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Archives de Tag: Ardennes

Elles sont le Barbier de Charleville


Après le Barbier de Séville de Beaumarchais et celui de Belleville composé par Alice Dona, il existe à présent celui de Charleville dans la rue du Moulin. Ce Barber Shop est une coquette petite échoppe que l’on découvre en venant de la Place Ducale et en se dirigeant vers le Musée Rimbaud et les quais de Meuse.

La vitrine est joliment composée de produits dérivés, de blaireaux, de savons à barbe et de rasoirs mécaniques. A l’intérieur, on retrouve de confortables et moelleux sièges en cuir de coiffeur d’antan. On vous revêt la gorge d’une collerette afin d’empêcher poils et cheveux coupés d’aller vous piquer la peau des épaules et du dos. Un grand tablier recouvre votre corps, comme pour vous donner l’impression de jouer un rôle de figurant dans un western et, à ce moment précis, vous constatez que vous n’avez pas de revolver caché sous votre blouse pour dissuader éventuellement l’officiant de vous trancher jugulaire et carotide.

Ce salon est tenu par de jeunes et sympathiques femmes semblant connaître parfaitement leur affaire, lesquelles sont censées s’occuper de nos barbus et c’est ce que font, merveilleusement bien, ces reines du ciseau et des barbichettes en biseau, en harmonisant votre barbe avec vos cheveux, en apportant cette touche gracieusement artistique dans le maniement du coupe-chou, nous éloignant ainsi des images violentes et tenaces de vilains criminels barbus d’autrefois et de ceux d’aujourd’hui qui voudraient nous imposer leurs lois. La barbe reprend enfin, entre leurs mains expertes, ses vraies lettres de noblesse pour devenir bien plus qu’un phénomène de mode mais un art à part entière, celui de savoir porter barbes et moustaches. Massage du visage, serviette chaude, serviette fraîche; on prend vraiment ici grand soin du poil.

Il vous faudra cependant être patient, afin d’obtenir un rendez-vous, vu que le Barbier du Moulin ne désemplit pas de la journée, alors n’attendez pas de ressembler à Landru avant de prendre votre décision.

En conclusion, il est grandement plaisant de confier notre beauté à des femmes; leur côté délicat fait qu’elles ont tous les atouts pour bien s’occuper de nous, la féminité étant une grâce qui s’ajoute au sens de l’esthétisme, lequel nous fait parfois défaut. Ces belles dames nous rendent ainsi moins sauvages et plus présentables à leur yeux qui ne sauraient se contenter de la vision de brutes épaisses des cavernes voire d’autres ermites du fond des bois.

Écrit par Philippe Beaubaton

SITE BARBIER DU MOULIN

 

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Étape à Ermitage Moulin Labotte, dans les Ardennes


Notre Journal est revenu à Haybes, au Moulin Labotte et n’a pas été déçu.Que de changements, depuis notre passage en 2015. Ce superbe Hôtel-Restaurant, situé au cœur même de la forêt, a beaucoup évolué, bien que dirigé par un homme omniprésent et seul aux fourneaux.

Les abords sont coquets et fleuris, les haies bien taillées, le parking entretenu tout comme les emplacements pour les vélos et les motos. Quant à la toute nouvelle terrasse couverte, elle permet aux clients de prendre leurs repas à l’extérieur et près du ruisseau lorsque le temps le permet.

Le Chef Frédéric Pierangeli est, contrairement à l’expression, au four et au moulin. Il est cependant secondé, dans ses multiples tâches, par sa famille.

Le service est toujours impeccable et rondement mené. La jolie salle du restaurant, où est posée la roue crantée du mécanisme permettant de produire autrefois l’énergie nécessaire à ce lieu, est toujours un décor merveilleusement poétique pour un déjeuner ou un dîner près de l’âtre, entre poutres et poutrelles, pierres et ardoises ainsi qu’une belle décoration d’intérieur.

Les chambres, de cet ancien moulin du 18ème siècle, ont été entièrement rénovées. Des volets roulants ont été posés à toutes les fenêtres de l’établissement.

Le bar est bien achalandé, la carte des vins surprenante et l’assiette toujours copieuse ainsi que bien soignée dans sa présentation. Les sauces sont savoureuses, les viandes extraordinaires et tout, de l’entrée au dessert, est élaboré et cuisiné au Moulin. Le menu change chaque mois, avec trois entrées froides, trois entrées chaudes, trois plats et trois desserts. La cuisine du terroir ardennais est souvent à l’honneur.

Enfin, un tout nouveau Site Internet a vu le jour. Simple d’accès, il permet aux clients anglais, allemands et néerlandais de découvrir un menu ainsi que les tarifs des chambres dans leurs langues respectives.

Ce Moulin Labotte est un endroit propice à la rêverie où il fait bon se poser pour se ressourcer en pleine nature, tout en effectuant un joli voyage sur les belles idées culinaires de ce Chef inventif qu’est Frédéric Pierangeli.

A découvrir sans plus tarder !

VOIR LE SITE DE ERMITAGE MOULIN LABOTTE

 

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A l’Auberge de la Ferme du Malgré Tout


C’est au creux des bois, au fond de cette forêt profonde du département français des Ardennes en lisière du Maquis où règne encore le souvenir de ces valeureux jeunes résistants qui combattirent l’ennemi nazi lors de la Seconde Guerre Mondiale, que se situe cette Ferme-Auberge de l’ancien temps.

Dans la cour, est stationnée une Jeep américaine.

C’est ici-même, et bien avant nous, que l’ami Jean-Luc Petitrenaud avait décidé de poser ses caméras pour ses « Escapades ». Ce bougre de Jean-Luc ne s’était pas trompé d’adresse et l’établissement nous entraîne irrémédiablement dans un voyage vers un passé pas si lointain, en plein massif des Ardennes plein de fabuleuses recettes culinaires et savoureuses de gibier.

La pièce du restaurant sort tout droit du début du siècle dernier, voire même avant, avec ses solides bancs de bois imposants et ses confortables coussins, ses tables en chêne massif, ses poutrelles, ses briques, ses têtes de sanglier et de chevreuil, ses bois de cerf, ses nappes et serviettes en tissus, ses cloches à vaches venant de Morzine ou d’ailleurs et son atmosphère de la ferme d’autrefois me rappelant celle de ma Normandie paternelle.

Une petite pancarte, près du comptoir, précise que du Foie Gras Maison est à emporter.

Après une fraîche bière blanche La Malgré-Tout et une verrine de gaspacho, notre entrée se compose d’une goûteuse tourte ardennaise accompagnée d’une bonne salade.

Vient ensuite une jolie cuisse de pintade au romarin sauce Roquefort et son plat de pommes grenailles au beurre, à l’ail en chemise, avec du thym et du laurier. Un vrai régal !

Puis un plateau de fromages sur lequel vous pouvez vous servir à votre guise avant que le Patron, Bertrand Grandhomme, vous ramène sa planche à découper surmontée d’un imposant morceau de Tomme des Ardennes qu’il tranche généreusement devant vous avec un petit rictus et une pointe d’humour.

Le repas est accompagné de pain aux céréales tranché et d’un agréable vin rouge du Sud vendu au verre « Bois de Paris » 2015.

Le fils des patrons est un homme jeune, barbu et sympathique qui officie en cuisine, entre chaudrons et marmites, avant de participer au service en salle en vous amenant vos plats avec un petit mot gentil, pendant que sa mère « La Françoise » comme l’appelle le Patron s’occupe de préparer les boissons au bar.

L’entreprise est familiale et il fait bon se dépayser dans cette Maison où la Table est bonne.

L’ambiance un peu désuète mais authentique, ainsi que les copieuses assiette valent largement le détour.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE

 

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La Table du Pays, c’est fini !


Il y avait du monde, en ce jeudi 6 juillet 2017, à La Table du Pays d’Hargnies, pour dire au revoir à Marie-Jo Garand qui ferme les portes de sa belle auberge après 21 ans d’exercice.

Cependant, il restera des chambres et une table d’hôtes pour les passagers.

Marie-Jo rappela son parcours, avant de lever son verre à l’amitié et de remercier ses personnels puis les acteurs locaux ainsi que les télévisions et journaux qui se sont intéressés à sa jolie Maison comme notre Journal, auquel elle ajouta une anecdote qui fit rire l’assemblée et votre serviteur (puisqu’il s’agissait de moi).

En février 1996, elle ouvrait son restaurant traditionnel ardennais, en proposant une succulente cuisine de terroir, dans le but de faire découvrir les secrets culinaires que nos grands-mères savaient nous concocter sur le coin de la cuisinière à bois et à charbon assurant ainsi la promotion de son beau village d’Hargnies juché sur les hauteurs des massifs anciens là où les hivers sont rudes.

Européenne avant l’heure elle se fichait pas mal des frontières et sa cuisine était ouverte à tous les voyageurs de passage.Son accueil était généreux, souriant, authentique.

Ne travaillant qu’avec des produits de saison, elle se faisait un plaisir de régaler nos papilles gustatives en devenant l’étape incontournable du tourisme gastronomique ardennais.

Quant à nos chers écoliers, ils ont eu la chance exceptionnelle de connaître l’éducation au goût, puisque Marie-Jo avait eu  très bonne idée de créer la cantine du village au sein de son établissement.

Alors bonne retraite Marie-Jo avec ton Denis qui est ton mari et aussi cet élégant monsieur qui savait nous servir et plaisanter avec nous.

Profitez-en bien nous ne vous oublions pas !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Le Balcon en Forêt du Hameau Les Hauts-Buttés


Décidément le prénom de Geneviève est bien loin d’être banal, bien que peu usité. Il y avait la Geneviève qui fit guerre à Attila pour sauver Paris, ma défunte petite Maman chérie et la patronne de cette bien jolie auberge de ce tout petit village situé sur les contreforts des massifs anciens qui constituent les crêtes pré-ardennaises.

L’accueil est très agréable, puisque sourire et voix douce de Geneviève sont au rendez-vous comme pour vous inviter à la méditation gastronomique.

Les abords du chalet, la terrasse extérieure et la salle à manger sont de toute beauté.

Geneviève Goffette a un parcours atypique puisqu’elle est ingénieure agronome de formation. Mais cette femme du Nord tombe amoureuse d’un ardennais et des Ardennes et par voie de conséquence du Hameau Les Hauts-Buttés.

Il y a quatre ans, elle décide de se lancer un nouveau défi en ouvrant cette magnifique auberge et son salon de thé.

Geneviève est une puriste, ce qu’elle propose à ses clients est sa création du jour. Telle une peintre ou une musicienne elle compose quotidiennement ses œuvres culinaires qu’elle appelle son menu du jour au gré de ses envies du moment liées à ses goûts et surtout à sa douce folie artistique. Elle marie subtilement l’aspect de ses mets avec des saveurs originales autant que goûteuses d’épices et de plantes aromatiques, en devenant chimiste d’un instant. Chez elle, pas de congélateur de grande capacité, tout juste un petit endroit pour les crèmes glacées car tout est fait Maison et le jour même.

Après un apéritif maison dégusté sur la grande terrasse ombragée, nous décidons, par ces temps chauds, d’aller chercher un peu de fraîcheur à l’intérieur. Le décor est magnifique et on se croirait dans un rustique chalet de montagne. La seconde salle destinée aux grands évènements est, quant à elle, résolument moderne et lumineuse.

Mélanie, la jeune et jolie petite serveuse blonde comme les blés, est à l’écoute de sa patronne et virevolte entre la terrasse et la salle pour amener boissons et plats à la clientèle.

Une terrine de thon, aux courgettes et aux pêches, moelleuse à souhait constitue cette entrée bien fraîche et de bon goût.

Au fond d’une belle assiette creuse d’antan règne un sauté de veau aux champignons, carottes et pommes grenailles au romarin, sur une sauce au cidre et à la sauge, légèrement crémée. Ce plat est un ravissement pour le palais et les papilles. Il s’échappe, de ce met merveilleux, des fumets parfumés qui nous font voyager, en esprit, vers les contrées de notre enfance, près des cuisinières à bois de nos grands-mères. Geneviève a su mijoter ce joli plat, juste pour notre plaisir car c’est ce qu’elle souhaite au plus profond de son être.

Un bon morceau de Tomme des Ardennes, délicatement parfumé et à la belle structure équilibrée, nous est proposé sur une salade du jardin correctement assaisonnée.

Il ne manquait rien pour être heureux, même le pain servant à saucer était aussi beau que bon. Il s’agissait d’une baguette tradition, provenant de Monthermé le matin même, à la mie colorée bien aérée et à la croûte torréfiée comme il se doit. Un bien joli travail d’artisan-boulanger et surtout un élément indispensable lors d’un bon repas.

Le vin était un Saint-Nicolas de Bourgueil bien frais, comme doivent l’être ces vins de Loire aux notes de fruits rouges qui étanchent la soif, un Domaine La Chevalerie « Vieilles Vignes » 2014 de la Maison Gaëtan Bruneau.

Avant de se quitter, il fallait bien cette poêlée d’abricots et de pommes au romarin avec sa glace vanille. Un dessert magnifique, une explosion de saveurs en bouche, un pur moment de paradis vécu avec délectation dans ce village bien calme où règne une maîtresse de l’authentique toutefois bien dans son époque.

Une étape gourmande à découvrir de toute urgence, au milieu de la nature, pour un retour à la vraie vie, là où l’on sait encore prendre le temps des choses tout en se parlant.

SITE DE L’AUBERGE

 

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Le Nouveau Site Web du Moulin Labotte à Haybes


L’Ermitage Moulin Labotte à Haybes, dans le département des Ardennes, est une véritable institution culinaire en même temps qu’un havre de paix puisque cet hôtel-restaurant est situé en plein bois, près d’un ruisseau qui vient des massifs.

Le Chef Philippe Etchebest connaît bien le Moulin Labotte puisque son père Jean-Pierre y était lui-même Chef de 1970 à 1977 et que sa mère Christiane est originaire de Haybes.

Aujourd’hui c’est le Chef Frédéric Pierangeli qui est aux commandes des fourneaux, depuis 1984. Figure emblématique de la gastronomie hayboise et personnage haut en couleur, il met tout en œuvre pour satisfaire les bouches des gourmets et les appétits insatiables des gourmands. Son potentiel est énorme, sa cuisine généreuse, ses assiettes copieuses et magnifiquement décorées comme des œuvres d’art.

Son nouveau Site Web est à son image, simple et authentique. On y retrouve tout ce qu’on cherche et tout ce qu’une belle prestation de bouche peut nous offrir comme part de rêve au calme en Val d’Ardenne, à proximité de la voie verte et des sentiers de randonnées.

L’établissement de Frédéric Pierangeli se veut à la portée de tous. Tout un chacun peut donc aller se régaler à sa table, pour des prix très accessibles, afin de déguster les belles inventivités du terroir ardennais que cet excellent Chef revisite d’une belle manière créative autant qu’originale.

Le Moulin Labotte est une très belle Table ouverte dans une bien jolie Maison aux senteurs de cette forêt qui l’entoure et où aventures, évasions et légendes sont reines.

Visiter le nouveau Site Web du Moulin Labotte… C’est déjà prendre part à un joli voyage !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR LE NOUVEAU SITE WEB DU MOULIN LABOTTE

 

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Pourquoi pas un Réveillon de Nouvel An, au Moulin Labotte


Moulin façade

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CLIQUEZ ICI POUR ACCÉDER AU SITE DE ERMITAGE MOULIN LABOTTE ET CONSULTER LES ONGLETS

 

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Retour à La Table du Pays à Hargnies


La Chef Marie-Josephe Garand-Briard

La Chef Marie-Josephe Garand-Briard

 

Que de changements, en l’espace de trois ans, chez la sympathique Marie-Jo.

Chef de Cuisine à La Table du Pays à Hargnies, dans les Ardennes Françaises, Marie-Josephe Garand-Briard est Maître-Restaurateur, ce qui implique un savoir-faire et surtout un joli tour de main dans la composition des plats cuisinés à la Maison avec des produits bruts et frais, une authenticité d’un terroir et un respect du consommateur.

Le restaurant s’est aussi agrandi, avec une expansion de la salle qui recouvre une grande partie de l’ancienne terrasse.

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C’est une immense joie de retrouver cette belle ambassadrice du tourisme gastronomique et du terroir ardennais qu’est Marie-Jo. Quel bonheur de faire un bon dans les heureux souvenirs des tables d’autrefois autour desquelles il faisait bon vivre, bien manger et bien boire, tout en bavardant et rigolant. Quelle saveur que cette cuisine ardennaise concoctée par cette femme délicieuse au sourire malicieux et au regard espiègle nous conviant à nous attabler, sans plus tarder, pour nous faire savourer ses jolis plats mijotés avec amour sur sa cuisinière à bois. Marie-Jo aime ses clients et cela se voit. Elle est aux petits soins pour eux, les écoute, les conseille et les guide.

Marie-Jo vient d’ailleurs d’écrire un livre de recettes ardennaises qu’elle égraine au fil des quatre saisons. Les recettes sont simples, savoureuses, généreuses et vous ramènent irrémédiablement vers votre enfance sur des effluves de nourritures qui réchauffent les âmes et cœurs.

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« Ma cuisine ardennaise de saison » est en vente à La Table du Pays, mais aussi à la librairie Rimbaud de Charleville-Mézières, sur le Net à la FNAC et chez l’éditeur de Marie-Josephe Garand-Briard aux Éditions Noires Terres.

Avec l’ami Henri Vandenabele, nous venons de nous mettre les pieds sous la belle table de Marie-Jo.

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Le menu proposé se composait d’une assiette du village sur crudités de saison et d’excellentes charcuteries d’Hargnies.

Vint ensuite un pur délice avec une langue de bœuf sauce Robert et son accompagnement (recette à découvrir dans le livre), avant de finir sur une assiette de trois fromages.

A noter le très bon pain proposé à table et qui est l’œuvre de la petite-fille de Marie-Jo.

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Quant au vin de Saint-Pourçin, il s’est avéré être un agréable et gouleyant accompagnement.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR LE SITE DE LA TABLE DU PAYS

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Biographie Officielle du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli


Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

 

Le parcours du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli est bien loin d’être banal. Né il y a 49 ans à Villers-Semeuse, dans les Ardennes, rien ne le prédisposait à devenir le Gérant et le Chef de Cuisine remarqué, du célèbre restaurant l’Ermitage Moulin Labotte à Haybes-sur-Meuse (08), qui a fait l’objet de quelques articles sur le Web et dans la Presse dite papier, principalement dans le Figaro Magazine.

En effet Frédéric Pierangeli semblait s’orienter vers le Droit ou embrasser une carrière militaire.

Dans les années 1984, 1985 et 1986, il est surveillant à l’Institution Saint-Étienne de Châlons-en-Champagne où il s’occupe plus volontiers du soutien scolaire, de la culture, des loisirs et du sport au profit des internes. A côté, il effectue sa préparation militaire et sera affecté au 24ème RIMA (Régiment d’Infanterie de Marine) à Perpignan avant d’intégrer le 1er RSMA (Régiment de Service Militaire Adapté) à La Martinique, avec pour objectif principal l’aide au développement des Territoires d’Outre-Mer par l’éducation professionnelle et scolaire. C’est au bureau comptable qu’il est chargé de la formation professionnelle, tout en gérant les loisirs et l’éducation en qualité de Moniteur Sportif Militaire. En juin 1987, il est décoré de la Médaille de la Défense Nationale.

C’est à son retour en Métropole qu’il a l’opportunité de devenir le Gérant et le Chef de Cuisine de l’Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte. Là il va pouvoir faire ses preuves, dans ses multiples qualités. Grâce à son talent, son établissement est classé Restaurant de France et lui devient Membre de l’Académie des Arts de la Table, des Tables et Auberges de France, de la Confrérie Saint-Georges, du Sabre d’Or et d’Euro-Toques, comme Artisan-Cuisinier Européen depuis 2007.

Depuis plus de 25 ans qu’il est aux commandes de ce magnifique Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte, Frédéric Pierangeli a participé activement à la formation d’une bonne vingtaine d’apprentis tant dans le domaine du retour à l’emploi que pour les CAP et les BAC Pro. De nombreux stagiaires se sont retrouvés chez lui pour se parfaire dans les domaines les plus variés qui vont du service en salle à la gestion quotidienne du linge hôtelier, en passant par le dressage des tables, l’hygiène, la sécurité, la confection de menus et la confection de mets. Un de ses apprentis a même été jusqu’en ½ finale du concours des meilleurs Ouvriers de France qu’il a réussi.

Frédéric Pierangeli a, en outre, participé à l’accueil d’élèves du Lycée Professionnel Jean Moulin de Revin (08). On le retrouve à des conférences et des séminaires-découvertes du métier CHR (Café – Hôtel – Restaurant) en Belgique et dans le département des Ardennes.

C’est donc à juste titre qu’il a été récompensé en étant nommé au Grade de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques. Le Préfet des Ardennes, lui a adressé une lettre de félicitations, pour le remercier de son action en faveur de l’Enseignement et de la Formation.

 

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Un « Accueil Motards » au Moulin Labotte


Moulin façade

Il se passe toujours des évènements, au Moulin Labotte à Haybes dans les Ardennes, entre la France et la Belgique.

Frédéric Pierangeli, maître des lieux et maître queux sévissant aux fourneaux de l’Ermitage Moulin Labotte, a voulu ouvrir son bel établissement au plus grand nombre. Il l’avait déjà fait, en accueillant cyclistes et randonneurs, puis il s’est dit que les chaussures de marche et les bicyclettes n’étaient pas incompatibles avec les Harley Davidson et les Goldwing qu’il recevait pour ce week-end de la Pentecôte.

Plaque Accueil Motards

Une plaque « ACCUEIL MOTARDS » vient d’être apposée à l’extérieur, près de l’entrée de l’hôtel-restaurant, sur la façade de son moulin qui date du 18ème siècle. Les motards auront aussi l’opportunité d’abriter leurs « chevaux de fer » à l’intérieur d’une superbe grange que Monsieur Pierangeli met gracieusement à disposition, pour ses clients à deux roues dont les machines rutilantes doivent être protégées de la rosée du matin.

Garage à motos

Côté hôtel, que de changements, à l’Ermitage Moulin Labotte, avec la réfection des chambres, peintures et salles de bain. Des choix de bon goût et des coloris très tendance.

Chambre 5

Côté restaurant, en plus des menus traditionnels du terroir ardennais inventifs et revisités tous les mois, Frédéric Pierangeli crée la surprise avec deux jolis menus à 20 et 15 euros qui permettent un accès à toutes les bourses, même à celles qui étaient impressionnées par le cadre, n’allant pas jusqu’à pousser la porte de cette bien belle Maison posée au cœur de la forêt ardennaise, dans un calme olympien régénérant où ruisseau et petits oiseaux chantent en parfaite harmonie. Quant aux clients de l’hôtel, ils n’auront plus besoin de ressortir pour aller prendre leurs repas à l’extérieur.

Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

Avec Lysiane, la nouvelle correspondante de notre Journal pour la région Est, nous venons de tester le menu du mois de mai.

Lysiane

Les agapes sont d’essence quasi divine.

Le foie gras aux pointes d’asperges vertes est fait maison. C’est un pur bonheur pour les yeux et les palais délicats, ainsi qu’une invitation au voyage dans le Sud-Ouest pour les papilles gustatives.

Foie gras

Le feuilleté de boudin blanc forestière est un vrai festival de goûts et de senteurs du terroir ardennais. Une assiette qui fleure bon les sous-bois chargés de légendes des Dames de Meuse et des Quatre Fils Aymon, avec des notes merveilleuses qui éclatent et persistent en bouche.

Les Saint-Jacques sur fondue de poireaux procurent un bonheur incommensurable et sont le résultat d’un heureux mariage entre la mer et la terre. Tout cela sur un joli vin de Fleurie.

Enfin la soupe de fraises révèle quelques secrets des jardins de notre enfance, avec des notes très fruitées et superbement envoûtantes dans lesquelles on imagine la présence d’une tombée de menthe blanche pour venir rehausser le tout.

Soupe de fraises

Une cuisine goûteuse et osée, des assiettes surprenantes de générosité, des associations exceptionnelles, du talent, des mariages de couleurs et de saveurs, une poésie gastronomique à l’intérieur de compositions artistiques.

Des casseroles jusqu’au service en salle, tout est magnifiquement orchestré sans être théâtralisé.

Il faut noter l’aide précieuse quoique très ponctuelle d’Eric aux fourneaux, lors du coup de feu, avec son joli savoir-faire à la belge, son sourire et sa bonhomie, ainsi que son travail qui correspond bien à l’attente du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli.

Une mention spéciale également à Samantha, pour son professionnalisme à nous servir en salle, son sourire et sa discrétion nous changent des comportements intrusifs des personnels de certains établissements parisiens. Il faut dire que Samantha est à bonne école, sous la gouverne de Eugénia, même si elle nous paraît parfaitement autonome… Puisqu’elle sait aussi servir seule et nous faire goûter le vin.

Article et photos Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir le nouveau Site du Moulin Labotte en cliquant ICI

 

 

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Escapade gourmande chez Ricail à Givet


Salle

Il y avait bien longtemps que votre journal n’était passé à L’Auberge de la Tour du Maître-Restaurateur Julien Ricail à Givet, dans les Ardennes Françaises.

Plaque

Une superbe terrasse avec vue sur la Meuse, une Maison transformée, une ouverture sur le bar, des pièces tendance et un Julien Ricail en pleine évolution.

Terrasse

Un retour agréable, dans ce temple de la gastronomie où il fait bon se poser le temps d’un repas. Un service impeccable, une belle table et des mets succulents. L’endroit est recommandé par le Bottin Gourmand.

Bottin

Après un accueil chaleureux, le Chef Ricail vient nous saluer et bavarder un peu sur ses transformations.

Pendant la dégustation d’un bon apéritif et de ses amuse-bouches surprenants, on nous amène cartes et menus.

Notre choix s’arrête sur un menu du mois accompagné d’un Saint-Nicolas de Bourgueil 2012.

vin

L’entrée est un feuilleté de homard aux écrevisses purement délicieux et bien travaillé.

entrée

Un sorbet citron, mouillé copieusement à l’eau de Villée, constitue une pause fraîche autant qu’agréable avant l’étape suivante.

sorbet

Vient un tendre filet de bœuf aux asperges et aux crosnes. Cuisson très maîtrisée de la viande, fondant exceptionnel et accompagnement gouteux autant qu’inattendu.

Plat

Une belle assiette de fromages nous permettra de clôturer bien agréablement ce repas, avant de demander la carte des thés.

fromages

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Pour voir le Site de L’Auberge de la Tour, c’est ICI

 

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St Valentin 2015 au Moulin Labotte à Haybes


Menu Moulin

 

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Saint-Sylvestre 2014 au Moulin Labotte


moulin

MENU NOUVEL AN 2014

 

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Le Moulin Labotte de Haybes a un nouveau Site


Crédit photo PCB 2013

Crédit photo PCB 2013

 

Site du Moulin Labotte ICI

 

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La guerre des transports et si…


Logo

A l’heure où les Taxis et les VTC (Véhicule de tourisme avec chauffeur) se livrent une guerre à couteaux tirés, l’on oublie qu’il existe d’autres acteurs dans le monde du transport, je rencontre l’un d’eux dans un charmant petit village Ardennais.

Molzer d’Ylian: M. Chauveau-Beaubaton, merci de me recevoir. Vous venez de créer votre société de transport, pouvez-vous nous en dire plus ?

M. Chauveau-Beaubaton: Oui, la société Arduinna transports a vu le jour le 2 juillet 2014 et ouvrira le 23 juillet 2014. Notre activité est donc lié aux transports de personnes et nous dépendons de la convention collective relative au transport en commun, si ce n’est que dans notre cas, nous sommes limités à 9 places chauffeur compris.

M.Y : Y a-t’il des conditions particulières pour pouvoir exercer votre profession ?

C.B : Oui, il faut être titulaire d’une capacité professionnelle de transport de personnes avec des véhicules n’excédant pas 9 places remis par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) après un examen et une formation. Puis il faut une licence sous conditions d’honorabilité et de capacité financière au prorata du nombre de véhicules.

M.Y : Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents directs?

C.B : Nous ne nous considérons pas directement comme une concurrence, plutôt comme une alternative, voir quelque part vers une évolution de la profession, et peut-être même la solution à un conflit et une réponse à la suprématie imposée et revendiquée par certains. Notre licence est gratuite, mais comme je l’indiquais ne s’obtient pas sans conditions. Il faut d’abord être formé et répondre aux exigences de la DREAL, et cette dernière n’est pas valable à vie, mais sous réserve de répondre aux exigences demandées. Les taxis eux doivent payer cette licence, souvent à prix prohibitifs. Je pense que cette solution justement serait une bonne chose pour tout le monde, on reste dans quelque chose de réglementé, il n’y a plus tous les travers liés à la licence payante et les gens sont formés, diplômés et ne peuvent exercer qu’après avoir répondu convenablement à des critères établis. Après le problème avec les VTC, surtout avec le groupe Uber, c’est qu’ils sont vraiment agressifs et ne respectent pas forcément les règles auxquels nous devons répondre, ce qui explique ainsi la grogne des taxis.

M.Y : C’est-à-dire?

CB : Beaucoup de VTC démarchent à la sortie des gares ou des aéroports, ils circulent dans les couloirs de bus etc. et ça leur est pourtant strictement interdit ; nous-même n’en avons pas le droit alors que nous sommes réglementés et agréé par le ministère des transports ; nous ne pouvons être hélé comme un taxi et devons impérativement être commandé au préalable. Il faut jouer le jeu et respecter les règles pour que chacun s’y retrouve, il y a de la place pour tout le monde pour peu que celles-ci soient respectées ; enfin beaucoup de chauffeurs ne sont même pas formés, certains d’ailleurs n’ont même pas de permis valides, et ça c’est vraiment grave. Je trouve lamentable qu’il n’y ai pas plus de vérifications, on peut parler de taxis clandestins dans certains cas et hélas à cause de ces personnes-là, tous les transporteurs autres subissent la grogne des taxis, mais ils se trompent malheureusement de cibles, nous sommes la réponse à leurs exigences, notre profession est vraiment encadrée. Enfin il y a un autre souci, celui du co-voiturage, avec des sites comme « Blablacar ». Sur le papier c’est vraiment une très bonne idée, sauf que dans la réalité, c’est de l’activité illégale maquillée de transports, non pas de par l’entreprise elle-même qui est d’ailleurs très claire sur le sujet (il est en effet indiqué sur le site de Blablacar que ce système n’a pas pour vocation de faire du profit mais de diviser ses couts kilométriques, ni d’en faire une activité régulière), mais de la part des conducteurs qui en principe n’ont pas vocations à gagner de l’argent, mais à réduire leur coûts en partageant leur véhicule. Il faut plus de contrôle là aussi ou encadrer autrement.

M.Y : Je vois vos tarifs, comment pouvez-vous expliquer cette différence de prix avec vos concurrents ?

C.B : Tout simplement parce que notre prix de revient n’est pas le même, ce n’est pas que les taxis s’en mettent plein les poches contrairement aux idées reçues, c’est que leur coût de revient grimpe à cause, du moins en partie, du prix de leur licence par exemple, ils doivent bien le répercuter. Réformer de ce côté-là permettrait d’avoir des tarifs assez proche de ceux que nous pratiquons, voilà pourquoi je parlais de solutions plus tôt ; tout le monde s’y retrouverait, sociétés comme clients. Certains pays pratiquent déjà cette méthode depuis longtemps, ce n’est pas de la libéralisation à outrance et il n’y a pas non plus le côté « cercle fermé ». L’avenir c’est ça, un juste milieu entre les taxis et les VTC (rires).

M.Y : Quand vous parlez de « cercle fermé », on sent dans votre voix une certaine amertume ; est-ce une impression ou…

C.B : Disons que nous subissons beaucoup de pressions, comme je le disais, nous sommes mal vu car l’on nous confond à tort avec les VTC, puis en France et c’est d’autant plus vrai dans des petits villages, on n’aime pas trop la concurrence, ce qui se comprend lorsque celle-ci est déloyale, or même si je suis habilité à faire du service à la demande, ma cible de clientèle n’est pas exactement la même. Aussi surprenant que cela puisse sembler, je respecte beaucoup les transporteurs classiques, mon père a longtemps travaillé comme chauffeur de bus chez Francotte et pour M. Bridoux père qui faisait les ambulances et les taxis ; voici aussi pourquoi je les comprends dans leur colère, mais au risque de me répéter, je suis une alternative et je ne suis donc pas là pour les enterrer, juste proposer un service différent surtout orienté vers les familles nombreuses, les petits groupes, les petites associations ou les usines. Nous avons avant tout une vocation touristique, familiale, d’ailleurs notre nom joue surtout sur l’identité ardennaise. Je m’échine dores et déjà à tisser des liens avec les acteurs touristiques de notre belle région, Les Ardennes ne sont pas un mouroir, le décor est superbe et il y fait bon vivre. Vrai que dans la vallée de la Meuse celui qui n’a pas de permis est un peu embêté et les moyens de transports classiques sont ce qu’ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts.

M.Y : Justement, n’avez-vous pas peur du contexte économique local ?

C.B : Il est vrai que les fermetures à répétitions sont un véritable coup dur pour la vallée de la Meuse qui est gravement touchée, la main d’œuvre et la qualité du travail y sont pourtant reconnus, mais rien y fait. Mais il faut bien trouver des solutions, il y a un tel potentiel ici que si l’on s’y met tous ensemble, il est possible de changer les choses. Beaucoup comme moi, croient dans le potentiel touristique, un parc de loisir s’est créé au lac des vieilles forges, on a « terre altitude », rayon gastronomie nous ne sommes pas en reste, le restaurant « Robinson » propose des balades en gyropodes etc…, nous avons de petits hôtels de charmes comme le moulin Labotte situé au cœur même de la forêt… puis d’ici quelques jours c’est le Fest’ in Haybes, le Aymon Folk festival et bientôt le cabaret vert, qui plus est, nous sommes une terre de légende, j’ai plaisir à conter moi-même ou même écouter ces contes et légendes qui ont bercé mon enfance …Non les Ardennes ne sont pas en train de mourir, passez la frontière et vous verrez comment nos voisins belges ont su rendre la gloire à leur région en tout point égale en terme de beauté de site, en jouant la carte du tourisme. Le seul moyen de ne pas sombrer c’est de se reconvertir.

M.Y : On sent beaucoup de passion quand vous parlez de votre région

C.B : Je n’y suis pas né, mais j’y ai toujours vécu pour ainsi dire, ma grand-mère était issue d’une des plus anciennes familles de Haybes, c’est elle qui m’a principalement éduqué et je me sens avant tout ardennais… ce qui est assez amusant quand on pense que, comme nombreux de mes amis, on a voulu en partir pour finalement y revenir. On pense trouver mieux ailleurs lorsque l’on est jeune, pour voir finalement que l’essentiel est ailleurs, je suis revenu dans la région il y a 8 ans lors de l’enterrement de mon grand-père, un jour triste qui me chagrine encore aujourd’hui, mais c’est aussi le jour où j’ai eu à nouveau le coup de foudre en regardant ce qui m’entourait, je me suis toujours demandé comment je n’ai pas su voir alors le trésor que j’avais sous les yeux.

M.Y : En tout cas vous êtes un bon promoteur de votre ville, mais revenons-en à notre sujet ; Vous dîtes mettre un accent sur le tourisme mais dans les faits comment allez-vous fonctionner toute l’année ? Il y a forcément un phénomène de saisonnalité, non ?

C.B : Je vous remercie, et je pense que les meilleurs ambassadeurs d’une région sont ses habitants. En effet pour ce qui est du tourisme il y a une saisonnalité, voilà pourquoi je m’adresse aussi aux petits groupes, aux associations, aux familles pour du service à la demande ; la question et les besoins ont été étudiés. Beaucoup de jeunes n’ont pas forcément les moyens financiers par exemple de bouger, puis le durcissement au niveau des points du permis de conduire, du code de la route etc. font qu’il n’y a que trop peu de solutions mis à leur dispositions, ici c’est plein de petites villes ou villages pas forcément bien desservis, encore que niveau train quand il n’y a pas de grèves ou de travaux on a pas trop à se plaindre pour ce qui est de la ligne Charleville-Mézières-Givet, mais là encore prendre un train en groupe coute très cher, puis le samedi soir lorsqu’ils vont en boite, trouver de quoi les rapatrier tiens de la gageure.

M.Y : Comment fonctionnez-vous justement au niveau de vos prix, prestations ?

C.B : Nous avons un prix global du véhicule qui est calculé au kilomètre et divisible ou non, selon le choix du ou des clients par le nombre de personnes au prorata si les départs ne se font pas tous au même endroit. Nous mettons aussi en place des systèmes de pass payants annuels permettant un prix plus bas sur tous les voyages (excepté tarif de nuit sauf pour les travailleurs) qui est très vite rentabilisé pour peu que l’on voyage souvent.

M.Y : Avez-vous bénéficié d’aides pour vous établir, avez-vous rencontré des difficultés particulières?

C.B: Il est clair que les banques se sont montrées très frileuses, ils voient les choses avec leurs yeux de banquiers seul une grosse rentabilité les intéresse, quant à certains, l’on m’a refusé de l’aide par manque d’expérience, forcément je viens d’avoir mon diplôme pour avoir le droit de créer ma société, mais si je ne peux pas exercer un jour, je n’aurais jamais d’expérience, heureusement j’ai pu compter sur le soutien d’autres personnes et de précieux conseil, comme le CISE de Vireux-Molhain, Le conseil général, le PLIE et d’autres acteurs privés aussi bien société que particuliers, c’est ce qui m’a donné la force de me battre contre vents et marées et de ne pas lâcher. Il est vrai que financièrement il a fallu couper et revoir nos ambitions à la baisse, mais au final c’est un mal pour un bien, ça m’a permis de redéfinir les choses et d’être plus raisonnable, plus sage. Quelque part toutes ces épreuves m’ont endurci et ce n’est pas plus mal, je remercie les personnes qui me font confiance et me soutiennent, quant aux autres, à moi de leur faire changer d’avis et de leur prouver l’intérêt de mes démarches. Je ne pars en guerre contre personne, je veux juste proposer aux gens des alternatives qui les concernent selon la situation locale et vivre honnêtement d’un métier qui me passionne.

M.Y: Lors de notre discussion préalable et même dans notre entrevue, je n’ai pu m’empêcher de remarquer un côté social dans votre discours, cela vient-il d’un vécu personnel?

C.B: En fait je suis issu professionnellement de ce milieu, j’ai longuement travaillé auprès de jeunes et je dois beaucoup aux entreprise pour lesquelles j’ai travaillé, j’ai toujours une pensée pour eux, aussi bien pour mes collègues que pour ceux dont j’ai eu la charge, même lorsque j’étais en congé, je ne partais pas en vacances, afin d’encadrer des centres de loisirs, j’adore ça ; il faut que je bouge constamment.

M.Y: Pourquoi ne pas avoir continué dans cette voie alors?

C.B: J’ai eu de gros bouleversements dans ma vie familiale, surtout à la naissance de ma fille atteinte de trisomie 21, à ce moment-là j’ai compris que je ne pouvais plus assurer un travail correct ; on ne peut s’occuper des autres lorsque l’on n’est plus capable de gérer sa propre vie. Il m’a fallu faire un point et aujourd’hui j’ai compris la voie que je devais suivre… Alors forcément, on ne peut changer sa nature, d’où mon discours ; aussi j’ai décidé d’œuvrer autrement en suivant et respectant mes convictions, en proposant un service adapté et répondant aux besoins de chacun.

M.Y: Un mot pour conclure?

C.B : Pas spécialement, si ce n’est que vous serez les bienvenus pour l’ouverture de notre société

M.Y: Je vous remercie d’avoir accepté de nous recevoir et je vous souhaite bonne chance et bon courage dans votre entreprise.

C.B : Je vous remercie de m’avoir permis de m’exprimer.

Interview de Molzer d’Ylian, Chroniqueur au Journal Le Mague

FCB

 

 

 

 

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Hommage à l’Adjudant de Gendarmerie Christian Robert


Crédit photo Marianne Fournier

Crédit photo Marianne Fournier

C’est le samedi 26 mars 1977 que Christian Robert entra dans ma vie, alors qu’il était Gendarme à la Brigade Territoriale de Fumay (08). Il était venu me rendre les honneurs, au nom de la Gendarmerie, à l’occasion de mon mariage et nous fîmes connaissance sur le parvis de la Mairie de Haybes.

Malgré un destin différent, nous arrivions à nous voir lorsque je séjournais dans les Ardennes, après mes nombreuses interventions et mes longs voyages professionnels. Toujours un petit mot pour rire, une colère légitime contre la connerie et des espoirs pour le lendemain. Christian était un boulimique de la vie et aussi un épicurien puisqu’il aimait les bonnes tables et la fête, comme tous les Ch’tis qui se respectent.

Sept ans plus tard, nous allions de nouveau être réunis. Je venais de demander mon affectation à la Gendarmerie de Rocroi et c’est lors de séances de tir au pistolet organisées par la Compagnie de Gendarmerie de Revin que nous nous rencontrions, le plus souvent, toujours dans ce bel esprit d’amitié et de complicité.

Christian continua sa brillante carrière, à la Gendarmerie de Givet. Il se retrouva Adjoint au Commandant de Brigade, avec le grade d’Adjudant, alors que je quittais définitivement l’Arme en 1986. Notre destin commun allait encore nous réunir, quelques années plus tard.

C’est en 2001, juste avant de prendre sa retraite, que Christian vint me trouver alors que j’étais Chef de la Sécurité au Centre d’Entraînement Commando de Givet. Il avait appris mon départ imminent sur Paris et souhaitait que je le recommande pour tenir le poste à ma place, ce qu’il fît.

C’est en 2011, dix ans plus tard, que nous nous sommes retrouvés, sur un réseau social, par l’intermédiaire de mon fils Frédéric. Nous échangions souvent car Christian intervenait sur les articles que je mettais en ligne ou sur les papiers que j’écrivais dans le Journal Le Mague.

Il y a six mois, Christian m’envoya un message privé pour me dire qu’il était atteint d’un cancer du pancréas.

Depuis, Christian est parti !

Alors bon vent, Mon Frère d’Armes et mon ami. Je n’ose pas penser à la prochaine rencontre que nous devrions avoir ensemble mais c’est promis, je demanderai mon chemin pour arriver jusqu’à toi en souhaitant que la bière soit fraîche et qu’on puisse encore déconner, Mon vieux Soldat !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Crédit photo Marianne Fournier

Crédit photo Marianne Fournier

 

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L’Ermitage Moulin Labotte est un paradis !


Ermitage Moulin LabottePCB2013

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/03/05/1972677_l-ermitage-du-moulin-labotte-a-haybes-sur-meuse-dans-les-ardennes.html

 

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« Un Deuil Majeur » par Fred CB


Mémère

Cela fait à présent dix huit ans,
De longues années, privé de ta lumière,
D’errances, de perditions et de calvaires ;
Ton absence est pour moi un perpétuel tourment.

Toi qui, comme ton propre fils, m’a élevé ;
Toi qui malgré ta chair mutilée par cette horrible guerre,
N’était que pur amour et bonté.
Douce rêveuse, la tête dans les étoiles mais les pieds sur Terre.

Tu continues malgré tout à me fasciner.
Par-delà la mort, continuant à me parler.
Tu as fait, et ce depuis ma plus tendre enfance,
A mon égard, acte de foi et de bienveillance.

A l’aube du centenaire de cet évènement,
Qui t’as couté ta sœur et un bras,
Je ne peux ne penser qu’à toi ;
Mon cœur s’emplit d’un triste sentiment.

Quelle force tu avais dans ton pardon,
Quelle tolérance, quelle humilité.
Ta sagesse, calmait les plus hauts et féroces tons,
Ta douceur parvenait même à apaiser, les plus excités.

J’espère que de là où tu es tu peux me voir,
Et qu’en aucun cas, je suis en train de te décevoir.
J’applique au mieux tout ce que tu m’as enseigné,
Être juste et bon ; et autant que possible, ne pas juger.

Mon plus grand regret est de n’avoir pu te dire au revoir,
Répondre à ta demande et ainsi exhausser ton souhait,
Mais vois à présent, que dans nos cœurs réside l’espoir.
Celui de cœurs réconciliés, même si imparfaits.

Ta disparition a été destructrice,
Mais aussi tout à la fois salvatrice.
M’apercevant ainsi que la vie était trop fragile ;
Pour rester sur des ressentiments bien futiles.

Il ne passe pas un jour où je ne pense à toi.
Nos éclats de rire et cette tendresse partagée.
Cette complicité qui restera à jamais gravée.
Dans ma mémoire, dans ma chair, tu seras toujours en moi.

L’on me dit, que je n’ai peut-être pas eu l’affection que je m’évertue à trouver.
Mais, il n’en est rien, c’est parce que j’ai connu l’amour absolu,
Que je m’efforce absolument à le recréer…
Mais hélas je ne peux que constater que c’est peine perdue.

Je ne sais toujours pas faire mon deuil…
Celui-ci est majeur…
Sans aucuns doutes est-ce la peur…
L’idée de t’oublier me fait trembler comme une feuille.

Pardonne-moi d’être si faible, tu devrais être libre dans cette lumière.
Dont tu fais partie, et qui aujourd’hui m’éclaire.
Tu vivras en moi, et en mes enfants, à l’infini.
Puisqu’au quotidien, tu continues à influencer nos vies.

Frédéric Chauveau-Beaubaton le 28 avril 2014 – à Haybes.

 
 

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« Le sens du goût » par Fred CB


FCB

J’ai perdu un sens, et non l’un des moindres, celui du goût.
C’est arrivé petit à petit, au début je pensais que c’était juste une passade.
Mais je me rendais vite compte que dans mon cœur il y avait un trou.
Un vide immense que je dissimulais derrière mes sourires, quelle piètre façade.

J’ai perdu tout d’abord le gout de rire
Puis très vite celui de rêver……
A quoi bon ne cessais-je de me dire.
Puisqu’en fin de compte, je restais seul à errer.

J’ai perdu le goût des grandes discussions.
Celles que je pratiquais avec une certaine passion.
Véritable défenseur de la veuve et de l’orphelin,
Je refaisais un monde où tout le monde se sentirait bien.

J’ai perdu le goût de m’amuser et de m’émerveiller.
Certainement à cause de cette vision si triste de la réalité.
Il suffit à quiconque de surveiller les actualités,
Pour très rapidement, se retrouver désenchanté.

J’ai perdu le goût du partage.
Celui que je défendais ardemment pourtant.
Dire que je m’évertuais à en faire mon adage.
A quoi rime-t-il dans un environnement aussi véhément ?

J’ai perdu le goût des longues veillées le soir.
Celle où j’échangeais avec une forte complicité,
Tous mes vœux, toutes mes envies, tous mes espoirs.
Difficile à suivre lorsque l’on est abandonné.

J’ai perdu le goût de chérir.
On ne peut y croire sans périr.
L’amour n’est qu’une chimère ;
Elle emmène chacun de nous en enfer.

J’ai perdu le goût de sentir
La vie n’est plus amère… elle est devenu fade
Pourquoi continuer à se mentir ?
Vu que tout ceci n’est qu’une pathétique mascarade.

J’ai tout simplement perdu le goût de vivre.
A quoi bon se démener contre vents et marées,
Lorsqu’on dérive comme un bateau ivre…
Je me sens si las…si fatigué…

Mon corps avance pourtant, mais le cœur n’y est pas.
Privé du goût merveilleux de toutes ces choses…
Tout ce qui m’entoure me semble tellement morose.
Seule raison qui me retienne, celle d’être papa.

Envie pourtant de m’évader de cette Terre qui n’a rien à m’offrir.
Envie à nouveau de ressentir des émotions autres que la détresse
Envie, c’est une évidence, de ne plus souffrir
De m’endormir, embrassé par la tendresse.

Point de promesses, juste la certitude.
Que j’arrive à me libérer de cette servitude,
Engendrée par mes sombres pensées …
Afin que la vie retrouve tout son intérêt.

Frédéric Chauveau-Beaubaton le 29 décembre 2013

 

 
 

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« La Lumière perdue » par Fred CB


FCB

J’ai perdu ma lumière, celle qui m’éclairait dans la nuit,
Douce Lueur qui illuminait ma vie.
Dans ces ténèbres choisis ne règne que l’ennui,
Je me cogne, je me blesse, je suis meurtri.

Je me suis, bien malgré moi détourné de son éclat,
Quelle énorme erreur ai-je fais à ce moment-là.
Je suis comme un navire sans phare en pleine tempête.
Priant pour la revoir, son souvenir trotte dans ma tête.

Ô douce lumière où es-tu ?
Je ne cesse de crier son nom.
Sans elle je suis totalement perdu.
Je ne peux m’accorder de pardon.

Cela fait si longtemps que je me suis égaré,
Et pourtant je me rappelle son intensité,
Sa bonne humeur, sa chaleur emplissaient mon cœur.
Cela suffisait amplement à faire mon bonheur.

Que m’a-t-il donc prit, d’ainsi me détourner ?
Me condamnant, me faisant prisonnier.
Je n’ai pu lui dire adieu les yeux dans les yeux.
Et m’abreuver une dernière fois de ce sourire merveilleux.

Tel Orphée j’irais jusqu’en enfer pour la retrouver.
La mort elle-même et les diables, je suis prêt à braver.
Dans le brouillard ou le Tartare, je n’aurais de cesse…
De la retrouver j’en fais ici la promesse.

J’ignore si un jour nos âmes se retrouveront…
Mais je l’appelle de mes vœux,
Chaque jour, je lève pour cela mon regard vers les cieux
Pour qu’à nouveau, je l’espère, nous nous sourirons.

Ni la vie, ni le temps, ni la faucheuse ne sauraient m’enlever ;
Tout cet amour qu’elle m’a apporté.
Toute cette énergie dégagée pourtant par son corps meurtri.
Cette passion, cette affection, cette tendresse infinie.

Frédéric Chauveau-Beaubaton le 24 décembre 2013

 
 

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Reportage Franco-Belge


Fifi
http://www.kizoa.fr/slideshow-maker/d5516572k9350743o1/mes-58-ans-en-belgique

 
 

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Un film sur Haybes la Martyre


Haybes

Haybes est, aujourd’hui, un joli petit village fleuri du département des Ardennes se situant à la sortie d’une boucle de Meuse, juste après la ville de Fumay et enserré dans une vallée bordée par les massifs anciens et une forêt de légendes.

Il y aura bientôt 100 ans, ce n’est pas si loin, Haybes était au cœur de la barbarie de ce que les historiens nomment la grande guerre, celle de 1914 à 1918.

A cette occasion, un film est actuellement en tournage au sein de la commune, pour retracer les heures les plus noires de l’invasion Allemande dans ce village martyrisé par des hordes de Uhlans. Cet hommage sera prêt pour les cérémonies du souvenir prévues en 2014.

Haybes en ruine Site JL ORO
Des atrocités y furent commises par des groupes militaires allemands armés, assoiffés de vengeance, de haine et de sang, totalement imprévisibles et incontrôlables, autant que parfaitement indisciplinés.

C’est sur la fin du mois d’août 1914, en plein été, précisément à partir du 24 et durant trois jours, que l’invasion commença. Un soldat allemand fut tué par un soldat français embusqué sur la rive faisant face au village. En signe de représailles, les civils allaient payer un lourd tribut, alors qu’ils étaient parfaitement innocents. Le village sera occupé durant tout le temps de cette guerre, après avoir été pillé et bombardé par l’aviation allemande. 60 habitants seront humiliés, avant d’être exécutés, et 600 maisons seront incendiées.

Des Uhlans, ces fanatiques sanguinaires autant que primitifs, n’hésitèrent pas une seconde à poursuivre femmes et enfants, à travers ruelles et jardins, voire à l’orée du bois. Ils ne tirèrent pas pour se défendre, face à une population désarmée et apeurée, mais juste pour le simple plaisir de tuer et de voir couler le sang, tels de véritables bourreaux et bouchers, sans une once de sentiment et sans l’ombre d’un regret.

Alors qu’elle se trouve près de son jardin, en compagnie de sa petite sœur Raymonde née en 1910 et âgée de 4 ans, Berthe Henry qui a 16 ans prend Raymonde dans ses bras et court pour aller se mettre, toutes deux, à l’abri. C’est à ce moment précis qu’un Uhlan épaule son fusil et tire en direction des jeunes filles. La balle traverse le bras de Raymonde, avant d’aller définitivement se loger dans la poitrine de Berthe, laquelle s’écroule avec sa sœur. Non content de son acte de lâcheté, ce soldat, sans valeur et surtout sans honneur, arrachera des bras ensanglantés de Berthe, le petit corps mutilé de Raymonde pour le jeter dans les orties voisines.

Un peu plus tard, c’est un Major Infirmier de l’armée régulière allemande qui découvrira l’enfant gisant, en la sauvant d’une mort certaine car Raymonde saigne abondamment et son petit bras est totalement brisé, au niveau le plus haut de son humérus. Quant à Berthe, elle décédera quatre jours plus tard, alors qu’elle avait été amenée jusque dans la ville voisine, à l’hospice Malcotte de Fumay.

Raymonde
Raymonde devra être amputée de son bras gauche. Mutilée, elle ne pourra être appareillée définitivement qu’après sa croissance. Outre sa blessure physique, elle portera en elle et toute sa vie durant une ouverture plus profonde, une souffrance qu’on ne peut totalement guérir et qui nous invite non seulement au respect mais surtout à ne jamais oublier les atrocités liées à la sauvagerie des Hommes.

Tombe par PCB
Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 
3 Commentaires

Publié par le 14/06/2013 dans Ardennes

 

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« Noires étreintes » par Fred CB


"Noires étreintes" - Poème de Fred CB

« Noires étreintes » – Poème de Fred CB

Elle ne fait aucune différence, aucune préférence;
Petits, grands, riches ou mendiants, faibles ou puissants
Elle vient nous cueillir sans même une simple révérence,
Dans notre tout dernier souffle, notre ultime tourment.

Moi qui me plaint sans cesse du manque de tendresse,
par trois fois elle est venue à moi la maudite bougresse.
Elle s’est alors penchée et tout en m’observant,
M’a susurrer à l’oreille pas maintenant, ce n’est pas le moment.

Si de sa première visite, je n’en garde aucun souvenir précis,
La seconde en revanche a renforcé ma Thanatophobie.*
Pas envers ma personne, mais pour les êtres que j’aime tellement
Je sais qu’elle peut me les arracher en moins d’un instant.

Cette sournoise voleuse, m’a déjà pris ce que j’avais de plus cher,
Me laissant alors un vide immense à la place du cœur.
Je sais que ceci est le lot de tous mes pairs.
Mais je ne saurais jamais faire le deuil de ce malheur.

Depuis ce jour, et malgré quelque joies bienvenues,
je reste seul à errer dans ce monde corrompu.
Mes amis, mes parents et enfants sont ce qu’ils me reste,
mais je sais que la prédatrice est traitre et nous cueille d’un geste.

Mais cette incroyable menace qui nous glace le sang,
N’est ni notre amie, ni notre ennemie.
Elle nous permet à chaque instant de nous sentir vivant.
Sans elle il n’y aurait donc aucun intérêt à la vie.

Nous ne sommes ici bas que de passage,
Nous l’ignorons mais elle nous enjoint d’être sage.
Profitons autant que nous le pouvons et n’ayons aucunes craintes,
car elle viendra quoi qu’il arrive, nous prendre dans sa noire étreinte.

Chérissons chaque instant comme s’il était le dernier.
Aimons-nous, si nous ne devons nous réveiller.
A quoi sert il de nous haïr, d’être intolérant,
Alors qu’elle se tient tapie dans l’ombre, s’en viendra surgissant.

Montrons nous comme elle, malgré ses noires ailes;
Ne faisons aucune différences, accordons notre pardon.
Nous sommes nés pour vivre, aimer, puis nous mourrons.
Alors avant de partir, déposons donc là toutes nos querelles.

Frédéric Chauveau-Beaubaton le 14 février 2013

*Thanatophobie: peur de la mort

 
 

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La Saint-Valentin, c’est au Moulin Labotte


Le Moulin-Labotte à Haybes (08)

Le Moulin-Labotte à Haybes (08)

 
 

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« L’oeil du mal » par Fred CB


L’œil du mal

L’œil du mal

L’humanité me désole de par sa bêtise, son intolérance, sa véhémence, sa méchanceté. Autant nous avons progressé technologiquement, autant les esprits restent et demeurent à l’âge des cavernes, tout est blanc ou noir, il n’existe, pour eux, aucune nuance.

On aime ou l’on n’aime pas. Nous sommes des gens droits ou des ordures. Il est tellement plus aisé de juger autrui que de se regarder soi même, tellement plus simple d’être médisant que de comprendre.

Que signifie pourtant le mot… humanité, si l’humanité elle-même n’est pas capable d’en faire preuve.

Certains se prétendent croyants mais oublient jusqu’aux enseignements les plus basiques et les choses importantes que les textes nous enseignent : Tolérance, compassion, pardon, altruisme… que celui qui n’a jamais fauté jette la première pierre, qui peut se prétendre à ce point vertueux et s’octroyer le luxe de juger ? Ceci ne nous appartient pas et encore moins quand nous n’avons pas toutes les cartes en mains.

Combien de gens pour la peine de mort, s’ils la veulent qu’ils l’appliquent et se salissent les mains eux-mêmes et qu’en cas d’erreur en portent la responsabilité… Rien n’a changé et ce sentiment navrant me donnerait presque envie de vomir, tellement il est puant de haine, d’extrémisme et d’étroitesse.

Si l’homme aspire à s’élever, il devrait déjà commencer par son esprit. A combattre de prétendus monstres, vous en devenez vous-mêmes…

Écrit par Frédéric Chauveau-Beaubaton, le 05 février 2013

 
 

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