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Archives de Catégorie: Poésies

« Contez-moi ma vie » par Thierry Paul Valette


Je vous offre mes pages
Mais contez-moi ma vie.
Celle de ma mémoire punie,
Celle d’un autre âge
Qui oublie, qui se fige
De ne plus connaître.

Je vous offre mes tourments
Mais contez-moi ma vie.
Celle de ma tête qui s’enfuie,
Celle de mon cœur de femme
Qui pleure, qui se vide
De ne plus reconnaître

Je vous offre mes secrets
Mais contez-moi ma vie.
Écrivez-moi ces mots
De ces livres interdits
Où les verbes d’hier
Ne conjugueront jamais l’ennemi

Je vous offre mes rires
Mais contez-moi ma vie.
Emportez-moi ces larmes
De ces films d’antan
Où les mots d’aujourd’hui
Ne connaîtront jamais l’ennui

TPV
NS 💙
Texte protégé 1FG2TW
Alzheimer recueil poésie n°18

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« Dernier baiser » par Thierry Paul Valette


Un matin mon père s’est réveillé
Comme un enfant apeuré.
De sa mémoire dépouillée,
Dans la nuit il s’était mis à pleurer.
Il a vidé ses armoires ,
Ses fonds de tiroirs,
Pris son dernier repas
De vieux sherpa.
Nu, sans bagage, en marche
Près de la gare Saintes-Eustache,
Sans billet il parfait en voyage
Et s’éloignait doucement de l’Ermitage.
Il portait le visage de la pauvreté,
Celui de toute son humilité
Qui s’efface et devient une vielle aquarelle
Que l’on jette comme ça à la poubelle.
Le long des réverbères,
Il y avait le bruit puis le désert
De ces silences blancs,
De tous ces passants absents,
De tous ces vertiges incessants,
De toutes ces mains d’enfants.
La nuit venait de tomber
Quand il s’est mis à pleurer.
Sur le sol encore mouillé,
Épuisé, il venait de tomber.
Son souffle peu à peu
Déjà disparaissait.
Du sang coulait
Du sommet de son front.
Sous les bruits vagabonds
D’une foule en dispersion,
Recroquevillé et le dos rond
Il ne cessait de demander pardon.
Ses larmes étaient pour sa mère ,
Une vielle dame usée et centenaire.
Dans un ultime râle d’homme condamné
Il lui demandait juste un dernier baisers.

Tpv
NS
Recueil Alzheimer 2017.

 

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« Si j’étais Dieu » par Aliza Teraghia


Si j’étais Dieu
Je me planquerais plus dans mes cieux
Je viendrais en aide aux malheureux
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
Je ferais la peau à toutes les guerres
Et à ces marchands d’armes prospères
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
Je ferais que les gens s’aiment entre eux
Haïr les autres n’a jamais rendu heureux
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
Je soulagerais bien plus la souffrance
Je tonnerais contre la grande finance
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
Je ferais sur cette Terre à chaque jour
Mieux briller ce mot splendide, amour
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
J’aurais été si content de pouvoir exister
Mais merci l’humanité de m’avoir inventé
Jolie histoire pour ne plus craindre la mort
On est en fait tous seuls, coquin de sort
Alors si au fond pas d’étincelle divine
Et rien qui à la prière le ciel s’illumine
Vis, aime, chante et sois bon ou bonne
Jusqu’à ce que hélas ton heure sonne
Si Dieu avait existé, ce serait sa parole
Je me glisse un instant dans son rôle
C’est vrai, c’est mieux avec des anges
On récolte alors bien des louanges
Prends ma main,, embrasse-moi ,
Caresse moi, oui, embrase-moi
L’amour à deux c’est un joli pluriel
Pour tant monter au septième ciel
Et si on rencontre Dieu au passage
Alors ménage à trois pas trop sage
La foi alors ou quoi me pénétrera
Et à un moment précis : Alleluyah
Rester bien apaisée sur un nuage
Dieu aura fait l’amour à son image…

A lire ceci, les bigots et bigotes choqués
Ils me lanceront de terribles anathèmes
Suppôt de Satan, fille perdue et athée
Je leur réponds déjà ceci: Je vous aime

Aliza Tous droits réservés

 

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« Moi contre toi… » par Laurent Mourot-Faraut


laurent-mourot-faraut

Dans la nuit, ou au lever du jour,
Dans toutes les dimensions,
Où je me perds, où je me trouve,
Où que tu sois, moi, je pense à toi,
Quelque soit le jour, ou la raison,
Je crois bien que je t’aime,
Mon cœur pleure ton absence,
Et toutes les nuits, mes évasions,
M’emmènent au bout du monde,
Mais tu n’es pas là, même pas ici,
Je crie, je hurle, j’appelle cela l’espace,
Et même si je regrette, je n’y peux rien,
L’automne arrive, et puis l’hiver,
Je n’aime pas, quand il pleut fort,
Le souvenir de tes larmes me rend fou,
Je m’en mords les lèvres,
Où que tu sois, où que tu ailles,
Je pense à toi, pour toujours,
Tu sais, j’appelle cela l’amour,
Et je le crie du bout des lèvres,
Et je l’écris d’un bout de plume,
J’appelle ça la vie, maintenant,
Avant de m’endormir,
Et de m’enfuir de ce monde fou,
De m’installer sur des nuages,
Quelque part, quelque n’importe où,
Là où tu vas, j’irais…

Laurent Mourot-Faraut

 

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« Vous n’aviez pas le droit…!!! » par Thierry Paul Valette


tpv

Vous n’aviez pas le droit
De nous trahir, de nous mentir
Vous n’aviez pas le droit
De nous voler, de vous servir

Vous n’aviez pas le droit
De profiter de la situation
Vous n’aviez pas le droit
De ne penser qu’aux élections

Je suis contre la révolution
Mais ne nous demandez pas pardon
Au nom de la sueur sur notre front
Je vous déclare bon pour la prison

Vous n’aviez pas le droit
De nous donner faim
De nous donner froid

Vous n’aviez pas le droit
De boire notre vin
De tous ces grands festins

Vous n’aviez pas le droit
De vos mocassins
Et autres belles vestes de lin

Je suis contre la révolution
Mais ne nous demandez pas pardon
Au nom de la sueur sur notre front
Je vous déclare bon pour la prison

Je déclare nouvelle constitution
Le pouvoir rendu à la nation
La fin de tous ces francs-maçons
Du sénat au palais bourbon

Je suis pour vos démissions
Mes très chers bourbillons
Vous ne serez plus à Matignon
Et n’irez jamais au panthéon

Je suis contre la révolution
Mais ne nous demandez pas pardon
Au nom de la sueur sur notre front
Je vous déclare bon pour la pendaison

TPV
Ns ❤
® »Vous n’aviez pas le droit »

 

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« L’amour au bout des lèvres » par Aliza Teraghia


aliza

Ce soir j’ai le cœur, le corps et l’âme si bohèmes
L’amour au bout des lèvres chasse les problèmes
Je me sens prête à embrasser le premier venu
Et s’il a froid, de le réchauffer de mon corps nu
Ce soir je me sens si envahie de douces fièvres
Ma langue rose humecte gourmande mes lèvres
Mes seins se tendent comme des promesses
Et je cambre en offrande sensuelle mes fesses
Ce soir je me sens l’âme tellement vagabonde
Je ressens en moi un désir sexuel qui m’inonde
Homme ou femme, pour moi ce soir peu importe
Je serais torrent d’amour si on frappe à ma porte
Ce soir j’ai le cœur, le corps et l’âme si bohèmes
Je ne veux plus entendre qu’un seul mot, aime
Il vaut mieux finalement que toi, lectrice ou lecteur;
Que tu ne viennes pas ce soir, je garderais ton cœur
J’emprisonnerais ton corps au creux de mes caresses
Et ta bouche et tes mains sur mes seins et mes fesses
Et enfin je me régalerais une éternité de ton âme
Brûlant pour moi d’une douce et belle flamme …
A nous deux tous les paradis et enfers interdits
Dans le sexe il y a tant de délicieux non-dits
Toutes nos nuits seront si chaudes en amour
Nous laissant un peu apaisés au lever du jour
Tu vois, il vaut mieux que tu passes ton chemin
Je t’aurais trop aimé bien trop de lendemains..
Nous aurions fait oublier Roméo et Juliette.
Ou Juliette et Juliette, non plus pas si bête
Tant pis, ce soir dors sur tes deux oreilles
Aliza ne sera pas au pays des merveilles

Aliza Teraghia Tous droits réservés

 

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« Si tu penses encore… » par Thierry Paul Valette


tpv

Si tu penses encore et toujours à hier
Que tes larmes brûlent tes paupières
Que tes chagrins te réveillent le matin

Si tes draps te rappellent encore à moi
Que chaque soir me ramène à ta mémoire
Que tu préfères rester seule dans le noir

Alors retrouve-moi aux pieds des dunes
Embrasse-moi comme la mer et le soleil
Offre-toi comme à la terre ce même rêve
De ces jours qui passent, qui s’enlacent
De ces jours qui passent, qui s’embrassent

La vie est une couleur qui efface les pleurs
La vie est une couleur qui efface les peurs

Si tes envies ne sont pas tombées en oubli
Que mes mains manquent à ton cou
Que mes lèvres manquent à tes joues

Si ta peau se rappelle à mes caresses
Que tu préfères mes baisers à un autre
Que tu crois que ce n’était pas ma faute

Alors retrouve-moi aux pieds des dunes
Embrasse-moi comme la mer et le soleil
Offre-toi comme à la terre ce même rêve
De ces jours qui passent, qui s’enlacent
De ces jours qui passent, qui s’embrassent

La vie est une couleur qui efface les pleurs
La vie est une couleur qui efface les peurs

Si tes rêves sont toujours les mêmes
Que tes mots sont encore je t’aime
Que tes cris résonnent dans la nuit

Si trembles de peur de me voir affaibli
Que tes pleurs n’attendent plus minuit
Que mes folies manquent à tes envies

Alors retrouve-moi aux pieds des dunes
Embrasse-moi comme la mer et le soleil
Offre-toi comme à la terre ce même rêve
De ces jours qui passent, qui s’enlacent
De ces jours qui passent, qui s’embrassent

La vie est une couleur qui efface les pleurs
La vie est une couleur qui efface les peurs.

TPV

 

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« La Dominatrice » par Aliza Teraghia


aliza

J’aurais aimé être une vraie dominatrice
Compter sur les derrières les cicatrices
Fouet, martinet, battoir ou fine cravache
Mon Dieu que j’aurais été vraiment vache
Mon texte ici déjà je sais va vous exciter
Vous me voyez déjà bien vous déculotter
Lentement mettre nues vos jolies fesses
D’abord les masser de douces caresses
Vérifier de temps à autre votre excitation
D’une main douce et experte, bel étalon
Quand ce membre aura durci à loisir
Alors mes coups donneront du plaisir
Vous en serez à vous mordre les bras
En inondant follement dans vos draps
Caresses et discipline, quel programme
Surtout venant d’une jeune et jolie dame
Et comme je n’investis pas en cuissardes
Justaucorps de cuir, chaînes et menottes
A vous dominer non, point je me hasarde
Là je fouette des œufs et un peu de lotte
Votre excitation retombe, j’en suis désolée
Ça me rappelle oh oui d’arrêter mon soufflet

Mais comme certains prennent ça au sérieux
Plutôt que de ranimer les envies.de messieurs
Ou de dames que la vie ne fouette pas assez
Et comptent sur moi pour un peu les ranimer
Lecteurs, un peu ou très masos par nature
Et de vouloir tenter avec moi cette aventure
Je pense avoir je crois d’autres chats à fouetter
Je ne dis pas de chattes pour vous émoustiller
J’ai toujours pensé que le mieux est la tendresse
S’anéantir tendrement à deux sous les caresses
Laisser dehors tout attirail autre que les sentiments
Et tout simplement s’aimer à en défier le temps

Aliza Tous droits réservés

 

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« L’Érotisme » par Aliza Teraghia


aliza

La poésie peut-elle être vraiment érotique
On a souvent un regard sur cela trop critique
Pourtant un peu de chair au-dessus de bas noirs
Entrevu à la hâte très vite dans quelque miroir
Et l’imagination devient folle excitation et désirs
Comme une envie impérieuse de doux plaisirs
Ou de passion incontrôlée d’être notre amant
Et de s’anéantir en nous et si délicieusement
Ce bout de chair a réveillé bien des fantasmes
Mais la pointe d’un sein, la courbe des fesses
Pour vous est synonyme de tas de caresses
Ceci vous remplit d’images toute votre âme
Nous marchons devant, vous pensez positions
Notre bouche vous sourit, vous pensez fellations
Dans nos yeux vous cherchez une acceptation
Si pour le soir même cela va être oui ou non
Y a-t-il poésie érotique ou n’y en a -t-il pas
Quand deux corps exultent entre les draps
Est ce que l’on versifie alors ses émotions
Met-on en vers sa jouissance et sa déraison
Non, on s’agrippe, on hurle, on crie, on jouit
C’est une forme comme une autre de poésie
Poète laisse ton luth et viens donc me baiser
Oui ça fait un peu pute mais il faut s’amuser
Les moments d’amour la vie non consommés
On a l’éternité pour amèrement les regretter
Alors brûlons au plaisir jusqu’à la chandelle
Pour se dire que cette vie vraiment est belle
Et je trouve que cette chair et mes bas noirs
Sont parfaits à donner ainsi un peu d’espoir
Tout désir non-dit est de l’autre côté du miroir
Propre à peupler vos fantasmes de ce soir
Y a-t-il poésie érotique ou n’y en a -t-il pas
C’est ce que vous ressentez qui vous le dira

Aliza Teraghia Tous droits réservés

 

 

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« Je t’écrirai… » de Thierry Paul Valette


tpv

 

Je t’écrirai sur des morceaux de pierre,
Comme si c’était encore hier,
Tous ces mots mis à l’envers
Qui s’effacent avec le temps.

Je t’écrirai sur des morceaux d’étoiles,
Comme si nous étions demain,
Tous ces fragments de sable
Qui s’évaporent dans la mer.

Je t’écrirai des lunes et des soleils,
Comme si c’était un rêve,
Tous nos espoirs d’aujourd’hui
Qui se respirent à l’infini.

Je t’écrirai des fleurs de miel,
Comme des épices orientales,
Toutes ces larmes de cristal
Qui te sublime jusqu’à ton cœur.

TPV

 

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« Le Cabaret des Muses » de Thierry Paul Valette


tpv

C’est l’histoire d’une femme atteint de la maladie d’Alzheimer. Au crépuscule de sa vie, il ne lui reste que quelques mois à vivre et elle nous livre ici dignement ses dernières volontés pour sa veillée funéraire.

Autrefois ,à la fin des années folles, elle fût une magnifique chanteuse de cabaret…

Aloïs est la personne qui à découvert cette maladie au tout début du siècle et qui porte aujourd’hui son nom : « Alzheimer »…
La musique aide les patients qui sollicite leur mémoire ancienne.

LE CABARET DES MUSES

Quand l’hiver sera enfin passé,
Je veux que tu viennes déposer
Aux pieds de ma chaumière,
Un joli bouquet de bruyère.

Avant que le printemps ne chantonne,
Que les hirondelles fanfaronnent,
De ma plus belle mousseline,
Aux tendres couleurs d’aubépines,

Je me serai dignement revêtue.
Je resterai belle ainsi étendue
Sur mon lit de soie et de chêne
Aux encens de sève et d’ébène.

Quand l’hiver sera enfin passé,
Je veux que tu viennes écouter,
Tout près de moi, sur une chaise
Cette éternelle balade irlandaise.

Les dernières bougies de cristal
Éclaireront mon linceul de gitane
Comme une vielle et folle profane
Qu’Aloïs aura rendu moins marginale .

Je deviendrai la chanteuse de minuit
Qui s’envole au cabaret des muses,
Cette mémoire qui hante les rues
Au son des vielles cornemuses.

TPV

 

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« Maman » par Thierry Paul Valette


tpv

Parce-que vieillir est une chance…
Et la liberté un devoir, la mémoire aussi….
6 Juin 1944 Opération DDay Overlord

Fragments.

Maman,

Quand j’ai senti ce vent de pluie pénétrant le ciel,
Je me suis précipité tout en en haut du Clocher qui dominait la baie de Colleville.
Dans le silence de son vaste empire.
Le soleil, tendre et pénétrant,
Qui chaque soir
S’endort aux soupirs des cormorans,
Semblait livrer sa dernière bataille.

Je fixais les nuages qui se rapprochaient de la falaise
Et s’élevaient face aux vieux remparts.
Comme de minuscules fourmis, désordonnés au loin,
J’apercevais les derniers marins qui remontaient leurs filets,
Les rares promeneurs qui s’agitaient plus vite que des pantins désarticulés.

Dans une symphonie de couleurs médiévales,
La peau du soleil d’ordinaire bronze doré aux teintes cuivrées,
Se recouvrait d’asphalte bleuté, de noix et de myrtilles.
Son regard injecté de rouge défiait
Dans une lumière électrique
Ces stratus et cumulus d’outre-tombe.

Ce soir la maman j’assistais aux noces du ciel et de la mer,
Et je savourais ce moment privilégié.
J’aurai voulu que mes yeux puissent dévorer le ciel dans son entier,
Que ma bouche croque ce savoureux biscuit de tempête .
Que mes mains d’argile
Touche cette mer saupoudrée
D’écume et de jade en fusion.
D’immenses vagues en colère
Se fracassaient contre les rochers.
Rappelant à ma mémoire
Ce 6 juin 1944

Ce soir la maman, je redevenais un enfant ,
Ton enfant
Mais un enfant
En pleur,
Fragile,
Abandonné,
Terrorisé,
Prisonnier entre deux générations,
Qui par ce sale et triste mois de printemps 44
Avait vu cette interminable grève gémissante avide de chair fraîche,
Assoiffée de sang chaud,
Cette plage grondante aux dantesques et impénétrables lueurs rougissantes
Jeter à mes pieds ces fragments de soldat démembrés,
Agonisants en cris , entre râles et douleurs décharnées.

Maman
J’aurais tellement voulu que tu sois la,
Si près de moi ce matin-là,
Que tu caches mes yeux d’enfants,
Que tu poses tes mains contre mes oreilles
Pour que je n’entende pas jusqu’à la fin de mes jours
Les bruits de ces mitraillettes qui percent les os et fendent les vies ,
Les bruits de ces obus qui explosent en cœur
Dans les cris et les pleurs et qui ne laissent derrière eux
Qu’une sale odeur de soufre, de puanteur et de chair brûlée.
Aujourd’hui encore viennent chaque nuit hanter dans ma mémoire ces terribles douleurs
Qui sans cesse me rappellent que non
Tu ne pouvais pas être la maman
Ce jour-là
Ce matin-là
Sur les plages d’Omaha

Parce-que du Vel d’ Hiv tu n’allais jamais rentrer.

TPV

 

 

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« Te souviens-tu ? » de Thierry Paul Valette


tpv

 

Te souviens-tu du petit Nicolas,
De cet enfant à la peau chocolat,
Que tendrement dans tes bras
Tu croquais d’un air si délicat ?

Te souviens-tu de ses larmes,
De tes rires de jeune femme,
De ton cœur qui s’enflamme
À ses premier pas sur le macadam ?

Te souviens-tu de tes baisers,
Que par milliers tu déposais,
Sur les joues de cet écolier
Doucement chaque soir d’été ?

Cet écolier que tu appelles monsieur,
Que tu regardes d’un air malheureux,
Parfois même si vide et dangereux,
Est pourtant ce que tu as fait de mieux.

Et parce-que s’est arrêté le temps,
Que désormais tu ne sais plus quand,
Alors je te le dis bien tristement
Maman, c’est moi ton fils ton enfant.

TPV

 

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« Le temps est fou » par Aliza


aliza

 

Il faut cesser un jour de compter les ans
Le Temps en sera-t-il un peu plus lent
Ce vieil ennemi nous suit sans cesse
On a beau se dire que rien ne presse
Il est là, nous attendant à la porte
Riche ou pauvre, il nous emporte
Du jeune prince il fait un vieux roi
Qui attend la mort avec trop d’effroi
De la princesse si jeune et si belle
Il la change en cette horrible vieille
On le perd souvent pour peu de chose
Politique, people, actu à forte dose
Il faut débarrasser de ça la table
Le Temps perdu est introuvable
On ne le retrouve plus jamais
Je pianote ce texte sur mon clavier
Le Temps à côté de moi passe
Aussi vite pourtant que je fasse
Alors que faire pour enfin l’oublier
Je ne sais rien d’autre qu’un baiser
Au moment où nos lèvres se joignent
Son triste sablier le Temps l’empoigne
Il ne compte plus toute une éternité
Aime moi comme follement je t’aime
L’amour est la meilleure des murailles
Les vieux couples qui encore s’aiment
Restent jeunes même si on les raille
Serre moi dans tes bras mon amour
Et nous conjuguerons le mot toujours
Oublions à jamais le temps qui passe
Ensemble il n’est plus cette menace
Remporte ton sablier ailleurs, le Temps
Plus d’autres saisons que le printemps
Plus de jours, heures, minutes, années
J’aime, j’oublie à jamais ton calendrier

Aliza Teraghia Tous droits réservés

 

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« LE JOUR DE NOËL » par Aliza Teraghia


aliza-teraghia

Dans un monde de guerres, en crise, de sexe
Et de fric roi où tout n’est devenu que prétexte
Où on pense que baiser est synonyme d’aimer
En ce jour de Noël je ne sais plus quoi penser
Roméo est au chômage, Juliette bosse en usine
Survivre encore un peu, ils cherchent la combine
Tristan au RSA,Yseult caissière en super marché
Ils pensent surtout comment pouvoir payer le loyer
Cyrano souffle à Christian qui grimpe au balcon
Avec ta sécu minable, surtout va pas faire le con
Roxane attendra, on a plus le temps d’un baiser
Ce doux point rose qu’on met sur le verbe aimer
Pourtant moi,qui ne doit pas être tellement normale
Je rêve d’un monde où la tendresse serait si banale
Ou le mot bonjour voudrait vraiment dire bon jour
Où amour ne serait pas juste vouloir faire l’amour
Je sais bien, c’est Noël, on se fait plein de souhaits
Demain ce sera juste si on est en train d’éternuer
Demain on pourra enfin oublier l’esprit dit de Noël
Et mettre emballages et tendresse à la poubelle
Redevenir indifférent sauf à ce qui nous touche
Et pour tout le reste ne plus ouvrir notre bouche
Et s’indigner et protester fort en cas de problème
Que les autres, ces égoïstes, fassent de même
Mais aujourd’hui c’est Noël, des souhaits et bisous
Même à ceux qui se foutent vraiment bien de nous

Aliza Teraghia Tous droits réservés

 

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« J’avance en silence » par Thierry Paul Valette


tpv

Les histoires d’amour ne meurent jamais
Elles s’envolent pour mieux recommencer
Aujourd’hui la notre à déployé ses ailes
Et dans le ciel peu peu elle disparaît….

J’ai traversé le pont ou je t’avais rencontré
Je reprends mon chemin
La ou je l’avais laissé
La ou tout avait commencé

Je garde avec moi les couleurs de mon cœur et m’éloigne en silence
Je garde avec moi les fragments de mes pleures et m’éloigne sans prudence

J’avance en silence
J’avance sans prudence

Je suis déjà loin et ne cesse de me retourner
Il n’y a plus de passé
Ton ombre déjà effacée
Je suis déjà loin et ne cesse d avancer
Il n’y a plus de passé
Ton prénom déjà oublié

Je garde avec moi les couleurs de mon cœur et m’éloigne en silence
Je gardé avec moi les fragments de mes pleures et m’éloigne sans prudence
J’avance en silence
J’avance sans prudence

Je terminerai ma route et j’arriverai
là où tout avait démarré
La ou j’avais décidé de voyager
J’avais jeté les clefs sauf une que je t’avais gardé,
Cachée sous l’escalier elle n’aura pas bougé

Je garde avec moi les couleurs de mon cœur et m’éloigne en silence
Je garde avec moi les fragments de mes pleures et m’éloigne sans prudence
J’avance en silence
J’avance sans prudence

J’avance en silence
J’avance sans prudence
J’avance en silence
J’avance sans prudence

J’avance en silence……..

TPV
Toile « Hammam » 160cm×130cm
Texte « J’avance en silence » Copyright 12VT84RW

 

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Le poète Eduardo Pisani expulsé de France


Eduardo Pisani

Eduardo Pisani

Le 31 décembre 2016, le poète de France Eduardo Pisani, né en Italie, donc citoyen Européen, sera expulsé de notre belle Terre d’accueil et d’asile.

Cette expulsion arbitraire, signée par le Chef du 6ème Bureau Christophe Besse, a été prise le 29 novembre 2016 après proposition du Directeur Général de la Police Nationale, par arrêté du Préfet de Police de Paris Michel Cadot… Quel joli « Cadot » empoisonné de fin d’année, pour notre acteur, chanteur, écrivain et poète Eduardo Pisani également deux fois candidat à des sièges laissés vacants par des « Éternels » qui ne se sont pas éternisés à l’Académie Française.

A l’heure où des terroristes, présents sur notre sol, commettent d’odieux et sanglants attentats, on refuse qu’un poète innocent et inoffensif, nous abreuve de sa belle poésie, nous inonde de ses jolis mots et nous terrorise par sa parfaite connaissance de la langue française.

Le seul crime reproché à Eduardo Pisani serait celui de profiter de bien piètres aides de l’État comme la Cmu, la Caf et le Rsa, alors, pour mettre fin à ces petits avantages, on décide de virer ce bougre d’Eduardo qui n’aurait pas, selon ce qui est mentionné dans cet arrêté crapuleux qui est une véritable atteinte aux Droits de l’Homme, de revenus suffisants pour qu’on continue à l’accueillir. Il serait (si on le gardait) une charge pour le système d’assistance sociale français.

Monsieur Pisani a aussi le grand malheur de ne pas se prénommer « Edgard » comme l’ancien Ministre Pisani qui était, quant à lui, sujet britannique né à Tunis dans une famille maltaise originaire d’Italie et arrivé (lui) à 18 ans à Paris et d’avoir été, entre autres postes, Ministre Fabiusien de la République Mitterrandienne.

Qu’irait-il faire en Italie notre Eduardo, alors qu’il vit en France depuis 20 ans, qu’il aime la France et la langue française, que ses amis sont ici et qu’il n’a plus de famille là-bas. Le renvoyer en Italie c’est le condamner à y devenir un SDF qui ne serait pas à la charge directe de la France mais de l’Europe dont nous dépendons, donc on déplace le prétendu problème pour ne pas avoir à le solutionner ; ce qui permet de maquiller les chiffres des expulsions en nous faisant prendre des vessies pour des lanternes.

Comment un Pays, civilisé comme la France, peut-il être aussi injuste avec les uns et tolérant avec les vrais profiteurs du système ne travaillant pas, qui ont trois femmes et trente enfants rémunérés par les aides sociales et qu’on ne peut expulser sans que des Associations se révoltent et descendent dans la rue. Que veut encore dire le mot Fraternité présent sur tous les frontons des bâtiments de la République Française ?

Que celles et ceux qui nous dirigent et ont encore un peu d’humanité mettent fin à ce document administratif qui est bien loin de nous honorer.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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« Une maison qui serait ailleurs » par Thierry Paul Valette


tpv-2

 

Elle porte en elle ce même rêve
Aux longs matins quand elle se lève,
Celui de pierres et de couleurs,
D’une maison qui serait ailleurs.

Comme l’azur elle serait bleue,
Comme tous ces jours joyeux
Ou elle fixait alors mes yeux
D’un regard tendre amoureux.

Elle porte en elle ce même rêve
Aux longs soirs quand elle enlève,
Doucement, et me laisse entrevoir
Ses plus belles dentelles noires.

D’écumes douces et marines,
De ces longues nuits taquines,
Elle serrait mes mains coquines
D’un désir de larmes câlines.

Ses seins frissonnants tendrement
Sur ma peau nue et transpirante
Embrassaient mes hanches ruisselantes
Me dressant comme un fougueux amant.

Mais un matin son joli cœur parfumé
Soudainement s’est mit à transpirer.
Son regard pourtant alors si heureux,
Bouleversant toujours à mes yeux,

S’est doucement mit à pleuvoir
Illuminant ses belles pupilles noires.
Alors à l’élégance de ses charmes
Elle m’a offert cette si belle larme

Qui respirait tendrement l’amour,
Qui nous berce ainsi chaque jour,
Et coulait le long de son visage
Mon orientale mon doux rivage.

Je déposerai ainsi chaque soir,
Cette lettre , cette belle histoire,
Cette maison qui serait ailleurs
Qui serait celle de nos cœurs.

TPV
NS 2016

 

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« Ballade en Lexovie » par Thierry Paul Valette


Le poète Thierry Paul Valette

Le poète Thierry Paul Valette

 

Tout près, dans le petit parc solitaire,
À l’ombre d’un escalier de pierre,
Le jardin de l’évêché fier et magistral
Se cache au pied de notre cathédrale.

Dressée de voûtes en son chœur
L’ombre demeure aux voyageurs,
Aux évêques et autres alchimistes,
À la table de tous ces aubergistes .

Au lait de vache l’odeur du caramel,
Sur les étals, délicatement se mêle
À la rosée que le matin accompagne
De son manteau de verte campagne.

Aux charmes d’antan de ses ruelles
Se mélangent, aux colombages de pierre,
Les empreintes d’une Rome maternelle
Posée aux berges de son unique rivière.

L’ancienne et noble citadelle,
De ses plus vaillantes prunelles,
Au lit des ruines bénédictines,
Berce notre néo-byzantine.

Au rendez-vous des carmélites
Les vitraux gorgés de sang
Incendient d’eau bénite
Tous ceux rentrent dans le rang

TPV
Copyright 22/11/2016

 

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« Un jour l’amour » par Aliza


Aliza

 

Au coin de ma vie un matin comme ça
Sait-on jamais il finira par enfin arriver
J’ai souvent cru le trouver soit ici ou là
Je crois bien que je n’ai fait qu’en rêver

Alors je dirais merde au temps qui passe
Alors je dirais adieu à tout ce qui me lasse
Je ne me ferais plus de rien une montagne
Terminé de faire des châteaux en Espagne

L’amour, combien d’occasions ici perdues
On croit toujours trop que tout vous est dû
J’étais la reine qui demande à son miroir
Comment je suis au lieu de juste me voir

Un coup de peigne dans mes cheveux fous
Qui sait, ce pourrait être lui, elle ou vous
Un rien de mascara, je soigne mon rimmel
Pas de gloss pour ce baiser avec lui ou elle

Je vais m’habiller comment à ce moment là
Même si je jetterais mes vêtements en tas
Je sens déjà ses mains, douces ou fortes
A mes solitudes je claquerais les portes

Je sais bien qu’on ne peut pas dire amour
Et le faire résonner avec le mot toujours
Après tout, lui ou elle, un instant, qu’importe
Ce matin j’ai ouverte toute grande ma porte

Aliza Tous droits réservés

 

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« Pour un sourire sur Fessebook » par Aliza


Aliza

Pourquoi sur Facebook écrire des poèmes
Pour espérer avoir des « likes » et des « coms »
Mieux vaut montrer mon cul pour qu’on aime
Ceci est commun aux femmes et aux hommes
Tous les mots sont nuls à la vue de fesses
Rondes, fermes, galbées, oui je le confesse
Mes poèmes ne sont qu’un peu mes émotions
Mon cul conduit beaucoup plus à de l’ excitation
On peut le liker ou pas, plus facile qu’un poème
Un cul prometteur de tas de choses, ça on aime
Mes poèmes peuvent varier, mon cul est identique
Pas besoin de réfléchir ou de se montrer critique
Pas besoin d’y chercher un sens qui n’y est pas
On est sur Facebook, pas dans Lacan ou Spinoza
Fessebook est là si adulé de chacune et chacun
Que lorsqu’on n’en voit pas, alors on est chagrin
Le cul, on adore souvent cette belle mappemonde
Sur et entre ses hémisphères, l’esprit y vagabonde
Sans les fesses, où donc exercer son Kamasoutra
Et si il est étique on s’éloigne vraiment de Spinoza
Le cul à lui seul est une forme de poésie si galante
Que rien que d’y penser on a la respiration haletante
Alors vive le beau cul, les belles fesses, le derrière,
Mes pauvres Hugo, Rimbaud, Verlaine, Baudelaire,
Pourquoi avoir jeté votre âme au fil de tant de pages
Au lieu de montrer votre cul sur tous vos ouvrages
Pourquoi sur Facebook écrire encore des poèmes
Pour espérer avoir des tas de « likes » et des « coms »
En avoir ou pas ne sera jamais pour moi un problème
Je continue à les écrire, un sourire sur ma pomme …
Je m’assois pour cela sur mes deux hémisphères
Permettez qu’un instant je vous emprunte mon derrière
Likez, ne likez pas, des like-culs Facebook abonde
Montrez votre cul et attendez-vous à plein de monde
Vous les grands Romantiques, non plus de détresse
Vous chantiez l’amour, l’âme, chantez plutôt la fesse
Le cul de Juliette, le derrière de toutes les héroïnes,
Cyrano, oui, les fesses de Roxane pour tes narines
Tous ces culs qui sur Fessebook vous font tant rêver
Moi je m’éclipse maintenant sur la pointe des pieds .

Aliza Tous droits réservés

 

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« Recueil de chansons » par Armand Beaubaton


Armand BEAUBATON (écrivain et poète 1923 - 2015)

Armand BEAUBATON (écrivain et poète 1923 – 2015)

 

Pour découvrir les chansons du poète Armand Beaubaton, cliquez ICI

 

Couv

 

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« UN RÊVE EN FORME DE CRI » par Aliza Teraghia


Aliza Teraghia

 

Depuis la nuit des temps nous avons tant rêvé
D’une société plus juste, plus belle, plus vraie,
Vous nous avez tous trahi, des belles paroles
Rois, empereurs ou républiques, le même rôle
Raconter aux peuples que des belles histoires
Nation, amour de la patrie, chansons de gloire,
Les poètes rêvent toujours de justes révolutions
Quand elles sont là, les bourreaux aussi y sont
Communistes, socialistes, idéalistes de tout bord
Vos parcours sont jonchés de millions de morts
Staline, Mao, Pol Pot et tant d’autres bouchers
Guevara le massacreur fait bien en photo imprimée
La droite est, elle, au service souvent des banquiers
Ou des grands lobbys et autres empires financiers
Alors ni gauche ni droite, il reste bien le centre
Le parti au milieu qui attend juste à qui se vendre
Extrêmes droite et gauche, haines et intolérances
Juste des regards froids sur différentes souffrances
Mais les discours de toutes ces tristes choses
C’est la promesse d’un avenir radieux et si rose
Les promesses n’engagent que ceux qui y croient
Ils seront juste un peu plus aigris, plus aucune foi
Pourquoi donc avons-nous fait toutes ces révolutions,
Juste pour que les régimes en place changent de nom
Le bonheur n’est plus d’essence publique mais privée
Alors soyons sourds à ces marchands de rêve brisé
Si on pouvait les mettre dans des capsules spatiales
Sur la Lune ou sur Mars ils ne feraient plus aucun mal
Je sais bien que c’est très méchant pour les Sélénites
Ou pour les Martiens, mais c’est un espoir qui m’habite
Débarrassée de tous ces individus, la Terre respirera
L’homme plus un loup pour l’homme, l’argent plus roi
Je sais que c’est un rêve, c’est la seule chose qui reste
Dans ce monde dirigé par des profiteurs ou des pestes

Aliza Tous droits réservés

 

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« Le soleil qui s’enfuit… » par Laurent Mourot-Faraut


LMF

 

J’ai passé tant d’années à attendre cette musique,
Celle qui me donnerait envie d’écrire,
Celle qui me donnerait envie de toi,
Pour passer de l’autre côté de la terre,
Ou juste pour demain traverser l’univers,
Il y a parfois ces quelques mots qui brisent,
Mais pour la première fois je me sens libre,
Il me semble voir mes larmes dans tes yeux,
Avec l’envie de rouler sur la route mouillée,
J’ai passé tant d’année sur le bord de mes rêves,
Tout au long, au long de mes souffles coupés,
Là où le soleil s’empresse de nous brûler,
Viens, viens, je t’en supplie, me retrouver,
Là, ou l’amour vient après le sommeil,
Il y a parfois ces quelques mots qui blessent,
Il me semble voir de la pluie dans ton sommeil,
Que toutes les rivières coulent dans mon lit,
Je suis désolé, mais je m’en vais, je m’en vais,
J’ai perdu l’encre qui coule dans mes veines,
J’ai trop souvent sans doute, chanté ce refrain,
Et ce refrain je suis désolé, ne m’a mené à rien,
Ne m’en veux pas je t’en supplie,
Mais je m’en vais, je m’en vais, et je t’en prie,
Il faut que tu pries pour moi demain à midi,
Avant qu’on ne me vole le soleil cette nuit,
Il y a parfois ces démons qui s’enfuient…

Laurent Mourot-Faraut

 

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« Plaisir d’été » de Thierry Paul Valette


Thierry Paul Valette (Crédit photo : Caroline Faindt)

Thierry Paul Valette (Crédit photo : Caroline Faindt)

 

Sur un quai ensoleillé
Sous ta jupe parfumée
De l’odeur des framboisiers
Tu me fais rêver

Légère et dévêtue
Tu me fais dresser
Aux rythmes gênés
De nos souvenirs d’été

Sur un quai abandonné
Sur ta peau mouillée
De tes envies d’orchidées
Tu me fais transpirer

Légère de tes seins nus
Tu me fais glisser
Aux rythmes si frais
De ton corps dénudé

Sur un quai ensorcelé
Dans ton jardin trempé
De tes désirs secrets
Tu me fais oublier

Légère et résolue
Tu me fais monter
Aux rythmes serrés
De tes lèvres déchaînées

TPV
Copyright 2016
Crédit photo : Caroline Faindt

 

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