RSS

« L’Astronomie Préhistorique » par Bruno Ressuche


On s’est étonné de lire un texte cunéiforme qui nous informe qu’à Ninive, vers 1370 AEC, les Assyriens connaissaient la précession des équinoxes, et ils avaient listé soixante-six constellations. Plus étonnant encore, antérieur de quelques siècles, le disque de Nebra atteste de connaissances astronomiques pointues en Europe centrale. Fin 2018, les ethnologues nous révèlent qu’il y a 40.000 ans, l’Homme connaissait déjà la précession des équinoxes….

LE DISQUE DE NEBRA

Daté de 1600 AEC et trouvé en Allemagne, il est une plaque circulaire sur laquelle se détachent des corps célestes incrustés en or. Un croissant représente la lune, le disque central le soleil ou la lune, et un groupe de sept points, la constellation des Pléiades. Il s’agit d’une représentation du ciel avec l’apparition des Pléiades, observées d’Allemagne vers 1600 AEC. Un caractère remarquable de ce site est qu’au solstice d’été, le soleil se couche derrière le sommet le plus haut du nord de l’Allemagne, le mont Brocken, situé à environ 80 km du site.

Un arc de 82° côté droit, ainsi que la trace d’un arc symétrique côté gauche depuis disparu, figurent l’écart entre les points de l’horizon où le soleil se lève et se couche aux deux solstices. Cet angle correspond à la latitude du lieu. En plaçant le disque à l’horizontal, en orientant l’arc latéral vers l’est ou vers l’ouest, on repère les levers et couchers de soleil au moment des équinoxes. En bas, un arc strié représente la barque solaire qui transporte le soleil de l’ouest à l’est durant la nuit. Ce disque est un calendrier luni-solaire compilant les connaissances nécessaires aux semailles, les Pléiades accompagnant la nouvelle lune mi-mars, et la pleine lune mi-octobre. Les phases lunaires permettent d’adapter le calendrier vis-à-vis de la longueur de l’année. Près des Pléiades, lorsque la nouvelle-lune n’apparaît qu’au troisième jour du mois, soit 32 jours après le début de l’année, décompter des mois de 29,5 jours permet de faire correspondre l’année solaire de 365 jours avec l’année lunaire de 354 jours. Or, 32 est le nombre de points-étoiles, et 32 années solaires correspondent à 33 années lunaires. Les 32 étoiles représentent les années solaires, et si on ajoute le disque plein, on compte 33 années lunaires, soit un cycle de synchronisation. NB : Sa première description écrite figure dans le Mul Apin assyrien. Le disque de Nebra est à rapprocher du site de Goseck, distant de 25 kilomètres et pourtant antérieur de 2500 ans. Goseck fait partie d’un ensemble de plus de deux cents sites sacrés entourés de plusieurs palissades aux ouvertures orientées selon les solstices, situés en Allemagne, Autriche, Slovénie et République tchèque.

LES CÔNES D’OR

Des cônes d’or découverts en Allemagne et en France (1, 2, 3) sont culturellement apparentés aux couronnes d’or hémisphériques du sud-ouest de l’Irlande (4) et du littoral atlantique de l’Espagne, tous de forme scythique. Ces objets datés de 1400 à 800 AEC, sont liés au culte solaire alors répandu en Europe. Cette hypothèse des cônes rituels portés comme des coiffes, est confortée par des statuettes les figurant. Leur ornementation apparente leur assigne la codification de connaissances astronomiques très complexes.

Selon leurs datations et leur forme, ces attributs du culte solaire pourraient être issus de la steppe pontique, puis colportés par les Italo-Celtes Germaniques. Cependant, les deux-cents sites de type Goseck attestent d’observations astronomiques précises bien antérieures en Europe. Selon la théorie défendue depuis vingt ans par Chantal Jègues-Wolkiewiez, réfutée puis reprise par la communauté scientifique fin 2018, les grottes Chauvet (40000 AEC), Lascaux (17000 AEC), Altamira (15000 AEC), ainsi que plus de cent cinquante autres, ont été choisies en fonction de l’orientation de leur ouverture aux solstices et équinoxes ; on y trouve les représentations pariétales des constellations et autres incidents astronomiques notables, comme à Göbekli Tepe en Anatolie (10000 AEC).

Publicités
 

Étiquettes : , , , ,

Qui perd gagne !


Notre bon Président est un vrai champion, à ce petit jeu-là. Il a un don exceptionnel, pour renverser la tendance et se foutre royalement de ce que peut penser, dire et faire son peuple de dégénérés qui confond imbécilement l’élection européenne avec les échéances nationales, nous dit sa porte-parole.

Hier soir, lors des résultats, les fous du roi déclaraient, ici ou là, que rien ne changerait, qu’il n’y aurait ni démission du Premier Ministre, ni remaniement ministériel et encore moins de dissolution de l’Assemblée Nationale où notre divin enfant règne en maître absolu.

Nos pauvres Gilets Jaunes se retrouvent comme Don Quichotte, dans un combat perdu d’avance. Le Roi ne cédera pas une once de pouvoir, comme tous ceux qui n’ont cure de la démocratie. « J’y suis, j’y reste », se dit-il. Oui mais jusqu’à quand et à quel prix, vu que la moutarde commence à piquer sérieusement le nez des françaises et des français. Cet homme manque, de toute évidence, de discernement et d’ouverture d’esprit. Il ferait bien mieux de s’inspirer du Président François Mitterrand qui avait eu l’intelligence de la cohabitation politique.

Son esprit de sale gosse gâté l’a même entraîné à outrepasser sa fonction présidentielle, en s’impliquant directement dans la campagne des européennes et en désignant le monstre d’en face comme seul ennemi à battre, ne citant pas ou à peine les autres listes, depuis son grand débat, et parlant si peu d’Europe.

Le communisme et le nazisme, deux dictatures criminelles, excellaient dans le vol des consciences, en imposant leurs doctrines mortifères, pensant régner sur notre bonne vieille terre durant des milliers d’années. Le macronisme, assurément, ne vivra pas aussi longtemps que ses deux cousines.

Notre bon Louis de Funès ne croyait pas si bien dire, lorsqu’il déclarait, dans le film Rabbi Jacob : « Mais si, on peut ! On peut très bien. Moi, à mon usine, je lui mens toute la journée, au peuple ! Mais il aime qu’on lui mente, le peuple ! (Moqueur.) Le peuple ! ». Le petit prince, quant à lui, nous ment et se moque de nous, sans avoir le don de nous faire rire.

Tant va le cruche à l’eau qu’à la fin il nous les brise menues !

Tout cela ne peut pas bien se terminer !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

Étiquettes : , ,

La Table du Pays à Laifour


Qui, dans nos belles contrées sauvages de la pointe des Ardennes, n’a pas connu La Table du Pays située à Hargnies mais aujourd’hui fermée et dirigée, à l’époque, par Marie-Jo Garand avec l’aide de son mari Denis.

Figurez-vous que Marie-Jo a une digne héritière en la personne de Chloé Englebert, sa petite-fille, qui vient d’ouvrir le même concept basé sur une cuisine ardennaise et faite maison, à l’entrée de Laifour à gauche lorsqu’on vient de Revin et que l’on traverse le pont qui enjambe La Meuse, dans cette jolie boucle dominée par le site extraordinaire des Dames de Meuse.

La Cheffe de Cuisine Chloé Englebert a fait ses études à l’École Hôtelière Provinciale de Namur, en Belgique, authentique, dure et exigeante référence pour la formation de Chefs belges et français très réputés.

La Cheffe Chloé est digne de sa grand-mère, aussi bien dans la manière de vous recevoir avec le sourire que dans celle de vous régaler par de belles, bonnes et généreuses assiettes.

Le restaurant La Table du Pays, à Laifour, vient tout juste d’ouvrir hier soir, vendredi 24 mai 2019.

Aidée par sa Maman, portrait craché de Marie-Jo, dont ce n’est pas le métier, la Cheffe Chloé nous propose, en ce samedi midi, un sympathique menu du terroir ardennais à 14 euros et nous offre l’apéritif, avec du saucisson, pendant que nous faisons notre choix.

L’entrée est une tarte fine au chèvre et miel, accompagnée d’une fraîche salade du jardin et de divers crudités correctement assaisonnés. L’ensemble est plaisant et très bien réalisé.

Le plat se compose, quant à lui, d’une joue de bœuf au cidre avec ses pommes de terre et lardons qui nous rappelle la fameuse Cacasse de Marie-Jo. La joue est un pur délice, bien cuisinée et fondante en bouche, elle libère toutes les saveurs d’une remarquable composition culinaire. Il m’est avis que Chloé Englebert ira loin car réaliser des mets d’une telle saveur, à son âge, lui promet un bel avenir.

J’ai oublié de vous dire que cette Cheffe fait aussi son pain et c’est d’ailleurs son grand-père Denis qui me l’avait déjà dit lorsque je m’étais régalé d’une bonne miche dans ce joli petit restaurant d’Hargnies. Son pain est royal et il représente tout ce que j’aime tant par sa cuisson que par sa texture et sa saveur. Une vraie réussite !

Je décide, pour finir mon pain et mon vin de Saint-Nicolas de Bourgueil, de prendre une belle assiette de fromages plutôt qu’un dessert et là, je suis comblé par trois bons morceaux de fromages.

Une belle Maison à découvrir !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : LA TABLE DU PAYS

 

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

« Le Radeau de la Méduse » par Bruno Ressuche


Incarnation de l’artiste romantique fasciné par le clair-obscur, Théodore Géricault a 27 ans en 1818, lorsqu’on annonce qu’un nouveau Salon va s’ouvrir au Louvre, Salon soutenu par les deniers du roi. Soucieux d’assurer sa notoriété, Géricault projette d’y présenter une œuvre spectaculaire. Il lui faut trouver un sujet. Or, depuis quelques mois, l’attention médiatique est focalisée sur un fait divers. On ne parle plus que de l’affaire de la Méduse. Fasciné, Géricault se met à l’œuvre. Il prend d’abord connaissance du récit de deux survivants qu’il finit par rencontrer. Alexandre Corréard et Henri Savigny étaient respectivement ingénieur-géographe et aide-chirurgien sur la Méduse.

Que lui conte-t-on ?

Après les Cent-jours, Waterloo et le retour de Louis XVIII, le traité de Paris permet à la France de récupérer ses comptoirs du Sénégal. Le nouveau gouverneur Schmaltz et trois cent quatre-vingt-douze fonctionnaires, militaires, scientifiques et colons ont à rallier Saint-Louis du Sénégal.

Le 16 juin 1816, une division de quatre bâtiments militaires quitte Rochefort et prend la mer. Il s’agit de la frégate La Méduse, de la corvette L’Écho, du brick L’Argus et de la flûte La Loire. Le commandement de l’expédition est confié au capitaine de frégate Hugues Duroy de Chaumareys, un officier sans expérience malgré ses cinquante et un ans, puisqu’il n’a plus navigué depuis l’Ancien Régime. Estimant que les autres navires sont bien trop lents, Chaumareys commence la traversée en les distançant. La Méduse se retrouve bientôt isolée. Il s’agit d’un bâtiment moderne à trois mâts et quarante-quatre canons, la frégate la plus récente et la plus rapide de la flotte française. A bord de La Méduse, l’ambiance est délétère. Marins et officiers napoléoniens détestent Chaumareys, le noble royaliste qui le leur rend bien. Souvent aviné voire ivre-mort, Chaumareys mésestime la position du navire. Les officiers l’avertissent du danger imminent : la frégate se dirige droit vers les hauts fonds du banc d’Arguin. Chaumareys refuse de l’admettre…

Le 2 juillet vers 15 heures, La Méduse s’échoue sur le banc de sable à soixante kilomètres des côtes de l’actuelle Mauritanie. Plusieurs tentatives de renflouement échouent puis une violente tempête secoue la frégate. Des voies d’eau apparaissent dans la carène, la quille est brisée. Chaumareys décide de l’abandon du navire. Il établit en secret la liste de ceux qui seront répartis dans les six canots de sauvetage. A l’aide de pièces de bois récupérées dans la mâture, il fait construire un radeau de vingt mètres sur sept, sur lequel s’entassent une partie de la cargaison et cent cinquante hommes d’équipage.

Le 4 juillet, ordre est donné d’évacuer La Méduse. Chaumareys est un des premiers à quitter le navire. Les chaloupes gagnent la côte, peu soucieuses du radeau qui dérive au gré des courants. Sur le radeau que les marins ont surnommé la machine, il n’y a ni eau potable, ni vivres, seulement des barriques de vin. La charge est trop importante et les hommes trop nombreux ont de l’eau jusqu’aux genoux. La première nuit fait vingt victimes.

Le 5 juillet, dans un délire collectif, les hommes s’enivrent et décident de mourir immédiatement. Ils commencent à couper les cordages à coups de hache pour envoyer la machine par le fond. Un féroce combat s’engage, des hommes passent par-dessus bord.

Le 6 juillet, au matin du deuxième jour, on compte soixante-trois nouvelles victimes. Les hommes que la faim tenaille ont maintenant de l’eau jusque-là taille.

Le 7 juillet, les naufragés arrachent quelques lambeaux de chair aux cadavres qui jonchent le radeau, et les dévorent.

Le 8 juillet, il ne reste plus que vingt-sept personnes à bord. On jette les plus faibles à la mer. Les naufragés sont désormais quinze.

Le 17 juillet, après treize jours de dérive et d’horreur, une voile apparaît à l’horizon. C’est celle du brick L’Argus. En effet, Chaumareys l’a envoyé avec pour mission, non pas de rechercher les naufragés, mais de retrouver l’épave de La Méduse à bord de laquelle sont restés quatre-vingt-dix mille francs, propriétés du Roi ! Malgré tous leurs efforts pour attirer l’attention du brick, les malheureux survivants de la machine sont de nouveau abandonnés aux éléments. Quelques heures plus tard, toujours à la recherche de l’épave, L’Argus repasse dans les parages, repère la machine et recueille enfin les infortunés. C’est à ce moment que l’on remarque la chair humaine à sécher sur les cordages, vestiges du cannibalisme. A son arrivée à Saint-Louis, l’Argus ne compte plus que dix survivants de la machine.

Le 4 septembre, l’épave de La Méduse est retrouvée par L’Argus. Sur les dix-sept hommes restés à bord pendant quarante-cinq jours, trois ont survécu.

De retour en France, Chaumareys est jugé par un conseil de guerre le 25 février 1817. Il risque la peine de mort. La sentence est prononcée le 3 mars 1817 : « Hugues Duroy de Chaumareys, chevalier des ordres royaux de Saint-Louis et de la Légion d’honneur, est condamné à cinq voix sur huit, à être rayé de la liste des officiers de la marine et à ne plus servir. À cinq voix sur huit, il est condamné à exécuter une peine de trois années de prison. »

De novembre 1818 à juin 1819, Géricault travaille avec acharnement à transcrire l’instant d’espoir où les quinze survivants ont vu apparaître la voile de L’Argus à l’horizon. Il fait construire une maquette grandeur nature du radeau dans son atelier, près de l’hôpital Beaujon où il se procure des restes humains. Le crâne rasé, il s’astreint à une discipline de vie monastique. L’artiste, dont l’atelier est très bien rangé mais où règne une puanteur étouffante, travaille méthodiquement dans le silence le plus complet. Il ne sort que très rarement. Sept des dix rescapés viennent poser pour lui.

Le 25 août 1819, l’immense tableau est présenté au Salon du Louvre sous le titre générique Scène de naufrage. Le titre initial Le radeau de la Méduse, a été censuré afin d’éviter les foudres de la monarchie. Malgré les mille trois cent œuvres du Salon, les critiques ne parlent que du tableau de Géricault, ceci pour trois raisons principales Pour les Impérialistes, il symbolise le mépris porté par l’aristocratie à l’encontre du peuple, et l’incompétence notoire des officiers de l’ère post-napoléonienne, recrutés au sein des dernières familles de l’Ancien Régime.

Le choix de placer un homme noir au centre de la composition est très controversé, et il manifeste les opinions abolitionnistes de l’auteur.

Le sujet et le style de cette œuvre marquent un tournant dans la peinture. S’éloignant du Classicisme, ils signent l’avènement du Romantisme et du Réalisme en influençant fortement Delacroix, Courbet, Manet et bien d’autres.

Géricault meurt en 1824, à l’âge de 33 ans. C’est au Louvre qu’on peut admirer cette œuvre témoin de son temps.

 

Étiquettes : , , , , ,

« Laisse-moi partir » par Vincent Lambert


Ma Petite Maman Chérie, c’est du fond de la prison de mon corps que je t’adresse cette demande d’amour qui consiste à ouvrir enfin ma geôle, afin que je puisse m’envoler paisiblement vers des cieux plus cléments.

Ma peine terrestre me semble interminable. Alors je te le demande, Maman, ne sois pas la complice active de mon enfermement et de ma condamnation à la peine de vie.

Cette vie qu’on me prolonge, à cause de toi et de ton amour qui m’étouffe, n’est pas la vie qu’un humain a envie de choisir. Oui, Maman, moi je voulais vivre mais pas de cette façon. Je voulais marcher au bord d’une plage ou à travers bois, en respirant l’air frais à pleins poumons. Je voulais rire, chanter, danser, manger, aimer ma femme et venir m’attabler avec elle autour de ta belle et bonne table.

J’ai l’impression d’être l’enfant turbulent qu’on vient de punir, en l’obligeant à rester au coin sans bouger.

Il me semblait, à travers notre foi chrétienne, qu’on ne pouvait se satisfaire de la souffrance de l’autre et qu’il fallait, bien au contraire, tout mettre en œuvre afin de lui rendre la vie plus douce. Si notre Église n’est pas capable de mettre ses dogmes en application, alors elle n’est plus mon Église.

Même notre Seigneur n’est pas resté en croix aussi longtemps que je suis cloué dans ce lit à cause de ton acharnement, égoïste et surprenant, qui consiste à me maintenir dans cet état lamentable que je ne souhaite pas à mon pire ennemi.

Je sais, Maman Chérie, que tu m’aimes de tout ton cœur de mère, alors ne permets pas que je sois ton jouet et celui des médias. Ne fais pas passer tes intérêts personnels avant les miens, en pleurant devant les Tribunaux. Le seul acte qui soit un crime est celui de me laisser branché. Jusqu’à quand va-t-on jouer avec moi comme on le fait avec une marionnette. Il est grand temps de couper les ficelles, sachant que je n’appartiens à personne… Pas même à toi, Maman que j’aime !

Que ton amour inconditionnel à mon égard, Maman, puisse enfin éclairer le chemin de ta raison et la voie de ma délivrance. Que la paix puisse enfin être avec moi.

La seule logique à notre existence terrestre est l’amour, alors je souhaite que tu m’aimes encore plus fort, Maman, en ouvrant la cage à l’oiseau libre que j’ai envie d’être.

Puisses-tu tout mettre en œuvre pour organiser mon évasion !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

Étiquettes : , ,

Bilal Hassani, un joli pied de nez à l’intolérance !


Il est jeune, plutôt beau gosse, fin, intelligent, arabe, musulman, gay et il va chanter à l’Eurovision de la Chanson 2019, à Tel-Aviv, en Israël, ce soir… De quoi hérisser les intégristes de tout poil.

Il rêve, depuis son plus jeune âge, de monter sur scène pour partager son plaisir avec son public.

« Roi », est une chanson écrite en collaboration avec Émilie Satt et Jean-Karl Lucas du duo « Madame Monsieur » qui a participé à l’Eurovision de 2018. Le texte parle de l’acceptation de soi.

L’homosexualité et l’hétérosexualité ne sont pas des orientations volontaires, soit on est l’un, soit on est l’autre, voire parfois les deux.

Bilal est né en France, d’une famille marocaine et musulmane, ce qui ne l’empêche aucunement de vivre avec son époque, avec sa belle ouverture d’esprit qui consiste à nous inciter à accepter nos différences dans la tolérance, afin d’en faire nos richesses, en s’acceptant tel que l’on est ou naît.

Bilal travaille beaucoup, tant pour améliorer ses chorégraphies que sa voix, avec le soutien inconditionnel de sa Maman Amina qui est aussi son imprésario.

Il est déjà une vedette et sait s’entourer de chorégraphes, coiffeurs, stylistes et maquilleuses. Il croit en son rêve de gosse et est déjà arrivé à un niveau qu’il n’imaginait pas arriver aussi vite, toujours partagé entre le doute qui l’habite et l’envie d’y arriver.

Il bouscule les conventions idiotes, tout en faisant face aux critiques négatives de celles et ceux qu’il dérange, en s’assumant pleinement dans ce monde à l’esprit parfois étroit qui a souvent besoin d’être réveillé. Qui sommes-nous pour critiquer les autres, sachant que nul n’est parfait et que celui qui prétend l’être se ment à lui-même.

Outre sa voix, Bilal chantera aussi avec son cœur et toute la passion qui l’anime.

Notre Journal lui souhaite le meilleur, tant pour ce concours que pour son avenir.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

(Crédit photo Bilal Hassani by Influenth.com)

 

 

Étiquettes : , , , ,

« LA KA’ABA ET LES CULTES PRE-ISLAMIQUES » par Bruno Ressuche


Les croyances ancestrales attribuaient des caractères divins à divers éléments naturels comme des pierres, des montagnes ou des arbres aux formes caractéristiques. Classique du genre, l’Islam s’est attribué fêtes et sites d’origine païenne. Au II° siècle, le Grec Maxime de Tyr écrit «Les Arabes rendent hommage à je ne sais quel dieu qu’ils représentent par une pierre quadrangulaire» et Clément d’Alexandrie de confirmer «Les Arabes adorent des pierres». Il ne fait aucun doute que les Arabes adoraient le soleil, la lune et divers corps célestes. La constellation des Pléiades était supposée apporter la pluie. La planète Vénus était une grande déesse vénérée sous le nom d’Al Uzza, Isis, et les bétyles étaient sacrés. Notons que le terme bétyle, du sémitique beth-el, signifie demeure divine, et que contrairement aux idées reçues, les bétyles ne sont que rarement des aérolithes.

Les kaabas étaient au nombre de vingt-quatre dans l’Arabie préislamique. Edifices de forme cubique (kaaba = cube), elles indiquaient souvent des sources, véritables objets de culte dans ces régions désertiques. Des processions avaient lieu autour des kaabas qui abritaient diverses divinités et des pierres noires, symboles du contact divin-terrestre, sacré-profane. En déambulant, le pèlerin embrassait ou touchait l’idole. Ainsi, les sept tours autour de l’actuelle Kaaba symboliseraient la révolution des planètes. Les trois tours à pas rapides puis les quatre tours à pas lents, imiteraient le mouvement des planètes intérieures et extérieures. Les kaabas les plus importantes semblent avoir été celles d’Allat à Taïf dans la région mecquoise, celle d’Uzza à Nakhlah au centre, celle de Manat près de Qudayd et bien sur, celle de La Mecque proche du puits sacré de Zamzam. A Ghaiman, dans l’actuel sud-Yémen, une pierre rouge était associée à la divinité de la ville. Dans la proche ville de Tabhala, la Kaaba d’Al-Abalat renfermait une pierre blanche. Lorsqu’on cite La Kaaba, on entend l’édifice cubique de La Mecque, la seule kaaba conservée par les Musulmans. Elle est située au milieu de la mosquée Masjid-alHaram, littéralement la mosquée sacrée. Les Perses prétendaient que la Pierre Noire mecquoise déposée dans La Kaaba par le roi indien Mahābād représente Saturne. Outre cette fameuse pierre noire, le sanctuaire mecquois abritait trois cent soixante statues d’idoles.

La légende prétend que dieu observa ses anges tourner autour d’une maison bâtie sous son trône. Il leur ordonna d’aller construire une demeure similaire sur terre afin que ses créatures puissent aussi en faire le tour. Ainsi, le premier temple de l’univers fut construit par Adam à l’emplacement de l’actuelle Kaaba, et Adam retrouva Eve sur le mont Arafat voisin. Plus tard, l’arche de Noé tourna pendant quarante jours autour de l’emplacement de La Kaaba, avant de s’échouer sur le mont Arafat. La Kaaba fut détruite par le Déluge. Abraham reçut l’ordre de la reconstruire avec l’aide d’Ismaël. Alors qu’il cherchait une pierre pour marquer l’angle de la construction, Ismaël rencontra l’ange Gabriel qui lui donna la Pierre Noire. En ce temps là, elle était plus blanche que le lait. Plus tard, elle noircit au contact des péchés de ceux qui la touchèrent.

Les divinités préislamiques sont nombreuses et d’origine diverses. Leurs noms et attributs varient en fonction des lieux de culte, du nord au sud de la péninsule arabique. Ainsi, Uzza, déesse de la fertilité et de l’étoile du matin, est une des trois filles de Dieu mentionnée dans le Coran avec Manat et Allat. Uzza n’est autre qu’Isis vénérée à Pétra dans le temple des lions ailés sous la forme d’un bétyle, à côté de divinités associées dont Dhû Sharâ, le dieu du mont Sharâ, Dionysos. Athart, parèdre du dieu Baal, est Astarté, déesse de la guerre et de l’amour. Quzah est le dieu du tonnerre et du feu sacré. Almaqah, dieu de la fertilité de la terre, Taureau du pays du Seigneur, est une variante du dieu lunaire akkadien Sin. Les Aliléens, enfants du croissant de lune, vénéraient Alilat, d’Alileth, qui brille la nuit. Al-Lat, Alita serait la contraction d’al ilahat, forme féminisée du dieu mineur Al-La, Allah, le T final signant la féminité. Parèdre de Baal, elle avait sa statue dans La Kaaba mecquoise. Notons qu’Hilal, croissant de lune en arabe signifie Lucifer, porteur de lumière en Hébreu, une autre langue sémitique. Hou-baal le dieu lunaire célèbre par son oracle, proche de Sin et parfois identifié à Allah, était adoré comme dieu principal des Mecquois. Dans La Kaaba, la Pierre Noire signalait l’idole de cornaline rouge dressée au-dessus du puits-réceptacle des offrandes votives. Sa statue aurait été déposée là par la tribu yéménite Khuzaa, à son retour de voyage de Cham/Moab, l’actuelle Jordanie. De retour de pèlerinage, les tribus de Yathrib (Médine) se rasaient la tête au lieu de culte de Manat. Déesse de la lune décroissante, symbole du destin, du temps et de la mort, Manat ou Manawat était témoin de la parole donnée.

Allat, grossesse et ramadhan. Le neuvième mois du calendrier lunaire associe le Ramadan à Allat. Ce neuvième mois serait le dernier de la grossesse de la déesse-mère lunaire Allat. Pendant le jeûne, il ne serait alors possible de manger qu’en présence de la lune et, à la fin du Ramadhan, l’Aïd el-Seghi célébrerait l’accouchement de la déesse… A l’angle de La Kaaba, l’écrin de la pierre noire a une forme de vulve avec une tête de bébé. Le mot Hajj dérivé de Hack, signifie friction. Or, il y avait un rituel païen selon lequel les femmes frictionnaient leur sexe sur la pierre noire, elles enduisaient la pierre avec le sang des menstrues, puis elles tournaient nues autour, espérant ainsi augmenter leur fertilité.

Ramy-al-Jamarat, survivance de culte phallique. Le rite lancer des pierres sur les piliers, s’effectue le troisième jour du pèlerinage de La Mecque. On jette des pierres sur trois rochers de forme phallique qui symbolisent le diable. Ce pèlerinage d’origine païenne coïncidait avec l’équinoxe d’automne, lorsque le démon Soleil était chassé à la fin de l’été.

La Mecque fut certainement un sanctuaire païen dédié aux cultes de la fertilité.

par Bruno Ressuche

 

Étiquettes : , , , ,

La Noix Verte de Jean-Marc Collignon


Crédit photo PCB

La Noix Verte de Jean-Marc Collignon, à Montcy-Notre-Dame, est une friterie mais surtout un mignon petit cabanon de la Voie Verte Trans-Ardennes qui relie Charleville-Mézières à Givet, en bord de Meuse.

C’est une jolie étape que nous propose Jean-Marc Collignon. La Noix Verte, c’est le dépaysement en pleine verdure, un endroit où notre esprit peut divaguer à sa guise vers la poésie et la rêverie. Un lieu qui permet de reprendre des forces et de se réhydrater, lorsqu’on vient de se promener à pied, à cheval, à bicyclette ou en patins à roulettes.

Le menu du jour était une belle saucisse de Strasbourg accompagnée de ses frites coupées à la main et cuites au blanc de bœuf comme en Belgique (un vrai délice), d’une sauce au choix, d’une glace et d’une boisson fraîche, le tout pour la modique somme de 11 euros comprenant le service à table assuré par la truculente Françoise qui s’occupe bien de ses clients, tout comme le patron ainsi que celles et ceux qui œuvrent à cette charmante petite structure.

Ici, on peut également louer des vélos ou jouer à la pétanque voire aux quilles. Le petit parc est clôturé, il y a aussi une balançoire et des jeux pour enfants. Un âne, des chèvres, des poules, pour le plaisir des yeux. C’est la campagne aux portes de la ville.

J’ai découvert cet endroit reposant et sympathique, lors de mes nombreuses randonnées pédestres. Il me servait à y faire une pause et à déguster une bonne bière, avant de reprendre le chemin inverse. Puis j’ai appris que la petite restauration reprenait à compter du 1er mai 2019, après de gros travaux consécutifs aux dernières inondations provoquées par une fuite sur le barrage automatique de Montcy-Notre-Dame, comme quoi les technologies nouvelles sont bien loin de remplacer la main de l’Homme et son savoir-faire.

La Noix Verte c’est un peu la récompense de la Voie Verte !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Crédit photo PCB

 

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

Les Hommes du Commando Hubert


Les Maîtres du Commando Hubert, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello

Les Maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, Commandos de Marine appartenant au valeureux Commando Hubert, Nageurs de Combat et Patrons de Groupes d’Assaut, viennent de trouver la mort sur l’ordre du Chef de l’État qui, se faisant fort de redorer son blason plutôt terne, décida de l’intervention qui consistait à libérer des touristes, inconscients autant qu’immatures, otages de rebelles islamistes.

Respect et hommage pour le sacrifice ultime de ces deux combattants exceptionnels dont la mission principale a été détournée pour aller sauver deux crétins en mal de vacances pimentées, dans une zone classée rouge au Bénin, donc très dangereuse. J’espère juste qu’ils sont conscients que ces deux héros ne sont pas morts pour la France mais à cause de leur connerie et que ce remord, s’ils en ont, puisse les ronger jusqu’à la fin de leurs jours.

Quant à notre Jupiter, que la honte soit sur lui pour la postérité. Il a encore voulu jouer au Chef des Armées, comme l’enfant caractériel qu’il est, en décidant de déplacer ses soldats afin de tester sa toute puissance. Il a oublié que nos militaires n’ont pas pour mission de ramener des idiots égarés d’un club de vacances.

Il y a déjà tant à faire, sur notre sol national en guerre, et le Prince semble s’en contrefoutre royalement. Il préfère briller dans des opérations extérieures, tout en continuant de mener une politique africaine colonialiste de grand frère plus fort qui vient en aide à son petit frère plus faible. L’Afrique n’est toujours pas maîtresse de son destin, alors qu’elle n’a besoin de personne pour exister et régler ses problèmes. Mais le visage pâle de l’Élysée continuera à piller le sol africain, tout en prétendant que c’est la contribution normale à son aide et que c’est bon pour elle.

Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, mes frères commandos, vos noms viennent s’ajouter à ceux de nos glorieux aînés et, en guise d’hommage, j’ajouterai des paroles que vous connaissez bien :

« Les plages de Normandie et les deltas de l’Indo, les djebels de l’Algérie, savent ce qu’est un commando, de Penfentenyo, Jaubert,
Hubert, Trepel, de Montfort, ces noms en coup de tonnerre résonnent au cœur des plus forts ».

Vous vivez, à présent, en nos cœurs !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

 

 

Étiquettes : , , , ,

« L’Incendie du Bazar de la Charité » par Bruno Ressuche


 

Naissance de la législation sur la sécurité dans les lieux publics

En 1897, le Bazar de la Charité, consortium d’œuvres de bienfaisance, est installé rue Jean-Goujon, Paris VIII, sur un terrain occupé par un hangar en bois de quatre vingts mètres sur treize. Décoré de papier mâché, le hangar figure le Paris médiéval. En prime, sous un appentis, un spectacle de cinématographe propose les trois premiers films des frères Lumière. Les comptoirs sont tenus par des dames de la plus haute naissance. La vente du 4 mai est honorée par la présence de la duchesse d’Alençon.

Vers 16h30, la lampe de projection du cinématographe épuise sa réserve d’éther et doit à nouveau être remplie. Mal isolée, elle laisse s’échapper des vapeurs d’éther qui s’enflamment.

Un rideau prend feu, puis les boiseries, puis le vélum goudronné qui plafonne le Bazar. Les mille deux cents invités perdent leur sang-froid ; certains tombent, aussitôt piétinés. La duchesse d’Alençon s’adresse à la jeune comtesse Mathilde d’Andlau : « Partez vite ! Ne vous occupez pas de moi. Je partirai la dernière. »

Impuissants, les pompiers voient sortir des grappes humaines transformées en brasier. Un quart d’heure à peine après le début de l’incendie, le hangar n’est plus qu’un amoncellement de bois calciné, mêlé aux cadavres.

Parmi les corps calcinés des cent vingt-quatre victimes de l’incendie parmi lesquels gisent seulement six hommes, on compte celui de la duchesse d’Alençon et ceux de nombreuses dames nobles.

La presse populaire ironise sur la fuite des hommes qualifiés de chevaliers de la Pétoche et autres marquis de l’Escampette. Le comte de Montesquiou est accusé de s’être frayé un passage en frappant femmes et enfants avec sa canne…

On considère la carrière du cinéma comme terminée. Sous la pression de la haute société, les projections sont désormais interdites. Rapidement, l’intérêt de l’invention et son développement à l’étranger permettent de passer outre le ressentiment des victimes endeuillées. Les frères Lumière mettent alors au point un système de lampe électrique qui supprime le risque d’incendie.

L’incendie du bazar de la charité est à l’origine des réglementations sur la sécurité, sur l’évacuation, et sur les matériaux de construction des lieux publics.

 

Étiquettes : , , , ,

Le Franco Belge de Monthermé


A Monthermé, dans le département des Ardennes, logé au cœur même du village et au-dessus d’une jolie boucle de La Meuse, au carrefour de la Voie Verte Trans-Ardennes et de la Voie Touristique Trans-Semoysienne, existe un bel établissement qui vous permettra de reprendre des forces après vos exploits sportifs ou vos randonnées touristiques.

L’Hôtel-Restaurant Le Franco Belge vous réserve un accueil bien sympathique et Grégory a le don de vous recevoir avec un sourire franc. C’est un vrai professionnel et on sent qu’il aime ce qu’il fait. Il a, d’ailleurs, été à deux reprises, au cours de son cursus professionnel, le stagiaire du Chef Frédéric Pierangeli de l’Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte à Haybes (08).

Ici, on ne vous presse pas et on ne vous agace pas avec des propositions et autres suggestions. Vous avez le temps de choisir, tout en dégustant votre apéritif et avant que le maître des lieux vienne prendre votre commande en répondant agréablement à vos questions.

Les assiettes sont belles et bonnes, les prix restent abordables et le service très attentionné. Pas besoin de redemander du pain, d’ailleurs excellent, on vous en ramène au fur et à mesure. A noter que tout est fait Maison et que les nappes et serviettes sont en tissus.

Après un agréable cocktail, j’opte pour une Terrine Rimbaud en entrée, sur un Saint-Nicolas de Bourgueil qui accompagnera tout mon repas.

Un joli boudin blanc de Haybes, nappé d’une sauce au cidre de Lalobbe, avec ses frites et sa salade, vient sublimer mes papilles.

Arrive ensuite une assiette composée de trois fromages ardennais, goûteux à souhait.

Un café gourmand, en guise de dessert, vient clôturer agréablement ce repas dominical.

Le Franco Belge est une belle maison qui vaut bien une étape gourmande.

Ecrit par Philip Beaubaton

Voir en ligne   LE FRANCO BELGE

 

Étiquettes : , , , , , , ,

« Je suis l’amour, je suis un ange, je suis un chien… » par Laurent Mourot-Faraut


Je suis venu ce soir pour vous raconter mon histoire,
Elle coule de source ma raison, sans maison ma déraison,
Je suis le voleur, je suis le sage, je suis l’amour, je suis le prêtre,
Je ne sais pas pourquoi je suis vivant, je ne sais pas pourquoi je meurs,
J’espère que vous ne m’en voudrez pas si je tricote des rivières,
Elle coule de source ma raison, ma maison, ma déraison,
Excusez-moi si je cherche à vous plaire et à vous déplaire,
Je suis un ange avec le visage lisse, avec des franges,
La porte est encore ouverte, dépêchez vous d’y rentrer,
Je joue de l’harmonica avec ma gueule de travers,
Je suis l’amour, je suis un ange, je suis parfois un chien,
J’espère que vous ne m’en voudrez pas si je ne peux pas être différent,
Elle coule de source, comme si cette source avait perdu son chemin,
Mon cigare me manque, mon téléphone, mon pantalon,
Ce soir mon piano noir joue à touche-touche sans raison,
Mes larmes s’évaporent lorsque je pense à ma passion,
Je sais que c’est difficile, je sais bien que finalement je ne sais rien,
Je suis un ange, je suis l’amour d’un ange, je suis parfois un saint,
Elle coule de source ma raison, ma déraison sans sa maison,
Je joue de l’harmonica avec ma gueule de travers,
Pourquoi ma guerre est sans victoire, pourquoi ma vie est une passoire,
Ce soir ma guitare est sur la corde raide d’un violoncelle,
Je crois que mon monde s’en va de travers, à quoi ça sert,
Je suis l’amour, je suis un ange, je suis un chien…

Laurent Mourot-Faraut

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Notre-Dame de la désolation


Que l’on soit ou non croyant, l’édifice qu’était la Cathédrale de Notre-Dame de Paris est un vrai Chef-d’œuvre architectural et une perle rare du patrimoine français. Cette grande et noble Dame ne pouvait faire que l’admiration du plus grand nombre, devant tant de majesté et de splendeur.

Notre-Dame de Paris était le véritable fruit du travail passionné de ces hommes qui sculptèrent, habilement et avec élégance, pierres et bois, pour ériger ce fantastique monument à la gloire d’un dieu inexistant. Ces êtres humains devaient avoir une foi incroyable et une inspiration spirituelle sans précédent. A travers les Saintes Écritures, ils n’avaient pas compris le véritable sens du mot Église qui faisait référence au corps humain et Tabernacle qui n’est que le réceptacle de l’amour universel au sein de notre propre cœur. Mais qu’importe, puisque chacun donne à sa vie le sens qu’il souhaite, le tout étant d’avoir foi en soi ou en autre chose.

Dans ce drame qu’est la destruction partielle, par le feu, de ce joyau, il va bien falloir remonter l’arbre des causes de ce sinistre et établir la chaîne des responsabilités de chacun.

Un monument qui reçoit annuellement autant de visiteurs du monde entier doit, en toute logique, avoir un SSI (système de sécurité incendie) géré par un PC Sécurité interne avec une équipe de surveillants qualifiés tant pour l’incendie que pour l’assistance aux personnes.

Notre-Dame de Paris, même si elle est un lieu de culte, n’échappe pas à la règle et est classée ERP (établissement recevant du public), de type V et de 1ère catégorie. A cet effet, les travaux par découpage, meulage et points chauds (soudures) font l’objet d’une demande préalable de permis de feu par les intervenants. La zone d’intervention, avant sa mise hors services des alarmes, est repérée physiquement. Des extincteurs sont à proximité de l’endroit impacté, des numéros de téléphone d’urgences ainsi que la conduite à tenir y sont mentionnés. Un arrêt complet des travaux se fait au moins une heure avant la fin du chantier et le départ effectif des ouvriers. Une ronde du PC Sécurité est obligatoire, avant la remise en service de la zone d’alarme via le SSI.

Une partie de notre Histoire de France vient de s’effacer, à cause de la négligence voire de la bêtise humaine, en souhaitant que l’acte ne soit pas volontaire.

Même si Paris sera toujours Paris, notre Capitale portera longtemps les stigmates de cette mutilation défigurante et cet endroit aura perdu son âme pour de nombreuses années.

Le génie des uns vient de faire place à l’ignorance des autres !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton, le 16 avril 2019

 

 

 

Étiquettes : , , , ,

« Ce matin j’ai jeté ces quelques mots… » par Aliza Teraghia


Le temps s’en va et les amours s’en vont
Les mots toujours et amour, plus ne sont
Tout dans cette vie est recommencements
On ne vit pas assez chacun des moments
Hier encore, mais ce hier est déjà passé
Aujourd’hui, mais ce jour vite s’en est allé
Demain, mais je ne sais pas ces demains
Le temps file entre les doigts de ma main
Et pourtant ce matin je suis là de passage
Folle, heureuse ou pas, rêveuse ou sage
Ces mille choses de l’instant qu’est une vie
Je les jette au temps sans en avoir envie
Je regarde l’heure défiler sur le portable
Le Temps ma faite m’asseoir à sa table
J’ai vécu un printemps, l’été qui arrive
Deux saisons encore avant l’autre rive
Ce voyage dont nul ne revient jamais
Qu’on adoucit avec beaucoup de mais
Mais Dieu, mais le Paradis, mais quoi
Alors en attendant je suis et reste moi
Un sourire à la vie encore bien là
Ce qu’il faut faire tant qu’on l’a …

Aliza – Tous droits réservés

 

Étiquettes : , , ,

« Lâcher prise… » par Laurent Mourot-Faraut


Toi, prends ma main, si tu veux,
Et si cela ne te fais rien, prends mon destin,
J’ai besoin de tes lèvres, de ta peau,
D’enlever mon masque, sur la scène,
J’ai envie de brûler des mystères,
De claquer des doigts, de lâcher prise,
Toi, prends ma main, si tu veux,
Et si cela ne te fais rien, prends mon destin,
J’ai besoin d’être un homme,
Et de me sentir libre prisonnier de toi,
Entre tes mots, entre tes larmes,
D’enlever mon masque, sur la scène,
J’ai envie de piloter le monde,
Et que tu me menottes,
Et puis que tu me délivres,
Toi, prends ma main si tu peux,
Et si cela ne te fais rien, mets toi au dessin,
Moi je veux tout, entre tes mains,
J’ai envie de suivre tes promesses,
Et puis, tes mouvements,
D’éteindre la lumière, et, et,
De lâcher, prise…

Laurent Mourot-Faraut

 

Étiquettes : , , , , ,

« Morts aux combats… » par Laurent Mourot-Faraut


J’ai croisé vos visages sur le bord d’un drapeau,
Et j’ai croisé vos mains sur le bord d’un ruisseau,
J’ai vu quelques croix qui parlaient à Rimbaud,
Toutes les larmes n’effaceront jamais l’horreur,
Lorsqu’on parle d’honneur, on nous demande,
De prendre des fusils, de mourir aux combats,
On nous apprend le sang, on nous apprend la haine,
On nous fait voir les différences, ce qui nous désunit,
Mais jamais on ne nous parle de ce qui nous unit,
J’ai croisé vos visages sur le bord d’un drapeau,
Et j’ai lu vos noms un à un avec la voix meurtris,
J’ai entendu la roue du moulin qui battait ce refrain,
Avec la même cadence, avec la même danse,
J’ai croisé vos ardoises, je n’ai pas vu vos craies,
J’ai cherché tous les maux que vous m’aurez cachés,
J’ai trouvé quelques mots sur la page d’une bible,
Et puis quelques croix dans la vieille maison,
Vous m’avez dit c’est ici, il n’y a que l’amour qui en reste,
J’ai croisé vos visages sur le bord d’un ruisseau,
Et puis j’ai lu vos noms sur vos chemins de croix,
Les chaires saignent encore sur le bord d’un drapeau,
J’ai croisé la postière, j’ai croisé l’infirmière,
Le regard en silence, et les mots de la guerre.
Et j’ai écrit les mots qui disent plus jamais,
L’amour c’est plus beau que de voler une vie…

Laurent Mourot-Faraut

Un texte écrit pour Auxillac…
 

Étiquettes : , , , ,

Le Restaurant La Cave du Dépôt-Vente de Charleville-Mézières


Crédit photo Philip Beaubaton le 8 mars 2019

C’est sur l’invitation de mon fils Frédéric que je découvre enfin ce restaurant dont il me parle depuis quelques temps. Autant dire que je n’ai pas été déçu, tant par l’accueil et la compétence des personnels, que par le verre et l’assiette.

En poussant la porte, vous tombez nez-à-nez avec une cabine téléphonique londonienne. Les lieux sont très propres, tout comme les toilettes. Pour accéder aux salles voûtées de cette fameuse Cave, vous devez emprunter un escalier et c’est juste à ce moment précis que vous pensez à ne pas trop boire, afin de pourvoir le remonter sans encombre, bien que de bonnes âmes pourraient nous soutenir pour regagner la surface.

Une belle table ronde, comme je les aime, est dressée de belle manière car Frédéric avait retenu pour six personnes. Une gentille et souriante dame m’y installe, étant venu quelques minutes en avance sur le rendez-vous et souhaitant m’imprégner de l’atmosphère et du décor.

Tenté par la bière de la Cuvée d’Arthur, je ne peux résister à mon apéritif préféré en commandant un Américano vraiment préparé Maison qui est une belle réussite et que je recommande à tous les amateurs.

Les prix des menus sont très raisonnables. En ce qui me concerne, je pars sur celui à 18 euros avec saumon et toasts, steak tartare avec ses sauces et ses frites et tiramisu aux spéculoos en dessert. Seul, mon petit-fils Louis prendra pareil que moi, à part le dessert. Adultes et enfants se régalent, avec leurs choix respectifs.

Un bien joli moment de retrouvailles, autour d’un souper fort sympathique, avec des discussions intéressantes et de jolis moments de franche rigolade avec notre petite Sarah qui adore faire le clown.

Une belle Maison à découvrir sur Charleville.

Ecrit par Philip Beaubaton

Voir en ligne : PAGE FACEBOOK DE LA CAVE

 

Étiquettes : , , , ,

L’Auberge du Malgré-Tout


Le Chef de Cuisine Bertrand Grandhomme

Au-dessus de la ville de Revin, dans le département des Ardennes, après avoir emprunté une route de montagne vers les hauteurs du Mont Malgré-Tout, se situe, au fond des bois, l’Auberge du Malgré-Tout.
On pourrait se croire, après cette brève description, dans le film de Claude Autant-Lara de 1951 «L’Auberge Rouge», sauf que vous n’y verrez ni Fernandel, pas même Françoise Rosay et encore moins Julien Carette, car l’Auberge du Malgré-Tout n’est pas un coupe-gorge où le client se fait tuer et dépouiller mais un joli lieu de vie où il fait bon se poser autour de belles et bonnes assiettes ou de prendre pension dans l’une des six chambres.
C’est le Chef de Cuisine Bertrand Grandhomme qui officie aux fourneaux, après avoir travaillé pour de Grandes Maisons.
Ce jeune Chef nous concocte une belle cuisine de terroir et a le talent de nous emmener, à partir de ses fumets et saveurs extraordinaires, vers les contrées les plus reculées des souvenirs de notre enfance, au Pays de la bonne cuisine de nos grands-mères ou de nos tantes qui savaient nous faire de bonnes surprises culinaires.
Bertrand Grandhomme est un homme simple, affable, sachant vous accueillir et vous mettre à l’aise. Il est passionné par sa cuisine mais aussi par ses chiens, la chasse. Il aime la montagne, la moto et les belles voitures mais n’a que peu de temps à se consacrer à ses loisirs, métier oblige.
Mon repas commence par un apéritif, accompagné de tranches de jambon sec, d’andouille à la viande, de boudin blanc et de terrine de paleron qui constituent une mise en bouche autant agréable que surprenante.
Mon entrée est une belle part de tourte ardennaise avec une salade fraîche et bien assaisonnée.
En plat de résistance, le Chef me propose une andouille à la ficelle qui s’avère être un vrai régal et l’accompagnement est magnifique puisqu’il s’agit d’une purée de céleri et ses chips de patate douce, de navets et champignons poêlés et d’une sublime Baïenne de pommes de terre aux oignons. Un vrai délice.
N’ayant plus faim, j’accepte cependant un morceau de Tomme des Ardennes qui est un très bon fromage agréable. Le tout arrosé par un Saint-Nicolas de Bourgueil 2017 «Les Galipots», très gouleyant.
Quant au dessert, c’est un crumble aux poires, pommes et myrtilles qui laisse une belle fin de bouche.
Ne ratez pas cette étape, dans cette belle Maison où Françoise et Jean-Marie Grandhomme (les parents du Chef) sauront vous accueillir autour d’un bon feu à l’âtre et d’une douce musique du «Duo Mélopée» avec leur fille Caroline Grandhomme à la Harpe et François Berne au violoncelle.

Ecrit par Philip BEAUBATON

Voir en ligne : L’AUBERGE DU MALGRÉ-TOUT

Voir le reportage :

 

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

« Je respire Tes silences Audacieux… » par Eduardo Pisani


Je respire
Tes silences
Audacieux.
Et tes mains
Sont des arbres
Dans la nudité
Du ciel.

Eduardo Pisani

 

Étiquettes : , , , , , ,

« La page de ma vie… » par Laurent Mourot-Faraut


Je ne sais pas pourquoi,
Ce soir, comme tous les autres soirs,
J’ai tant envie d’écrire,
Avec ces souvenirs qui trottent dans ma tête,
Des mots qui virevoltent sans vouloir se poser,

Je ne sais pas pourquoi,
Ce soir, comme tous les autres soirs,
J’ai tant envie d’y croire,
Avec ces souvenirs qui me brisent le cœur,
Des espoirs qui se posent sans jamais virevolter,

Je ne sais pas pourquoi,
Ce soir, il fait tout aussi sombre,
Les volets sont fermés,
Avec leurs charnières usées et leurs envies,
De soleil à midi, ou peut-être une fois à minuit,

Je ne sais pas pourquoi,
Ce soir les larmes sont absentes,
Je ne me reconnais plus,
L’absence s’est enfuit pour écrire une nuit,
A la craie de l’ennuie, sur le tableau d’un songe,

Je ne sais pas pourquoi,
Ce soir j’ai tant envie de vivre,
Les mots ont besoin de s’enfuir,
En me donnant la main, en chantant à tue-tête,
A la craie de l’envie, sur la page de ma vie…

Laurent Mourot-Faraut

 

Étiquettes : , , , , ,

« Jeanne… » par Laurent Mourot-Faraut


Je me souviens de toi Jeanne,
De tes livres sur l’étagère,
Des bateaux ivres qui fuyaient le port,
De cette lumière noire qui faisait peur,
Tout le monde se taisait,
Et moi j’écrivais, tant que possible,
Je chantais en silence, pour toi,
Pour toi ma Jeanne,
Dans la ruelle des amours,
Et je buvais, et je fumais,
Les mots tremblaient pour toi,
Ils avaient peur de te blesser,
D’arriver en retard,
De s’enfermer avec moi, dans le placard,
Et je buvais, et je fumais,
C’était la guerre ma Jeanne,
Je me souviens de toi,
Tes yeux hagards, tes yeux si doux,
Il faisait si bon d’y croire,
Dans la ruelle de la petite table,
Ça sentait bon ton omelette,
Tout le monde se pinçait le nez,
C’était la guerre, ma Jeanne,
Dans tes pantoufles,
Tu avais peur, et moi aussi,
Et je buvais, et je fumais,
J’étais en avance, j’étais en retard,
Je n’ai pas bougé,
Tellement de mois, tellement d’années,
A tes côtés, ma Jeanne,
C’était la nuit, c’était Janvier,
Je t’ai croisé, rue de la terre,
Et j’ai creusé…

Laurent Mourot-Faraut

 

Étiquettes : , , , , ,

« LE JOUR DE NOEL » par Aliza Teraghia


Dans un monde de guerres, en crise, de sexe
Et de fric roi où tout n’est devenu que prétexte
Où on pense que baiser est synonyme d’aimer
En ce jour de Noël je ne sais plus quoi penser
Roméo est au chômage, Juliette bosse en usine
Survivre encore un peu, ils cherchent la combine
Tristan au RSA, Yseult caissière en super marché
Ils pensent surtout comment pouvoir payer le loyer
Cyrano souffle à Christian qui grimpe au balcon
Avec ta sécu minable, surtout va pas faire le con
Roxane attendra, on a plus le temps d’un baiser
Ce doux point rose qu’on met sur le verbe aimer
Pourtant moi, qui ne doit pas être tellement normale
Je rêve d’un monde où la tendresse serait si banale
Ou le mot bonjour voudrait vraiment dire bon jour
Où amour ne serait pas juste vouloir faire l’amour
Je sais bien, c’est Noël, on se fait plein de souhaits
Demain ce sera juste si on est en train d’éternuer
Demain on pourra enfin oublier l’esprit dit de Noël
Et mettre emballages et tendresse à la poubelle
Redevenir indifférent sauf à ce qui nous touche
Et pour tout le reste ne plus ouvrir notre bouche
Et s’indigner et protester fort en cas de problème
Que les autres, ces égoïstes, fassent de même
Mais aujourd’hui c’est Noël, des souhaits et bisous
Même à ceux qui se foutent vraiment bien de nous

Aliza Teraghia Tous droits réservés

 

Étiquettes : , , , , ,

La dictature du prolétariat.


crédit photo Sudinfo.be

Ils se voulaient paisibles, les gilets jaunes, au tout début de leur mouvement, avec ce légitime dégoût de la politique macronienne. Ils souhaitaient dénoncer la pseudo-dictature dans laquelle ils tentaient de survivre puis, au fil du temps, ils se sont laissé déborder par la violence, en imposant leur propre dictature des mots et des actes, devenant bourreaux à leur tour.

En paralysant leurs concitoyens, au lieu de paralyser les institutions de l’Etat et les Grands Groupes, ils se sont trompés de cible en portant atteinte à la liberté de circuler, en voulant imposer leurs idées à tous par des attitudes et des propos violents. Pas question de circuler ou de passer en voiture, si vous ne placez pas un gilet jaune sur votre tableau de bord, en guise d’adhésion par la soumission, pour une soi-disant solidarité avec la révolte citoyenne en cours. D’autres allèrent même jusqu’à intimider et menacer de mort certains de leurs collègues qui voulaient servir d’interlocuteurs avec le Gouvernement, en structurant le mouvement afin qu’il soit crédible, entendu et par le fait beaucoup plus efficace.

Et puis il y a eu déjà tant et trop de morts sur les ronds-points ou de blessés civils dans les affrontements avec les forces de l’ordre qui viennent également de payer un lourd tribut. Tant de destructions de biens patrimoniaux, de bagarres, d’insultes, de vandalisations, de chaos  et de pillages, en marge de ces manifestations.

Ce n’est pas en imposant ses idées par la force, la peur, la violence voire la terreur qu’on obtient un résultat satisfaisant et durable.

Certes Macron vient de faire un pas en avant, même si l’on estime que c’est un petit pas pour l’humanité, cela reste un pas non négligeable pour les moins aisés d’entre nous.

De grâce, ne rendez pas votre popularité impopulaire et encore merci à celles et ceux d’entre les gilets jaunes qui ont su rester pacifiques, contre vents et marées, et ont aujourd’hui envie de prendre place autour de la table des négociations.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe n’ont pas eu le courage de démissionner mais ce n’est pas par une dictature qu’on se débarrassera d’eux, alors aux urnes citoyens.

La bêtise et la violence mènent à la guerre, l’intelligence et la réflexion conduisent à la paix !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

Le maintien de l’ordre n’est plus ce qu’il était !


Comme la majorité des français, j’ai pu visualiser quelques vidéos des récents événements du samedi 1er décembre 2018 à Paris et il paraît incompréhensible, autant qu’inadmissible, de constater le manque de cohésion des agents du maintien de l’ordre, gendarmes et policiers, trop souvent isolés.

Lorsque j’étais jeune gendarme mobile, au siècle dernier me direz-vous, nous ne dépendions pas du Ministère de l’Intérieur mais de celui de la Défense voire des Armées aujourd’hui.

Nous intervenions dans des manifestations extrêmement violentes, en unité constituée, et aucun d’entre nous ne pouvait se retrouver isolé car nous formions un bloc inséparable.

En quatre années de Gendarmerie Mobile, l’escadron où j’étais affecté a participé à des opérations très dures, tant au maintien de l’ordre qu’en interventions spécialisées, avec des stages réguliers de perfectionnement au Centre National d’entraînement des Forces de Gendarmerie de Saint-Astier, en Dordogne.

En ordre de marche, nous étions trois pelotons composés chacun de vingt cinq hommes. Nous pouvions rester des heures à nous faire insulter et caillasser, avant que l’autorité civile (un Commissaire de Police) daigne enfin délivrer à notre Patron sa réquisition complémentaire, pour la charge des manifestants hostiles, avec usage de la force après sommations.

Je me souviens d’une opération qui dura un mois, face à des sidérurgistes armés et déterminés qui avaient pour soutien des anti-nucléaires allemands, belges et bretons venus pour les renforcer. Chaque soir, au départ du dossier d’enquête d’utilité publique vers la Préfecture via des véhicules blindés de la Gendarmerie, c’était une vraie guérilla urbaine pouvant durer plusieurs heures. Il y avait de nombreux blessés dans nos rangs comme dans ceux des manifestants, cependant nous ne cédions pas un pouce de terrain car, à l’époque, force devait rester à la Loi, ce qui ne semble plus être le cas à ce jour.

La faute de ce manque de cohésion ne peut être imputée aux gendarmes et policiers mais bien à ceux qui les dirigent, en recevant les ordres du Ministre de l’Intérieur via ses sbires.

Concernant les grenades lacrymogènes instantanées (GLI), ce sont des grenades offensives à puissant effet de souffle et nous ne les utilisions que sur de grands espaces pour progresser vu qu’elles restent des armes dangereuses, outre l’effet conjugué du gaz lacrymogène hautement dosé.

Jamais nous ne manquions de munitions, comme aujourd’hui.

Derrière notre impénétrable et solide ligne de boucliers, se trouvait l’Equipe Légère d’Intervention (ELI), sportive et super entraînée, dont je faisais partie. Nous n’étions pas habillés en Robocop et étions, de ce fait, beaucoup plus libres de nos mouvements. Seule une Tenue 4S ignifugée (pantalon bleu et blouson noir) nous servait aux différentes opérations, en complément d’un casque à visière et de protège-tibias. Notre rôle consistait à courir et à récupérer, lors de la charge et dès que les boucliers s’ouvraient pour nous laisser passer, les meneurs repérés plus tôt. L’effet de surprise était grand, dans les rangs adverses. Il fallait franchir des barricades en feu dans lesquelles des petites cartouches de gaz de camping explosaient à notre passage. Nous recevions de nombreux projectiles comme des gros écrous et boulons de sidérurgie lancés à la main ou des billes de roulement lancées à la fronde par des gens belliqueux. Personnellement blessé à sept reprises, au cours de cet affrontement, je n’abandonnais pas ma mission et ramenais le manifestant, vers l’arrière de nos rangs, pour le confier à l’équipe de police judiciaire composée de nos collègues de la Gendarmerie Départementale qui établissaient directement les procédures pour trouble à l’ordre public.

Ces dernières années, il n’y a pas eu de maintien de l’ordre très dur et nos forces de sécurité se sont plus concentrées sur le terrorisme qui était la priorité.

Devant la situation explosive que nous connaissons actuellement, il devient urgent de se concentrer sur les opérations de maintien de l’ordre, en formant correctement les gens. Il faut qu’ils puissent faire le distingo entre des gilets jaunes majoritairement pacifiques et des ultras-violents casseurs et pilleurs qui ne respectent ni les personnes, ni les biens, ni notre patrimoine culturel.

Castaner et Nuñez ont encore un peu de boulot, jusqu’à la fin de ce déplorable quinquennat !

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

La Table de Rouvroy


Agréable découverte que cette bonne table de pays, avec un accueil agréable et une belle équipe qui met tout en oeuvre pour la satisfaction du client.

Je me laisse tenter, tout d’abord, par une bière blonde locale pression Ardwen au nez de houblon et à la bouche florale. Bien frais, ce joli breuvage, à la belle mousse qui tient bien dans ce beau verre ballon, possède une petite amertume qui lui confère une saveur exceptionnelle.

Les propositions du jour retiennent mon attention, d’autant que le prix de la formule complète avec entrée, plat et dessert est à 14.90 €.

L’entrée est une Bruschetta succulente composée d’une épaisse tranche de pain passée sous le grill, recouverte de thon, de coulis de tomate et de mozzarella et posée sur une salade correctement assaisonnée accompagnée de quartiers de tomates.

Le plat de résistance est, quant à lui, du rôti de porc à la diable accompagné de bonnes frites dorées et cuites à la graisse de boeuf, comme en Belgique. La sauce diable est à base de crème moutardée à l’ancienne. Un plat goûteux qui ravigote, réchauffe les coeurs et surprend agréablement les papilles.

Le dessert se compose de deux jolis morceaux de tarte froide au chocolat, sur une crème anglaise et sauce chocolat, permettant de finir ce bon repas sur une petite note sucrée.

Belle Maison, proche de la laiterie de Rouvroy-sur-Audry (08), qui vaut le détour.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir en ligne : LA TABLE DE ROUVROY

 

Étiquettes : , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :