avait la Geneviève qui fit guerre à Attila pour sauver Paris, ma défunte petite Maman chérie et la patronne de cette bien jolie auberge de ce tout petit village situé sur les contreforts des massifs anciens qui constituent les crêtes pré-ardennaises.

L’accueil est très agréable, puisque sourire et voix douce de Geneviève sont au rendez-vous comme pour vous inviter à la méditation gastronomique.

Les abords du chalet, la terrasse extérieure et la salle à manger sont de toute beauté.

Geneviève Goffette a un parcours atypique puisqu’elle est ingénieure agronome de formation. Mais cette femme du Nord tombe amoureuse d’un ardennais et des Ardennes et par voie de conséquence du Hameau Les Hauts-Buttés.

Il y a quatre ans, elle décide de se lancer un nouveau défi en ouvrant cette magnifique auberge et son salon de thé.

Geneviève est une puriste, ce qu’elle propose à ses clients est sa création du jour. Telle une peintre ou une musicienne elle compose quotidiennement ses œuvres culinaires qu’elle appelle son menu du jour au gré de ses envies du moment liées à ses goûts et surtout à sa douce folie artistique. Elle marie subtilement l’aspect de ses mets avec des saveurs originales autant que goûteuses d’épices et de plantes aromatiques, en devenant chimiste d’un instant. Chez elle, pas de congélateur de grande capacité, tout juste un petit endroit pour les crèmes glacées car tout est fait Maison et le jour même.

Après un apéritif maison dégusté sur la grande terrasse ombragée, nous décidons, par ces temps chauds, d’aller chercher un peu de fraîcheur à l’intérieur. Le décor est magnifique et on se croirait dans un rustique chalet de montagne. La seconde salle destinée aux grands évènements est, quant à elle, résolument moderne et lumineuse.

Mélanie, la jeune et jolie petite serveuse blonde comme les blés, est à l’écoute de sa patronne et virevolte entre la terrasse et la salle pour amener boissons et plats à la clientèle.

Une terrine de thon, aux courgettes et aux pêches, moelleuse à souhait constitue cette entrée bien fraîche et de bon goût.

Au fond d’une belle assiette creuse d’antan règne un sauté de veau aux champignons, carottes et pommes grenailles au romarin, sur une sauce au cidre et à la sauge, légèrement crémée. Ce plat est un ravissement pour le palais et les papilles. Il s’échappe, de ce met merveilleux, des fumets parfumés qui nous font voyager, en esprit, vers les contrées de notre enfance, près des cuisinières à bois de nos grands-mères. Geneviève a su mijoter ce joli plat, juste pour notre plaisir car c’est ce qu’elle souhaite au plus profond de son être.

Un bon morceau de Tomme des Ardennes, délicatement parfumé et à la belle structure équilibrée, nous est proposé sur une salade du jardin correctement assaisonnée.

Il ne manquait rien pour être heureux, même le pain servant à saucer était aussi beau que bon. Il s’agissait d’une baguette tradition, provenant de Monthermé le matin même, à la mie colorée bien aérée et à la croûte torréfiée comme il se doit. Un bien joli travail d’artisan-boulanger et surtout un élément indispensable lors d’un bon repas.

Le vin était un Saint-Nicolas de Bourgueil bien frais, comme doivent l’être ces vins de Loire aux notes de fruits rouges qui étanchent la soif, un Domaine La Chevalerie « Vieilles Vignes » 2014 de la Maison Gaëtan Bruneau.

Avant de se quitter, il fallait bien cette poêlée d’abricots et de pommes au romarin avec sa glace vanille. Un dessert magnifique, une explosion de saveurs en bouche, un pur moment de paradis vécu avec délectation dans ce village bien calme où règne une maîtresse de l’authentique toutefois bien dans son époque.

Une étape gourmande à découvrir de toute urgence, au milieu de la nature, pour un retour à la vraie vie, là où l’on sait encore prendre le temps des choses tout en se parlant.

SITE DE L’AUBERGE

 

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La Tête Noire de Marnes-la-Coquette


Il y a plus d’une dizaine d’années que nous n’avions pas eu l’occasion de retourner dans ce charmant village de Marnes-la-Coquette dans les Yvelines. Entre temps, la belle Auberge de La Tête Noire ferma ses portes, en nous laissant le souvenir d’une cuisine traditionnelle et plus particulièrement celui d’un merveilleux ris de veau braisé.

La Tête Noire est aujourd’hui un bien joli établissement, avec des équipes jeunes et dynamiques ainsi qu’une grande salle moderne et une terrasse d’été très ombragée.

La cuisine est celle d’une brasserie à la mode que l’on peut découvrir sur l’ardoise du moment et quelques spécialités du jour, en passant par une sympathique carte des vins.

C’était donc l’occasion rêvée, en ce beau dimanche de Pentecôte, de se retrouver à La Tête Noire, en famille, autour d’une grande table avec banquettes et chaises un peu plus moelleuses qu’en terrasse.

Après une coupe de Champagne Duval-Leroy Millésimé en apéritif, nous choisissons nos entrées qui vont du Tartare de poissons du marché au Carpaccio de champignons de Paris à l’huile de truffe et parmesan, sans oublier la Chiffonnade de Jambon de Serrano qui fait le bonheur de notre petite gastronome d’à peine deux ans.

Viennent ensuite les plats avec les Poêlées de Calamars à l’ail, persil et piment d’Espelette ou bien le Vitello Tonnato et encore le Burger Tête Noire bacon, œuf, cheddar sur son pain artisanal puis le menu enfant avec son Steak Haché, frites, la glace bonbon et la boisson au sirop pour notre princesse gourmande.

Nous finissons ce repas par la Coupe de Glaces, le Baba au Rhum, le Macaron Framboise et la Grosse Profiterole.

Quant aux vins, la tablée partira sur un Chinon Rouge « Château de la Grille » et se poursuivra sur un verre de Reuilly du « Domaine H. Beurdin ».

Les Plus de La Tête Noire : Personnels réactifs et cuisine faite « Maison ».

Les Moins de La Tête Noire : Une bouteille de Champagne, en apéritif, mérite mieux que de vulgaires chips tortillas. Le Baba au Rhum, même bien arrosé, manque de raffinement.

En conclusion, l’établissement est un lieu convivial qu’il y a lieu de découvrir en famille.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE LA TÊTE NOIRE

 

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Sur la terrasse des Trois Canards


Le Chef Stéphane Raoult rêvait d’une belle terrasse d’été, pour sublimer sa magnifique Auberge des Trois Canards et c’est jeudi dernier que cet ensemble de bois a pu voir le jour, dans un endroit calme et verdoyant, au milieu de cette jolie Picardie et de cet étonnant département de l’Oise, dans ce mignon petit village d’Ognon.

C’est en compagnie de Frédéric Vignale, Patron du Journal Le Mague et de sa belle compagne Artiste-Peintre et Plasticienne Juliette Savaëte, que nous avons eu le plaisir de découvrir et d’inaugurer cette magnifique dépendance.

A peine prenions-nous place sur la terrasse que quelques gouttes tombèrent sur le parasol, sans toutefois dissuader Juliette et Frédéric. Nous décidâmes donc, collégialement, de braver ce temps grincheux qui aurait pu gâcher notre plaisir et notre courage fut récompensé par l’apparition d’un beau soleil.

On sentait bien, dans le regard du Maître Queux Stéphane Raoult officiant en ces lieux et dans les yeux de sa jolie compagne Christine, toute la fierté de nous présenter cette terrasse enchanteresse qui ne tarda pas à véhiculer nos pensées vers les délicieux moments de notre enfance, lorsqu’il nous arrivait de quitter Paris et d’aller se donner des airs de vacances chez nos grands-parents paternels qui demeuraient en Beauce, à Jouy, près de Chartres, là-même où notre oncle, notre tante et nos cousins résidaient également.

Après nos apéritifs et notre mise-en-bouche bien fraîche de style gaspacho de légumes d’été en verrine, il fallait choisir entre carte et menus. Pendant que Juliette partait sur un Carpaccio de Bar mariné au citron vert et des Noix de Saint-Jacques rôties sauce Saté à la mandarine, les hommes préféraient un Menu Dégustation avec Foie Gras de canard au Cognac chutney aux agrumes, Ravioles de Langoustines et son bouillon d’herbes et épices, Trou Normand, Saint Jacques rôties sauce Noilly Prat, Filet de Bœuf sauce Bordelaise, Chariot des Fromages et Les Délices d’Emma, le tout arrosé par un Châteauneuf-du-Pape, Clos l’Oratoire des Papes 2013, rond et puissant avec des arômes de baies noires et à la bouche doucement épicée.

Merci à Stéphane Raoult qui a su nous régaler avec ses surprenantes compositions gastronomiques rehaussées par d’incroyables, onctueuses et très gouteuses sauces dont lui seul possède le secret.

Le service était assuré par l’incontournable Laurent, homme distingué qui est la référence de cette belle Maison, et son assistante Catherine.

L’Auberge des Trois Canards vaut le déplacement, les assiettes y sont généreuses et il est très agréable de pouvoir s’attarder en terrasse grâce à des personnels professionnels qui ont le goût de servir leurs clients avec beaucoup d’attention.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE DES 3 CANARDS

 

 

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« Contez-moi ma vie » par Thierry Paul Valette


Je vous offre mes pages
Mais contez-moi ma vie.
Celle de ma mémoire punie,
Celle d’un autre âge
Qui oublie, qui se fige
De ne plus connaître.

Je vous offre mes tourments
Mais contez-moi ma vie.
Celle de ma tête qui s’enfuie,
Celle de mon cœur de femme
Qui pleure, qui se vide
De ne plus reconnaître

Je vous offre mes secrets
Mais contez-moi ma vie.
Écrivez-moi ces mots
De ces livres interdits
Où les verbes d’hier
Ne conjugueront jamais l’ennemi

Je vous offre mes rires
Mais contez-moi ma vie.
Emportez-moi ces larmes
De ces films d’antan
Où les mots d’aujourd’hui
Ne connaîtront jamais l’ennui

TPV
NS 💙
Texte protégé 1FG2TW
Alzheimer recueil poésie n°18

 

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Le Bouchon Gourmand de Chantilly


C’est à deux pas des écuries et de l’hippodrome, non loin du Château, que se situe ce bien sympathique établissement. Le Bouchon Gourmand est à la fois un joli restaurant et un très beau bistrot. Dès que vous passez la terrasse côté rue et le pas de porte, il règne au bar une atmosphère sereine, les couleurs sont à la mode, l’ambiance est feutrée et vous passez devant une superbe cave digne du Musée du Vin de Paris, là-même où sont couchés quelques bien beaux flacons dans lesquels l’homme a décidé de sublimer le sang de la vigne.

La salle, bien pleine, est sobrement décorée sur le thème du cheval, les chaises et les banquettes sont moelleuses à souhait et notre emplacement permet une jolie vue sur le jardin d’été.

De petits pains dodus, comme les ventres des moineaux, nous attendent dans une belle corbeille, en compagnie de quelques croûtons grillés, pour tartiner ce succulent fromage blanc travaillé à la ciboulette en guise d’amuse-bouches.

Le menu du dimanche est raisonnablement annoncé à 33 euros, le personnel est compétent, la direction est affable, les toilettes sont rutilantes et la cuisine, à la porte ouverte, laisse apparaître le cœur dynamique et bien tenu de cette magnifique Maison.

De généreuses et épaisses tranches de saumon fumé maison constituent l’entrée avec des toasts, sur un verre de Sancerre Blanc dont le nez est déjà prometteur par son intensité et une bouche qui révèle des notes d’agrumes et de fleurs blanches.

Arrive ensuite un imposant morceau de paleron, merveilleusement tendre et goûteux, posé sur un lit de carpaccio de tomates cœur de bœuf délicatement parfumées par un bel assaisonnement à base d’huile d’olive et de salades mélangées, donnant un heureux mariage entre une viande bien maturée et la rosée tonifiante d’un jardin lors d’un matin de printemps, ainsi qu’un étonnant et original contraste entre le chaud et le froid, sur un verre de Château Cheval Noir rouge au nez intense en baies rouges et à la bouche suave bien que légèrement boisée.

Nous clôturons, le plus agréablement du monde, nos dominicales agapes sur un délicieux baba au rhum accompagné d’un petit récipient contenant une bonne dose de cet alcool bien parfumé, ainsi que fraises, framboises et crème Chantilly surmontée d’amandes effilées et grillées.

Bel endroit qui vaut le détour et que nous pouvons recommander.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE LE BOUCHON GOURMAND

 

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