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Archives de Catégorie: Reportages

Elles sont le Barbier de Charleville


Après le Barbier de Séville de Beaumarchais et celui de Belleville composé par Alice Dona, il existe à présent celui de Charleville dans la rue du Moulin. Ce Barber Shop est une coquette petite échoppe que l’on découvre en venant de la Place Ducale et en se dirigeant vers le Musée Rimbaud et les quais de Meuse.

La vitrine est joliment composée de produits dérivés, de blaireaux, de savons à barbe et de rasoirs mécaniques. A l’intérieur, on retrouve de confortables et moelleux sièges en cuir de coiffeur d’antan. On vous revêt la gorge d’une collerette afin d’empêcher poils et cheveux coupés d’aller vous piquer la peau des épaules et du dos. Un grand tablier recouvre votre corps, comme pour vous donner l’impression de jouer un rôle de figurant dans un western et, à ce moment précis, vous constatez que vous n’avez pas de revolver caché sous votre blouse pour dissuader éventuellement l’officiant de vous trancher jugulaire et carotide.

Ce salon est tenu par de jeunes et sympathiques femmes semblant connaître parfaitement leur affaire, lesquelles sont censées s’occuper de nos barbus et c’est ce que font, merveilleusement bien, ces reines du ciseau et des barbichettes en biseau, en harmonisant votre barbe avec vos cheveux, en apportant cette touche gracieusement artistique dans le maniement du coupe-chou, nous éloignant ainsi des images violentes et tenaces de vilains criminels barbus d’autrefois et de ceux d’aujourd’hui qui voudraient nous imposer leurs lois. La barbe reprend enfin, entre leurs mains expertes, ses vraies lettres de noblesse pour devenir bien plus qu’un phénomène de mode mais un art à part entière, celui de savoir porter barbes et moustaches. Massage du visage, serviette chaude, serviette fraîche; on prend vraiment ici grand soin du poil.

Il vous faudra cependant être patient, afin d’obtenir un rendez-vous, vu que le Barbier du Moulin ne désemplit pas de la journée, alors n’attendez pas de ressembler à Landru avant de prendre votre décision.

En conclusion, il est grandement plaisant de confier notre beauté à des femmes; leur côté délicat fait qu’elles ont tous les atouts pour bien s’occuper de nous, la féminité étant une grâce qui s’ajoute au sens de l’esthétisme, lequel nous fait parfois défaut. Ces belles dames nous rendent ainsi moins sauvages et plus présentables à leur yeux qui ne sauraient se contenter de la vision de brutes épaisses des cavernes voire d’autres ermites du fond des bois.

Écrit par Philippe Beaubaton

SITE BARBIER DU MOULIN

 

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Bar à Vin Le Concept à Charleville en Ardennes


C’est sous les arcades de la pittoresque Place Ducale à Charleville, sœur jumelle historique de la merveilleuse Place des Vosges de Paris, que notre Journal a découvert ce joli petit bar à vin à l’enseigne Le Concept.

Idée originale et beau concept du Maître-Sommelier Eric Arnaud, Président des Sommeliers de Champagne-Ardennes, lequel connaît son affaire et dirige ce bel établissement avec sa femme Karine.

Ce bar à vin, avec terrasse sous la voûte et extension sur la partie piétonnière de la Place Ducale, est certainement le caveau le plus approprié pour venir se délecter du nectar de la vigne, fruit du travail des hommes voire de certains ordres monastiques. Cette fabuleuse transformation du raisin, véritable sang de la terre, nous permet de sentir et de déguster quasi religieusement ces différents arômes des parcelles de nos réputés terroirs de France.

Ici, c’est à la bonne franquette et sans cérémonial. Vous fermez les yeux et partez dans un vrai moment de détente durant lequel tous vos sens sont en éveil avec la vue de la dive bouteille et des jolies couleurs de ces vins qui coulent et viennent chanter leurs mélodies au sein de votre verre tenu en main comme pour l’effleurer du bout de vos doigts avec le respect qu’on doit à une jeune femme encore pucelle, son odeur venant vous chatouiller harmonieusement les narines, ses goûts et ses longueurs en bouche minérales, florales ou savoureusement fruitées.

Au bar à vin Le Concept il y en a vraiment pour tous les goûts, tant au verre qu’à la bouteille. Il règne, en ce lieu, comme une atmosphère semblable à certains recoins que l’on découvre au détour des allées du Musée du Vin de Paris.

Eric Arnaud possède également une belle carte de Whisky, de bières et de Champagnes.

Cet homme à la bonne tête et à la belle générosité de cœur vous invite tout en dégustant vos vins, et c’est son concept, à le faire autour de dodues planches de charcuteries et de fromages, de salades composées, de riches plats de pâtes cuisinés en sauces ou d’extraordinaires risottos mijotés.

Le couple Arnaud sait recevoir ses clients dans une ambiance très conviviale. Avec eux, vous êtes tout de suite à l’aise pour aller voyager, sans s’enivrer car le plaisir ne serait plus au rendez-vous, dans les méandres qui vous entraînent inexorablement vers les secrets de cet excellent breuvage qu’est le vin, lequel a toujours été présent dans l’Histoire de l’Humanité et cela bien avant la rédaction des textes sacrés.

Si vous êtes raisonnablement amoureux du vin il est certain que vous ne viendrez plus à Charleville par hasard et qu’il y a de fortes chances que vous ne quittiez plus cette Place Ducale.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

PAGE FACEBOOK LE CONCEPT

 

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Étape à Ermitage Moulin Labotte, dans les Ardennes


Notre Journal est revenu à Haybes, au Moulin Labotte et n’a pas été déçu.Que de changements, depuis notre passage en 2015. Ce superbe Hôtel-Restaurant, situé au cœur même de la forêt, a beaucoup évolué, bien que dirigé par un homme omniprésent et seul aux fourneaux.

Les abords sont coquets et fleuris, les haies bien taillées, le parking entretenu tout comme les emplacements pour les vélos et les motos. Quant à la toute nouvelle terrasse couverte, elle permet aux clients de prendre leurs repas à l’extérieur et près du ruisseau lorsque le temps le permet.

Le Chef Frédéric Pierangeli est, contrairement à l’expression, au four et au moulin. Il est cependant secondé, dans ses multiples tâches, par sa famille.

Le service est toujours impeccable et rondement mené. La jolie salle du restaurant, où est posée la roue crantée du mécanisme permettant de produire autrefois l’énergie nécessaire à ce lieu, est toujours un décor merveilleusement poétique pour un déjeuner ou un dîner près de l’âtre, entre poutres et poutrelles, pierres et ardoises ainsi qu’une belle décoration d’intérieur.

Les chambres, de cet ancien moulin du 18ème siècle, ont été entièrement rénovées. Des volets roulants ont été posés à toutes les fenêtres de l’établissement.

Le bar est bien achalandé, la carte des vins surprenante et l’assiette toujours copieuse ainsi que bien soignée dans sa présentation. Les sauces sont savoureuses, les viandes extraordinaires et tout, de l’entrée au dessert, est élaboré et cuisiné au Moulin. Le menu change chaque mois, avec trois entrées froides, trois entrées chaudes, trois plats et trois desserts. La cuisine du terroir ardennais est souvent à l’honneur.

Enfin, un tout nouveau Site Internet a vu le jour. Simple d’accès, il permet aux clients anglais, allemands et néerlandais de découvrir un menu ainsi que les tarifs des chambres dans leurs langues respectives.

Ce Moulin Labotte est un endroit propice à la rêverie où il fait bon se poser pour se ressourcer en pleine nature, tout en effectuant un joli voyage sur les belles idées culinaires de ce Chef inventif qu’est Frédéric Pierangeli.

A découvrir sans plus tarder !

VOIR LE SITE DE ERMITAGE MOULIN LABOTTE

 

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Halte gourmande en Belgique, à Rochehaut


En promenade sur la région de Bouillon, en Belgique, notre Journal décide de faire halte à Rochehaut et plus précisément à La Taverne de la Fermette qui est l’un des établissements appartenant à la famille Boreux, eu égard aux bons souvenirs partagés en ce lieu il y a quelques années.

C’est le grand Michel Boreux qui nous accueille, comme lui seul sait le faire autour d’une bière de Rochefort à la mousse élégante et aux reflets ambrés. Cet homme généreux possède une belle énergie, il circule entre les tables saluer ses fidèles clients et ceux de passage afin de demander si tout va bien.

Les mises en bouche arrivent, agréables et bien travaillées.

Puis vient le temps de s’attabler, pour la suite, devant trois gros morceaux de terrine ardennaise accompagnés d’un confit d’oignons, d’oignons grelots, de cornichons, de tomates, de salade et de pain toasté.

Le plat de résistance est, quant à lui, composé de deux énormes boulettes à la façon de la Mère Boreux présentées en cocotte de fonte avec une superbe sauce mijotée aux oignons et au vin blanc, thym et laurier. Salade, rata de poireaux, tomate provençale et bonnes frites belges servent de copieux accompagnements.

Nous terminons cet excellent repas par ce léger sorbet au citron vert et à la Vodka appelé Colonel.

La Table de Michel Boreux, tant ici qu’à l’Auberge de la Ferme, mérite le détour des gourmets gourmands d’autant qu’il y a, après le repas, de nombreuses activités proposées par cette jolie famille Boreux au sein de ce magnifique village ardennais fleuri qui pétille de vie à l’image de ses propriétaires qui ont su donner une belle âme à ce petit pays perché au-dessus d’une verdoyante vallée.

SITE DE MICHEL BOREUX

 

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A l’Auberge de la Ferme du Malgré Tout


C’est au creux des bois, au fond de cette forêt profonde du département français des Ardennes en lisière du Maquis où règne encore le souvenir de ces valeureux jeunes résistants qui combattirent l’ennemi nazi lors de la Seconde Guerre Mondiale, que se situe cette Ferme-Auberge de l’ancien temps.

Dans la cour, est stationnée une Jeep américaine.

C’est ici-même, et bien avant nous, que l’ami Jean-Luc Petitrenaud avait décidé de poser ses caméras pour ses « Escapades ». Ce bougre de Jean-Luc ne s’était pas trompé d’adresse et l’établissement nous entraîne irrémédiablement dans un voyage vers un passé pas si lointain, en plein massif des Ardennes plein de fabuleuses recettes culinaires et savoureuses de gibier.

La pièce du restaurant sort tout droit du début du siècle dernier, voire même avant, avec ses solides bancs de bois imposants et ses confortables coussins, ses tables en chêne massif, ses poutrelles, ses briques, ses têtes de sanglier et de chevreuil, ses bois de cerf, ses nappes et serviettes en tissus, ses cloches à vaches venant de Morzine ou d’ailleurs et son atmosphère de la ferme d’autrefois me rappelant celle de ma Normandie paternelle.

Une petite pancarte, près du comptoir, précise que du Foie Gras Maison est à emporter.

Après une fraîche bière blanche La Malgré-Tout et une verrine de gaspacho, notre entrée se compose d’une goûteuse tourte ardennaise accompagnée d’une bonne salade.

Vient ensuite une jolie cuisse de pintade au romarin sauce Roquefort et son plat de pommes grenailles au beurre, à l’ail en chemise, avec du thym et du laurier. Un vrai régal !

Puis un plateau de fromages sur lequel vous pouvez vous servir à votre guise avant que le Patron, Bertrand Grandhomme, vous ramène sa planche à découper surmontée d’un imposant morceau de Tomme des Ardennes qu’il tranche généreusement devant vous avec un petit rictus et une pointe d’humour.

Le repas est accompagné de pain aux céréales tranché et d’un agréable vin rouge du Sud vendu au verre « Bois de Paris » 2015.

Le fils des patrons est un homme jeune, barbu et sympathique qui officie en cuisine, entre chaudrons et marmites, avant de participer au service en salle en vous amenant vos plats avec un petit mot gentil, pendant que sa mère « La Françoise » comme l’appelle le Patron s’occupe de préparer les boissons au bar.

L’entreprise est familiale et il fait bon se dépayser dans cette Maison où la Table est bonne.

L’ambiance un peu désuète mais authentique, ainsi que les copieuses assiette valent largement le détour.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE

 

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La Table du Pays, c’est fini !


Il y avait du monde, en ce jeudi 6 juillet 2017, à La Table du Pays d’Hargnies, pour dire au revoir à Marie-Jo Garand qui ferme les portes de sa belle auberge après 21 ans d’exercice.

Cependant, il restera des chambres et une table d’hôtes pour les passagers.

Marie-Jo rappela son parcours, avant de lever son verre à l’amitié et de remercier ses personnels puis les acteurs locaux ainsi que les télévisions et journaux qui se sont intéressés à sa jolie Maison comme notre Journal, auquel elle ajouta une anecdote qui fit rire l’assemblée et votre serviteur (puisqu’il s’agissait de moi).

En février 1996, elle ouvrait son restaurant traditionnel ardennais, en proposant une succulente cuisine de terroir, dans le but de faire découvrir les secrets culinaires que nos grands-mères savaient nous concocter sur le coin de la cuisinière à bois et à charbon assurant ainsi la promotion de son beau village d’Hargnies juché sur les hauteurs des massifs anciens là où les hivers sont rudes.

Européenne avant l’heure elle se fichait pas mal des frontières et sa cuisine était ouverte à tous les voyageurs de passage.Son accueil était généreux, souriant, authentique.

Ne travaillant qu’avec des produits de saison, elle se faisait un plaisir de régaler nos papilles gustatives en devenant l’étape incontournable du tourisme gastronomique ardennais.

Quant à nos chers écoliers, ils ont eu la chance exceptionnelle de connaître l’éducation au goût, puisque Marie-Jo avait eu  très bonne idée de créer la cantine du village au sein de son établissement.

Alors bonne retraite Marie-Jo avec ton Denis qui est ton mari et aussi cet élégant monsieur qui savait nous servir et plaisanter avec nous.

Profitez-en bien nous ne vous oublions pas !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Le Balcon en Forêt du Hameau Les Hauts-Buttés


Décidément le prénom de Geneviève est bien loin d’être banal, bien que peu usité. Il y avait la Geneviève qui fit guerre à Attila pour sauver Paris, ma défunte petite Maman chérie et la patronne de cette bien jolie auberge de ce tout petit village situé sur les contreforts des massifs anciens qui constituent les crêtes pré-ardennaises.

L’accueil est très agréable, puisque sourire et voix douce de Geneviève sont au rendez-vous comme pour vous inviter à la méditation gastronomique.

Les abords du chalet, la terrasse extérieure et la salle à manger sont de toute beauté.

Geneviève Goffette a un parcours atypique puisqu’elle est ingénieure agronome de formation. Mais cette femme du Nord tombe amoureuse d’un ardennais et des Ardennes et par voie de conséquence du Hameau Les Hauts-Buttés.

Il y a quatre ans, elle décide de se lancer un nouveau défi en ouvrant cette magnifique auberge et son salon de thé.

Geneviève est une puriste, ce qu’elle propose à ses clients est sa création du jour. Telle une peintre ou une musicienne elle compose quotidiennement ses œuvres culinaires qu’elle appelle son menu du jour au gré de ses envies du moment liées à ses goûts et surtout à sa douce folie artistique. Elle marie subtilement l’aspect de ses mets avec des saveurs originales autant que goûteuses d’épices et de plantes aromatiques, en devenant chimiste d’un instant. Chez elle, pas de congélateur de grande capacité, tout juste un petit endroit pour les crèmes glacées car tout est fait Maison et le jour même.

Après un apéritif maison dégusté sur la grande terrasse ombragée, nous décidons, par ces temps chauds, d’aller chercher un peu de fraîcheur à l’intérieur. Le décor est magnifique et on se croirait dans un rustique chalet de montagne. La seconde salle destinée aux grands évènements est, quant à elle, résolument moderne et lumineuse.

Mélanie, la jeune et jolie petite serveuse blonde comme les blés, est à l’écoute de sa patronne et virevolte entre la terrasse et la salle pour amener boissons et plats à la clientèle.

Une terrine de thon, aux courgettes et aux pêches, moelleuse à souhait constitue cette entrée bien fraîche et de bon goût.

Au fond d’une belle assiette creuse d’antan règne un sauté de veau aux champignons, carottes et pommes grenailles au romarin, sur une sauce au cidre et à la sauge, légèrement crémée. Ce plat est un ravissement pour le palais et les papilles. Il s’échappe, de ce met merveilleux, des fumets parfumés qui nous font voyager, en esprit, vers les contrées de notre enfance, près des cuisinières à bois de nos grands-mères. Geneviève a su mijoter ce joli plat, juste pour notre plaisir car c’est ce qu’elle souhaite au plus profond de son être.

Un bon morceau de Tomme des Ardennes, délicatement parfumé et à la belle structure équilibrée, nous est proposé sur une salade du jardin correctement assaisonnée.

Il ne manquait rien pour être heureux, même le pain servant à saucer était aussi beau que bon. Il s’agissait d’une baguette tradition, provenant de Monthermé le matin même, à la mie colorée bien aérée et à la croûte torréfiée comme il se doit. Un bien joli travail d’artisan-boulanger et surtout un élément indispensable lors d’un bon repas.

Le vin était un Saint-Nicolas de Bourgueil bien frais, comme doivent l’être ces vins de Loire aux notes de fruits rouges qui étanchent la soif, un Domaine La Chevalerie « Vieilles Vignes » 2014 de la Maison Gaëtan Bruneau.

Avant de se quitter, il fallait bien cette poêlée d’abricots et de pommes au romarin avec sa glace vanille. Un dessert magnifique, une explosion de saveurs en bouche, un pur moment de paradis vécu avec délectation dans ce village bien calme où règne une maîtresse de l’authentique toutefois bien dans son époque.

Une étape gourmande à découvrir de toute urgence, au milieu de la nature, pour un retour à la vraie vie, là où l’on sait encore prendre le temps des choses tout en se parlant.

SITE DE L’AUBERGE

 

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Stéphane Raoult et le sang neuf des 3 Canards


Le Chef de Cuisine Stéphane Raoult de l'Auberge des Trois Canards

Le Chef de Cuisine Stéphane Raoult de l’Auberge des Trois Canards

 

Notre Journal vous entraîne en Picardie et plus précisément dans l’Oise où se situe le joli petit village d’Ognon. C’est face à l’église que trône la belle Auberge des Trois Canards. C’est en ce lieu feutré que nous sommes venus pour rencontrer le Chef de Cuisine Stéphane Raoult qui a l’habitude de côtoyer les plus grands Chefs de la gastronomie française.

Stéphane nous précède dans sa cuisine, là où il officie entre ses marmites, ses fourneaux et son piano.

Aujourd’hui, le Chef confectionne une tourte au pigeon, avec du foie gras, des épinards et des tomates confites.

Après bien des péripéties cette magnifique Maison prend un nouvel essor, grâce au bel esprit créatif et inventif de son surprenant Chef qui excelle dans son art avec la complicité de son fabuleux entourage dont sa femme Christine qui fait à nouveau pétiller sa vie, son fidèle Maître d’Hôtel Laurent qui sévit en salle depuis plus de 14 ans avec son savoir-faire et son extraordinaire savoir-être. En cuisine, pour seconder le Chef, on découvre la jeune Laura qui est en 2ème année de BTS «Hôtellerie-Restauration» à Compiègne.

Nouveau look, nouvelle vie et nouvelles envies pour l’Auberge, Stéphane Raoult est resplendissant et heureux de surprendre agréablement ses clients avec ses nouvelles compositions culinaires qu’il élabore avec amour et passion. Stéphane est une sorte de maestro s’installant au piano de sa cuisine où il joue ses partitions avec talent, au son de ses jolies casseroles qui frémissent sous ses doigts jusqu’à atteindre la délivrance de fumets d’exception.

Ce sang neuf des 3 Canards, sorte de printemps avant l’heure, porte déjà ses fruits puisque sa clientèle de fidèles comme celle de passage s’engouffre, avec bonheur et satisfaction, dans l’antre du Maître des lieux chargé de les faire rêver sur des notes d’évasion vers des contrées enivrantes et de nouveaux terroirs de notre belle France, sur d’élégantes fragrances d’antan.

Après un apéritif et la surprenante mise en bouche l’accompagnant composée d’une croquette à base de morue au parfum d’accras et au goût subtile de brandade nîmoise, Laurent nous amène un risotto onctueux et savoureux accompagné de langoustines cuites unilatéralement et de coquilles Saint-Jacques, sur un somptueux vin blanc de Chablis.

Arrive ensuite une ravissante tourte de pigeon bien dorée, délicatement dressée auprès de ravissants légumes en purée comme ces topinambours et ces rutabagas qui arrivent à point pour sublimer ce beau mariage entre ces savoureux légumes racines et cet exceptionnel gibier à la cuisson rosée très maîtrisée. Une jolie réduction légèrement moirée vient agréablement imprégner la croûte de cette tourte feuilletée à souhait, une sorte d’œuvre d’art qui, une fois ouverte, laisse apparaître une savante et époustouflante composition dont les effluves enfin libérées nous entraîne irrémédiablement vers les sous-bois de nos belles forêts. Il nous faut, à ce moment précis, se recueillir quasi religieusement pour communier avec Dame Nature et le créateur de cette nourriture divine, tout en buvant et en se délectant du sang de la vigne qu’est ce vin rouge de Bourgogne Mercurey.

Pour terminer agréablement ce festin royal, le Chef nous propose une Dame Blanche revisitée façon Poire Belle-Hélène qui s’avère être un grand moment de gourmandise.

Une bien belle étape gourmande comme on les aime, dans cette ravissante Auberge des Trois Canards dirigée par ce Maître de la Table qu’est Stéphane Raoult.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE DES TROIS CANARDS

 

 

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Noël au Pavillon Colbert à Versailles


Aude du Pavillon Colbert à Versailles

Aude du Pavillon Colbert à Versailles

Il n’y a pas mieux, en ce jour de Noël 2016, que de prendre ses quartiers d’hiver dans cette élégante brasserie haut de gamme du Pavillon Colbert à Versailles. L’accueil y est personnalisé, le sourire est au rendez-vous et vous avez la certitude que le personnel va bien s’occuper de vous.

La charmante Aude y est pour beaucoup, avec son sourire ravageur et ses cheveux tirés en arrière à la Romy Schneider. Outre l’aspect commercial dont elle s’occupe, elle gère aussi l’accueil de la clientèle et le service en salle. Elle nous guide jusqu’à notre table et nous confie à son collègue Jean-Luc le Directeur de la Salle, souriant et très sympathique ce qui nous change du cerbère que nous avions eu, l’an passé à la même époque, à la Taverne de Maître Kanter. Sans être intrusif, Jean-Luc vient s’enquérir de nos choix de mets et de vins.

Nous décidons de commencer nos fraternelles agapes sur une fraîche et pétillante coupe de Roederer accompagnée de quelques mises en bouche à base de rillettes de poissons et d’écrevisses qui nous changent des bretzels de l’année dernière, véritables étouffe-chrétiens n’ayant pas lieu d’être proposés sur un grand Champagne.

Jean-Luc vient nous présenter Renaud Burel, le Chef de Cuisine des lieux avec lequel nous échangeons quelques propos sur l’établissement. Nous n’aurons, malheureusement pour lui, pas l’occasion de savourer ses créations sur l’élaboration de son menu de Noël, vu que nous choisissons d’entamer un voyage entre la Manche et l’Océan Atlantique, sur des saveurs iodés et des embruns marins vivifiants aux senteurs de goémons.

Aude nous apporte un énorme et lourd plateau composé d’huîtres de Gillardeau, d’Utah Beach et de Fines de Claire que nous décidons de savourer sur une bouteille de Ruinart bien frappée, laquelle restera notre boisson de prédilection durant ce festin maritime.

Les clients arrivent et la salle commence à se remplir peu à peu, même si les gens semblent avoir peur de sortir, en ce jour divin, préférant parfois rester chez eux et en famille. Les rires vont bon train, l’ambiance est délicieusement feutrée et les banquettes de velours rouge sont moelleuses à souhait. Le personnel, grandement professionnel, virevolte de table en table, pour veiller constamment à la satisfaction de la clientèle.

Nous poursuivons notre voyage marin, sans aller jusqu’à franchir le Cap-Horn comme le suggère parfois notre ami Bruno, en passant et en nous attardant sur nos chères Côtes Bretonnes et sa pêche au large, en dégustant un imposant buisson de langoustines de belles tailles à la chair généreuse avec mayonnaise, aïoli et beurre breton demi-sel sur des tranches d’un bon gros pain  à la croûte savamment torréfiée et à la mie bien aérée.

Après quelques heures passées à cette belle table, il nous faut penser à conclure notre repas sur une petite note parfumée et sucrée. Notre choix se porte donc sur un monstrueux Baba au Rhum copieusement arrosé.

La magie de Noël était bien au rendez-vous, dans cette Belle Maison à la devanture bleu roi agrémentée de lettres d’or, face au Château de Versailles et, avant de nous quitter, nous prenons déjà rendez-vous pour d’autres aventures culinaires, ne serait-ce que pour découvrir le savoir-faire et le savoir-être de ce jeune Chef Renaud Burel.

Jean-Luc, le Directeur de Salle, avec le Chef de Cuisine

Jean-Luc, le Directeur de Salle, avec le Chef de Cuisine Renaud Burel

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR LE SITE DU PAVILLON COLBERT

 

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Les Tokés du 20 de Jean-Luc Larvoir


Jean-Luc LARVOIR

Jean-Luc LARVOIR

 

C’est avec un plaisir non dissimulé que votre Journal retrouve Jean-Luc Larvoir qui a tant œuvré pour la gastronomie bretonne, avant de s’accorder une pause active près d’un dieu qu’on aime bien… Bacchus !

LIRE L’ARTICLE DE LE BEAUBATONGOURMAND EN CLIQUANT ICI

 

 

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Pametice, une bien belle artiste !


PAMETICE

PAMETICE

 

Notre Journal, comme vous le savez, s’intéresse toujours aux artistes qu’on ne met pas assez en avant et ce sont souvent des personnes très authentiques avec un talent exceptionnel. Aujourd’hui, nous choisissons de vous présenter une femme magnifique dont le regard reflète bien la beauté de son âme.

Céline, Pametice de son nom d’artiste, est modèle pour photographes mais pas seulement puisqu’elle a été remarquée pour figurer dans le film fantastique de Roman Polanski « La Neuvième Porte » en 1999, aux côtés de Johnny Depp et d’Emmanuelle Seigner.

Nous venons de la rencontrer, pour qu’elle nous parle un peu d’elle et de ses aspirations.

PCB : Bonjour Céline. Tu as été repérée par notre Journal, sur ta page artiste Facebook « Pametice ». Peux-tu nous raconter ton parcours professionnel avant ?

Pametice : Je suis née à Châteauroux, dans l’Indre, et après mon Baccalauréat en Sciences Médico-Sociales j’ai fait une école d’infirmières avant d’obtenir mon diplôme d’état. Mes premiers postes étaient en clinique, comme vacataire, puis dans de grands hôpitaux parisiens ou de la banlieue.

PCB : Pourquoi as-tu voulu devenir modèle photo ?

Pametice : Je suis d’un naturel très timide et cette démarche m’a permis une relative extraversion, un moyen de m’exprimer et de m’extérioriser car la photo est une sorte de psychothérapie artistique qui fait un bien fou. Je ne souffre pas d’un dédoublement de la personnalité cependant, lorsque je pose, je ne suis plus Céline mais Pametice.

PCB : Quelle sont tes attentes dans ce domaine ?

Pametice : Pour ce qui est de mes attentes, bien évidemment j’aimerais progresser un peu plus, avancer dans la photo pour qu’elle soit toujours plus artistique. Je suis ouverte aux différentes propositions de photographes et de cinéastes, j’ai envie de poser pour des magazines, d’être l’égérie d’une grande marque et je viens d’ailleurs de poser ma candidature dans ce sens à IXXI COSMETICS et c’est à découvrir sur leur Site où vous pouvez voter pour moi. J’ai aussi posé en octobre, pour une marque de lunettes, mais je ne peux pas en dire plus pour le moment avant la sortie officielle des photos. En juillet 2017, je vais poser pour une boutique de vêtements sur Monaco.

PCB : Accepterais-tu de poser nue ?

Pametice : Je ne fais pas de nu car je suis assez pudique et aussi par rapport à mes enfants, par contre le topless ne me dérange pas mais c’est tout.

PCB : Tu es tatouée, crois-tu que cela puisse être un handicap pour te choisir comme modèle ?

Pametice : J’espère bien que non, surtout à l’époque où l’on vit. Je pense que les photographes ou les cinéastes qui voudraient me choisir ont une ouverture d’esprit suffisante.

PCB : Ton mot de la fin !

Pametice : J’espère que mes photos plairont à vos lecteurs et que votre interview permettra aux producteurs de mieux me connaître. Merci.

PAGE FACEBOOK DE PAMETICE

CASTING PAMETICE

PAMETICE

PAMETICE

 

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Avec Nicolas Legrand, dans l’assiette de Jean-Paul II


Le Chef Nicolas Legrand et Philip Beaubaton de Le Beaubaton Gourmand

Le Chef Nicolas Legrand et Philip Beaubaton de Le Beaubaton Gourmand

 

En 2015, Sandrine et Nicolas Legrand prévoyaient de déménager, pour s’installer dans un établissement plus conséquent doté d’un hôtel de 34 chambres et de grandes salles pour la restauration. C’est aujourd’hui chose faite puisque cette belle Maison se situe à présent au 8 rue de Vannes à Sainte-Anne d’Auray, face au côté droit de l’entrée principale de la Basilique…

LIRE LA SUITE EN CLIQUANT ICI

 

 

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Le surprenant Julien Doupeux


Le Chef de Cuisine Julien Doupeux

Le Chef de Cuisine Julien Doupeux

 

Julien Doupeux, Chef de Cuisine à L’Auberge de Sainte-Anne d’Auray, est aux commandes des fourneaux au sein de cette belle maison bretonne dont la réputation n’est plus à faire… CLIQUEZ ICI POUR LIRE LA SUITE

 

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La Côte Sauvage de Quiberon


La Côte Sauvage de Quiberon by PCB2016

La Côte Sauvage de Quiberon by PCB2016

 

 

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Biographie Officielle du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli


Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

 

Le parcours du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli est bien loin d’être banal. Né il y a 49 ans à Villers-Semeuse, dans les Ardennes, rien ne le prédisposait à devenir le Gérant et le Chef de Cuisine remarqué, du célèbre restaurant l’Ermitage Moulin Labotte à Haybes-sur-Meuse (08), qui a fait l’objet de quelques articles sur le Web et dans la Presse dite papier, principalement dans le Figaro Magazine.

En effet Frédéric Pierangeli semblait s’orienter vers le Droit ou embrasser une carrière militaire.

Dans les années 1984, 1985 et 1986, il est surveillant à l’Institution Saint-Étienne de Châlons-en-Champagne où il s’occupe plus volontiers du soutien scolaire, de la culture, des loisirs et du sport au profit des internes. A côté, il effectue sa préparation militaire et sera affecté au 24ème RIMA (Régiment d’Infanterie de Marine) à Perpignan avant d’intégrer le 1er RSMA (Régiment de Service Militaire Adapté) à La Martinique, avec pour objectif principal l’aide au développement des Territoires d’Outre-Mer par l’éducation professionnelle et scolaire. C’est au bureau comptable qu’il est chargé de la formation professionnelle, tout en gérant les loisirs et l’éducation en qualité de Moniteur Sportif Militaire. En juin 1987, il est décoré de la Médaille de la Défense Nationale.

C’est à son retour en Métropole qu’il a l’opportunité de devenir le Gérant et le Chef de Cuisine de l’Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte. Là il va pouvoir faire ses preuves, dans ses multiples qualités. Grâce à son talent, son établissement est classé Restaurant de France et lui devient Membre de l’Académie des Arts de la Table, des Tables et Auberges de France, de la Confrérie Saint-Georges, du Sabre d’Or et d’Euro-Toques, comme Artisan-Cuisinier Européen depuis 2007.

Depuis plus de 25 ans qu’il est aux commandes de ce magnifique Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte, Frédéric Pierangeli a participé activement à la formation d’une bonne vingtaine d’apprentis tant dans le domaine du retour à l’emploi que pour les CAP et les BAC Pro. De nombreux stagiaires se sont retrouvés chez lui pour se parfaire dans les domaines les plus variés qui vont du service en salle à la gestion quotidienne du linge hôtelier, en passant par le dressage des tables, l’hygiène, la sécurité, la confection de menus et la confection de mets. Un de ses apprentis a même été jusqu’en ½ finale du concours des meilleurs Ouvriers de France qu’il a réussi.

Frédéric Pierangeli a, en outre, participé à l’accueil d’élèves du Lycée Professionnel Jean Moulin de Revin (08). On le retrouve à des conférences et des séminaires-découvertes du métier CHR (Café – Hôtel – Restaurant) en Belgique et dans le département des Ardennes.

C’est donc à juste titre qu’il a été récompensé en étant nommé au Grade de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques. Le Préfet des Ardennes, lui a adressé une lettre de félicitations, pour le remercier de son action en faveur de l’Enseignement et de la Formation.

 

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Un « Accueil Motards » au Moulin Labotte


Moulin façade

Il se passe toujours des évènements, au Moulin Labotte à Haybes dans les Ardennes, entre la France et la Belgique.

Frédéric Pierangeli, maître des lieux et maître queux sévissant aux fourneaux de l’Ermitage Moulin Labotte, a voulu ouvrir son bel établissement au plus grand nombre. Il l’avait déjà fait, en accueillant cyclistes et randonneurs, puis il s’est dit que les chaussures de marche et les bicyclettes n’étaient pas incompatibles avec les Harley Davidson et les Goldwing qu’il recevait pour ce week-end de la Pentecôte.

Plaque Accueil Motards

Une plaque « ACCUEIL MOTARDS » vient d’être apposée à l’extérieur, près de l’entrée de l’hôtel-restaurant, sur la façade de son moulin qui date du 18ème siècle. Les motards auront aussi l’opportunité d’abriter leurs « chevaux de fer » à l’intérieur d’une superbe grange que Monsieur Pierangeli met gracieusement à disposition, pour ses clients à deux roues dont les machines rutilantes doivent être protégées de la rosée du matin.

Garage à motos

Côté hôtel, que de changements, à l’Ermitage Moulin Labotte, avec la réfection des chambres, peintures et salles de bain. Des choix de bon goût et des coloris très tendance.

Chambre 5

Côté restaurant, en plus des menus traditionnels du terroir ardennais inventifs et revisités tous les mois, Frédéric Pierangeli crée la surprise avec deux jolis menus à 20 et 15 euros qui permettent un accès à toutes les bourses, même à celles qui étaient impressionnées par le cadre, n’allant pas jusqu’à pousser la porte de cette bien belle Maison posée au cœur de la forêt ardennaise, dans un calme olympien régénérant où ruisseau et petits oiseaux chantent en parfaite harmonie. Quant aux clients de l’hôtel, ils n’auront plus besoin de ressortir pour aller prendre leurs repas à l’extérieur.

Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

Avec Lysiane, la nouvelle correspondante de notre Journal pour la région Est, nous venons de tester le menu du mois de mai.

Lysiane

Les agapes sont d’essence quasi divine.

Le foie gras aux pointes d’asperges vertes est fait maison. C’est un pur bonheur pour les yeux et les palais délicats, ainsi qu’une invitation au voyage dans le Sud-Ouest pour les papilles gustatives.

Foie gras

Le feuilleté de boudin blanc forestière est un vrai festival de goûts et de senteurs du terroir ardennais. Une assiette qui fleure bon les sous-bois chargés de légendes des Dames de Meuse et des Quatre Fils Aymon, avec des notes merveilleuses qui éclatent et persistent en bouche.

Les Saint-Jacques sur fondue de poireaux procurent un bonheur incommensurable et sont le résultat d’un heureux mariage entre la mer et la terre. Tout cela sur un joli vin de Fleurie.

Enfin la soupe de fraises révèle quelques secrets des jardins de notre enfance, avec des notes très fruitées et superbement envoûtantes dans lesquelles on imagine la présence d’une tombée de menthe blanche pour venir rehausser le tout.

Soupe de fraises

Une cuisine goûteuse et osée, des assiettes surprenantes de générosité, des associations exceptionnelles, du talent, des mariages de couleurs et de saveurs, une poésie gastronomique à l’intérieur de compositions artistiques.

Des casseroles jusqu’au service en salle, tout est magnifiquement orchestré sans être théâtralisé.

Il faut noter l’aide précieuse quoique très ponctuelle d’Eric aux fourneaux, lors du coup de feu, avec son joli savoir-faire à la belge, son sourire et sa bonhomie, ainsi que son travail qui correspond bien à l’attente du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli.

Une mention spéciale également à Samantha, pour son professionnalisme à nous servir en salle, son sourire et sa discrétion nous changent des comportements intrusifs des personnels de certains établissements parisiens. Il faut dire que Samantha est à bonne école, sous la gouverne de Eugénia, même si elle nous paraît parfaitement autonome… Puisqu’elle sait aussi servir seule et nous faire goûter le vin.

Article et photos Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir le nouveau Site du Moulin Labotte en cliquant ICI

 

 

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La Maison de la RATP


Crédit photo PCB 2013

Crédit photo PCB 2013

C’est au cœur du quartier d’affaires de Paris-Bercy, dans le douzième arrondissement et derrière la Gare de Lyon, que se tient ce gigantesque édifice moderne qu’est la Maison de la RATP, traversée par un passage ouvert au public, entre la rue de Bercy et le quai de la Râpée, à quelques pas de l’Institut Médico-Légal.

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Il y a, en cet endroit magnifique, quelques vieux bus et un ancien wagon de métro, parmi la verdure et l’eau, dans cette serre luxuriante autant qu’apaisante.

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La Régie Autonome des Transports Parisiens a plutôt l’air solide, financièrement parlant. C’est une monstrueuse fourmilière humaine, chargée de gérer les transports, tant en surface que dans son interminable et profond réseau sous-terrain, malgré quelques stations aériennes.

Le Groupe RATP c’est un peu plus de 56.000 salariés, 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 1,5 milliard d’euros d’investissement, une présence sur 4 continents et dans 12 Pays. Quotidiennement, ce Groupe assure le transport mondial de 12 millions de voyageurs, à l’aide de ses personnels hautement qualifiés.

Crédit photo PCB 2013

Crédit photo PCB 2013

Pour en revenir au métropolitain, c’est en 1900 qu’on ouvre la toute première ligne de ce métro parisien. Mon grand-père Gabriel me racontait que ma grand-mère Suzanne refusait, dès l’ouverture, de prendre ce train qui s’engouffrait dans les entrailles de Paris car, comme beaucoup, elle avait peur que les immeubles de la Capitale s’écroulent à l’intérieur d’un tunnel lugubre, dans ce qui allait devenir un vrai gruyère sous-terrain.

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C’est dans ma prime jeunesse que je découvrit, pour la première fois, ce fameux métro, avec l’incontournable poinçonneur qui fit les beaux jours de Serge Gainsbourg et qui nous bloquait derrière un portillon manuel dès que le train arrivait, ne laissant ainsi monter que les voyageurs déjà présents sur le quai. Il était armé d’une pince et faisait un petit trou dans notre ticket cartonné.

Dans chaque endroit d’une ligne, il y avait aussi un chef de station et un chef de quai. Aucune fraude n’était alors possible. Ce métro avait une odeur particulière et très caractéristique. Les wagons de seconde classe étaient verts et celui de la première classe avait une couleur rouge et le ticket était un petit peu plus couteux. Le conducteur attendait que le chef de train ferme les portes et déclenche le départ par un signal sonore qui résonnait. Les sièges étaient très durs et en bois. Quant à l’éclairage, il était produit par de grosses ampoules vissées au plafond. Puis, quelques années plus tard, on vit arriver le tout premier métro sur pneus, silencieux, lequel m’emmenait de Nation jusqu’à Franklin D. Roosevelt, me permettant ainsi d’aller voir mon oncle Jacques qui demeurait rue de la Boétie, à proximité des Champs-Élysées.

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Coté surface, il y avait des autobus dans lesquels nous accédions par une plate-forme arrière. Il y avait moyen, lorsque la place était libre, de voyager au grand air, tout en admirant les rues de Paris. Le contrôleur, après avoir validé notre billet à l’aide de sa poinçonneuse ventrale, mettait une chaîne pour sécuriser l’endroit et tirait la poignée d’une espèce de chasse d’eau qui faisait sonner une cloche pour indiquer au conducteur qu’il pouvait poursuivre sa route. Quelques temps plus tard, sont venus des bus plus modernes. Nous montions par la porte arrière et le receveur se trouvait assis latéralement, à l’intérieur d’une guérite en verre.

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Merci à Laurent Jaffre, dit Jean-Pierre Bacri, Aveyronnais de Paris, ancien du service des affaires judiciaires et actuel membre de l’équipe restreinte d’exploitation et de surveillance des réseaux, de m’avoir permis d’effectuer ce reportage, en même temps que ce fabuleux voyage dans le temps, après un bon repas partagé au restaurant d’entreprise de la Maison de la RATP.

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Reportage photo et écriture par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Denis Favier, un Grand Homme pour une Grande Maison


Le Général d'Armée Denis Favier D.G.G.N. (crédit photo Sirpa Gendarmerie)

Le Général d’Armée Denis Favier D.G.G.N. (crédit photo Sirpa Gendarmerie)

Autrefois, la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale était confiée à des civils, Magistrats ou Hauts Fonctionnaires, mais depuis 2002 ce sont des Officiers Généraux qui dirigent cette Grande Maison.

Denis Favier est certainement le plus emblématique de ces quatre Généraux qui viennent de succéder au Préfet Pierre Mutz.

Brillant, est le qualificatif qui sied le mieux à ce jeune Général d’Armée de 53 ans dont les cinq étoiles argentées ornent les manches de sa vareuse noire. Il vient d’être nommé Directeur Général de la Gendarmerie Nationale, par le Conseil des Ministres du mercredi 10 avril 2013. Il a, en outre, été décoré de la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur le 6 juillet 2009, alors qu’il était Officier au G.I.G.N.

Remarqué par Christian Prouteau, premier Patron et fondateur du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale, Denis Favier était bien l’homme de la situation. Il a eu l’honneur de servir deux fois, à la tête de la prestigieuse Unité et n’a jamais démérité. Il a conduit l’assaut du 26 décembre 1994 à 17h12, sur l’aéroport de Marignane, en neutralisant, avec ses hommes, les quatre terroristes algériens du Groupe Islamiste Armé, lourdement armés et particulièrement déterminés, puisque deux otages avaient déjà été exécutés par eux, avant toute négociation, leurs corps ayant été jetés sur le tarmac, depuis l’avion. L’intention des terroristes étaient de décoller, pour jeter l’avion chargé sur la Tour Eiffel. Grâce à cette intervention musclée autant que spectaculaire, 173 otages et membres d’équipage purent retrouver la liberté après 54 heures d’angoisse. N’oublions pas que 10 hommes du Groupe furent blessés, dont certains gravement.

Grâce à mon ami Christian Prouteau, au cours d’une soirée organisée par lui en octobre 2009, j’ai eu le privilège de rencontrer Denis Favier et j’avais d’ailleurs rédigé un article sur lui, dans le Journal Le Mague de Fred-Eric de La Vignalière. A cette époque, j’étais déjà persuadé que Denis Favier irait loin et je ne m’étais pas trompé car il fait partie de ces hommes d’exception dont on subodore déjà prématurément la destinée.

C’est une chance, pour la Gendarmerie, d’avoir cet homme de terrain aux hautes valeurs humaines et au destin incroyable, tout en haut de sa hiérarchie. Son parcours, sans faute, risque bien de ne pas s’arrêter là.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir l’article du Journal Le Mague

http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article4019

 

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Thierry Guillon : L’Esprit du Malt de la Montagne de Reims


Thierrry Guillon

Thierry Guillon

Après cette fin de matinée consacrée à visiter les caves de la Maison des Champagnes Lallier, au cœur de la vallée de la Marne et sur la Côte des Blancs à Ay, terroir des grands et premiers crus, en compagnie de mon ami Frédéric Pierangeli et de notre sympathique guide Gérald Henry, nous nous retrouvons pour un déjeuner en famille et entre amis autour de la belle table de Patricia qui dirige le restaurant gastronomique du Château de Rilly, dans le joli petit village de Rilly-la-Montagne, avant de poursuivre cette merveilleuse journée par la visite de la distillerie Guillon du hameau de Vertuelle à Louvois.

Thierry Guillon est un homme chaleureux, souriant et ouvert, comme le sont ces gens qui travaillent sur les produits d’un terroir et sur le fruit de leur propre imagination.

Le parcours de Thierry Guillon est assez peu banal puisqu’il joue son joker en décidant de changer de vie, en s’installant à son compte, alors qu’il bénéficiait d’un emploi lui permettant de vivre confortablement dans le monde du négoce allemand et dans une branche qu’il ne détestait pas.

Avec sa femme Sabine, il rentre en France sur cette terre de la Montagne de Reims, berceau de sa famille.

Bien lui en a pris de vouloir créer ses propres whisky, auxquels il ne peut donner ce nom, même si ses produits sont exceptionnels de qualité et d’authenticité, valant largement certains whisky ou bourbons de grandes renommées.

Dans ses choix, il faut préciser que Thierry Guillon à la chance insolente de bénéficier d’une eau très pure et de grande qualité, laquelle coule au sein de sa propriété. L’eau est, bien sûr, l’élément indispensable à mélanger au malt, avant de procéder à l’étape de surchauffe et de distillation.

Enfin un produit typiquement français et de grande qualité, lequel devrait recevoir le label valorisant du Ministre Arnaud Montebourg dans son périple de son fameux fabriqué en France, puisque l’Esprit du Malt de la Montagne de Reims est typiquement champenois.

Thierry Guillon n’est pas peu fier de nous présenter sa gamme de ses quinze créations et de nous inviter à une étonnante dégustation pleine de surprises aussi étonnantes qu’incomparables, faite d’arômes subtils gardés dans des flacons de légende au travers desquels on peut noter des différences de couleurs et des nez raffinés, avant la mise en bouche qu’il nous faudra malheureusement recracher, pour arriver dignes et debout jusqu’à la dernière bouteille de la collection.

Cette ronde nous conduira vers des mondes insoupçonnés dans lesquels règnent des effluves florales et fruitées, boisées et marines, fumées et tourbées, grâce aux secrets de fabrication et surtout de vieillissement en fûts de chêne destinés, initialement, à d’autres remarquables liquides.

Thierry Guillon est un passionné grandement passionnant, un inventif qui donne l’envie de créer, une âme d’enfant dans un corps d’adulte tout simplement parce qu’il aime jouer pour mieux nous faire sourire.

A n’en pas douter, Thierry Guillon n’a pas fini de faire parler de lui outre Marne !

Pour visiter le Site de la distillerie Guillon, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous.

ici

 

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L’Atelier Gourmet : La perle colorée de Granville


Les macarons, de l’Atelier Gourmet à Granville, valent le déplacement et Michael Fontaine, son jeune et sympathique patron, est un orfèvre en la matière, puisqu’avec ses collaborateurs, il a su entraîner, les adultes que nous sommes malheureusement devenus, dans les coulisses et les méandres des mondes de la gourmandise de notre enfance.

Le Carnaval de Granville, l’un des plus anciens Carnaval Français, se déroulera du 17 au 21 février 2012 inclus. A n’en pas douter, les macarons colorés et goûteux de l’Atelier Gourmet vont fondre, avec envie, bonheur et délectation, entre les langues et les palais les plus délicats, tout en apportant des notes chaudes, des couleurs et des saveurs printanières, comme pour nous inviter à sortir le plus agréablement possible d’une saison bien longue, mais n’est-ce pas le but principal du Carnaval que de chasser et de brûler ce vilain Général Hiver.

Quant à la station balnéaire très réputée de Granville, elle est un des fleurons de cette merveilleuse région qu’est la Basse-Normandie.

Mais revenons aux divins macarons de cet atelier normand, dans lequel on confectionne ces mignons et bons petits gâteaux meringués et dorés, ronds ou en forme de cœurs, ne cessant de nous étonner par une texture exceptionnelle, autant qu’une allure folle.

Ce joli biscuit pour lequel on se damnerait volontiers grâce à sa belle rondeur, tout comme pour son goût onctueux et cette surface délicatement moirée, n’est pas sans nous rappeler l’attirance que nous pouvions avoir, vers le sein maternel de notre prime jeunesse, contre lequel on se réfugiait pour se rassurer, tout en se nourrissant.

Michael Fontaine n’hésite jamais, dès qu’il le peut, à mettre la main à la pâte, laquelle se compose de blancs d‘œufs montés en neige avec du sucre glace et le restant est tenu secret car chacun a sa méthode, ce qui fait que chaque macaron reste étonnant. Normand d’origine, tout comme sa chère épouse Patricia, Michael aime faire plaisir en traitant ses clients comme il aimerait être traité.

L’Atelier Gourmet ne se limite pas seulement à la production de macarons et de cupcakes car c’est aussi une épicerie fine dans laquelle vous trouverez également des chocolats, des huiles, des épices et des vins d’ici ou d’ailleurs pour lesquels Patricia Fontaine voue un véritable culte.

L’entreprise se veut familiale puisque c’est la sœur de Michael qui en est la gérante, pendant que son frère et sa belle-sœur sévissent à Montmartre, dans cette belle auberge de la place du Calvaire à l’enseigne «Chez Plumeau» et à cette toute petite terrasse enchanteresse et arborée, en forme de tonnelle et aux airs d‘hostellerie normande, sous laquelle se réfugient les amoureux du monde entier ou les touristes d‘un jour, avec comme douce musique le gazouillis de petits moineaux espiègles et provocateurs.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton, le 13 février 2012

Site

l’Atelier Gourmet

 

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Jacques Benamor, qui êtes-vous vraiment ?


Qui est Jacques Benamor ? Notre Journal a voulu en savoir un peu plus, sur la profession de Directeur des Ressources Humaines, en rencontrant un homme libre, heureux et vraiment humain, mais les DRH sont-ils tous fait à cette image ?

Véritable spécialiste du Droit du Travail, Jacques Benamor peut aussi bien gérer l’hygiène et la sécurité du travail, que la prévention des accidents, la gestion et la formation du personnel ou les conflits sociaux en établissant des relations avec les organisations syndicales. C’est un médiateur, aux allures de diplomate, doublé d’un négociateur sans égal, privilégiant toujours l’écoute et le dialogue social dans les restructurations, les transformations de l’entreprise, en sachant conduire le changement pour qu’aucun ne soit lésé, en rencontrant également les Préfets ou certaines Administrations de l‘Etat, ainsi que les Elus. Il sait, en plus, dispenser son savoir-faire et son savoir-être dans l’enseignement supérieur et la formation continue.

DRH International, Jacques Benamor a un parcours professionnel assez peu banal. Alors qu’il travaillait pour de grandes Entreprises Françaises et Internationales, dans des secteurs très variés allant de la chimie fine d’un Groupe Pharmaceutique, en passant par le High Tech et l‘aviation privée ou une chaîne mondiale de commercialisation de biens culturels, avec des salaires et des avantages plus que confortables, il décide de tout quitter pour, dit-il, pouvoir redevenir pleinement et simplement lui-même et ne plus être le complice tacite de politiques de management qui ne lui conviennent plus et amputent sa personnalité profonde.

Il faut avoir des «couilles» pour refuser quelques billets supplémentaires ou un véhicule de fonction, voire des Stock Options, mais qu’importe, Jacques Benamor ne vendra pas son âme au diable et pour cela, il va créer sa propre entreprise de consulting, le 1er janvier 2009, en devenant donc le Directeur Général de «PragmAlto», laquelle est spécialisée dans l’approche RH systémique… Et aujourd’hui, du travail, il n’en manque pas !

Actuellement âgé de 57 ans, il est titulaire d’un DEA en relations professionnelles du droit du travail et management de personnel ainsi que d’une maîtrise en économie et management obtenus à l’Université de Paris IX Dauphine. Il est membre de l’association nationale des DRH et Conseiller Prud’homme Employeur depuis 20 ans, puis exerce comme Président d’un Tribunal des Prud’hommes.

Jacques Benamor a un discours très humain, en même temps que surprenant. On le retrouve, comme intervenant, dans une conférence sur :

Les dégâts des sales cons dans l’entreprise

Auteur au Club Ethik, Jacques Benamor réalise un «papier» très clair en titrant :

La GPEC, quoi de neuf ?

Jacques Benamor ne mâche pas ses mots et fait autorité, dans le monde des ressources humaines.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton le 28/01/2012

 

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Olivier Santicchi, le Tintin des temps modernes


«Reporter de Guerre», un nom barbare et un drôle de métier, pour un homme aussi gentil que le journaliste Olivier Santicchi.
J’ai eu le bonheur de croiser la route de ce reporter d’exception, passionné et passionnant, grâce à des gens qui m’ont fait partager des bribes de son univers, durant quelques heures, comme Marie-Christine Poilpré ou encore Frédéric Debrieu, avec lesquels Olivier aimait partager sa passion pour l’histoire de l’aviation ou revoir des documents audiovisuels liés à l’évolution de l’aéronautique.
Tout de suite l’homme ma paru fort sympathique, d’abord en raison de sa faculté de s’adapter immédiatement à la personnalité de son interlocuteur, en le respectant, sans jamais hausser le ton ou lui couper la parole comme le font trop souvent ces prétendus journalistes de la nouvelle vague, n’écoutant qu’eux ou ce qu’on peut bien leur dire dans l’oreillette, lesquels font preuve d’une impolitesse notoire. Santicchi sort du lot et l’on voit bien là le grand professionnel.
On le retrouve d’un bout à l’autre de la Planète, notre journaliste baroudeur et aventurier, et il y a chez lui des parfums de voyageur curieux autant qu’infatigable qui ne sont pas sans nous rappeler ce héros imaginé par Hergé, dans ses bandes dessinées des aventures de «Tintin».
De la Côte d’Ivoire à l’Afghanistan, en passant par la révolte Tunisienne ou le dernier voyage de «La Jeanne», Claire Chazal, Jean-Pierre Pernaut ou Jacques Legros n’arrêtent pas de prononcer son nom ou de dire qu’ils sont en direct, avec lui, pour lui demander son avis d’expert de terrain.
Il a l’art et la manière, Olivier, de nous raconter les nouvelles guerres de notre France qui n’est pourtant pas directement menacée, mais qui s’en va régler des comptes ou s’ingérer dans des affaires qui ne la regarde pas, et c’est micro en main qu’Olivier nous narre ce qui se passe, au moment même où il se fait braquer par un Ivoirien belliqueux et armé d’un fusil d’assaut, alors qu’il ne faisait que son métier d’informer.
On sent que cet homme est plein d’humanité et de sensibilité, car comment rester de marbre devant un alignement de cercueils dans la Cour d’Honneur des Invalides, mais c’est cela que nous apprécions et non pas des journalistes froids et sans émotions. Olivier Santicchi c’est un peu notre voix, notre porte-parole. Il sait nous dire ses rencontres, ses impressions et ses espoirs, en étant curieux et respectueux à la fois.
Olivier Santicchi n’est pas seulement un «Reporter de Guerre», il est tout simplement un «Grand Reporter» et un homme qu’on ne peut qu’apprécier pour ses hautes qualités humaines… Un authentique Journaliste !

Olivier SANTICCHI

 

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Hassan II, le meilleur avocat de Zemmour


 
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Publié par le 14/01/2011 dans Reportages

 

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HARGNIES ET LE RESTAURANT «LA TABLE DU PAYS»


Henri VANDENABELE à La Table du Pays

Vous en avez assez du bruit, de l’air pollué et de la cuisine sans saveur, alors suivez-moi, le temps de cette chronique culinaire, dans le très joli petit village ardennais de Hargnies.

Deux heures après avoir quitté la Capitale, vous sortez de l’autoroute à Charleville-Mézières et vous empruntez la direction de Monthermé.

Hargnies est une commune située à la même hauteur que le troisième étage de la Tour Eiffel. Elle est entourée de forêts vertes, odorantes et profondes. Tous les ans s’y déroule la fête du cheval de trait. Ce village est frontalier avec la Belgique et compte quelques 500 habitants.

“ La Table du Pays ” est une auberge coquette, en même temps que rustique. Cette petite bonbonnière est décorée d’une manière très originale puisque les séparations, entre certaines tables, sont réalisées en fer forgé et en bois “ chauds ” (je dirais même brûlants car s’ils pouvaient parler) issus des montants de lits des ancêtres de l’Ardenne de France.

La truculente patronne de ce bel établissement, bien tenu et aux accents du passé, est souriante et fort sympathique. Elle navigue entre ses fourneaux et les tables de ses hôtes pour s’inquiéter du bon déroulement de votre repas. Cette “ Marie-Jo ” (Marie-Josèphe Masson-Briard) est une femme formidable car elle a remis, au goût du jour, ces plats goûteux qui font toute la richesse des Ardennais et qui régalent les bouches qui ne sont pas forcément Harnicottes (entendez celles qui ne sont pas originaires d’Hargnies). Marie-Jo cuisine aussi bien que nos Grands-Mères. Sa façon de dresser les assiettes, en nous régalant des parfums et des saveurs de l’ancien temps, me ferait presque regretter d’être un indécrottable célibataire, parce qu’une femme aussi talentueuse ne peut que rendre heureux un homme.

Dès votre arrivée vous êtes accueillis, ainsi que guidé à votre table, par la délicieuse et pétillante Malika qui vous adresse le petit mot sympathique engendrant le sourire du plus constipé d’entre nous.

Tous vos sens sont en éveil et votre nez est en émoi car il cherche à découvrir les secrets bien cachés des subtiles senteurs qu’on ne peut imaginer nulle part ailleurs qu’au creux de ces bois.

L’atmosphère est gourmande et conviviale, d’ailleurs les Agents de l’Office National des Forêts du coin, ainsi que les petits élèves de l’école communale ne s’y trompent pas, pour y prendre pension quasiment tous les midis.

Ici rien ne va vite et vous prendrez le temps de mastiquer chaque bouchée, avec délectation. Tous les produits sont frais et il vous faut laisser un peu de temps à la patronne pour confectionner les mets que vous prendrez à la carte. En ce qui me concerne, je suis resté sur un menu simple à 13 € qui comprend une entrée, un plat avec accompagnement de légumes et un dessert (à choisir entre trois propositions pour chaque catégorie).

De l’entrée au dessert, tout est confectionné maison. La boisson est en supplément, mais avec deux bières belges, je m’en suis tiré pour moins de 20 €.

Si vous appréciez la charcuterie traditionnelle faite à l’ancienne, les pâtés, les gibiers et les plats d’antan, alors c’est bien ici qu’il vous faut faire étape. Vous pourrez aussi découvrir la spécialité du pays qui est un excellent boudin blanc aux oignons qui se mange chaud ou froid, avec ou sans sauce. Ce boudin blanc n’a rien à voir avec celui que nous connaissons tous, pour le manger au moment des fêtes de fin d’année, et qui avait si peu le goût de truffe que ma mère le piquait à l’armagnac. Avec le boudin blanc ardennais, on ne rajoute rien car tout est déjà dedans et vous n’avez plus qu’à vous lécher les babines.

Chez Marie-Jo, il existe des plats typiquement ardennais comme la salade au lard (dés de lard maigre et gras, pommes de terre cuites à l’eau, pissenlits et vinaigre, le tout est chaud et se cuisine en cocotte, dans un fond de saindoux). Optez pour la “ Cacasse à cul nu ” qui est un ragoût de pommes de terre aux oignons auquel on ajoute thym, laurier, ail et persil, le nom est amusant et le cul n’est que celui de la marmite en fonte. On parlera de “ Cacasse habillée ” lorsqu’on rajoutera quelques “ charcutailles ” (comme dirait le Comte Godefroy de Montmirail, dans le film “ Les Visiteurs ”).

Bons vins, bières fraîches et petits pains de céréales tièdes à la mie aérée sont également au rendez-vous pour accompagner agréablement les plats que vous aurez choisi.

Pour les amoureux du silence, de l’air vif et de la vraie nature, une promenade digestive s’impose et vous trouverez de petits chemins forestiers en reprenant la direction de Haybes, de Monthermé ou de Vireux.

PCB le 19/11/2007

 

 

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