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Archives de Tag: Belgique

Escapade à l’Auberge du Grandgousier de Mirwart


Il y a quelques années un Chroniqueur parisien de Journal Le Mague, avec lequel je déjeunais à Montmartre, m’avait consacré un article dans lequel il prétendait que j’étais un grandgousier et il n’avait point tort puisque j’aime faire bonne chère. Après un long périple breton, c’est en Belgique que votre Journal vous ramène et plus précisément dans le très mignon petit village de Mirwart près de Saint-Hubert, afin de vous faire découvrir cette jolie Auberge du Grandgousier.

Bien que n’ayant pas réservé alors que tout est retenu, la gentille patronne de l’établissement me déniche un bel emplacement près du bar et mon choix se porte sur le Menu du Promeneur dont le prix est raisonnable.

Le cadre est feutré et rustique, l’ambiance est chaleureuse et agréable, les nappes et les serviettes sont en tissus, la vaisselle est rutilante et il ne manque rien sur la table puisqu’on retrouve de jolies petites cocottes dont l’une contient du beurre fermier et l’autre du saindoux revisité et bien préparé avec du lard frit, de l’huile d’olive, du sel et du poivre en moulin et du pain tranché dans un petit panier d’osier recouvert d’une serviette pour préserver sa fraîcheur.

Le service en salle est assuré par les patrons, avec l’aide d’un homme jovial et très prévenant dont c’est le métier.

C’est sur un Vieux Porto, au goût subtil et légèrement madérisé, que je déguste de fabuleuses mises-en-bouche dont ce potage aux potiron et crevettes grises réchauffant les corps et les cœurs, cette bonne verrine aux brocolis et saumon fumé, puis une crème brûlée andalouse juste parfaite. Cela nous change de ce que certains établissements français nous proposent pour accompagner l’apéro.

En entrée arrive une épaisse tranche de terrine de foies de volailles aux copeaux de foie gras, magnifiquement goûteuse, avec un petit pot d’oignons confits, une tranche de pain toasté et une bonne salade bien fraîche.

Le plat est un filet pur de cochon ibérique aux girolles et pommes paille avec un assortiment de légumes préparés et superbement bons, puis une sauce succulente faite à base de fond de viande.

Le dessert est un Merveilleux glacé, aux fruits rouges, coulis de framboises et grains de chocolat noir. Ce dessert porte tout simplement bien son nom.

Un vin de Saint-Emilion accompagnera le plus agréablement du monde ce festin.

Impossible de quitter ce lieu magique, sans prendre un petit Armagnac Labaude.

Une bien Belle Maison que je recommande vivement.

Ecrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE

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Le Pont des Anges de Beauraing


Parmi les établissements de Flandre et de Wallonie, Le Pont des Anges de Beauraing reste une valeur sûre de cette belle gastronomie Belge, jusqu’à faire pâlir certains restaurants français ne sachant plus nous recevoir comme il se doit.

Souvent déçu par de prétendus gastronomiques de l’hexagone qui se laissent aller dans leurs assiettes manquant totalement d’originalité et surtout de générosité, en se croyant à l’abri derrière leurs dernières distinctions au Michelin ou au Bottin Gourmand, il est bon de se retrouver chez nos voisins Belges, au Pays de Tintin, tant pour se rassurer que pour vivre des instants magnifiques au Royaume du bien manger, du bien recevoir et du savoir-vivre.

Le Pont des Anges ne faillit pas à sa belle réputation puisqu’il a toutes les qualités requises pour nous étonner, et cela depuis notre tout premier passage en 2011.

Il nous semble même que le talent du remarquable Chef de Cuisine, Sonetra Uon dit Sony, va crescendo et que l’artiste devient un Maître en la matière.

Eddy Huysmans, le Patron, sait quant à lui recevoir ses clients avec son œil rieur voire légèrement espiègle et sa grande connaissance du vin. Sa Table est excellente, dans cette ambiance feutrée où il fait bon vivre, son établissement bien tenu, son service irréprochable et ses toilettes rutilantes.

Après un apéritif maison et quelques savoureuses mises-en-bouche bien loin d’être banales, nous partons sur un jambon-melon revisité avec de fines tranches accompagnées de mousse de jambon, de gelée au porto et d’un sorbet melon balsamique. Cette composition est agréable à l’œil et au palais, les fraîches saveurs sont exceptionnelles en même temps que goûteuses et le travail de présentation est soigné.

On nous propose de jolis petits pains dodus fait maison et notre choix se porte sur ceux à la truffe sur lesquels nous tartinons du bon beurre salé.

Le plat de résistance est un fabuleux filet de bar cuit au court-bouillon, accompagné d’une tombée de jeunes pousses d’épinards, d’une purée de crevettes grises et d’une mousse de citron vert. Le mariage de tous ces ingrédients est plus que sublime puisqu’il provoque, en bouche, une explosion de saveurs uniques. Le travail de ce plat est divin.

Enfin un assortiment de sorbets, présenté sur des fruits frais coupés finement, viendra clôturer le plus agréablement du monde ce merveilleux festin digne du Roi Philippe.

Un vin rouge de Bourgogne, Hautes Côtes de Nuit 2014 du Domaine Manuel Olivier, sera présent tout au long de ce bien agréable moment passé dans cette bien jolie Maison qui nous invite à y revenir.

Écrit par Philip Beaubaton

SITE LE PONT DES ANGES

 

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Halte gourmande en Belgique, à Rochehaut


En promenade sur la région de Bouillon, en Belgique, notre Journal décide de faire halte à Rochehaut et plus précisément à La Taverne de la Fermette qui est l’un des établissements appartenant à la famille Boreux, eu égard aux bons souvenirs partagés en ce lieu il y a quelques années.

C’est le grand Michel Boreux qui nous accueille, comme lui seul sait le faire autour d’une bière de Rochefort à la mousse élégante et aux reflets ambrés. Cet homme généreux possède une belle énergie, il circule entre les tables saluer ses fidèles clients et ceux de passage afin de demander si tout va bien.

Les mises en bouche arrivent, agréables et bien travaillées.

Puis vient le temps de s’attabler, pour la suite, devant trois gros morceaux de terrine ardennaise accompagnés d’un confit d’oignons, d’oignons grelots, de cornichons, de tomates, de salade et de pain toasté.

Le plat de résistance est, quant à lui, composé de deux énormes boulettes à la façon de la Mère Boreux présentées en cocotte de fonte avec une superbe sauce mijotée aux oignons et au vin blanc, thym et laurier. Salade, rata de poireaux, tomate provençale et bonnes frites belges servent de copieux accompagnements.

Nous terminons cet excellent repas par ce léger sorbet au citron vert et à la Vodka appelé Colonel.

La Table de Michel Boreux, tant ici qu’à l’Auberge de la Ferme, mérite le détour des gourmets gourmands d’autant qu’il y a, après le repas, de nombreuses activités proposées par cette jolie famille Boreux au sein de ce magnifique village ardennais fleuri qui pétille de vie à l’image de ses propriétaires qui ont su donner une belle âme à ce petit pays perché au-dessus d’une verdoyante vallée.

SITE DE MICHEL BOREUX

 

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Le Tout Simplement d’Anseremme


tout-simplement

 

Nous étions quatre amis, en ce dimanche soir de décembre, quatre à vouloir nous amuser, nous détendre et nous régaler en mangeant des huîtres autour de jolies bouteilles de vin blanc, choisissant de le faire en Belgique et plus particulièrement à Anseremme, près de Dinant, au restaurant «Tout Simplement».

L’accueil est des plus agréables et on nous place, à notre demande, dans un petit chalet chauffé par des braséros de terrasse. La décoration est soignée et la température monte vite, surtout après la dégustation d’une petite gourde de bienvenue contenant un rhum à la rose.

Huîtres de Bretagne plates et creuses, Gillardeau et petites huîtres du Japon constituent notre entrée. Un vrai festival de saveurs océanes, un voyage surprenant de fraîcheur et des odeurs envoûtantes d’iode, une vraie cure vivifiante, un plein d’énergie, un plaisir à l’état pur.

Le Tout Simplement est un bel établissement où il fait bon vivre le temps d’une escapade conviviale.

Poursuivant sur une jolie sole meunière pour ma part, mes amis optent pour une assiette de fruits de mer pour l’un et une fondue savoyarde pour les deux autres. On pourrait se croire, le temps d’un instant, à l’intérieur d’un chalet de montagne dans le film «Les bronzés font du ski», tellement nous rions de tout.

Le chaleureux patron Dimitri vient nous saluer aimablement, en nous montrant sa belle barbe. L’homme est un brin rieur et un peu moqueur, comme tout bon belge qui se respecte. Au niveau de sa cuisine, c’est un créatif qui nous présente de belles et goûteuses assiettes.

Nous nous attardons un peu à table, après les desserts, histoire de profiter de cet instant de grâce et d’amitié dans ce cadre original, au Pays de Tintin et du savoir bien vivre. La Belgique est, décidément, un parc d’attractions où le touriste est roi.

En résumé, le restaurant Tout Simplement est une Table sympathique dans une Maison bien décorée. Allez-y pour être certain de passer un excellent moment dans cet endroit où le mot client est presque synonyme d’ami.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DU TOUT SIMPLEMENT

 

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« Corps à corps » par Annette Canard


Annette

 

Dans l’ombre, je la devine prostrée,
Le menton reposant sur le bois sacré.
Un son triste masque son regard éteint,
Chevauche ses lèvres entrouvertes
Qui bercent ses premiers accords,
Ses premières cadences.
Soudain,
Une mélodie impétueuse fuse,
Telle un flot bavard déferlant sur nos vies.
Les cordes frémissent dans un supplice.
L’archet docile en émoi sculpte la voix de son violon
Un long sanglot broute et pille les cœurs en écoute.
Son autre posée sur son miroir rêve d’un violon dingue,
Accordé juste pour aimer.
Un archet qui caresse et ose,
Qui épuise, étourdit de folles notes
Pour expirer sous une avalanche d’applaudissements.

Annette Canard, le 14 juin 2016

Un texte dédié à mon amie Laurence P. de Soumoy

 

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« Le voyage inachevé – Une vie volée » par Annette Canard


Annette

 

C’était le premier jour du printemps,
Une saison pour s’éteindre à jamais.
Au travers les morts,
Des destins brisés,
Des alliances en deuil.

Des vides atroces emplissent les regards,
Des peines colossales saturent les esprits.
Aux travers ces cibles,
Des souvenirs qui résonnent,
Des aventures qui se soldent.

Parce qu’ils étaient là
Aux maudits endroits,
Aux ignobles moments.

Aux travers ces victimes,
Une déchirure
Entre une écrasante sensation d’injustice
Et le lourd fardeau de la fatalité.

J’ose immortaliser la trace
De ceux qui ont égaré leur vie,
Leur offrir un fragment de mon humanité
Pour étouffer toute la barbarie.

Je déshabille chaque portrait,
Ceux qui reflètent notre société.
Ces martyrs c’est nous,
Le deuil des proches,
C’est le deuil des belges.

Annette Canard, le 03 mai 2016

 

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« Couleurs du temps – Regards féconds » par Annette Canard


Sophie Neveux

Sophie Neveux

 

Je m’accroche aux épines qui percent mes aubes blafardes.
Prêtes à s’éteindre, elles s’attardent,
Me tendent leur piège chamarré d’histoires bavardes.
Leur éternelle revanche, sans répit, me bombardent.

Je peins les jardins de mon âme.
Ses lumières dansent et se pâment.
Ses feuilles font raisonner des venelles sans flamme,
Que le vent ravive sans blâme.

L’orangé sur ma toile héberge les épices dorées et mielleuses,
Butine les amants de marmelades prometteuses,
Éclabousse le soleil couchant de mes nuits de romance voluptueuse,
En fait l’emblème d’une Inde vertueuse.

La symbiose de mon rose,
Arrose ma féminité et son apothéose,
Sue la pêche des champs toute éclose,
Réveille les civilisations ancestrales écorchées qui m’indisposent.

Pour moissonner son jaune, j’étripe le tournesol
J’en tisse une topaze mordorée qui me console.
Cette teinte d’éveil qui siège la fleur me déboussole,
J’en réchauffe la pâleur du monde qui me désole.

Mon azur acclame,
La naïade qui brame.
Une exquise entrave sans drame
Dans la révolte de mon esprit qui s’exclame.

Mon rouge s’habille de passion,
Fruste mes raisons,
Allège mes ébullitions
Quand elles craignent de déplaire par trop de dévotion.

Mes élans sanguins cicatrisés qui me souillaient,
Reflètent mon violet,
Animent des guimauves sans reflet
D’une enfance évaporée qui veillait.

Je demeure accrochée au bout de mes pinceaux.
Les larmes qui nichent au fond de mon berceau,
Forment des rinceaux
Glissant dans mes doigts et enfantent tous ces jolis faisceaux.

Annette Canard, le 03 mai 2016

Je dédie ce texte à Sophie Neveux, pour sa peinture.

 

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« L’enfant de personne » par Annette Canard


Annette

 

Pour un bref moment d’amour,
Frêle, étourdi, passager d’un jour,
Elle se retrouve reniée,
Maudite et disgraciée.
Dans sa tête solitaire,
Elle piste sans trêve ses origines « calvaire »,
Épluchant les ressemblances,
Fouillant les alliances.
Elle aimerait rompre avec ses liens de sang,
Ne plus penser à cette semence fleurie dans ce ventre calomniant.
Rien ne cèle
Sa soif de savoir qui chancèle.
Son pinceau traîne sa peine,
Fend ce mystère sans aubaine.
Elle l’habille pourtant de couleur,
Pour gommer le faux pas ancestral sans cœur.
Ce bagage qui n’est pas le sien
Est une malédiction de ses demains.
Son âme dans une impasse,
Ses cruelles racines dans son vase,
Asphyxie sa vie,
Inonde son divin visage tâché de suie.
Cette ombre sans profil
L’accompagne partout dans sa détresse indocile.
Ses pensées la confinent dans le silence,
Sa honte se lit sur sa bouche en carence,
Dévalisant tous ses rêves d’enfant.
Cet instant si court, si innocent
Où son petit être
S’est désuni du cordon maternel pour naître,
La baptisé fille du ciel,
Enfant du néant sacrificiel.
Emmaillotée sans confort du X avec obligation,
Portant un bracelet sans blason,
Elle guette le cimetière de ces baisers,
Où ses espoirs sans écho naissent et meurent sans tisser.

 

Annette Canard, le 13 avril 2016

 

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« Sur le lit de fleurs noires » par Annette Canard


Annette Canard sur La Libre Gazette

 

Il y a des drames
Qui calcinent toutes nobles pensées,
Des hasards
Qui plombent tous élans,
Des réalités
Qui rendent immatures pour les braver.

Il y a des chemins
Qui évincent tous pas vers une quiétude illusoire,
Des berges
Qui manquent de larmes pour peindre le torrent du chagrin,
Des venelles
Qui refusent de sillonner dans le creux des yeux labourés.

Il y a des gens
Qui feuillettent sagement les ans de survivance,
Des êtres
Qui scellent les chapitres d’une odyssée fatale,
Des potes
Qui ruinent des souvenances glaciales.

Dans une lassitude funeste,
Tous les espoirs fiévreux laissent leurs cendres.
Je ne sais cueillir les mots pour exprimer l’inexprimable,
Je ne sais célébrer les notes pour consoler l’inconsolable.

Dans les lendemains dépanneurs
Tous les sentiers apaisants enchaînent les peines.
Rien ne bondi,
Rien ne s’évade.
Dans la tête
Tous les sérums pour éponger les mots qui saignent.
Des silences que la douleur fait fleurir,
Des silences pour maudire.

Dans les cœurs mutilés,
Tous les vaisseaux réclament du temps pour s’adoucir.
Faut rester debout,
Faut s’armer de courage.

Dans ces orages,
Toute mon encre fait pleuvoir sans grand espoir.
Demain le ciel peindra ton chemin souverain
Demain tu ne seras plus le même.

 

Annette Canard, le 05 avril 2016

 

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« La faim du monde » par Annette Canard


Annette

 

Le gris de fatigue et d’érosion
Éteint mon être.
Mais,
La lumière sévit dans mon regard.
La flamme qui s’y consume
Est
Farouche et pure.
Son ardeur est invincible.
Mon évasion sur l’archipel du verbe
M’offre un vagabondage rempli d’images.
Celles,
De clémence en friche
Et
De générosité en jachère.
Sur cet horizon crépusculaire
Où le ciel est bas,
Les nuages séquestrent les vivants sur un sol injuste,
Amputé d’humanité.
Ce décor nauséabond,
Où baignent des gueules sans foi, ni loi
Écorche ma poésie sauvage
Et
Renie l’humain dans l’inhumain.
Ma visée s’envole vers la clarté du salut.
Si la vie n’est plus que tempête, fougue et hargne
Tout est perdu.
Si l’humanité se fane
La menace,
C’est de la perdre à jamais.

 

Annette Canard, le 26 février 2016

 

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« La mercenaire du Gange  » by Annette


Annette

 

Là-bas,

Règne un duo d’empreintes

Celles du possible et de l’impossible.

Là,

Le pensable peut bondir partout,

Surgir à toute heure.

Là,

Le rêveur,

Le vagabond,

Se dérobent,

Errent captifs d’une flânerie à mi-chemin

Entre Illusion et réel,

Entre,

Mystère et clarté.

Tel,

En ces entrailles,

Le silence

Séquestre toutes les mélodies,

Renferme toutes les poésies

De tous les dialectes.

Sa voûte azurée,

Engrange dans ses brumes,

Aux multiples semblances,

Tous les hasards,

Toutes les épopées,

Toutes les rencontres,

D’où éclatent les orages

De tous les imprévus

Et De toutes les surprises.

 

Annette Canard, le 21février 2016

 
 

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Biographie Officielle du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli


Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

 

Le parcours du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli est bien loin d’être banal. Né il y a 49 ans à Villers-Semeuse, dans les Ardennes, rien ne le prédisposait à devenir le Gérant et le Chef de Cuisine remarqué, du célèbre restaurant l’Ermitage Moulin Labotte à Haybes-sur-Meuse (08), qui a fait l’objet de quelques articles sur le Web et dans la Presse dite papier, principalement dans le Figaro Magazine.

En effet Frédéric Pierangeli semblait s’orienter vers le Droit ou embrasser une carrière militaire.

Dans les années 1984, 1985 et 1986, il est surveillant à l’Institution Saint-Étienne de Châlons-en-Champagne où il s’occupe plus volontiers du soutien scolaire, de la culture, des loisirs et du sport au profit des internes. A côté, il effectue sa préparation militaire et sera affecté au 24ème RIMA (Régiment d’Infanterie de Marine) à Perpignan avant d’intégrer le 1er RSMA (Régiment de Service Militaire Adapté) à La Martinique, avec pour objectif principal l’aide au développement des Territoires d’Outre-Mer par l’éducation professionnelle et scolaire. C’est au bureau comptable qu’il est chargé de la formation professionnelle, tout en gérant les loisirs et l’éducation en qualité de Moniteur Sportif Militaire. En juin 1987, il est décoré de la Médaille de la Défense Nationale.

C’est à son retour en Métropole qu’il a l’opportunité de devenir le Gérant et le Chef de Cuisine de l’Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte. Là il va pouvoir faire ses preuves, dans ses multiples qualités. Grâce à son talent, son établissement est classé Restaurant de France et lui devient Membre de l’Académie des Arts de la Table, des Tables et Auberges de France, de la Confrérie Saint-Georges, du Sabre d’Or et d’Euro-Toques, comme Artisan-Cuisinier Européen depuis 2007.

Depuis plus de 25 ans qu’il est aux commandes de ce magnifique Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte, Frédéric Pierangeli a participé activement à la formation d’une bonne vingtaine d’apprentis tant dans le domaine du retour à l’emploi que pour les CAP et les BAC Pro. De nombreux stagiaires se sont retrouvés chez lui pour se parfaire dans les domaines les plus variés qui vont du service en salle à la gestion quotidienne du linge hôtelier, en passant par le dressage des tables, l’hygiène, la sécurité, la confection de menus et la confection de mets. Un de ses apprentis a même été jusqu’en ½ finale du concours des meilleurs Ouvriers de France qu’il a réussi.

Frédéric Pierangeli a, en outre, participé à l’accueil d’élèves du Lycée Professionnel Jean Moulin de Revin (08). On le retrouve à des conférences et des séminaires-découvertes du métier CHR (Café – Hôtel – Restaurant) en Belgique et dans le département des Ardennes.

C’est donc à juste titre qu’il a été récompensé en étant nommé au Grade de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques. Le Préfet des Ardennes, lui a adressé une lettre de félicitations, pour le remercier de son action en faveur de l’Enseignement et de la Formation.

 

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Marcel Gillot expose à Couvin


Crédit Photo : Gillot Marcel Photographie

Crédit Photo : Gillot Marcel Photographie

 

Une belle exposition en perspective et un talent à découvrir, celui de Gillot Marcel Photographie.

C’est à Couvin en Belgique, aux Forges de Pernelle, que ce photographe de talent vous présente sa collection « Inspiration Personnelle » qui aura lieu le 14 & le 15 novembre 2015.

De l’ombre à la lumière, du sombre au clair, ou comment, à travers l’objectif, immortaliser le temps…

Cet homme humble et affable n’hésite pas à remercier toutes les personnes qui, de près ou de loin, lui ont permis de réaliser sa future exposition.

Il a une pensée toute particulière pour ses Modèles comme Lina C., Élodie G., Jennifer G., Ludivine G., Valérie I., Justine M., Marina R., Céline S., Marie S., Noémie Z., car sans elle, dit-il, rien n’aurait été possible, sans oublier par un grand merci à Sophie Point qui a su sublimer le beauté des modèles citées plus haut.

Qu’est-ce que le style « Inspiration Personnelle », me direz-vous ? C’est l’Art de faire des portraits photographiques rapprochés, en noir et blanc, de vedettes ou de personnes qu’on veut mettre en avant dans un scénario proche du cinéma d’antan, en mettant leurs traits et expressions en valeur tout en jouant sur l’éclairage, jusqu’à magnifier le modèle.

Marcel Gillot, dont le parcours est bien loin d’être banal, est attiré par ce type de travail qui révèle non seulement son goût pour cet Art mais également toute la sensibilité de sa personnalité profonde qui consiste à mettre toujours en avant les autres et à s’occuper d’eux. A ce degré de générosité, Marcel Gillot est un humaniste et un homme de cœur.

Ce photographe est passionné par ce qu’il fait et il se donne à fond, comme il sait le faire dans l’Art Culinaire qu’il enseigne ou dans la course à pied qui est, pour lui, un besoin de s’évader en allant puiser toutes les bonnes énergies de Dame Nature.

Par son exposition à venir, Marcel Gillot n’a pas fini de vous surprendre… Alors faites-lui la surprise d’aller le découvrir de toute urgence !

Crédit photo Marcel Gillot

Écrit par Philip Beaubaton

 

Gillot Marcel Photographie

Chemin des Soldats, 31

5660 CUL-DES-SARTS (Belgique)

Tél. 04.74.63.52.38

 

VOIR SON SITE

 

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La Fermette de Falaën en Belgique


La Fermette

La Belgique est, décidément, ma seconde patrie sur le plan culinaire. Vous y découvrirez des Tables merveilleuses autant que surprenantes, dans une atmosphère bon enfant, avec un service impeccable, des mets délicatement élaborés et des présentations soignées.

Avec mes deux amis spécialistes en hôtellerie-restauration, dont une Éducatrice et un Chef de Cuisine, nous décidons d’aller nous attabler, pour un dîner sympathique, au restaurant La Fermette de Falaën en Belgique.

Le village de Falaën est situé sur la commune d’Onhaye, Province de Namur en région Wallonne. En empruntant une jolie petite route de campagne, nous sillonnons à travers vieilles maisons, vallons, fermes et champs, avant de rejoindre cette ancienne bâtisse rénovée posée au bord d’une ruelle entre fleurs et verdure.

Sarah Bohet nous accueille avec un authentique sourire et nous place sur sa belle terrasse faite de pierres, sous une tonnelle qui nous protège des derniers rayons de ce fort soleil d’été.

Apéritifs et amuse-bouches se laissent allègrement déguster, pendant que le Chef de Cuisine Michaël Vancraeynest nous concocte Le Sans Soucis, un menu « Bib Gourmand » convenant à chacun de nous trois.

L’entrée se compose d’un tartare de daurade au granité de gin tonic, citron vert et chou-fleur. L’ensemble est frais mais manque un peu de saveur et une tombée de gingembre, un soupçon de coriandre ainsi qu’une pointe de vinaigre balsamique pourraient largement rehausser l’ensemble pour lui donner plus de caractère car la daurade crue est toujours fade.

Pendant que Pauline et Frédéric partent sur une entrecôte de bœuf grillée au feu de bois sauce béarnaise, accompagnée de pommes de terre au four et d’une salade, je décide de m’aventurer sur de la plume de porc ibérique avec sa mousse de carotte fane et sa réduction orange-romarin. Toutes nos viandes sont goûteuses et la cuisson est bien maîtrisée.

En guise de jolie conclusion, le dessert du Chef tourne autour de la fraîcheur de myrtilles en baies et en sorbet, avec de la crème.

Un bien bel endroit à découvrir !

SITE LA FERMETTE

 

 

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Hostellerie Gilain à Liroux en Belgique


Gilain

Quitter Paris, pour se retrouver sur les hauteurs de Dinant en Belgique, est non seulement un vrai bonheur mais également un art de vivre ailleurs et de décrocher, ne serait-ce que deux ou trois jours.

C’est à l’Hostellerie Gilain que je retrouvais enfin mes amis, pour un authentique partage, un moment exceptionnel de convivialité dans la joie et les rires, autour d’une belle et bonne Table.

Ici la cuisine est bonne, le service raffiné, la table bien dressée et l’endroit feutré.

Comme il faisait beau, c’est donc en terrasse que nous décidions unanimement de nous installer pour un apéritif gourmand, avant de passer à table.

Le Chef Alain Gilain cuisine à l’instinct et surtout avec son cœur. Tout est fait en cuisine, même le pain et les mignardises. Les saveurs exceptionnelles viennent d’un vrai savoir-faire à partir de produits locaux.

Tout ici est savoureux, de l’entrée au dessert et l’on s’occupe bien de vous, sous l’œil attentif voire bienveillant de Madame Gilain.

Le savoir-vivre à la belge est un pur délice et certains restaurants français feraient bien de s’en inspirer car le client attend d’être agréablement surpris, tant par le service que par ce qu’il a dans son assiette. De la haute gastronomie avec le sourire, la générosité, l’ouverture d’esprit et le respect. Ici, Chez Gilain, on a le temps de prendre son temps, tout en se délectant.

Nous décidons d’opter, à l’unanimité, pour un menu « Fin Bec » comprenant :

Deux entrées de poissons dont :

Des filets de solette saveurs estivales et panna cotta d’aubergine, vinaigrette de salicornes.

La sébaste rôtie basilic-tomates fraîches et ail rôti.

Le plat de résistance est composé d’un duo de dodine de caille et foie d’oie sur pêche caramélisée et pain perdu brioché.

Enfin arrive le carembert de Jambjoule (sorte de camembert carré) sur sa salade croquante au coulis de « pas de bleu » et pomme verte

ou bien le dessert qui est un marshmallow aux mûres et groseilles rouges.

SITE HOSTELLERIE GILAIN

 

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Exposition à l’Auberge de la Ferme à Rochehaut


GM

Depuis deux ans, Nicole Crasset et Ghislaine Mollet exposent leurs œuvres chez Michel Boreux, à l’Auberge de la Ferme à Rochehaut en Belgique, plus précisément à La Chèvrerie. Il faut dire que Michel Boreux, Chef de Cuisine et Chef d’Entreprise, a le don pour découvrir les talents artistiques et rendre toujours plus beau son joli petit village ardennais.

Pendant que Nicole Crasset présente ses créations de poteries et de céramiques, Ghislaine Mollet nous fait découvrir ses peintures abstraites ou figuratives. Outre la Belgique qui est son Pays d’origine, Ghislaine expose beaucoup en France et à Paris et elle a obtenu de nombreux prix lors d’expositions ou de salons.

affiche vernissageEn plus d’un passage qui s’impose chez Patricia et Michel Boreux, tant à l’Auberge de la Ferme qu’à la Taverne de la Fermette, vous pourrez prendre le temps de flâner pour découvrir les œuvres de Nicole et Ghislaine du 11 juillet au 23 août 2015, entre 10 heures et 19 heures. Quant au vernissage, il aura lieu le samedi 18 juillet 2015 entre 16 et 19 heures.

Mais nos deux artistes ne s’arrêtent pas là, puisqu’elles animent des stages de peinture, de poterie et de céramique, en Belgique  et en France pour Ghislaine et uniquement en Belgique pour Nicole, aussi bien pour les débutants que pour les confirmés.

Flyer - Stages -expo - Ghislaine Mollet - Nicole Crasset  ROCHEHAUT 2015Nicole Crasset est née à Bouillon en Belgique. Après un très riche parcours en céramique et expositions en Belgique ainsi qu’à l’étranger, elle s’adonne à l’aquarelle en 2010. Elle a puisé son art de l’aquarelle par l’enseignement des maîtres contemporains en aquarelle figurative tels qu’Odette Feller, Roland Palmaerts, Ghislaine Mollet, et c’est Nicole B qui l’initie à l’Abstrait. Son parcours de céramiste et sa vision du monde ainsi que son caractère la conforte pour travailler l’abstrait. Après l’apprentissage, la production, elle danse avec des couleurs puissantes, sa gestuelle énergique l’emmène vers un univers singulier de puissance.

Ghislaine Mollet est originaire du Mont-de-L’Enclus dans le Hainaut, en Belgique. La passion du dessin, de la couleur, de la lumière l’accompagne depuis toujours. Ses maîtres du figuratif, Odette Feller, Roland Palmaerts, Jeanine Gallizia et Nicholas Simmons, l’ont amenée à travailler sa vision du figuratif par une traduction plus abstraite, expressive en émotions et en couleurs et se forme auprès de Nicole B. son travail abstrait est réfléchi, structuré.

Pourquoi l’aquarelle, tout simplement parce que l’eau peut être terrifiante, apaisante, elle vaut son pesant de grâce et de transparence, elle est magique, transporte le peintre, transforme, celui ou celle qui sait s’en faire complice. Sans respect, humilité, complicité et travail, l’aquarelliste n’est rien devant elle et telle est sa devise.

Pour s’améliorer, il faut sans cesse se remettre en question, apprendre, progresser, oser aborder de nouvelles approches ou techniques.

 

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Pour visiter le Site de l’Auberge de la ferme, cliquez ICI

 

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Un « Accueil Motards » au Moulin Labotte


Moulin façade

Il se passe toujours des évènements, au Moulin Labotte à Haybes dans les Ardennes, entre la France et la Belgique.

Frédéric Pierangeli, maître des lieux et maître queux sévissant aux fourneaux de l’Ermitage Moulin Labotte, a voulu ouvrir son bel établissement au plus grand nombre. Il l’avait déjà fait, en accueillant cyclistes et randonneurs, puis il s’est dit que les chaussures de marche et les bicyclettes n’étaient pas incompatibles avec les Harley Davidson et les Goldwing qu’il recevait pour ce week-end de la Pentecôte.

Plaque Accueil Motards

Une plaque « ACCUEIL MOTARDS » vient d’être apposée à l’extérieur, près de l’entrée de l’hôtel-restaurant, sur la façade de son moulin qui date du 18ème siècle. Les motards auront aussi l’opportunité d’abriter leurs « chevaux de fer » à l’intérieur d’une superbe grange que Monsieur Pierangeli met gracieusement à disposition, pour ses clients à deux roues dont les machines rutilantes doivent être protégées de la rosée du matin.

Garage à motos

Côté hôtel, que de changements, à l’Ermitage Moulin Labotte, avec la réfection des chambres, peintures et salles de bain. Des choix de bon goût et des coloris très tendance.

Chambre 5

Côté restaurant, en plus des menus traditionnels du terroir ardennais inventifs et revisités tous les mois, Frédéric Pierangeli crée la surprise avec deux jolis menus à 20 et 15 euros qui permettent un accès à toutes les bourses, même à celles qui étaient impressionnées par le cadre, n’allant pas jusqu’à pousser la porte de cette bien belle Maison posée au cœur de la forêt ardennaise, dans un calme olympien régénérant où ruisseau et petits oiseaux chantent en parfaite harmonie. Quant aux clients de l’hôtel, ils n’auront plus besoin de ressortir pour aller prendre leurs repas à l’extérieur.

Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

Avec Lysiane, la nouvelle correspondante de notre Journal pour la région Est, nous venons de tester le menu du mois de mai.

Lysiane

Les agapes sont d’essence quasi divine.

Le foie gras aux pointes d’asperges vertes est fait maison. C’est un pur bonheur pour les yeux et les palais délicats, ainsi qu’une invitation au voyage dans le Sud-Ouest pour les papilles gustatives.

Foie gras

Le feuilleté de boudin blanc forestière est un vrai festival de goûts et de senteurs du terroir ardennais. Une assiette qui fleure bon les sous-bois chargés de légendes des Dames de Meuse et des Quatre Fils Aymon, avec des notes merveilleuses qui éclatent et persistent en bouche.

Les Saint-Jacques sur fondue de poireaux procurent un bonheur incommensurable et sont le résultat d’un heureux mariage entre la mer et la terre. Tout cela sur un joli vin de Fleurie.

Enfin la soupe de fraises révèle quelques secrets des jardins de notre enfance, avec des notes très fruitées et superbement envoûtantes dans lesquelles on imagine la présence d’une tombée de menthe blanche pour venir rehausser le tout.

Soupe de fraises

Une cuisine goûteuse et osée, des assiettes surprenantes de générosité, des associations exceptionnelles, du talent, des mariages de couleurs et de saveurs, une poésie gastronomique à l’intérieur de compositions artistiques.

Des casseroles jusqu’au service en salle, tout est magnifiquement orchestré sans être théâtralisé.

Il faut noter l’aide précieuse quoique très ponctuelle d’Eric aux fourneaux, lors du coup de feu, avec son joli savoir-faire à la belge, son sourire et sa bonhomie, ainsi que son travail qui correspond bien à l’attente du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli.

Une mention spéciale également à Samantha, pour son professionnalisme à nous servir en salle, son sourire et sa discrétion nous changent des comportements intrusifs des personnels de certains établissements parisiens. Il faut dire que Samantha est à bonne école, sous la gouverne de Eugénia, même si elle nous paraît parfaitement autonome… Puisqu’elle sait aussi servir seule et nous faire goûter le vin.

Article et photos Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir le nouveau Site du Moulin Labotte en cliquant ICI

 

 

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Chez les Boreux on est heureux !


Rochehaut 2015 by PCB

Quoi de mieux que de se retrouver en Belgique, à Rochehaut près de Bouillon, pour se ressourcer dans ce petit village fort sympathique dédié au tourisme et à la gastronomie.

En déambulant dans les ruelles où il fait bon vivre, il arrive parfois que vous croisiez un grand gaillard brun au physique de star et à l’allure d’un pilier de rugby, vêtu d’une veste blanche, c’est le Chef de Cuisine Michel Boreux. Si vous le saluez, il viendra vous serrer la main et bavarder quelques instants avec vous car ici vous êtes sur son domaine et le client est, pour lui, un roi.

Son restaurant L’Auberge de la Ferme étant fermé le mardi, c’est donc à la Taverne de la Fermette qu’il fallait se restaurer.

Cet établissement vient d’être récompensé par un « Bib Gourmand 2015» du Michelin, preuve du savoir-faire de Michel Boreux et de son équipe dont le Chef français Michel qui sévit aux fourneaux de la Taverne et qui viendra me saluer à table, en me demandant si tout va bien car ici on vous sert avec amabilité et sourire.

Michel Boreux est bien connu des belges via son émission de télévision « Table & Terroir » dont le studio d’enregistrement se situe dans les caves de la maison familiale de Patricia et Michel Boreux.

C’est Patricia Boreux qui m’accueille à la Taverne et on m’installe dans près de la fenêtre, non loin des cuisines.

Ardennes Mai2015 060

Une bonne bière locale, Cuvée de Rochehaut, participe à m’ouvrir l’appétit.

Boreux 1

Je choisis de commencer ce repas par des queues de gambas gratinées sauce tomate et poivrons.

Boreux 2

Un porcelet fermier cuit au four, avec sa sauce moutarde à la crème et ses croustillantes frites belges, se révèlera être d’une saveur exceptionnelle.

Boreux 3

Un Colonel arrivera à point, pour clôturer cet agréable moment de gastronomie du terroir ardennais.

Boreux 4

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton.

Pour voir le Site de la Taverne cliquez ICI

 

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« L’amour en miette » par Annette


L'amour en miette

L’océan de mes peines

Se brise sur des récifs

De refus et de silence,

Rend son clair de lune veuf d’étoiles.

 

Son écume sucre mes lèvres

N’absout ses baisers feints.

Leurs vertiges

M’offraient la floraison de rêves secrets.

Mon corps se plisse sous ce pénible fardeau.

La pluie de mon regard

Noie mon âme loyale,

N’apaise mon être avide de son étreinte.

 

J’implore sans espérance,

Les saisons de peine pour qu’elles s’effacent

La colère lumineuse pour dorer mon esprit

L’oubli radieux pour soulager mes démons.

 

Cette nuit mes ailes de désespoir

Se posent sur le lit d’un autre.

Elles étouffent les braises de leurs baisers,

Libèrent des lendemains désenchantés.

 

Ma chair se froisse

Sous le poids de ce bouclier sans providence,

Calcine mes pensées

Ancrées dans sa victoire.

 

Viendra un soir,

Où je la gracierais

Elle fera de mon corps

Une caresse d’ivresse.

 

REFRAIN

Mes mains se tendent vers

Cette colère de haine

Pour celle qui porte mon amour.

Mes mains se fâchent

De cueillir ses mensonges,

Se cabrent devant ces flammes de calvaire

Qui ne sont que tourments.

 

Écrit par Annette Canard, le 12 mai 2015

Chanson dédiée à mon ami Philippe Chauveau-Beaubaton qui a perdu sa muse.

 
 

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« Sous le voile du Djihad » par Annette


Sous le voile du Djihad

Des fourmis sur mes lèvres se querellent mon mélo.

Mes espoirs assassinent le fleurissement de la face du monde,

Mes rêves cisèlent les consciences

Y gravent en éternelles couleurs,

L’inexorable mécanisme de la folie humaine.

J’unis la splendeur d’une Afrique immortelle

A la stupidité d’une croyance invasive

L’errance intime

Se dilue dans une sauvagerie collective.

Des guerriers tourmentés,

Au cœur sanguinaire,

Sèment la mort,

Dans des vies paisibles et clémentes.

Leur manque d’âme

Fait de leur croyance frelatée une persécution.

Sur ce sol pacifique,

Leur intrusion rampante,

Féconde une soumission vitale.

La solidarité du reste du monde

Face à tant d’atrocités,

Est assassinée

Par le flot de sang d’ailleurs.

Ces échos de chaos

Se heurtent,

Se confondent

Et

S’égarent.

Confusion et oubli

Se noient

Dans la marée incessante de massacres.

L’impuissance s’épanouit,

Laisse le goût d’une Europe assiégée.

Cette violence platonique

Banalise le mal

Vaccine,

Et

Immunise les cœurs.

Un regard trop réclamé se clos,

Un visage trop embrumé se tari

Mon encre prétend

Rendre les larmes aux citoyens du monde.

Ma plume les prend par la main

Pour les emmener vers

Ces destins

Brisés par des croyances souillées qui menacent le monde.

 

Annette Canard, le 30 avril 2015

 
 

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« Frontières des espoirs » par Annette


Frontières des espoirs

Mon regard butine le monde et ses turpitudes.

Il se gave dans la maigreur et s’enivre d’inquiétude.

La bourse des humbles s’allège

Sous l’emprise de la sobriété qui les piège.

La fêlure se cimente

Dans le repli qui l’agrémente.

 

REFRAIN

Ouvrons nos fenêtres sur le monde

Gonflons nos visions pour qu’elles soient fécondes.

Attisons le vivre ensemble

S’exclure n’est point raisonnable.

 

Dans cet horizon asphyxiant

Un ballet funèbre aux sons terrifiants

Tend le miroir d’un peuple refoulé, forcé au voyage.

Ces héros sans visage

Diffusent des paillettes puissantes

Sur une mer terrifiante.

 

REFRAIN

Voiles et sel

Dans les missels

Scellant les mémoires d’ici pour là-bas

Dans l’au-delà.

 

Méditerranée,

Eau aiguillonnée,

Par l’appât du gain

Qui se goinfre d’odieux navires assassins.

Malheur à toi,

Intrépide migrant aux abois.

 

Une indifférence assourdissante

Drape les grèves de dépouilles bouleversantes.

L’absurdité d’ériger une muraille d’interdits,

Répudiant l’alliance d’autres savoirs pleins d’esprits,

Font naître en moi des frissons pénitentiaires.

Quel sinistre cimetière.

 

Carcasses de misère enlacées,

Coques de fortune ensablées

Clament leur tragédie.

L’écho du soleil sur cet empire d’agonie

Ressuscite pour un bref instant cette folie.

 

Depuis Ulysse,

Les mythes ne sont faits que de voyages plein d’artifices.

Dresser des frontières aux marrées humaines

C’est comme se rendre au ciel munis de chaînes

Y accrocher un écriteau

Halte aux oiseaux.

 

Annette Canard, le 30 avril 2015

 
 

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« Out of the night » by Annette


Toile d'Isabelle Demay

Toile d’Isabelle Demay

Sensible aux bruits de ce siècle,

Je reflète le silence de son éternité.

Ses jours sanglants,

Ses massacres commis par des admirateurs d’un certain Dieu,

Me laissent invaincue.

Mon cœur,

Apôtre de la bienveillance n’a nul repos,

Sa boussole veille.

L’émotion qui y germe,

Sous des toiles poignantes,

Chassent la contagion,

Bannit l’empoisonnement

De ces courtisans.

J’en défends l’âme humaine,

Celle qui limoge le sommeil de la conscience.

Former l’unité dans les drames,

Convie le soulagement,

Hèle l’apaisement.

Là,

S’épanouit notre appartenance.

Notre Nature

Se reconnecte sous ces pas solidaires.

Le terreau de la cruauté

S’enrichit du petit être sans alliance.

Si la souffrance le souille,

Il rêvera de faire gémir.

Aucun génocide,

Aucune crucifixion d’enfants,

Aucune profanation de chairs,

N’est justifiable,

N’est négociable,

N’est pardonnable.

La vie est sacrée

Et nul ne peut « toucher » à la vie des autres.

Le monde enfante

Des êtres en souffrance,

Des êtres sans esprit.

Le rôle de chacun est de nourrir ces âmes en perdition.

 

Annette Canard, le 29 avril 2015

 
 

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« Quand les barrages séduisent l’Eau d’Heure » par Annette


Annette

Entre Froidchapelle et Cerfontaine

L’eau braie comme un’fontaine

J’y gaze avec m’dégaine

Pour noyer m’migraine

Y ronfler com’un’baleine

 

Dans m’dos l’noirceur

Cerfontaine dans l’lueur

Ce coin-là c’est m’porte-bonheur

M’douleur s’y fait douceur

Ça m’rend gai com’ l’pinson dans les premières chaleurs

 

Entre l’vert et l’bleu

Je n’sais où poser mes yeux

J’attrape l’vélo de mes aïeux

J’boute l’feu aux pneus

En doublant un vrai péteux

 

Entre l’Dame des lacs,

L’Super des fagnes dans m’bivouac

L’Chimay bleue dans m’estomac

Quai mic mac

Avec l’ressac

 

Dans l’cime des arbres j’fais m’tour

M’jambe en abat-jour

Un maudit vautour

S’perche su’ m’casquette en velours

Pince m’oreille pour m’faire des mamours

 

J’m prends pour Indiana Jones

Je nage, plonge, skie, galope com’ un’amazone

Collé à l’selle com’ l’silicone

L’bonheur ça s’prône

Sans aumône

 

Pour faire l’chic coq musclé

J’m’mets au windsurf pour appâter un’beauté

Au mitan tout trempé

L’crocodile à mes trousses m’culbute sans pitié

J’bois un’tonne de flotte sans roter

 

Un’belle sirène com’sentinelle

M’agrippe aux aisselles

M’chair ruisselle

J’rêve au paradis m’gazelle

Demain planterais co su’ l’sable m’ombrelle

 

REFRAIN

On ira tous tous tous

Aux barrages de l’Eau d’heure

Tous tous tous

Explorer ses splendeurs

Tous tous tous

S’enivrer d’eaux d’bonheur.

 

Annette Canard, le 21 avril 2015

 
 

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Gillot Marcel Photography, le studio belge en vogue !


Crédit photo GM Photography - Gillot Marcel

Crédit photo GM Photography – Gillot Marcel

En 1991, la toute première fois que notre journal a rencontré Marcel Gillot, il était le Chef des Cuisines du Home l’Albatros qui accueille des adultes, hommes et femmes, handicapés mentaux en Belgique.

Depuis, Marcel a parcouru un sacré bout de chemin et il nous raconte son parcours atypique qui l’a conduit de l’Art Culinaire jusqu’à l’Art Photographique.

PCB : Bonjour Marcel, peux-tu raconter à nos lecteurs le cursus artistique d’un épicurien passionné par les belles et bonnes choses ?

GM : Cuisinier en restauration classique française de formation, je me suis orienté par la suite pendant plus de 14 ans dans la restauration de collectivité. Par la suite, je suis retourné à l’enseignement depuis 1998. Ado, j’ai fait de la photo noir et blanc, développement et tirage. Les années passent et en 2000, j’ai acquis mon premier réflex avec pour objectif à l’époque de faire des photos. Les années passent et je m’aperçois qu’avoir une voiture de course dans les mains et ne passer que la première n’est pas très utile. Je décide de suivre des cours du soir en photographie et après deux ans de cours, on peut dire que le déclic pour le portrait s’est fait. Après un reportage sur la personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer, la critique explose dans le sens positif. Pas mal de personnes soulignent que ma façon de prendre l’individu en photo retrace sa vie. Je me suis ensuite testé au paysage, la photographie sportive, la nature morte, la macro, etc. mais je ne me suis jamais épanoui dans ces différents domaines. A la naissance de ma petite fille, je peux dire que c’est là que j’été fait pour photographier le portrait et je crois que c’est là que je m’éclate. En extérieur, mais surtout en studio c’est là que je laisse aller ma créativité, je crois que la photographie est de peindre avec la lumière et le studio. Ensuite, les choses ont voulu que je photographie des femmes avec un parcours assez particulier. Le fait de faire un shooting est une thérapie pour elle. Le fait de se mettre à nu devant l’objectif au sens figuré comme au sens propre lui permet de reprendre confiance en elle. Il y a toujours une grande préparation en amont. Avant de commencer, il y a toujours un échange entre le modèle et moi, c’est la clé de la réussite. Ce genre de shooting devrait être remboursé par la sécurité sociale. Je me doute que ce genre de photo peut choquer certaines personnes mais mon objectif est de sublimer la beauté de la femme. Malheureusement il y a encore à notre époque certaines personnes qui sont limitées au niveau artistique et qui ne regardent pas plus loin que le bout du nez. Tous les photographes ne sont pas des pervers. Quand je réalise un portrait, la première question qui me vient à l’esprit est que cette photo je l’afficherais dans mon salon si la réponse est oui je shoot et si c’est non je ne déclenche même pas.

PCB : As-tu déjà refusé un shooting ?

GM : La réponse est OUI car entre l’art et la pornographie, il y a une frontière que je ne veux pas franchir et que je ne franchirai pas. J’ai trop d’amour propre pour ma femme, mes filles et ma petite fille. Je sais que je ne suis qu’un petit artiste mais je veux que plus tard, l’on dise de moi « Dans le fond ce mec-là il a fait de superbes photos ».

PCB : Le mot de la fin est pour toi, Marcel !

GM : Pour le futur je vais me mettre à la photo style Harcourt en lumière continue… tout un programme !

Interview et rédaction Philippe Chauveau-Beaubaton

Photographie Marcel Gillot

Site de GM Photography

 

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Au pays des miroirs


Au pays

Fusionnant avec mes paysages nocturnes,

Je m’enchevêtre dans ses lumières fascinantes venues de l’espace.

Un paradis pour une plume en liberté,

En vibration parfaite avec son sol.

Au plus profond de la nuit,

Je couche la danse des chouettes qui s’échappe,

S’effiloche dans l’air et se dilue dans les ténèbres.

Plus bas,

Mon p’tit ruisseau d’eau laiteuse s’ouvre sur des horizons fascinants.

Ses cascatelles dénouent leurs longs cheveux d’eau

Que le vent caresse et souffle en tous sens.

Mon regard s’y reflète,

S’accroupit,

Tant ses tourbillons hurleurs sont vibrants.

J’y formule un secret qui dérive avec l’envie de prendre le large.

Son échappée est étouffée par les flots

Qui le chassent sur la berge où il s’échoue et s’évanouit lentement.

Une lumière divine s’impose à travers les lourds nuages obscurs,

Ses rayons lumineux peignent des falaises au loin,

Donnent des teintes à mon paysage,

Vallée sauvage où la voûte dessine ses contrastes.

Seule,

Dans cet univers,

J’enchaîne les mots,

Allume les étoiles.

Les belles éclairent le ciel translucide qui tait les détails,

Tel,

Un strip-tease derrière un voilage.

 

Annette Canard – Décembre 2014

 
 

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