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Archives de Catégorie: Reportages

La Table du Concept à Charleville-Mézières


Eric Arnaud, Maître-Sommelier, a eu la brillante idée de s’associer avec le jeune et brillant Chef de Cuisine Thibaut Pérotin pour ouvrir, il y a trois mois, le restaurant La Table du Concept juste à côté de son Bar à Vins Le Concept, sous les arcades de la Place Ducale à Charleville-Mézières, laquelle n’a rien à envier à sa petite sœur jumelle et parisienne, la fameuse Place des Vosges.

C’est autour d’un surprenant vin hongrois que je suis accueilli par Eric Arnaud, en terrasse. Le nez est assez floral et en bouche se développent des notes de pêches blanches. Ce vin est sec et il fait le bonheur, surtout lorsqu’il est bien frais comme c’est le cas, d’un apéritif surprenant, avec une crème de chou-fleur au lard rôti. C’est un Château Dereszla de 2016 du Domaine Tokaji.

Eric Arnaud me présente son Chef de Cuisine et Associé Thibaut Pérotin, lequel va me concocter les plats que je souhaite déguster. Thibaut ne travaille que sur des produits frais et tout est élaboré dans sa cuisine. Il privilégie les circuits courts ainsi que les légumes de saisons. Je constate, au cours de mon repas, que le Chef Thibaut Pérotin a déjà une belle signature culinaire avec un vrai talent.

Eric Arnaud, grâce à son Chef de Cuisine aux magnifiques compositions pleines de goûts et d’idées, vient de réussir son pari fou d’ouvrir un restaurant gastronomique. On vient dans son Bar à Vins, pour déguster ses derniers bons crus autour de planches de charcuteries, de fromages ou de pâtes. A présent, on pourra continuer à se délecter des nectars de la vigne, autour d’un repas digne des plus belles tables.

Je commence par une agréable mise en bouche composée par notre Chef. C’est un tartare de truite de Vendresse, avec sa délicieuse chips faite à partir de la peau de ce poisson, accompagné d’une bille de concombre et d’un pain gris aux céréales.

Arrive ensuite une tarte fine aux légumes de saison qui s’avère être une véritable palette de peintre. L’ensemble est superbement assaisonné à l’huile de roquette et vinaigre de miel ardennais, très bien travaillé, frais et très subtil. La présentation est audacieuse, en même temps qu’harmonieuse et soignée. Un vrai délice, surtout avec ce Chorey les Beaune de 2015 de la Maison Champy très fruité.

Le poisson est, quant à lui, tout simplement divin. Il s’agit d’un Monochrome de Cabillaud et son émulsion coco avec sa crème de chou-fleur. Un bel ensemble terre-mer travaillé d’une manière très artistique, ainsi qu’une cuisson bien maîtrisée . Un pur régal qui nous transporte vers l’océan et un poisson d’une fraîcheur exceptionnelle, comme s’il avait été pêché au cours de la nuit.

Le dessert me ramène au pays de mon enfance, lorsque notre Maman trempait des biscuits Thé Brun dans du café bien fort. Elle montait des étages pâtissiers, en rajoutant une crème sucrée au beurre et des blancs montés en neige entre chaque couche de biscuit. Elle appelait cela le Gâteau de Mareil car il avait été composé, pour la première fois, dans la maison de campagne de ses parents qui passaient toutes les fins de semaine à Mareil-Marly, dans le département des Yvelines. Merci, Chef Pérotin, de m’avoir fait voyager ainsi sur son élégante composition.

Sur ce joli dessert, Eric me propose un verre de Maury aux notes de fruits rouges confits légèrement madérisées, pouvant rappeler un délicieux Porto ou un Vieux Byrrh. Quelle superbe fin de repas !

Une bien belle Maison à découvrir !

Rédaction et crédit photo Philippe Chauveau-Beaubaton

La Table du Concept

37/39 Place Ducale

08000 CHARLEVILLE-MÉZIÈRES

Tél. 09.83.97.42.86

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Le monde de Tchar Scaille


Je rêvais d’un autre monde et je l’ai trouvé. Une sorte de monde parallèle d’après la mort, avec une passerelle vers plus de beauté, d’authenticité et de tolérance, où règne la paix et la sérénité, dans un mélange du temps qui n’est plus illusoire et où le passé, le présent et le futur ne font plus qu’un. Un joli monde dans lequel on peut ripailler et se régaler enfin de produits frais, sains et bien cuisinés. Un monde vous permettant de décider et de prendre le temps des choses, en savourant chaque bouchée comme si vous étiez en train de manger des morceaux de la manne céleste de l’Exode.

Lorsque vous arrivez sur ce plateau qui semble dominer une vallée éphémère, vous tombez nez-à-nez avec un bon gros chien de berger qui n’a rien d’un cerbère, donc, rassurez-vous, vous n’êtes pas aux portes de l’enfer.

Tchar Scaille, en wallon, signifie chariot d’ardoise !

L’endroit est étrange, comme s’il était sorti de vos rêves les plus fous ou les plus flous, après un chemin forestier interminable que vous prenez entre les Hauts-Buttés et Monthermé, dans les Ardennes. L’homme qui m’accueille n’est pas banal et on le croirait tout droit sorti d’un opéra de Verdi, comme s’il était la réincarnation d’un Falstaff beaucoup moins corpulent et autant médiéval que celtique, bien qu’il soit résolument de notre époque. C’est lui le patron, Philippe Boudart, initiateur de ce concept culotté autant que non conventionnel.

C’est un menu unique et pantagruélique, à 28 euros, pensé et concocté avec le jeune Chef Juan Thiry, qui vous est proposé.

Philippe Boudart vous informe que vous êtes le seul maître à bord. Vous décidez du moment des trois services, vous mangez ce que vous voulez et si un met vous plaît particulièrement vous pouvez en redemander. Ici, tout est frais et fait Maison. Les légumes bio viennent des potagers de Chooz. Quant au porc, Philippe propose plus volontiers de la femelle qui, dit-il, sent beaucoup moins le cochon et est plus proche du poulet rôti à la broche, au niveau gustatif, comme c’est ici la tradition.

Une jolie mise en bouche, bien fraîche, qui tourne autour de l’artichaut, arrive dans un bol noir. Elle est succulente car relevée à point avec un poivre en grains qui développe des arômes élégants en sublimant l’ensemble. Une bière de Chimay Bleue au fût, bien fraîche, sera ma boisson favorite pour ce joli repas.

Arrivent ensuite, sur mon imposante et solide table, les entrées présentées sur une planche à découper. Un vrai tableau de légumes goûteux et bien préparés. Chou blanc, cerneaux de noix, lentilles, poire au chèvre, avec du bon pain cuit ici. Pour les petits mangeurs, le repas pourrait s’arrêter ici. Pour ceux, plus adeptes de tables royales où se succèdent des denrées à n’en plus finir, le festival se poursuit.

Philippe vient de revêtir une blouse noire de maquignon, façon Merlin l’Enchanteur, et entre en scène avec son cochon rôti qu’il présente à tous ses clients. La vue de cette pièce de viande est un ravissement et un agréable fumet s’en dégage pour venir chatouiller vos narines et vous inviter à continuer ce festin.

Un canapé en courgette fait de truite saumonée en tartare, donne un avant-goût de la suite. Une viande magnifique de porc, comme on n’en voit pratiquement plus, avec une saveur exceptionnelle, cuite merveilleusement, à la peau légèrement croquante et à la chair juteuse. Cinq bols de légumes et sauce viennent agrémenter cette belle viande, comme ces pommes de terre, ces carottes, cette croquette, cette sauce onctueuse, ces pois gourmands et cette courgette.

Vous restera-t-il une place pour les desserts, avec le nougat glacé, la figue, la rhubarbe, l’abricot, la sauce caramel au gingembre. Un vrai gourmet gourmand ira volontiers jusque-là !

A découvrir !

Crédit photo et rédaction Philip Beaubaton

Voir en ligne : TCHAR SCAILLE

 

 

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«Du pain vieux de 14.400 ans en Jordanie» par Bruno Ressuche


Des scientifiques ont retrouvé des restes de pain brûlé dans un four en pierre vieux de 14.400 ans lors d’une fouille en Jordanie.

Une trouvaille exceptionnelle qui prouve que l’Homme maîtrisait l’usage de certaines céréales 4.000 ans avant l’apparition des fermes. Aucun pain n’est définitivement perdu. Quatorze millénaires ont passé et ces restes de pain cuit refont surface. Découverts lors d’une fouille dans une région désertique du nord-est de la Jordanie, ils seraient les plus vieux morceaux de céréales cuites jamais retrouvés. Les archéologues responsables du site de Shubayqa ont retrouvé vingt-quatre miches brûlées, dissimulées dans deux prototypes de fours en pierre. Comme ils l’expliquent dans la revue scientifique américaine PNAS, cette découverte majeure prouve que, 4.000 ans avant l’apparition de l’agriculture, l’homme est parvenu à fabriquer des plats à partir de céréales devenus des millénaires plus tard, l’alimentation de base de nombreux peuples. «Cette découverte nous donne l’opportunité de caractériser une pratique culinaire vieille de 14.000 ans» explique l’archéobotaniste de l’université de Copenhague Amaia Arranz Otaegui, le premier auteur du rapport scientifique. «Maintenant, nous savons que du pain a été produit bien avant l’agriculture. La fabrication de pain a pu contribuer à la révolution agricole du néolithique.»

La découverte culinaire fut faite sur un site habité des Natoufiens, peuple vivant au Levant entre 12.500 et 10.000 avant notre ère. Leur mode de vie se distinguait des autres cultures de l’époque par des innovantes expériences de sédentarisation. Les analyses ont révélé que le pain était composé de céréales domestiques et d’un mélange de tubercules. Goûtées par la scientifique, les miettes étaient « légèrement sucrées et salées à la fois, et avaient un aspect sableux. Mais peut-être, est-ce parce qu’on ne les a pas suffisamment bien lavées », plaisante-t-elle.

D’autres morceaux de pain ont déjà été découverts sur des sites du néolithique tardif en Turquie et aux Pays-Bas, mais ceux retrouvés en Jordanie sont la première preuve que sa fabrication a précédé l’agriculture. « Les chasseurs-cueilleurs natoufiens sont particulièrement intéressants parce que leur mode de vie était partiellement sédentaire, et parce que leur régime alimentaire dénotait avec ceux des cultures précédentes », raconte l’archéologue Tobias Richter, directeur des fouilles.

Nourriture de luxe

Les plats à base de céréales sont difficiles à fabriquer, ce qui laissent penser les archéologues qu’ils étaient considérés par les Natoufiens comme de la nourriture de luxe, « servie pour impressionner les inviter et assurer le prestige des hôtes ». Les morceaux de pain retrouvés, étaient probablement plats et avaient l’apparence de galettes. « Ce type de pain présente de nombreux avantages sur des miches volumineuses, juge la spécialiste de la science et technologie céréalière Antonella Pasqualone, je pense que ces pains représentent l’aliment «passerelle» entre les chasseurs-cueilleurs et les fermiers ». La spécialiste poursuit: «Les pains plats ne nécessitent pas un four trop grand et peuvent être transportés plus facilement, si on les empile».

Les archéologues se disent émus de cette découverte. « Les hommes et femmes de l’époque nous étaient très similaires, mais n’avaient pas nos outils modernes. Ils étaient davantage en prise avec la nature », expose Patrick McGovern, directeur du laboratoire d’Archéologie biomoléculaire de Philadelphie. « Quand on y pense, si vous ne passez pas la barre des vingt ans, vous cherchez tout ce qui pourrait vous rallonger votre existence. Vous essayez notamment de changer de régime alimentaire. Ces essais culinaires sont fondamentaux », conclut-il.

Le pain, aliment central de nos cultures contemporaines, chargé de symboles dans plusieurs religions, fait lien entre notre passé et notre présent. Lien que souhaite entretenir l’archéologue Amaia Arranz Otaegui en contactant des chefs cuisiniers pour reproduire les recettes traditionnelles. En espérant cette fois, que les morceaux dégustés soient moins rassis…

 

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La Table du Pays à Laifour


Qui, dans nos belles contrées sauvages de la pointe des Ardennes, n’a pas connu La Table du Pays située à Hargnies mais aujourd’hui fermée et dirigée, à l’époque, par Marie-Jo Garand avec l’aide de son mari Denis.

Figurez-vous que Marie-Jo a une digne héritière en la personne de Chloé Englebert, sa petite-fille, qui vient d’ouvrir le même concept basé sur une cuisine ardennaise et faite maison, à l’entrée de Laifour à gauche lorsqu’on vient de Revin et que l’on traverse le pont qui enjambe La Meuse, dans cette jolie boucle dominée par le site extraordinaire des Dames de Meuse.

La Cheffe de Cuisine Chloé Englebert a fait ses études à l’École Hôtelière Provinciale de Namur, en Belgique, authentique, dure et exigeante référence pour la formation de Chefs belges et français très réputés.

La Cheffe Chloé est digne de sa grand-mère, aussi bien dans la manière de vous recevoir avec le sourire que dans celle de vous régaler par de belles, bonnes et généreuses assiettes.

Le restaurant La Table du Pays, à Laifour, vient tout juste d’ouvrir hier soir, vendredi 24 mai 2019.

Aidée par sa Maman, portrait craché de Marie-Jo, dont ce n’est pas le métier, la Cheffe Chloé nous propose, en ce samedi midi, un sympathique menu du terroir ardennais à 14 euros et nous offre l’apéritif, avec du saucisson, pendant que nous faisons notre choix.

L’entrée est une tarte fine au chèvre et miel, accompagnée d’une fraîche salade du jardin et de divers crudités correctement assaisonnés. L’ensemble est plaisant et très bien réalisé.

Le plat se compose, quant à lui, d’une joue de bœuf au cidre avec ses pommes de terre et lardons qui nous rappelle la fameuse Cacasse de Marie-Jo. La joue est un pur délice, bien cuisinée et fondante en bouche, elle libère toutes les saveurs d’une remarquable composition culinaire. Il m’est avis que Chloé Englebert ira loin car réaliser des mets d’une telle saveur, à son âge, lui promet un bel avenir.

J’ai oublié de vous dire que cette Cheffe fait aussi son pain et c’est d’ailleurs son grand-père Denis qui me l’avait déjà dit lorsque je m’étais régalé d’une bonne miche dans ce joli petit restaurant d’Hargnies. Son pain est royal et il représente tout ce que j’aime tant par sa cuisson que par sa texture et sa saveur. Une vraie réussite !

Je décide, pour finir mon pain et mon vin de Saint-Nicolas de Bourgueil, de prendre une belle assiette de fromages plutôt qu’un dessert et là, je suis comblé par trois bons morceaux de fromages.

Une belle Maison à découvrir !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : LA TABLE DU PAYS

 

 

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Le Franco Belge de Monthermé


A Monthermé, dans le département des Ardennes, logé au cœur même du village et au-dessus d’une jolie boucle de La Meuse, au carrefour de la Voie Verte Trans-Ardennes et de la Voie Touristique Trans-Semoysienne, existe un bel établissement qui vous permettra de reprendre des forces après vos exploits sportifs ou vos randonnées touristiques.

L’Hôtel-Restaurant Le Franco Belge vous réserve un accueil bien sympathique et Grégory a le don de vous recevoir avec un sourire franc. C’est un vrai professionnel et on sent qu’il aime ce qu’il fait. Il a, d’ailleurs, été à deux reprises, au cours de son cursus professionnel, le stagiaire du Chef Frédéric Pierangeli de l’Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte à Haybes (08).

Ici, on ne vous presse pas et on ne vous agace pas avec des propositions et autres suggestions. Vous avez le temps de choisir, tout en dégustant votre apéritif et avant que le maître des lieux vienne prendre votre commande en répondant agréablement à vos questions.

Les assiettes sont belles et bonnes, les prix restent abordables et le service très attentionné. Pas besoin de redemander du pain, d’ailleurs excellent, on vous en ramène au fur et à mesure. A noter que tout est fait Maison et que les nappes et serviettes sont en tissus.

Après un agréable cocktail, j’opte pour une Terrine Rimbaud en entrée, sur un Saint-Nicolas de Bourgueil qui accompagnera tout mon repas.

Un joli boudin blanc de Haybes, nappé d’une sauce au cidre de Lalobbe, avec ses frites et sa salade, vient sublimer mes papilles.

Arrive ensuite une assiette composée de trois fromages ardennais, goûteux à souhait.

Un café gourmand, en guise de dessert, vient clôturer agréablement ce repas dominical.

Le Franco Belge est une belle maison qui vaut bien une étape gourmande.

Ecrit par Philip Beaubaton

Voir en ligne   LE FRANCO BELGE

 

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Notre-Dame de la désolation


Que l’on soit ou non croyant, l’édifice qu’était la Cathédrale de Notre-Dame de Paris est un vrai Chef-d’œuvre architectural et une perle rare du patrimoine français. Cette grande et noble Dame ne pouvait faire que l’admiration du plus grand nombre, devant tant de majesté et de splendeur.

Notre-Dame de Paris était le véritable fruit du travail passionné de ces hommes qui sculptèrent, habilement et avec élégance, pierres et bois, pour ériger ce fantastique monument à la gloire d’un dieu inexistant. Ces êtres humains devaient avoir une foi incroyable et une inspiration spirituelle sans précédent. A travers les Saintes Écritures, ils n’avaient pas compris le véritable sens du mot Église qui faisait référence au corps humain et Tabernacle qui n’est que le réceptacle de l’amour universel au sein de notre propre cœur. Mais qu’importe, puisque chacun donne à sa vie le sens qu’il souhaite, le tout étant d’avoir foi en soi ou en autre chose.

Dans ce drame qu’est la destruction partielle, par le feu, de ce joyau, il va bien falloir remonter l’arbre des causes de ce sinistre et établir la chaîne des responsabilités de chacun.

Un monument qui reçoit annuellement autant de visiteurs du monde entier doit, en toute logique, avoir un SSI (système de sécurité incendie) géré par un PC Sécurité interne avec une équipe de surveillants qualifiés tant pour l’incendie que pour l’assistance aux personnes.

Notre-Dame de Paris, même si elle est un lieu de culte, n’échappe pas à la règle et est classée ERP (établissement recevant du public), de type V et de 1ère catégorie. A cet effet, les travaux par découpage, meulage et points chauds (soudures) font l’objet d’une demande préalable de permis de feu par les intervenants. La zone d’intervention, avant sa mise hors services des alarmes, est repérée physiquement. Des extincteurs sont à proximité de l’endroit impacté, des numéros de téléphone d’urgences ainsi que la conduite à tenir y sont mentionnés. Un arrêt complet des travaux se fait au moins une heure avant la fin du chantier et le départ effectif des ouvriers. Une ronde du PC Sécurité est obligatoire, avant la remise en service de la zone d’alarme via le SSI.

Une partie de notre Histoire de France vient de s’effacer, à cause de la négligence voire de la bêtise humaine, en souhaitant que l’acte ne soit pas volontaire.

Même si Paris sera toujours Paris, notre Capitale portera longtemps les stigmates de cette mutilation défigurante et cet endroit aura perdu son âme pour de nombreuses années.

Le génie des uns vient de faire place à l’ignorance des autres !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton, le 16 avril 2019

 

 

 

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Le Restaurant La Cave du Dépôt-Vente de Charleville-Mézières


Crédit photo Philip Beaubaton le 8 mars 2019

C’est sur l’invitation de mon fils Frédéric que je découvre enfin ce restaurant dont il me parle depuis quelques temps. Autant dire que je n’ai pas été déçu, tant par l’accueil et la compétence des personnels, que par le verre et l’assiette.

En poussant la porte, vous tombez nez-à-nez avec une cabine téléphonique londonienne. Les lieux sont très propres, tout comme les toilettes. Pour accéder aux salles voûtées de cette fameuse Cave, vous devez emprunter un escalier et c’est juste à ce moment précis que vous pensez à ne pas trop boire, afin de pourvoir le remonter sans encombre, bien que de bonnes âmes pourraient nous soutenir pour regagner la surface.

Une belle table ronde, comme je les aime, est dressée de belle manière car Frédéric avait retenu pour six personnes. Une gentille et souriante dame m’y installe, étant venu quelques minutes en avance sur le rendez-vous et souhaitant m’imprégner de l’atmosphère et du décor.

Tenté par la bière de la Cuvée d’Arthur, je ne peux résister à mon apéritif préféré en commandant un Américano vraiment préparé Maison qui est une belle réussite et que je recommande à tous les amateurs.

Les prix des menus sont très raisonnables. En ce qui me concerne, je pars sur celui à 18 euros avec saumon et toasts, steak tartare avec ses sauces et ses frites et tiramisu aux spéculoos en dessert. Seul, mon petit-fils Louis prendra pareil que moi, à part le dessert. Adultes et enfants se régalent, avec leurs choix respectifs.

Un bien joli moment de retrouvailles, autour d’un souper fort sympathique, avec des discussions intéressantes et de jolis moments de franche rigolade avec notre petite Sarah qui adore faire le clown.

Une belle Maison à découvrir sur Charleville.

Ecrit par Philip Beaubaton

Voir en ligne : PAGE FACEBOOK DE LA CAVE

 

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Le maintien de l’ordre n’est plus ce qu’il était !


Comme la majorité des français, j’ai pu visualiser quelques vidéos des récents événements du samedi 1er décembre 2018 à Paris et il paraît incompréhensible, autant qu’inadmissible, de constater le manque de cohésion des agents du maintien de l’ordre, gendarmes et policiers, trop souvent isolés.

Lorsque j’étais jeune gendarme mobile, au siècle dernier me direz-vous, nous ne dépendions pas du Ministère de l’Intérieur mais de celui de la Défense voire des Armées aujourd’hui.

Nous intervenions dans des manifestations extrêmement violentes, en unité constituée, et aucun d’entre nous ne pouvait se retrouver isolé car nous formions un bloc inséparable.

En quatre années de Gendarmerie Mobile, l’escadron où j’étais affecté a participé à des opérations très dures, tant au maintien de l’ordre qu’en interventions spécialisées, avec des stages réguliers de perfectionnement au Centre National d’entraînement des Forces de Gendarmerie de Saint-Astier, en Dordogne.

En ordre de marche, nous étions trois pelotons composés chacun de vingt cinq hommes. Nous pouvions rester des heures à nous faire insulter et caillasser, avant que l’autorité civile (un Commissaire de Police) daigne enfin délivrer à notre Patron sa réquisition complémentaire, pour la charge des manifestants hostiles, avec usage de la force après sommations.

Je me souviens d’une opération qui dura un mois, face à des sidérurgistes armés et déterminés qui avaient pour soutien des anti-nucléaires allemands, belges et bretons venus pour les renforcer. Chaque soir, au départ du dossier d’enquête d’utilité publique vers la Préfecture via des véhicules blindés de la Gendarmerie, c’était une vraie guérilla urbaine pouvant durer plusieurs heures. Il y avait de nombreux blessés dans nos rangs comme dans ceux des manifestants, cependant nous ne cédions pas un pouce de terrain car, à l’époque, force devait rester à la Loi, ce qui ne semble plus être le cas à ce jour.

La faute de ce manque de cohésion ne peut être imputée aux gendarmes et policiers mais bien à ceux qui les dirigent, en recevant les ordres du Ministre de l’Intérieur via ses sbires.

Concernant les grenades lacrymogènes instantanées (GLI), ce sont des grenades offensives à puissant effet de souffle et nous ne les utilisions que sur de grands espaces pour progresser vu qu’elles restent des armes dangereuses, outre l’effet conjugué du gaz lacrymogène hautement dosé.

Jamais nous ne manquions de munitions, comme aujourd’hui.

Derrière notre impénétrable et solide ligne de boucliers, se trouvait l’Equipe Légère d’Intervention (ELI), sportive et super entraînée, dont je faisais partie. Nous n’étions pas habillés en Robocop et étions, de ce fait, beaucoup plus libres de nos mouvements. Seule une Tenue 4S ignifugée (pantalon bleu et blouson noir) nous servait aux différentes opérations, en complément d’un casque à visière et de protège-tibias. Notre rôle consistait à courir et à récupérer, lors de la charge et dès que les boucliers s’ouvraient pour nous laisser passer, les meneurs repérés plus tôt. L’effet de surprise était grand, dans les rangs adverses. Il fallait franchir des barricades en feu dans lesquelles des petites cartouches de gaz de camping explosaient à notre passage. Nous recevions de nombreux projectiles comme des gros écrous et boulons de sidérurgie lancés à la main ou des billes de roulement lancées à la fronde par des gens belliqueux. Personnellement blessé à sept reprises, au cours de cet affrontement, je n’abandonnais pas ma mission et ramenais le manifestant, vers l’arrière de nos rangs, pour le confier à l’équipe de police judiciaire composée de nos collègues de la Gendarmerie Départementale qui établissaient directement les procédures pour trouble à l’ordre public.

Ces dernières années, il n’y a pas eu de maintien de l’ordre très dur et nos forces de sécurité se sont plus concentrées sur le terrorisme qui était la priorité.

Devant la situation explosive que nous connaissons actuellement, il devient urgent de se concentrer sur les opérations de maintien de l’ordre, en formant correctement les gens. Il faut qu’ils puissent faire le distingo entre des gilets jaunes majoritairement pacifiques et des ultras-violents casseurs et pilleurs qui ne respectent ni les personnes, ni les biens, ni notre patrimoine culturel.

Castaner et Nuñez ont encore un peu de boulot, jusqu’à la fin de ce déplorable quinquennat !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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La Table de Rouvroy


Agréable découverte que cette bonne table de pays, avec un accueil agréable et une belle équipe qui met tout en oeuvre pour la satisfaction du client.

Je me laisse tenter, tout d’abord, par une bière blonde locale pression Ardwen au nez de houblon et à la bouche florale. Bien frais, ce joli breuvage, à la belle mousse qui tient bien dans ce beau verre ballon, possède une petite amertume qui lui confère une saveur exceptionnelle.

Les propositions du jour retiennent mon attention, d’autant que le prix de la formule complète avec entrée, plat et dessert est à 14.90 €.

L’entrée est une Bruschetta succulente composée d’une épaisse tranche de pain passée sous le grill, recouverte de thon, de coulis de tomate et de mozzarella et posée sur une salade correctement assaisonnée accompagnée de quartiers de tomates.

Le plat de résistance est, quant à lui, du rôti de porc à la diable accompagné de bonnes frites dorées et cuites à la graisse de boeuf, comme en Belgique. La sauce diable est à base de crème moutardée à l’ancienne. Un plat goûteux qui ravigote, réchauffe les coeurs et surprend agréablement les papilles.

Le dessert se compose de deux jolis morceaux de tarte froide au chocolat, sur une crème anglaise et sauce chocolat, permettant de finir ce bon repas sur une petite note sucrée.

Belle Maison, proche de la laiterie de Rouvroy-sur-Audry (08), qui vaut le détour.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : LA TABLE DE ROUVROY

 

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Maggy Biskupski, Présidente du MPC, n’est plus !


Nul ne peut imaginer, en connaissant Maggy Biskupski, que cette splendide jeune femme de 36 ans ait pu mettre fin à ses jours. Cette lionne, pétillante autant que mordante, croquait la vie à belles dents. Son côté rieur et parfois espiègle, lui donnait un charme fou.

Lundi 12 novembre 2018, Maggy Biskupski – qui était Policière dans une Brigade Anti-Criminalité (BAC) du département des Yvelines et Présidente du Mouvement des Policiers en Colère (MPC) – aurait mis fin à ses jours, nous dit-on, avec son arme de service et à son domicile de la banlieue parisienne.

Fille d’Ardennes, enfant de Haybes, cette battante et combattante, cette véritable pasionaria, semblait n’avoir peur de rien ni de personne lorsqu’elle prenait la parole, avec assurance, tant sur les plateaux de télévision – même face à la vulgarité du journaliste Yann Moix ne cessant de vomir des insanités sur la Police Nationale – que devant la Commission Parlementaire chargée d’enquêter sur le malaise de l’institution. Elle a défendu la Police, avec honneur et fidélité, dans un juste mais inégal combat non syndicaliste.

Maggy dénonçait, avec force et sans langue de bois, les abus de pouvoir de la hiérarchie policière en même temps que le désaveu du Gouvernement et du Ministère de l’Intérieur. Lorsqu’un Etat prend fait et cause contre sa Police, en choisissant de ne pas intervenir dans les cités contre le crime organisé et la délinquance, il ne faut pas s’étonner que le citoyen sanctionne ce même Etat et soit tenté de remettre de la fermeté lui même, face à cette chienlit galopante dont les Forces de l’Ordre ne sont plus maîtres.

Devant cet abandon de l’Etat, combien de Policiers et Gendarmes se sont suicidés. Maggy Biskupski mettait parfois le doigt là où ça fait mal, pour défendre ses collègues, n’hésitant pas à affronter sa hiérarchie menaçante en faisant face au harcèlement de l’IGPN chargée de la faire taire en l’impressionnant. Cette hiérarchie policière, autant aveugle que sourde, plus préoccupée par les distinctions et promotions que par le confort et le moral de ses troupes, prétend que le suicide en Police n’a rien à voir avec la vie professionnelle et serait principalement d’ordre privé.

Combien faudra-t-il encore de morts en service, de suicides et de maladies professionnelles pour que l’Etat ait le courage de défendre sa Police plutôt que de se préoccuper des droits de ceux qui font tout pour nous pourrir la vie en avilissant la France.

On est en droit, face à la mort étrange de Maggy Biskupski, de se demander si la raison d’état n’avait pas pour mission de faire taire définitivement celle qui savait trop de choses et le disait. Inutile de vouloir nous faire passer cette femme pour dépressive. Il n’est pas improbable, qu’un jour prochain, on connaisse la vérité.

RIP Maggy Biskupski.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Le Balcon en Forêt des Hauts-Buttés


Il n’est nullement question de vous conter ici le récit romancé de Julien Gracq, mais de vous narrer plutôt ce qui se passe dans ce bel établissement intemporel perché sur les hauteurs des crêtes pré-ardennaises, à proximité de cette forêt de légende, belle et profonde, et des vastes pâturages d’alentour.

Cette belle auberge des Hauts-Buttés, tenue excellemment par Geneviève Goffette, sent bon le goût du vrai et de la simplicité des repas mijotés avec du temps et de l’amour, autour des produits frais et au gré des saisons traversées.

La cuisine de Geneviève est pleine de saveurs d’autrefois et tout ce que cette gentille dame nous propose est fait maison.

En ce lieu, on passe de merveilleux instants, hors du temps et du tumulte de ce monde aussi bruyant que cruel. Le silence est roi, le paysage majestueux, l’assiette succulente et l’accueil formidable.

L’intérieur est coquet et l’extérieur grandiose. On pourrait se croire, l’espace d’un instant, en villégiature dans un élégant chalet de montagne à la décoration champêtre.

Certes, vous n’aurez pas l’opportunité de choisir votre repas parmi des dizaines de produits, comme proposés dans certaines brasseries car ici le menu est unique et change chaque jour, selon les inspirations créatives de la poésie pastorale intérieure de cette belle artiste qu’est Geneviève Goffette, compositrice de jolies et étonnantes partitions gastronomiques envoûtantes.

Le soleil d’automne était au rendez-vous et nous invitait encore à investir le balcon fleuri, pour ce déjeuner en forêt.

Que les Ardennes sont belles, lorsque les couleurs de cette arrière-saison subliment les paysages sauvages des environs.

C’est par une « Marquisette », apéritif maison à base de vin blanc, d’orange, de citron, de vanille et de rhum, que j’entame ce repas. Un joli et savoureux petit potage de courgettes, sert d’ouverture.

Mon choix de vin se porte sur un Chinon rouge bio « Les Galuches », très fruité et révélant d’autres bonnes surprises après ouverture. Un vrai coup de coeur justifié d’Olivier Goffette, mari de Geneviève, passionné par le vin, lequel nous propose une carte très élaborée de sa cave dans des prix raisonnables.

L’entrée est une terrine de pot-au-feu de paleron de boeuf, moutarde à l’ancienne, en gelée, avec carottes et fleur de sel, sur une salade croquante et sa fleur comestible de bourrache du jardin à la vinaigrette balsamique, ainsi que du bon pain frais d’artisan-boulanger. Une superbe composition sur laquelle je me régale.

Arrive le plat de résistance avec cette large et épaisse tranche de noix de veau au fenouil, gnocchis et chanterelles d’automne, sur une belle sauce au chorizo, comme une invitation à flâner dans les sous-bois pour la cueillette des champignons. Un pur délice.

Deux belles portions de camembert ardennais et de tomme des Ardennes constituent une superbe assiette de fromages avec le sublime chutney de coing de Geneviève. L’ensemble vient flatter mon palais, dans ce mariage somptueux avec le Chinon.

Le dessert est une poire pochée et délicatement ciselée, au citron et à la vanille, avec une crème anglaise maison. Un moment de douceur et de volupté.

Le Balcon en Forêt est une étape gourmande authentique à découvrir.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : LE BALCON EN FORET

 

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La Ferme du Pont des Aulnes


Qu’il est bon, après une promenade autour du Lac des Vieilles Forges, sur la commune de Les Mazures, dans les Ardennes, de faire étape dans une jolie bâtisse faite de pierres, à La Ferme du Pont des Aulnes, bonne table de pays aux prix abordables.

Outre le restaurant, vous trouverez également une boutique et des chambres d’hôtes.

L’accueil est assuré par un jeune homme souriant et bien sympathique. C’est d’ailleurs lui qui me conduit jusqu’à ma table située dans une véranda résolument moderne, baignée par un soleil d’automne, avec vue sur la terrasse d’été, les espaces verts et les jeux pour enfants.

Je commence par une agréable flûte de Champagne Hubert Potaufeux à Prouilly « Brut Prestige », à la belle mousse persistante et aux fines bulles qui remontent sans cesse du fond vers le  haut du verre, aux notes fruitées et bien agréables en bouche.

Mon vin sera un « Rhône by Roger Sabon 2015 », Côtes du Rhône proche d’un Châteauneuf-du-Pape, aux notes de fruits rouges.

Il y a aussi du bon pain, pour la sauce.

Un excellent feuilleté appelé « Dartois au Maroilles me sert d’entrée et est accompagné de tomates et salade correctement assaisonnées.

Le plat est un dos de colin aux moules, nappé d’une sauce safranée et légèrement crémée, sur une fondue de poireaux aux lardons, avec une julienne de carottes, des pommes vapeur et une tomate cuite au four.

Une mousse au chocolat « After Eight », à la menthe discrète, crème Chantilly, menthe fraîche, caramel dur et biscuit rose de Reims, est un bien agréable dessert.

Bon rapport qualité-prix, pour cette jolie cuisine bistronomique.

A découvrir !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : LA FERME DU PONT DES AULNES

 

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Le Galiléo à Erdeven


C’est au coeur de la ville d’Erdeven, dans le Morbihan, face à la Mairie et à proximité de l’Eglise, que se situe ce restaurant bien agréable qui, outre une pizzeria, fait aussi plaisir à ses clients avec une belle cuisine traditionnelle locale.

Bon accueil et direction la véranda autour d’un Américano excellent accompagné d’olives vertes marinées.

Le menu du jour ne me tente guère, d’autant que j’ai une envie de langoustines à la mayonnaise, mais la gentille dame qui me sert me précise qu’elles sont très petites, ce qui m’oriente vers un autre choix.

Une terrine froide de rougets, avec son coulis de poivrons, s’avère être un pur régal plein de généreux et savoureux morceaux de poisson aux senteurs du soleil. Le pain est de la bonne baguette moulée bien croustillante et mon vin d’accompagnement sera un Bordeaux 100% Sauvignon Blanc « Dourthe n°1 » de 2016 aux belles notes d’agrumes et de fleurs. Un vin qui va à ravir, tant avec mon entrée que mon plat principal.

De jolies tranches de thon rouge mi-cuit, à la sauce soja, gingembre et sésame, sont une vraie merveille de fraîcheur au goût extraordinaire, avec une petite jardinière de légumes et une bonne purée de pommes de terre.

Enfin, une épatante mousse au chocolat viendra clôturer, avec sa belle tenue et son élégance, cet agréable repas.

Ce bel endroit, avec plusieurs salles, une véranda et une terrasse d’été, est une bonne Table !

Voir en ligne : LE GALILEO 

 

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La Chebaudière


C’est sur les conseils de Jean-Luc Larvoir que je découvre « La Chebaudière » à Auray, en Morbihan. Ce joli petit restaurant est tenu par un de ses anciens compagnons de Brigade, lequel a roulé sa bosse dans de très belles Maisons où il n’a pas arrêté de se perfectionner, avant de reprendre et d’exercer ses talents dans ce bel endroit qui porte aujourd’hui son élégante signature culinaire.

Je suis accueilli, de manière charmante, par la Directrice de Salle.

Après le test positif de l’Américano Maison qui est une belle réussite, d’autant qu’il est accompagné de succulentes rillettes de maquereau réalisées sur place, avec de la bonne baguette, je me laisse tenter par la proposition du jour à 24.50 euros. La formule comprend un plat et un dessert.

Lors de ma commande, je plaisante avec la Directrice de Salle prénommée Charlotte, lorsqu’elle me présente l’ardoise sur laquelle figure le nom du plat qui s’avère être un turbot au lait de homard et girolles, en imaginant la traite du crustacé pour en récupérer le lait. Cette femme est pétillante, souriante et connaît son affaire.

Ce poisson, ainsi préparé, est une pure merveille, avec une explosion de saveurs en bouche. Une union parfaire entre un produit de la mer, un excellent et goûteux turbot à la chair merveilleuse, et un produit de la terre, les girolles de nos sous-bois légèrement croquantes, l’ensemble étant recouvert d’une émulsion étonnante et une d’une sublime bisque très goûteuse. Une réelle maîtrise des cuissons de ces deux éléments, une présentation soignée et un travail remarquable sur cette sauce divine à l’assaisonnement parfait et très équilibré ne nécessitant aucun rajout de sel ou de poivre.

Mon vin d’accompagnement est un verre de vin blanc « Clos Saint-Fiacre 2016 » qui est un joli Chardonnay avec un peu de Sauvignon. Une légère minéralité et des notes d’agrumes viennent sublimer mon poisson.

Le dessert est très parfumé et savoureux, puisqu’il s’agit d’une minestrone d’ananas frais à la fève Tonka qui apporte à l’ananas des arômes de vanille, d’amande et caramel. L’ensemble est rehaussé par un sorbet mangue et surmonté d’une tuile craquante ressemblant à de la dentelle voire de la broderie Cornély. Des fragrances enivrantes d’un voyage dans une île du bout du monde.

Ce repas a été, pour moi, un moment d’exception dont je vais me souvenir longtemps.

Une jolie Table à découvrir, dans une bien belle Maison !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : LA CHEBAUDIERE

 

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La Maison de Marielle


Tous les ans, en septembre, comme un rituel, je rends visite à mon amie Mélanie et fais escale à « La Maison de Marielle » sise à Saint-Aubin-du-Cormier, en Ille-et-Vilaine. Ce restaurant propose un « Menu Ouvrier » à un prix toujours très démocratique.

Routiers, voyageurs de commerce, ouvriers et retraités comblent rapidement la salle et il est préférable d’arriver de bonne heure.

Pour 11.50 euros vous avez le droit à un buffet garni en crudités, charcuteries et fromages.

Un homme, chauffeur-livreur de son état, avec l’air sympathique, arrive tardivement alors que la salle est déjà pleine et s’installe face à moi, avec ma permission. Il me raconte brièvement sa vie, au cours de notre repas pris en commun. Il me vient parfois à l’esprit d’avoir certainement raté une belle carrière de Psychologue, mais qu’importe car l’ambiance est bon enfant.

En plat principal, on vous propose trois choix. J’opte pour une belle saucisse de porc grillée, avec des pommes de terre sautées et une bière, mais il y a aussi un colombo de poulet et des pâtes à la carbonara. Plusieurs accompagnements de légumes sont au choix. Une grande bouteille d’eau est déjà sur table, comme du bon gros pain frais aux larges tranches.

Vient ensuite un choix de trois desserts et là, j’opte pour la mousse au chocolat.

La Maison de Marielle est l’endroit dont il est impossible de repartir, en prétendant avoir encore faim !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Le Bistroy


Quelle bien jolie découverte que ce « Bistroy » situé au-dessus du port de Lacmalo, à Port-Louis, en Morbihan, à proximité de la rade de Lorient.

Sur la petite carte de la Maison, on peut lire ceci : « La cuisine est le coeur du restaurant et le client son âme… ». Voici une bien belle devise qui ne vous trompera pas, si vous faites étape ici.

L’accueil est assuré par le très énergique Directeur de Salle à la belle barbe et au sarrau de caviste.

Comme d’habitude, un Américano me sert d’apéritif, d’autant que celui-ci est confirmé « Maison » par l’homme qui vient de m’accueillir et qui m’installe, puis de rajouter qu’il y met une tombée de Gin, ce qui a pour effet de me rassurer sur la composition de ma mixture préférée.

A partir de ma table, dans la salle de « La Petite Mer », j’ai une vue panoramique sur le port actuellement à marée montante. Je savoure ma boisson apéritive de qualité, tout en dégustant une petite verrine de rillettes de thon sur des tartines de pain frais, tout en rêvassant à l’Histoire de cette ville liée à La Compagnie des Indes.

Un Ceviche de dorade, douceur de gingembre et agrumes, s’avère être une fraîche et sublime entrée travaillée avec élégance et subtilement dosée au niveau de la composition. On y retrouve le merveilleux goût du gingembre, sans avoir la bouche emportée.

Un rouget à la plancha, déclinaison de poivrons et émulsion basilique se révèle être un plat extraordinaire, tant par la parfaite maîtrise de la cuisson du poisson que par son accompagnement constituant un vrai festival de couleurs, de senteurs et de saveurs venant flatter l’œil, le nez et puis la bouche. Un demi Reuilly blanc 2017 de la Maison Jamain viendra sublimer l’ensemble et ouvrir de nouveaux horizons de sensations agréables.

A noter également un très bon pain permettant de ne pas laisser une goutte de sauce dans mon assiette, même si ma petite Maman, dans ses leçons de savoir-vivre à table, enseignait à ses trois enfants le contraire, en nous disant que cela ne se faisait pas.

Une tarte aux figues fraîches, aux vagues allures de Mendiant, arrive sur un morceau d’ardoise qui n’est pas sans me rappeler le labeur de ces valeureux hommes des Ardennes où je réside et qu’on appelait « Scailleteux ». Cette création est tout bonnement exceptionnelle et je dis au Patron du Bistroy, au moment où ce dernier vient me débarrasser : « Quelqu’un qui est capable de me sortir un dessert aussi bien travaillé, est un Grand ».

Tous mes compliments sont adressés au très jeune Nicolas, lequel m’est présenté par Damien Peronneau au moment de régler la petite note. Ce jeune homme devrait aller très loin, vu qu’il fait déjà des merveilles en pâtisserie.

Un tout grand merci à Isabelle, Chef de Cuisine et femme de Damien.

Très belle Table à découvrir !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : LE BISTROY

 

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Les Tokés du 20 de Jean-Luc Larvoir


C’est en ce bel endroit que sévit le très connu Jean-Luc Larvoir. Ce passionné du vin met ici toute son énergie, pour nous faire découvrir quelques crus que nous ne soupçonnions même pas d’exister. Le sang de la vigne, c’est certain, coule dans ses veines et Jean-Luc semble être là dans le seul but de nous faire partager le résultat de quelques formidables vignerons.

Lorsque vous prenez place, aux Tokés du 20, pour une petite dégustation autour de généreuses assiettes pleines de saveurs préparées par Jean-Luc, laissez-vous guider par ses belles et bonnes idées de subtils et surprenants accords mets et vins.

Alors qu’il faisait beau et chaud, en ce deuxième samedi du mois de septembre 2018, s’installer en terrasse, sous ce ciel bleu, autour de la vigne et près des tonneaux, s’imposait à moi comme une évidence.

Jean-Luc me propose, en guise d’apéritif, un Coteaux de L’Aubance du Domaine de Montgilet, de Victor & Vincent Lebreton, frais, liquoreux mais sans trop et surtout bien équilibré, accompagné de jambon de pays, d’olives noires et de pain frais.

Un merveilleux melon, au sublime Porto Tawny du Domaine Quinta Do Infantado, aux notes de caramel, chocolat et épices, arrive préparé en carpaccio recouvert de jolies tranches de jambon de Serrano. L’ensemble embaume, avec bonheur, mon environnement immédiat et embellit mon espace de dégustation. Le melon est, quant à lui, un pur sucre, surtout en cette saison où il a eu le temps de prendre tout le soleil pour nous restituer ses arômes. Cette entrée m’apporte, en bouche, une joie immense.

Vient ensuite une large et croustillante tartine rôtie, sur laquelle sont posés de jolis produits. Du Cabécou, du boudin noir, des pommes fruits, du lard rôti, une tombée de balsamique près d’une fraîche salade du jardin avec ses petits lardons et une vinaigrette à l’orange aux délicates notes d’agrumes, toujours avec l’excellent pain de ce bel Artisan-Boulanger Baptiste Guillevic dont le fournil est à proximité des Tokés du 20. L’ensemble est rehaussé d’un bon verre de Brocéliande 2016, 100% Syrah, du Domaine François Merlin des collines Rhodaniennes, un vrai vin de légende aux belles notes de fruits rouges et de violette, léger, agréable et digeste, un vin gouleyant qui ne vous ensuque pas la tête.

Une soupe de fraises, avec sa crème glacée vanille caramel beurre salé, vient clôturer agréablement ce pique-nique improvisé mais cependant élaboré et annonciateur d’une splendide fin d’été en Morbihan, d’autant que Jean-Luc Larvoir m’amène un verre de pur soleil avec ce vin mousseux de dessert qu’est le Cerdon rosé, frais et pétillant, au bon goût de fruits rouges.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : LES TOKES DU 20

 

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Terre Mer Auray


Lorsque l’élégance et le raffinement sont au rendez-vous, tant avec le cadre qu’au fond de votre assiette, vous savez déjà que vous allez vous régaler chez cet étoilé Michelin qui ira encore plus loin que sa première étoile.

Auray cache, au fond de ses ruelles, bien des secrets qui ne tournent pas uniquement autour de l’Art et de l’Histoire de cette cité fabuleuse du Golfe du Morbihan.

C’est au numéro 16 de la rue du Jeu de Paume qu’est installé ce joli petit nid douillet, cette belle Maison dirigée par Anne-Sophie et Anthony Jehanno. Anthony et sa Brigade mettent tout en oeuvre, pour vous faire découvrir les saveurs et les subtilités d’heureux mariages entre les produits frais de la terre et de la mer. Le Chef Jehanno a le don de doser savamment, avec beaucoup de créativité, des épices du monde entier sans jamais dénaturer le produit concerné, qu’il s’agisse de poissons ou de viandes.

A sa Table, vous partez pour une promenade gourmande, dans un voyage inoubliable à travers des saveurs oubliées. Tout est savoureux, dosé et cuit à la perfection, puis sublimé par une présentation soignée. Les produits travaillés sont d’une exceptionnelle fraîcheur, le Maître est intransigeant et met en avant les petits producteurs locaux.

C’est sur un Champagne Ayala Brut Majeur que je décide de prendre mon repas, après avoir discuté avec le Chef de ce qu’il me réserve.

Anne-Sophie Jehanno, la Directrice de Salle et femme du Chef sait nous accueillir aimablement, tout en organisant son service réalisé impeccablement par ses personnels.

Différents amuses-bouche très élaborés, bien travaillés et superbement présentés, se succèdent dans un balai digne de l’Opéra. Deux gracieuses jeunes femmes et un homme, très professionnels tous trois, entrent en scène pour vous emmener dans un tourbillon qui va crescendo et prend de l’ampleur à chaque mouvement. Défilent des filets de maquereaux, mousse de chèvre à la fève Tonka, en passant par des parfums comme le pesto, le basilic, puis la viande de boeuf au ketchup maison, le poisson aux algues, le mi-cuit de thon rouge, l’avocat à la verveine et bergamote. Un vrai festival, une explosion des goûts en bouche dans ce troublant feu d’artifices.

L’entrée est composée de deux grosses crevettes sauvages du Portugal appelées Gamberonis, sur un effeuillé de melon et tarama. Une chair encore plus fine que la langoustine, une vraie gourmandise, un pur régal, une saveur époustouflante dans cette sublime création osée pleine de recherche et d’imagination.

Le plat est un divin filet de Saint-Pierre, croûté sur peau et cuit remarquablement avec une maîtrise parfaite, accompagné de cocos de Paimpol et de girolles fraîches. L’ensemble vient envoûter mon palais et faire vibrer mes papilles gustatives. Terre Mer prend ici tout son vrai sens, avec ce délicat poisson marié aux girolles qui amènent à la mer des fragrances de sous-bois. Tout le bonheur est là, dans votre assiette, grâce aux idées de ce Chef qu’est Anthony Jehanno. Avec ce plat remarquable, il nous propose là une des nombreuses œuvres de sa composition, à la manière d’un Maestro. Vous êtes en train de vivre un grand moment.

Une belle assiette de fromages, accompagnée d’une vraie salade, vient clôturer très agréablement ce festin, avant le café gourmand et ses succulentes mignardises.

Au moment de partir, Anne-Sophie Jehanno me propose de rejoindre son mari en terrasse.

C’est autour d’un bon café que je retrouve, à la fin de son service, le Chef Anthony Jehanno, dans un entretien d’une petite heure. Je découvre d’autres aspects de la personnalité de cet homme qui sort de l’ordinaire, tant par sa volonté que par son discours. Je connais de nombreux Chefs, mais celui-ci est le tout premier à me parler du respect et de la confiance qu’il porte à sa Brigade comme à l’ensemble de ses employés, de son Second jusqu’à la personne chargée de l’entretien et de la plonge. Cela passe par l’amélioration des conditions de travail de chacun et l’aménagement des horaires ou des congés, dans le but de préserver la vie de famille et de fidéliser l’équipe. Augmentations et promotions, sans aucune intervention des personnes concernées, sur simple décision du Chef. Rien n’est laissé au hasard, tant pour son épanouissement que pour celui de ses personnels.

Enfin un Chef d’Entreprise qui parle vrai, sans langue de bois et sans pour cela tomber dans le mélodrame social. Pour être respecté, il faut être respectable et Anthony Jehanno sait parfaitement diriger ses employés.

Dans la vie du Chef Anthony Jehanno, deux événements vont arriver presque l’un derrière l’autre. Tout d’abord la naissance de son deuxième enfant fin 2018 et puis son restaurant « Terre Mer » transféré, pour le premier trimestre 2019, dans la très belle et ancienne demeure de la « Closerie de Kerdrain », à quelques enjambées de son actuel établissement.

Anthony Jehanno reprendra quatre personnels de l’ancienne Closerie, ce qui portera le nombre de ses personnels à onze.

Un nouveau départ, dans un nouveau lieu et pour une nouvelle vie que nous souhaitons très heureuse à toute sa formidable équipe.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : TERRE MER

 

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La Galerie d’Art du Dragon Noir à Lamballe


Chaque année, à la même période, je rends visite à mon ami Laurent Schneider qui réside en Bretagne et plus précisément à Lamballe, dans les Côtes d’Armor. Le bougre, connaissant mon attirance pour les Arts en général et pour les individus atypiques en particulier, m’avait réservé une surprise de taille, en m’emmenant découvrir la Galerie d’Art « Le Dragon Noir » sise au 21 de la rue du Docteur Calmette, dans sa bonne vieille ville de Lamballe.

L’endroit est tenu par l’original et créatif Eric Lardenois, homme au parcours de vie étonnant qui va de la typographie au théâtre en passant par la direction artistique. Eric nous reçoit sur « Comme un avion sans ailes » de Charlélie Couture. Le type est gonflé, il a tout quitté, de sa confortable vie en région parisienne qui ne lui ressemblait plus, avant d’atterrir ici pour cultiver ses fruits et légumes en permaculture. Il y a deux ans, il crée sa propre Galerie d’Art pour le moins hétéroclite et commence seulement à en vivre.

Toute petite, nous semble-t-il, sa galerie est finalement beaucoup plus vaste qu’il n’y paraît. Cette jolie petite bonbonnière, arrangée avec goût et passion, contient des sculptures, des tableaux, des collages et divers objets dignes d’un brocanteur, des trésors d’antan. Le lieu et l’homme sont accueillants.

Votre œil est irrémédiablement attiré, par des créations hors normes, aux couleurs et formes étonnantes, au beau milieu de meubles d’autres époques ou de continents différents. Vos pensées s’envolent dans un fantastique voyage onirique, vous replongez, avec bonheur et délectation, dans le monde imaginaire de votre enfance où tout est permis, vous êtes happés par cette dimension artistique et parfois ésotérique très variée, la porte de votre esprit s’ouvre enfin sur des horizons et des mondes inexplorés. Vous faites le plein des sens, dans cet antre de l’Art et du coeur !

Eric Lardenois a remis de l’énergie et des couleurs, dans cette petite ruelle du vieux Lamballe qui semblait figée dans le passé. Il bouscule et dérange parfois, comme tous les artistes, mais autour de lui les gens parlent, bougent, se réunissent et partagent dans cette prolongation presque festive de la fête des voisins. Le Dragon Noir est une sorte de lien social qui débouche sur plus de solidarité.

Enfin un nouveau souffle d’humanité, pour cette belle cité équestre autant que touristique !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : LE DRAGON NOIR

 

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La Crêperie Saint-Sauveur


Voici une crêperie qui ne ressemble à aucune autre. Tout d’abord, elle est située dans une venelle médiévale, ensoleillée et ombragée à la fois, au début de la rue Saint-René, au-dessus du charmant petit port de Saint-Goustan, dans cette belle ville d’Auray, en Morbihan. Saint-Goustan est le village d’Auray, tout comme Montmartre est celui de Paris. Il y a d’ailleurs, ici, quelques airs montmartrois bien sympathiques qui séduiraient volontiers mon amie Séverine Lavaux, accordéoniste de La Butte.

Une mignonne petite terrasse donne ce tempo d’antan, avec ce parfum d’insouciance.

Depuis 2010, c’est en ce lieu atypique et propice à la rêverie que sévissent la « Maîtresse-Restauratrice » Aurore et son mari Erwan. Ils exercent, tous deux, un beau métier parfois difficile et ingrat car les clients ne sont pas toujours tendres, voire parfois méchants et cruels, exigeants et conquérants, voulant décider, en lieu et place des patrons, du fonctionnement et des horaires d’ouverture de la crêperie, ne comprenant pas que chaque métier peut être une passion sans pour cela devenir un vrai sacerdoce dans lequel il n’existerait aucune place pour les temps de repos et la vie privée.

N’est pas « Maître-Restaurateur » qui veut. Il faut travailler principalement sur des produits frais et répondre à divers critères. Aurore, à ce titre, fait aussi vivre de petits artisans, producteurs et autres commerces locaux, en donnant une chance à des produits d’exception en circuits courts.

Outre la terrasse, pouvant contenir une vingtaine de couverts, il existe également une salle intérieure pour une quarantaine de personnes et ce lieu est une véritable et charmante petite bonbonnière décorée avec soin.

La Crêperie Saint-Sauveur est ouverte 7/7 jours en juillet et août. En moyenne et basse saison c’est 5/7 jours.

Cette belle Maison est recommandée par le Gault&Millau, Tables&Auberges de France et bénéficie des labels « Qualité-Tourisme » et « Crêperies Gourmandes ». Faire des galettes et des crêpes, de grande qualité gustative comme ici, est donc un métier qui ne s’invente pas.

Le temps de faire mon choix, je déguste un Kir Breton à la mûre (le cidre remplace le vin blanc).

Mon repas sera accompagné d’un pichet de cidre et commence par une belle et large galette fermière « Gallese », au boudin noir artisanal « Le Lavandin » et aux pommes fruits cuisinées avec des raisins macérés dans le Lambig (alcool de pommes de Bretagne). L’ensemble est copieux et très goûteux. On sent, dans cette jolie composition, un beau travail d’Artisan-Restaurateur avec une vraie recherche gustative. Un fabuleux moment de découverte des saveurs du terroir breton, dans un subtil mariage entre les différents ingrédients. Cette super galette est accompagnée d’un mignon petit verre de « Prince de Guillevic », un alcool de cidre très parfumé.

Le dessert sera une crêpe sucrée au miel artisanal et citron. Un bel équilibre entre l’acide et le sucré, une surprenante surprise pour les papilles.

Un endroit pittoresque à découvrir, une table bretonne remarquable par les qualités professionnelles des personnels qui œuvrent tant en cuisine qu’au service.

Il est prudent de réserver car, même au beau milieu du mois de septembre, il y a un monde fou, en salle comme en terrasse.

A découvrir absolument !

écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : CRÊPERIE SAINT-SAUVEUR

 

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Un été au Moulin Labotte


Un été au Moulin Labotte est le titre du film réalisé, en ce début d’été, à l’Ermitage Moulin Labotte à Haybes par notre Journal. Vous allez pouvoir le découvrir, après avoir lu cet article. Il montre cette nature majestueuse autour de ce bel établissement. L’extérieur et l’intérieur y ont été mis en valeur, par ce reportage.

Le Moulin Labotte, à Haybes dans les Ardennes, est un Hôtel-Restaurant situé au coeur de la forêt, près d’un ruisseau. Il est dirigé, depuis 1988, par le Chef Frédéric Pierangeli qui a donc largement fait ses preuves, en trente années d’expérience au service de ses clients. Seule la longévité d’un établissement est le signe indéniable d’une bonne Table, d’une jolie Maison et d’une gestion saine.

Toutes les saisons y ont un charme particulier, sachant que Le Moulin Labotte est ouvert toute l’année. Cependant, l’été est certainement la plus intense des quatre saisons, puisque la flore est à son apogée. Le restaurant s’adapte à chacune d’entre elles, vu que le terroir recèle bien de secrets de printemps, d’été, d’automne et d’hiver.

Tout est pensé, élaboré et cuisiné ici, avec une large place faite aux produits locaux. La salle du moulin a du caractère, avec sa roue crantée en bois et ses solives. Les tables et la décoration d’intérieur sont élégantes, donnant un ensemble harmonieux et raffiné. Tout est soigné, pour qu’on se sente bien. Les prix pratiqués sont à la portée de tout un chacun, puisque vous pouvez déjà commencer à vous régaler à partir de 18 euros. Le restaurant, les toilettes et le parking ont été adaptés à l’accès aux personnes à mobilité réduite.

Nous venons de découvrir le menu de juin, bientôt remplacé par celui de juillet, concocté par le Chef Frédéric Pierangeli et nous nous sommes régalés, avec nos amis Sara, Geoffrey et Bruno, tant par la beauté de nos assiettes que par les saveurs étonnantes des mets proposés.

Une entrée chaude composée de Saint-Jacques aux girolles et filets d’anchois frais qui étaient une pure merveille de composition avec toujours cette belle maîtrise de la cuisson.

Vient ensuite, autour d’un Gigondas 2013 aux notes charmeuses de fruits noirs et de violette, une superbe, succulente et fondante Araignée de porc aux cèpes avec son gratin dauphinois et ses quenelles de purée de céleri. Ce plat est merveilleusement équilibré au niveau des ingrédients, quant à la sauce aux cèpes, elle était la clé de voûte de ce bel ensemble.

Enfin, nous terminons sur une Soupe de Fraises à la menthe, à la saveur fraîche qui nous revigore.

La cuisine du Chef Pierangeli est l’agréable prolongement de sa générosité, sa seule motivation étant la satisfaction et le sourire de ses clients. Nul ne peut prétendre repartir de ce lieu avec le ventre vide ou à moitié plein.

Quant à l’Hôtel***, il offre un calme bienfaisant pour un repos réparateur. Le parking auto, ainsi que les emplacements pour les motos et les vélos, y sont gratuits et sous surveillance vidéo. Les chambres sont toutes dotées d’une télévision et d’un accès Internet par Wifi mis gracieusement à la disposition de la clientèle.

Une bien belle fugue gourmande au fond des bois, dans ce joli Moulin Labotte !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Les Huîtres Cochennec


Voici l’arrivée de la quatrième génération, après cinquante années d’exploitation ostréicole, à reprendre le flambeau des Huîtres Cochennec, dans l’anse du Pô, à la Pointe du Gourec de Carnac, en pleine baie de Plouharnel-Quiberon, dans le département breton du Morbihan. Serge Cochennec approchant de l’âge de la retraite, c’est donc son fils aîné Maxime Cochennec qui dirige à présent cette belle et saine entreprise qu’il vient de racheter à sa famille et d’étendre jusqu’à Belle-Île-en-Mer.

Le travail est gigantesque et pas question pour Serge d’abandonner Maxime. Entre le travail en mer et au chantier, le temps n’est pas au repos car les huîtres demandent beaucoup de soin et d’investissement.

Maxime Cochennec est même retourné à l’école d’Etel, pour compléter et valider ses connaissances en la matière, normes européennes obligent, car même s’il a toujours baigné dans ce domaine, bien qu’exerçant d’autres professions, il lui fallait devenir ce nouveau Chef de Chantier Ostréicole, ce qui n’est plus une évidence de nos jours et il est impossible de se passer le relais de père en fils comme autrefois.

Maxime ne recule devant rien et a le coeur à l’ouvrage. Il va jusqu’à créer de nouveaux emplois, règle ses créanciers et verse des salaires. Tout a été transformé, notamment en ce qui concerne les espaces de dégustation intérieurs et extérieurs remis au goût du jours. Publicité et démarchage de restaurants, peinture, mobilier, présentoirs de dégustation, vaisselle, aménagement d’un salon, tables, chaises et bancs, décoration de jardin, poches à huîtres, vivier à l’eau de mer, engin de chantier, habillement et certainement bien d’autres choses, mais la liste serait trop longue.

Il faut entre 3 et 4 ans pour cultiver une huître, avant qu’elle arrive dans votre assiette. C’est donc beaucoup de travail et d’attention, un vrai sacerdoce, avant la satisfaction du client qui est l’ultime récompense. Les Huîtres Cochennec produisent entre 40 et 50 tonnes à l’année, tout en considérant la perte liée à toute exploitation et la mortalité constatée sur les naissains qui sont des bébés huîtres gros comme à peine la moitié de l’ongle de votre auriculaire. Maxime relance également la production d’huîtres plates appelées « Belons », lesquelles sont très appréciées des fins gourmets et des connaisseurs qui les préfèrent aux huîtres creuses.

Maxime Cochennec a aussi beaucoup misé sur l’accueil qu’il a confié à sa sœur Camille. Son sourire est franc et Camille connaît parfaitement les produits qu’elle vend à la dégustation sur place ou à emporter. Elle ouvre les huîtres, prépare les plateaux, sert le vin et vante l’entreprise de son frère qui le mérite bien.

Vous êtes, ici, au bout du monde vu que le chemin du Gourec est un cul-de-sac. Le calme y règne, vous profitez du paysage et des marées qui découvrent ou couvrent totalement l’anse du Pô. L’air est iodé et le temps semble s’être arrêté pour laisser place à la flânerie.

Lorsqu’il n’est pas « à la marée » avec son père Serge, à retourner les poches d’huîtres sur les tables hautes laissant passer les courants marins et nourriciers, Maxime explique la culture de l’huître, à ses clients de passage, avec beaucoup de passion et vous êtes vraiment absorbé par son discours qui se veut plus ludique que générique. Vous découvrez ce qu’est vraiment ce beau mais rude métier.

Outre le chantier et les parcs de Carnac, Maxime Cochennec étend son domaine jusqu’à Belle-Île-en-Mer avec l’achat d’une boutique et la création de deux emplois, sans compter la vente sur les marchés du port de Sauzon, Bangor et Locmaria.

Il est quasiment impossible de repartir de cet endroit hors du temps, sans avoir un petit pincement au coeur, tellement on y est bien reçu. Huîtres, homards bleus bretons, tourteaux, araignées de mer et bien d’autres coquillages et crustacés sont au rendez-vous. Votre homard bleu breton (le meilleur pour moi) est cuit sur place et consommé dans la foulée après refroidissement. Tout est charmant et coquet, des présentoirs à huîtres aux barges de dégustations de fruits de mer, en passant par les paniers contenant du bon pain frais et du beurre salé, sans oublier le Muscadet-sur-Lie ou le vin blanc biologique du Languedoc qui est un pur délice.

Le paradis existe bien, il est là aux Huîtres Cochennec et nulle part ailleurs !

Ecrit par Philip Beaubaton

DOCUMENTAIRE A VOIR CI-DESSOUS

 

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Les jolies tartines des Tokés du 20


Ah, les jolies tartines de Jean-Luc Larvoir ! De belles et bonnes tranches généreuses de pain sur lesquelles reposent, selon votre goût, des choix de charcuteries, de poissons, de légumes du soleil et de fromages. Ce savoir-faire est celui de ce Maître-Restaurateur d’exception.

Quoi de mieux que de déguster, autour des vins proposés par Jean-Luc dans sa merveilleuse cave et son accueillant bar à vins des Tokés du 20, cette nourriture solide et liquide se mariant à merveille sur les précieux conseils de cet homme, un vrai passionné aux belles bacchantes de ce Bacchus breton.

A Sainte-Anne d’Auray, dans le département breton du Morbihan, en pleine Bretagne-Sud où il fait si bon vivre, existe trois endroits liés au culte du bien manger et du bien boire. Ces trois lieux méritent le recueillement et valent largement le détour que vous pourriez faire sur la route de vos vacances, comme ces Tokés du 20, L’Auberge et l’Auberg’ine.

Quel plaisir de faire découvrir, Les Tokés du 20, à mes amis belges de passage en Bretagne. Boire du bon vin, autour de belles assiettes, est le summum du partage convivial dans la célébration de l’amitié. L’individu qui boit raisonnablement du vin, en le partageant dans le rire, ne sera jamais déprimé ou triste.

Mâchez ces vins étonnants, de petits propriétaires de nos vignes de France, et accédez à ce monde divin du vin afin de vivre un instant de profonde intensité.

Tous nos compliments à Jean-Luc Larvoir qui tient un bien bel endroit où l’on se régale tant en mangeant qu’en buvant !

A voir sans plus tarder !

Ecrit par Philip Beaubaton

Crédit Photo Mick Legru

VOIR EN LIGNE : http://www.lestokesdu20.fr/

 

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Escapade à l’Auberge du Grandgousier de Mirwart


Il y a quelques années un Chroniqueur parisien de Journal Le Mague, avec lequel je déjeunais à Montmartre, m’avait consacré un article dans lequel il prétendait que j’étais un grandgousier et il n’avait point tort puisque j’aime faire bonne chère. Après un long périple breton, c’est en Belgique que votre Journal vous ramène et plus précisément dans le très mignon petit village de Mirwart près de Saint-Hubert, afin de vous faire découvrir cette jolie Auberge du Grandgousier.

Bien que n’ayant pas réservé alors que tout est retenu, la gentille patronne de l’établissement me déniche un bel emplacement près du bar et mon choix se porte sur le Menu du Promeneur dont le prix est raisonnable.

Le cadre est feutré et rustique, l’ambiance est chaleureuse et agréable, les nappes et les serviettes sont en tissus, la vaisselle est rutilante et il ne manque rien sur la table puisqu’on retrouve de jolies petites cocottes dont l’une contient du beurre fermier et l’autre du saindoux revisité et bien préparé avec du lard frit, de l’huile d’olive, du sel et du poivre en moulin et du pain tranché dans un petit panier d’osier recouvert d’une serviette pour préserver sa fraîcheur.

Le service en salle est assuré par les patrons, avec l’aide d’un homme jovial et très prévenant dont c’est le métier.

C’est sur un Vieux Porto, au goût subtil et légèrement madérisé, que je déguste de fabuleuses mises-en-bouche dont ce potage aux potiron et crevettes grises réchauffant les corps et les cœurs, cette bonne verrine aux brocolis et saumon fumé, puis une crème brûlée andalouse juste parfaite. Cela nous change de ce que certains établissements français nous proposent pour accompagner l’apéro.

En entrée arrive une épaisse tranche de terrine de foies de volailles aux copeaux de foie gras, magnifiquement goûteuse, avec un petit pot d’oignons confits, une tranche de pain toasté et une bonne salade bien fraîche.

Le plat est un filet pur de cochon ibérique aux girolles et pommes paille avec un assortiment de légumes préparés et superbement bons, puis une sauce succulente faite à base de fond de viande.

Le dessert est un Merveilleux glacé, aux fruits rouges, coulis de framboises et grains de chocolat noir. Ce dessert porte tout simplement bien son nom.

Un vin de Saint-Emilion accompagnera le plus agréablement du monde ce festin.

Impossible de quitter ce lieu magique, sans prendre un petit Armagnac Labaude.

Une bien Belle Maison que je recommande vivement.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE

 

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A L’Auberg’ine divine !


C’est toujours avec un plaisir non dissimulé que je viens m’attabler, chaque année, chez Sandrine et Nicolas Legrand qui tiennent l’Hôtel-Restaurant L’Auberg’ine situé à Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan.

Dans ce joli établissement, il y a toujours de belles surprises, tant dans l’assiette qu’au fond du verre. Pour cela, il suffit juste de faire confiance à ce couple compétent, dynamique et sympathique. Selon vos choix de plats, Sandrine Legrand vous conseillera les meilleurs accords mets et vins.

Le Chef de Cuisine Nicolas Legrand vous fera découvrir, quant à lui, une cuisine authentique et magnifique faite à base de produits frais et locaux, en y mettant toute sa passion et sa créativité.

En ce dimanche maussade, quoi de mieux que d’aller prendre place au restaurant en retrouvant le soleil à table.

C’est Nicolas Legrand et Jean-Luc Larvoir qui m’accueillent le plus aimablement du monde. Vient ensuite la pétillante Sandrine Legrand qui me saluera avant de me guider jusqu’à ma table ainsi que dans mes choix de vins.

En apéritif, Jean-Luc Larvoir me propose un bien joli verre de vin blanc Crozes-Hermitage 2015 Domaine du Colombier aux belles rondeurs, au goût de pêche blanche miellée.

Arrive ensuite un merveilleux foie gras bien élaboré et Sandrine me sert un verre de vin blanc, subtilement moelleux mais sans trop, des Côtes de Gascogne Gros Manseng avec un très bon équilibre entre le fruit sucré et l’acidité au goût d’abricot et de poire.

Ayant envie de poursuivre sur une belle Sole Meunière, Sandrine Legrand me propose un verre de vin blanc des Coteaux Bourguignon Le P’tit Bonheur bien frais et très plaisant sur le poisson avec des saveurs d’agrumes.

Sur le fromage, Jean-Luc Larvoir prend le relais avec un verre de vin blanc Château-Bas d’Aumelas Barathym rond et fruité, puis un verre de vin rouge de Gigondas avec ses beaux arômes de fruits rouges légèrement poivrés.A noter l’excellence du pain à la mie bien aérée, fruit d’un joli travail de pétrissage d’Artisan-Boulanger.

Le dessert est une excellente mousse au chocolat maison, posée sur un sablé moelleux et croquant à la fois, recouverte d’une tuile aux amandes effilées et d’une poire confite. A mon humble avis d’amateur de chocolat, je pense que la mousse, le sablé et la tuile se suffisent à eux-mêmes et que, pour moi, la poire reste du superflus.

Jean-Luc m’amènera, sur ce dessert chocolaté, un vin dont il taira le nom mais que je situe entre un Rivesaltes Tuilé et un Vieux Byrrh… Un vrai délice de clôture !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR EN LIGNE L’AUBERG’INE

 

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