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Archives de Tag: Gastronomie

Julien Doupeux, de L’Auberge, sait nous régaler


Le Chef de Cuisine Julien Doupeux

Julien Doupeux est un jeune Chef de Cuisine très prometteur, s’exprimant merveilleusement bien à L’Auberge de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan. Il est une grande fierté pour cette belle Maison de référence, dans cette magnifique région bretonne.

Son identité et sa signature culinaire s’affirment avec force. Il est étonnant, surprenant même, tant par le choix de ses produits que par la composition très artistique de ses assiettes. Il se perfectionne, d’année en année, à force de recherche et de persévérance dans son travail. C’est un passionné passionnant !

L’accueil est assuré, en salle, par Claire Doupeux. Cette femme, au sourire franc et radieux, sent bon la joie de vivre. Claire travaille sur tous les postes, tant en salle qu’en cuisine où elle n’hésite pas à aller seconder efficacement son mari, lorsque cela s’impose.

A noter également la présence de l’élégant Alexandre Larvoir qui a beaucoup de classe et devrait aller loin dans le parcours qu’il suit. Son contact, avec le client, est de haut niveau.

Nous retrouvons, avec grand plaisir, le sommelier très professionnel Mathieu qui choisira nos vins durant tout le repas. Quel bonheur, également, de revoir au service la jeune et sympathique Maurine.

Après un Américano Maison et de jolies mises-en-bouche, nous décidons de partir sur un Menu Confiance concocté par le Chef, avec un accord mets et vins.

Le festival gastronomique commence par une jolie promenade, pleine de fraîcheur, dans le Jardin de Julien, sur un verre du Domaine Maby 2016 lequel fera chanter les cigales au fond de cette belle assiette.

Vient ensuite un duo de langoustines, à la fois croustillantes et fondantes, avec une succulente sardine fraîche. Un harmonieux mélange qui nous conduira, en pensées, vers les profondeurs océanes, sur un verre de Saint-Peray 2014.

Arrive, majestueusement, un filet de Saint-Pierre à la cuisson parfaite, rehaussé par son sublime jus de veau corsé. Une alliance culottée valant son pesant d’or, avec un verre de Morey Saint-Denis 2013.

Un joli ris de veau bien dodu, travaillé à la perfection, un abat divin qui s’avérera être angélique… Comme si le Chef Doupeux avait déposé, au fond de son plat, un petit morceau de paradis en somme, avec un verre de Pessac-Léognan 2010.

Une somptueuse tranche de rôti de filet de bœuf, cuite à basse température et délicatement fumée, vient combler agréablement nos plus bas instincts carnassiers en fondant sur la langue, jusqu’à ravir notre palais en le flattant de ses belles effluves.

Une grande assiette de fromages merveilleux sonne déjà l’arrivée des desserts.

Des fraises de Saint-Goustan, avec sorbet et crumble, viennent rafraîchir notre bouche en beauté, sur un verre pétillant de Cerdon.

Un joyeux mariage, de figues fraîches et de chocolat, viendra à point en servant de fin gourmande pour un grandgousier, sur un verre de La Croix Chaptal 2009.

C’est Claire Doupeux qui, à la fin de repas, viendra me demander de la suivre en cuisine, ce qui est un privilège en même temps qu’un grand honneur, me permettant ainsi d’aller saluer le Chef Julien et de le féliciter pour son superbe travail.

SITE DE L’AUBERGE

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Étape à Ermitage Moulin Labotte, dans les Ardennes


Notre Journal est revenu à Haybes, au Moulin Labotte et n’a pas été déçu.Que de changements, depuis notre passage en 2015. Ce superbe Hôtel-Restaurant, situé au cœur même de la forêt, a beaucoup évolué, bien que dirigé par un homme omniprésent et seul aux fourneaux.

Les abords sont coquets et fleuris, les haies bien taillées, le parking entretenu tout comme les emplacements pour les vélos et les motos. Quant à la toute nouvelle terrasse couverte, elle permet aux clients de prendre leurs repas à l’extérieur et près du ruisseau lorsque le temps le permet.

Le Chef Frédéric Pierangeli est, contrairement à l’expression, au four et au moulin. Il est cependant secondé, dans ses multiples tâches, par sa famille.

Le service est toujours impeccable et rondement mené. La jolie salle du restaurant, où est posée la roue crantée du mécanisme permettant de produire autrefois l’énergie nécessaire à ce lieu, est toujours un décor merveilleusement poétique pour un déjeuner ou un dîner près de l’âtre, entre poutres et poutrelles, pierres et ardoises ainsi qu’une belle décoration d’intérieur.

Les chambres, de cet ancien moulin du 18ème siècle, ont été entièrement rénovées. Des volets roulants ont été posés à toutes les fenêtres de l’établissement.

Le bar est bien achalandé, la carte des vins surprenante et l’assiette toujours copieuse ainsi que bien soignée dans sa présentation. Les sauces sont savoureuses, les viandes extraordinaires et tout, de l’entrée au dessert, est élaboré et cuisiné au Moulin. Le menu change chaque mois, avec trois entrées froides, trois entrées chaudes, trois plats et trois desserts. La cuisine du terroir ardennais est souvent à l’honneur.

Enfin, un tout nouveau Site Internet a vu le jour. Simple d’accès, il permet aux clients anglais, allemands et néerlandais de découvrir un menu ainsi que les tarifs des chambres dans leurs langues respectives.

Ce Moulin Labotte est un endroit propice à la rêverie où il fait bon se poser pour se ressourcer en pleine nature, tout en effectuant un joli voyage sur les belles idées culinaires de ce Chef inventif qu’est Frédéric Pierangeli.

A découvrir sans plus tarder !

VOIR LE SITE DE ERMITAGE MOULIN LABOTTE

 

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Halte gourmande en Belgique, à Rochehaut


En promenade sur la région de Bouillon, en Belgique, notre Journal décide de faire halte à Rochehaut et plus précisément à La Taverne de la Fermette qui est l’un des établissements appartenant à la famille Boreux, eu égard aux bons souvenirs partagés en ce lieu il y a quelques années.

C’est le grand Michel Boreux qui nous accueille, comme lui seul sait le faire autour d’une bière de Rochefort à la mousse élégante et aux reflets ambrés. Cet homme généreux possède une belle énergie, il circule entre les tables saluer ses fidèles clients et ceux de passage afin de demander si tout va bien.

Les mises en bouche arrivent, agréables et bien travaillées.

Puis vient le temps de s’attabler, pour la suite, devant trois gros morceaux de terrine ardennaise accompagnés d’un confit d’oignons, d’oignons grelots, de cornichons, de tomates, de salade et de pain toasté.

Le plat de résistance est, quant à lui, composé de deux énormes boulettes à la façon de la Mère Boreux présentées en cocotte de fonte avec une superbe sauce mijotée aux oignons et au vin blanc, thym et laurier. Salade, rata de poireaux, tomate provençale et bonnes frites belges servent de copieux accompagnements.

Nous terminons cet excellent repas par ce léger sorbet au citron vert et à la Vodka appelé Colonel.

La Table de Michel Boreux, tant ici qu’à l’Auberge de la Ferme, mérite le détour des gourmets gourmands d’autant qu’il y a, après le repas, de nombreuses activités proposées par cette jolie famille Boreux au sein de ce magnifique village ardennais fleuri qui pétille de vie à l’image de ses propriétaires qui ont su donner une belle âme à ce petit pays perché au-dessus d’une verdoyante vallée.

SITE DE MICHEL BOREUX

 

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La Table du Pays, c’est fini !


Il y avait du monde, en ce jeudi 6 juillet 2017, à La Table du Pays d’Hargnies, pour dire au revoir à Marie-Jo Garand qui ferme les portes de sa belle auberge après 21 ans d’exercice.

Cependant, il restera des chambres et une table d’hôtes pour les passagers.

Marie-Jo rappela son parcours, avant de lever son verre à l’amitié et de remercier ses personnels puis les acteurs locaux ainsi que les télévisions et journaux qui se sont intéressés à sa jolie Maison comme notre Journal, auquel elle ajouta une anecdote qui fit rire l’assemblée et votre serviteur (puisqu’il s’agissait de moi).

En février 1996, elle ouvrait son restaurant traditionnel ardennais, en proposant une succulente cuisine de terroir, dans le but de faire découvrir les secrets culinaires que nos grands-mères savaient nous concocter sur le coin de la cuisinière à bois et à charbon assurant ainsi la promotion de son beau village d’Hargnies juché sur les hauteurs des massifs anciens là où les hivers sont rudes.

Européenne avant l’heure elle se fichait pas mal des frontières et sa cuisine était ouverte à tous les voyageurs de passage.Son accueil était généreux, souriant, authentique.

Ne travaillant qu’avec des produits de saison, elle se faisait un plaisir de régaler nos papilles gustatives en devenant l’étape incontournable du tourisme gastronomique ardennais.

Quant à nos chers écoliers, ils ont eu la chance exceptionnelle de connaître l’éducation au goût, puisque Marie-Jo avait eu  très bonne idée de créer la cantine du village au sein de son établissement.

Alors bonne retraite Marie-Jo avec ton Denis qui est ton mari et aussi cet élégant monsieur qui savait nous servir et plaisanter avec nous.

Profitez-en bien nous ne vous oublions pas !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Le Goutillon de Chantilly


C’est dans la très belle ville princière et équestre de Chantilly que notre Journal a décidé de faire étape, en cette veille du 1er mai, et c’est au restaurant Le Goutillon que nous décidons de prendre place à table.

La devanture est celle des restaurants d’autrefois où il faisait bon vivre, avec un côté sympathique de Bouchon Lyonnais. Dès qu’on entre, on se retrouve dans cette ambiance des bistrots montmartrois d’antan avec le bar à gauche et la salle de restaurant du bas étroite et toute en longueur où trônent banquettes rouges et chaises en bois, puis un accès à l’étage et aux sanitaires bien propres.

L’accueil sympathique est assuré par deux jeunes femmes et la patronne est également à l’ouvrage notamment pour aller choisir le vin avec elle au bar dans de jolis casiers dignes d’un caviste. Nous optons pour un Château la Rivalerie 2010 au nez intense qui oscille entre le pain grillé et les fruits noirs. Quant à la bouche, elle est à la fois boisée, fruitée et soyeuse.

Le menu ardoisier nous est proposé, pendant que nous prenons l’apéritif. Il manque, quand même, cruellement d’amuse-bouches, ce qui est dommage.

L’établissement fait le plein rapidement, tant en bas qu’à l’étage, ce qui est bon signe. Nous nous retrouvons rapidement, comme au Bouillon Chartier, avec des voisins de banquette et de table que nous ne connaissons pas, ce qui est assez amusant.

C’est, visiblement, le restaurant le plus fréquenté de Chantilly. Au bar, un homme de belle allure déguste un verre de Chardonnay pendant qu’il converse avec la patronne en évoquant, avec élégance, la personnalité d’Eric Woerth qui est le premier Magistrat de cette ville.

Notre choix d’entrée se porte sur deux belles et généreuses tranches de foie gras accompagnées de pain brioché  bien toasté et d’un succulent confit d’oignons.

Arrive ensuite un auguste pavé de lotte à la cuisson parfaitement maîtrisée sur un beurre blanc goûteux et les épinards, qui ne nous tentent guère, font place à des pommes vapeurs.

Le pain est à la fois croustillant en même temps qu’excellent, c’est de la baguette livrée devant nos yeux quelques temps plus tôt.

Le dessert est une très bonne mousse au chocolat présentée dans un petit pot en verre à faire les conserves d’autrefois.

A découvrir !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

LE GOUTILLON

61, rue du Connétable

60500 CHANTILLY

Tél. 03.44.58.01.00 ou 09.62.53.79.74.

PAGE FACEBOOK LE GOUTILLON

 

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Une sublime étape au Château de la Tour


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Quelle belle « Maison », ce restaurant du Château de la Tour à Chantilly !

Vous pouvez venir à n’importe quel moment de l’année, l’accueil est toujours très agréable et grandement professionnel, quant à la « Table », elle reste une des meilleures du département de l’Oise.

Ici, nous sommes vraiment dans un château et bien au calme… Une belle manière de se ressourcer entre nature, confort et spécialités culinaires.

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La carte et les menus sont variés, les plats proposés sont autant goûteux que raffinés et les assiettes superbement décorées, quant aux cuissons elles sont parfaitement maîtrisées, les saveurs sont subtiles, les effluves des sauces travaillées et montées au beurre révolutionnent nos nez imparfaits en venant titiller nos nerfs olfactifs de bien belles manières. L’art culinaire prend ici tout son sens, puisque chaque élément vient s’imbriquer dans une véritable composition artistique et authentique.

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En cette journée de juillet, après une belle coupe de Champagne et une jolie mise en bouche à la betterave rouge Chantilly, mon choix s’est arrêté sur le «Menu Cantilien», à 50 euros.

En entrée j’ai choisi un croustillant de tartare de daurade parfumé au Tobiko, sommités et purée de brocoli… Une pure merveille pleine de couleurs, de saveurs et une présentation soignée.

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Vient ensuite une soupière lutée de joue de veau confite et ses petits légumes craquants et là nous ne sommes pas loin du divin. Une viande fondante et goûteuse, sous un merveilleux lutage savoureux et doré au jaune d’œuf.

Un trio de fromages pour lequel j’opte sans salade.

Et pour conclure sur une note sucrée, une belle assiette de fruits frais de saison sous une palette au chocolat doré et sa brume à la vanille Bourbon qu’un serveur, alchimiste d’un instant vient arroser d’un liquide qui se transforme en un joli brouillard aux senteurs de l’Île de la Réunion.

De jolis petits pains frais sont servis tout au long du repas. Nappes et serviettes sont en tissus et la formule de vins au verre est plus que satisfaisante.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

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Pour voir le Site du Château de la Tour, C’est ICI

 

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Ô Relais de la Côte à Gouvieux


Crédit photo page Facebook de Ô Relais de la Côte

Crédit photo page Facebook de Ô Relais de la Côte

Vous entrez ici dans une coquette petite auberge qui ressemble à une bonbonnière aux couleurs sobres mais de bon goût. Un détour via les toilettes, dès votre arrivée, vous permettra de constater la bonne tenue de l’établissement. Les banquettes seraient confortables, même sans les coussins et les dossiers ajoutés. Sets de tables sympathiques et serviettes en tissus sont de rigueur.

L’accueil est sympathique, le Banyuls est un vrai délice et l’amuse-bouche bien que surprenant, au départ, s’avère goûteux et tendre puisqu’il s’agit d’un morceau de bœuf mariné à la sauce soja et coriandre. Viendra ensuite un velouté de carottes.

Plusieurs possibilités vous sont offertes, au niveau du menu. Cependant votre Chroniqueur Gastronomique s’est plus volontiers attardé sur une formule mets et vins au verre bien pensée et qui évite de se retrouver seul avec une bouteille.

L’entrée est un Saumon d’Écosse label rouge fumé et sa gaufre à la chantilly noire (encre de seiche et pointe de raifort) avec une salade de roquette bien assaisonnée, sur un verre de Pinot Gris. Les tranches sont généreuses et épaisses. A noter que ce poisson est fumé par les soins de l’établissement.

Le plat est un Filet de Lotte anis-gingembre et fenouil confit, sur un verre de Graves. Trois filets correctement rôtis et parfaitement frais permettent de voyager sur des saveurs océanes. Le fenouil amène une note anisée qui se marie parfaitement avec le poisson, cependant ce légume rend de l’eau et il serait de bon ton de le remplacer par un flambage au Ricard avant de crémer la sauce pour lui donner plus de tenue et d’onctuosité.

Une jolie petite planche à découper servira d’assiette généreuse pour quatre morceaux de fromages classiques, sur un verre de Chinon.

De mignons et dodus petits pains tièdes, confectionnés « Maison », sont proposés tout au long du repas (campagne et céréales).

Pour conclure une mousse au chocolat craquante m’emmènera dans les contrées de mon enfance car il est bien rare de trouver une qualité gustative à ce dessert qui est souvent un grand raté mais là, il faut bien l’avouer, nous sommes dans l’excellence et proche de mon dessert préféré confectionné autrefois par ma mère.

Un café « Ristretto » permettra de s’attarder encore un peu dans cette belle Maison à découvrir.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Crédit photo page Facebook de Ô Relais de la Côte

Voir le Site de Ô Relais de la Côte ICI

 

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St Valentin 2015 au Moulin Labotte à Haybes


Menu Moulin

 

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Saint-Sylvestre 2014 au Moulin Labotte


moulin

MENU NOUVEL AN 2014

 

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« La Reine Jeanne de Fanny Rey » par Gilles Pudlowski


Fanny Rey

Lire l’article de Gilles Pudlowski

 

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L’Ermitage Moulin Labotte est un paradis !


Ermitage Moulin LabottePCB2013

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/03/05/1972677_l-ermitage-du-moulin-labotte-a-haybes-sur-meuse-dans-les-ardennes.html

 

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La Passerelle de Portivy


Portivy

Endroit pittoresque, autant qu’inoubliable, à Saint-Pierre-Quiberon dans le Morbihan, La Passerelle est un très bon restaurant dont les baies vitrées donnent sur ce joli petit port abrité de la Côte Sauvage, avec vue imprenable sur le grand large.

La salle se situe à l’étage, avec accès en ascenseur pour les personnes à mobilité réduite. L’endroit est très prisé et il est impératif de réserver, afin de ne pas avoir à attendre.

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L’accueil est sympathique et plutôt bon enfant. Les plats sont généreux et bien cuisinés. Il existe ici des accents d’autrefois, lorsque les pêcheurs rentraient et que leurs femmes préparaient tout ce que la cale du bateau contenait de poissons et de crustacés. Il règne, en ce lieu, un goût d’authentique et de terroir breton nous ramenant vers nos souvenirs d’enfance et les mets savoureux qu’on pouvait nous servir au Pélican de Landévant, sur la route de Lorient.

Une gentille serveuse vient souvent voir si vous ne manquez de rien et vous ramène du bon pain frais, sans même avoir à le quémander.

Quant à la note, elle est grandement raisonnable.

Il vous faudra goûter au tartare de bar et ses divers accompagnements, au Saint-Pierre au beurre blanc avec riz, girolles et pois gourmands, à la fameuse aumônière au fromage du curé avec cerises griottes, salade, betteraves et carottes, sans oublier le dessert comme la panacotta aux fruits rouges.

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Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Crédit photo Jean-Louis Mathot

La Passerelle
9, Quai Saint-Ivy
Portivy
56510 SAINT-PIERRE-QUIBERON
Tél. 02.97.30.93.23

 
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Publié par le 24/10/2013 dans Bretagne

 

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Michel Boreux et L’Auberge de la Ferme


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Michel Boreux est un Chef de Cuisine très connu, tant à la télévision belge où il intervient souvent qu’au-delà du Royaume de Belgique, puisque de nombreux touristes fréquentent ses établissements dont la très réputée Auberge de la Ferme à Rochehaut, non loin de la ville de Bouillon.

Affable et souriant, il est cependant taillé comme un roc. Sa réputation culinaire n’est plus à faire puisqu’il s’est construit un empire à la force de ses idées novatrices, de ses casseroles, de ses mains et de sa sueur, autour de ses fourneaux.

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Dans son joli petit village, il ne fait cependant pas l’unanimité car jalousies et mesquineries diverses y sont plus présentes que dans les villes et les grandes métropoles où le désir d’entreprendre, ainsi que la réussite y sont salués comme des actes de courage.

Il ne faut quand même pas oublier que Michel Boreux est le patron d’une conséquente entreprise locale et qu’à ce titre, il est à l’origine de la création de nombreux emplois, dans une région défavorisée et largement atteinte par le chômage.

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Patricia Boreux, sa femme, ainsi que leurs trois enfants Eloïse, Jordan et Arnaud, participent à la bonne marche des différents établissements malgré leurs études.

Patricia et Michel Boreux

Il existe, dans ce sympathique village belge de Rochehaut, une vraie diversité concernant le tourisme et la restauration. Tout ici a été étudié, par la famille Boreux, pour votre plus grand bonheur et votre confort, du repas au repos en passant par les loisirs. Pas moyen de trouver l’ennui, tout en découvrant le calme d’un séjour inoubliable.

Le complexe touristico-gastronomique des Boreux, outre l’Auberge de la Ferme, s’étend sur plusieurs hectares. Tout y semble possible, comme dans un rêve et cette famille Boreux a tout mis en oeuvre pour que vous puissiez le réaliser, selon vos moyens et vos envies du moment. Plusieurs formules sont à votre disposition, du week-end en amoureux à l’hôtel, jusqu’à la location d’un gîte en famille ou entre amis, en passant par la sortie familiale sous les yeux ébahis des enfants découvrant les diverses espèces du parc animalier, à bord du train touristique.

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Mais revenons-en à l’Auberge de la Ferme et à son accueil digne des meilleurs palaces. Dès votre arrivée, vous êtes pris en charge et si vous souhaitez prendre l’apéritif vous pourrez le faire dans un salon confortable où l’on vous amènera carte et menus, le temps de faire votre choix tout en vous désaltérant et en grignotant divers zakouskis très élaborés. On viendra même vous chercher, dès que votre table sera prête et vos choix enregistrés.

À table, le service est parfait et rien n’est laissé au hasard. Tout est frais et superbement bien cuisiné. Michel Boreux et les siens ont fait de cet endroit, un véritable paradis de la gastronomie, à des prix tout à fait raisonnables.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Site de l’Auberge de la Ferme http://www.aubergedelaferme.com/auberge_fr

BoreuxCrédit photo des paysages : PCB

Crédit photo des personnes : Facebook de Michel Boreux

 
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Publié par le 20/10/2013 dans Belgique

 

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L’Auberg’ine de Sandrine Larvoir et de Nicolas Legrand


Sandrine Larvoir-Legrand

C’est à Sainte-Anne d’Auray, dans le Morbihan, que nous avons eu le plaisir de tester L’Auberg’ine dont on nous parlait tant et là, il faut avouer qu’il est impossible de sortir de ce bar à vins en étant insatisfait.

Auberg ine

Elle a de qui tenir, cette Sandrine Larvoir-Legrand et on retrouve en elle tout le savoir-faire et le savoir-être de ses parents, lesquels exercent leurs talents à L’Auberge, belle et incontournable Maison connue des fins gourmets et autres gastronomes.

L’Auberg’ine n’est pas un banal bar à vins comme on en voit fleurir un peu partout aujourd’hui. Le vin est un produit noble et il est utile de s’y connaître pour pouvoir parler des différents terroirs et de la vigne, avant de le conseiller en accord parfait avec les mets proposés.

Outre sa formation de sommelière, on sent bien que Sandrine aime profondément le vin et paraît intarissable lorsqu’elle l’évoque.

L’Auberg’ine est également un très bon restaurant mais il faut dire que Nicolas Legrand, le mari de Sandrine, a été à bonne école durant sept années auprès du père de Sandrine qui n’est autre que le très grand Chef Jean-Luc Larvoir qui a su régaler le Pape Jean-Paul II, comme il sait ravir les papilles de celles et ceux qui ont le bonheur de fréquenter sa belle Table.

C’est d’ailleurs à l’initiative de Jean-Luc Larvoir que L’Auberg’ine a été créée en 2012.

Sandrine accueille, conseille et vante les vins de petits producteurs qui valent la peine d’être mieux connus. Cette femme est un vrai tourbillon, elle va de table en table, débouche les bouteilles, sent les bouchons, évoque le vin comme on parlerait d’un tableau de maître, plaisante, virevolte, se renseigne sur la satisfaction de chacun. Sandrine est une bretonne, une vraie de vraie, solide et toujours debout tel un menhir, s’en allant puis revenant aussi vite que la marée, belle comme l’écume si blanche de la Côte Sauvage et vivifiante comme le vent du large.

La cuisine est goûteuse et tous les produits du terroir morbihannais proposés sont frais puis élaborés dans les cuisines communes de L’Auberge et de L’Auberg’ine, par le Chef Nicolas Legrand, ce qui est une vraie garantie pour le consommateur.

L’ambiance est excellente, la cuisine est raffinée tout en restant simple. Le seul petit bémol est que L’Auberg’ine est pleine à craquer, alors que nous sommes venus un lundi, et qu’il est impératif de réserver pour être certain d’avoir une place… Ce qui prouve également que cette jeune table promet !

Nous avons pu apprécier le croustillant de crabe avec ricotta et gaspacho, la papillote de poissons avec poireaux et pommes de terre et sauce curry, les fraises marinées et son sabayon vanille-citron, le far tiède à la pistache myrtille et son sorbet onctueux au lait Ribot.

EntreePlatDessert

Choisissant la formule vin au verre, j’ai opté pour un verre de vin blanc Muscadet «Terre de Pierre» et un verre de vin d’Anjou rouge «Entre Copains».

Site de L’Auberg’ine : http://www.restaurant-aubergine-56.com/

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

PCBcrédit photographique Jean-Louis Mathot

 
 

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Le Procope de Saint-Germain-des-Prés


Crédit photo PCB 2013

Crédit photo PCB 2013

Au cœur du Paris historique et vivant, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, se trouve campé, depuis plus de trois siècles, ce splendide établissement qu’est Le Procope.

Depuis le coin de la rue de l’ancienne comédie, votre œil est irrésistiblement attiré par cette maison bleue. Cette devanture ne ressemble à aucune autre et il vous semble, soudainement, effectuer un voyage dans les couloirs du temps.

À l’approche de cette élégante maison, depuis le pas de porte, vous remarquez, à travers les fenêtres et la porte vitrée, que l’ambiance intérieure paraît aussi feutrée que celle des palais de la république. Le lieu, luxueusement décoré, est également superbement éclairé.

Vous pénétrez dans l’espace réservé à l’accueil et là, en plein émoi, votre imaginaire se réveille. Votre mémoire navigue sur les effluves du passé, en traversant des fragrances d’antan. Vous revoyez belles dames et beaux messieurs du passé, artistes et écrivains, s’engouffrer dans le ventre chaud de ce magnifique endroit au cadre raffiné et presque muséal.

N’ayant pas réservé, le personnel m’accueille cependant avec beaucoup d’élégance et le Chef de Rang me conduit à une superbe table dotée d’une moelleuse banquette, à côté d’une fenêtre donnant sur la rue. Un serveur sympathique, vêtu à l’ancienne, vient me proposer la carte que je consulte en dégustant un merveilleux Champagne.

La cuisine est celle d’une brasserie traditionnelle, sans véritables surprises. En ce qui me concerne, j’opte pour le plat du jour qui est une demi-langouste cuite à la parisienne et accompagnée d’un risotto aux champignons et copeaux de parmesan frais et fondants. Le tout, très copieux, est un pur délice que j’accompagne d’un Pommery Brut. Je clôture ce moment d’exception, sur une savoureuse tarte faite maison, avec des fraises gariguettes, divinement parfumées et délicatement sucrées.

L’endroit vaut bien qu’on s’y attarde un peu.

écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Le Procope c’est ICI

 

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«Le Lapin Sauté» de La Courneuve


La Courneuve souffre, parfois injustement, d’une mauvaise réputation et il y a, dans cette ville, quelques endroits bien sympathiques, n’en déplaise à une certaine Presse mal informée qui n’ose pas venir constater sur place que la vie est également présente ici, de peur de s’y faire couper la gorge, comme quoi les idées reçues ont la peau dure !

A deux pas du terminus de la ligne de métro n°7, en sortant de la station «La Courneuve – 8 Mai 1945» et en vous dirigeant à pied vers Le Bourget, vous remarquez soudainement une façade qui attire votre œil et dont l’enseigne indique «Le Lapin Sauté», ce qui fleure déjà bon la cuisine d’autrefois.

Je me souviens, à la dérobée, des odeurs de mon enfance, lorsque ma mère mettait la viande de lapin à rôtir, en ajoutant des oignons et de l’ail qui roussissaient doucement pour devenir le lit porteur de ce mets, sans véritable saveur, s’il n’est pas bien cuisiné. Le déglaçage, au vin blanc et au bouillon de viande, réduit et monté au beurre frais, embaumait toute la maison d’une senteur qui torturait déjà mes papilles, comme pour m’appeler à table avant l’heure.

La devanture du restaurant pourrait nous faire penser à celle de certaines brasseries parisiennes, avec leurs légendaires figures d’écaillers qui ouvrent les huîtres à la vitesse de l’éclair, tout en racontant quelques galéjades. L’intérieur nous convie dans une auberge plutôt feutrée. La salle principale, donnant côté trottoir, est avenante. Cependant, les rideaux ont été jaunis par le temps et auraient besoin d’être remplacés. Les toilettes sont propres, avec un bémol sur la poubelle, côté hommes, dont le couvercle ne se soulève pas à l’aide de la pédale à pied.

L’homme qui m’accueille est visiblement très professionnel, sachant être à la fois avenant et réservé, mais surtout à l’écoute du client.

L’Américano maison est un pur délice, vraiment préparé au bar.

Le prix des deux menus reste raisonnable, à la seule condition de ne pas être tenté par les huîtres car il en vous coûtera un supplément de 3 euros pour 6 huîtres, ce qui fait 50 centimes d’euro par huître fines de claire n°3 cependant bien pleine et goûteuse. Ce système de supplément est parfaitement détestable, parce qu’il limite le choix et nous fait passer dans la catégorie supérieure, si on se laisse tenter. Mieux vaudrait afficher un menu à 30 euros, au lieu de 28, ou alors enlever les sélections proposées.

La cave semble variée et devrait convenir à tous les goûts. Je me suis laissé tenter par un demi Chablis 2009, de chez Roland Laventureux, au nez fruité et à la belle longueur en bouche.

Le lapin sauté, présenté en cocotte de fonte, est remarquablement bien cuisiné. La sauce crémée est composée d’un déglaçage au Vermouth Noilly-Prat, dans laquelle on retrouve des lardons, des oignons grelots, des champignons et des carottes. Deux belles pommes de terre dorées servent d’accompagnement approprié. Un brin de Romarin, piqué au beau milieu de l’ensemble, amène quelques senteurs sauvages de cette enivrante garrigue.

Le pain est plutôt banal, dommage, et l’on vous pose, sur assiette, quelques tranches dorées au four, comme étant une élégante manière de vous présenter le pain non consommé de la veille, alors attention les dents !

Ne voulant me risquer sur un dessert sans saveur, je décide de prendre une assiette de fromages et ne suis pas déçu.

Le bilan est globalement positif et ce restaurant gagnerait à apporter les quelques corrections proposées, pour développer et fidéliser une clientèle déjà bien présente, puisque la salle était pleine.

Site Restaurant

 
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Publié par le 04/02/2012 dans Gastronomie

 

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Réveillons de Noël et Saint-Sylvestre au Moulin Labotte


Hôtel-Restaurant du Moulin Labotte à Haybes (08)

MENU DE NOEL 24 et 25 décembre 2011

Menu à 50€. Hors Boissons Prix Net. T.T.C.

COUPE DE CHAMPAGNE & AMUSES BOUCHES.

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DUO DE FOIE GRAS DE CANARD VANILLE TAHITENSIS & CACAO DOUCEURS D’ORANGE.

(Glace Choco au piment d’Espelette.)

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MILLE FEUILLES DE SAINT JACQUES & CRABE GRATINE SAFRAN

(Crème glacée Safran.)

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ENTRACTE.

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CAILLE FARCIE AU FOIE GRAS SAUCE POIRE & SIROP D’ERABLE.

(Crème glacée Chutney Mangue.)

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BUCHE LAIT D’AMANDE FRUITS ROUGES.

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CAFE MIGNARDISES.

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ERMITAGE DU MOULIN LABOTTE. HAYBES SUR MEUSE.

UNIQUEMENT SUR RESERVATION. Tél. 03.24.41.13.44.

E-mail :moulin-labotte@wanadoo.fr

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MENU SAINT SYLVESTRE 2011.

Menu à 80€ Hors Boissons Prix Net. T.T.C.

Musique. Cotillons.

Coupe de champagne & AMUSES BOUCHES.

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ESCALOPE DE FOIE GRAS DE CANARD CHAUD & TERRINE DE FOIE GRAS A LA MANDARINE. (Glace foie gras).

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CARPACCIO DE SAINT JACQUES MOUSSELINE DE CRABE & BAIES ROSES. (Crème glacée Thé Thaï Rouge).

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DUO DE LANGOUSTE & HOMARD GRATINE TOMATE BASILIC.

(Sorbet Tomate Basilic).

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ENTRACTE.

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CARRE DE CERF AUX DEUX SAUCES MORILLES & POIVRE.

(Crème Glacée Thé Vert Matcha).

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BUCHETTE ROCHER.

(Glace Rocher).

ERMITAGE MOULIN LABOTTE.

UNIQUEMENT SUR RESERVATION. Tél. :03.24.41.13.44.

Email moulin-labotte@wanadoo.fr

 
 

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Frédéric Pierangeli reprend Le Clèves de Charleville


Hôtel "Le Clèves"

 

Le Département des Ardennes est en plein essor, surtout depuis l’arrivée du TGV, et sa Capitale Charleville-Mézières n’est plus qu’à 1h30 du cœur de Paris via la Gare de l’Est.

Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli, patron du célèbre et magnifique Ermitage du Moulin Labotte à Haybes, dans la Vallée de la Meuse et à quelques encablures de Charleville, est devenu également le nouveau propriétaire de l’Hôtel «Le Clèves» rue de l‘Arquebuse, dans le but de participer au développement économique et touristique carolomacérien, en même temps qu’à l’épanouissement du Val d’Ardennes.

Acteur incontournable de la gastronomie du terroir ardennais, Frédéric Pierangeli s’ouvre à un nouvel horizon du secteur hôtelier en proposant une étape de qualité, dans un secteur calme du Centre Ville plus fréquenté par les piétons que par les automobilistes.

Le Clèves qui change de propriétaire à compter de juin 2011, avec l’arrivée de Frédéric Pierangeli, sera ainsi capable d’offrir 45 chambres confortables durant les dix jours du prochain Festival Mondial des Théâtre de Marionnettes se déroulant à Charleville-Mézières du 16 au 25 septembre 2011.

A l’heure où l’écologie et le rapprochement de la nature deviennent un mode de vie, beaucoup plus qu’un mythe ou un phénomène de mode voire de société, les Ardennes seront le poumon de demain, dans des paysages gigantesques, pour les citadins en mal de verdure et d’authenticité.

A ce titre, Frédéric Pierangeli se charge d’établir une nouvelle passerelle entre le Tourisme Vert et la Gastronomie locale, sur les différentes étapes de la Voie Verte Trans-Ardennes s’étendant de Charleville-Mézières jusqu’à la ville de Givet.

Vue à partir des terrasses

 

 

 

 

Une chambre

 

SITE HOTEL LE CLEVES

 

 

 

 

 

 

 

 
 

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LE MOULIN LABOTTE ET LA SAINT-VALENTIN 2011


St Valentin 2011 à l'Ermitage du Moulin Labotte

MENU SAINT VALENTIN

45 € HORS BOISSONS

(Prix Nets T.T.C.) 

 

VENDREDI 11 FEVRIER 2011 (SOIR)

SOIRÉE KARAOKÉ – SPÉCIAL CÉLIBATAIRES

SAMEDI 12, DIMANCHE 13 ET LUNDI 14 FEVRIER 2011 (SOIR)

SOIRÉE DANSANTE

 

 

CARPACCIO DE ST JACQUES & SAUMON FUMÉ

COPEAUX DE FOIE GAS

GLACE ROQUETTE Á LA FLEUR DE SEL

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GRATIN DE LANGOUSTE & ECREVISSE AU SAFRAN

GLACE CITRON VERT GINGEMBRE

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L’ENTRACTE.

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CROUSTILLANT DE FILET DE CAILLE SAUCE FORESTIÈRE

GLACE FLEUR DE SUREAU

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DESSERT DES AMOUREUX

SORBET MENTHE FRAICHE

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MOULIN LABOTTE

08170 HAYBES SUR MEUSE 03.24.41.13.44

HOTEL** – RESTAURANT – TRAITEUR – SEMINAIRES – MARIAGES 

 

UNIQUEMENT SUR RESERVATION

moulin-labotte@wanadoo.fr

 
 

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LES 4 POETES DE NOS ASSIETTES


Christian Constant, Jean-Luc Petitrenaud, Pierre Arditi et Yann Queffélec sont les quatre poètes dans l’art du bien manger qui sont venus nous enchanter, dans le sympathique magazine présenté par la truculente Mireille Dumas sur France 3 le soir du 26 décembre 2008, dans l’émission « Des stars dans notre assiette ».

Quelle mise en bouche grandiose et quel plaisir de voir ces quatre mousquetaires embarqués dans de fabuleux reportages en Bretagne et dans le Sud-Ouest de la France, puis s’attabler dans cette conviviale amitié chez Constant.

Christian Constant est un Chef étoilé par le Michelin et qui sévit rue Saint-Dominique, dans le 7ème arrondissement de Paris. Il est capable de vous préparer un repas festif, raffiné et goûteux, pour un prix très abordable. Cet homme généreux, au bel accent de Montauban dont il est originaire, est un personnage chaleureux et haut en couleur. Il est le patron des établissements « Le Violon d’Ingres », « Les Cocottes » et du « Café Constant ». C’est un passionné de cuisine, initié par sa mère dès son plus jeune âge, et qui a dirigé les brigades du Ritz et du Crillon à Paris. C’est à son quarante cinquième anniversaire qu’il décide de devenir son propre patron en ouvrant « Le Violon d’Ingres », où il va mettre tout son talent et son génie créatif au service d’un public plus large que celui côtoyé dans les restaurants de Grand Luxe.

Jean-Luc Petitrenaud, dont j’adore m’inspirer pour tenir mes rubriques gourmandes sur notre Journal Le Mague, est un critique gastronomique de haute volée qu’il n’est plus besoin de présenter. C’est un véritable homme de goût qui sait nous faire délicieusement rêver avec un vocabulaire très parfumé qui met tous nos sens en éveil. Il sait rendre hommage aux petits producteurs des terroirs de notre Pays, en les faisant venir au devant de la scène. On le voit passer, avec aisance, de l’arrivage par bateau des huîtres de pleine mer à la cuisson d’un pain rond et croustillant au sortir d’un four à bois, chez un petit artisan boulanger de campagne. Jean-Luc est capable de faire des kilomètres pour aller quérir un bon pain croustillant, encore chaud, qui va se marier parfaitement aux onctueuses sauces des plats dégustés. Il nous convie à partager ses étapes gourmandes pleines de saveurs et de personnages étonnants, avec des mots ronds qui roulent jusqu’à aller toucher nos coeurs et nos âmes. Ce gastronome en ballade, est un vrai découvreur d’un savoir-faire local. Il a le sens du partage jusqu’à nous faire entendre, par sa bouche, le bruit d’un morceau de beurre qui crépite allègrement sous une viande juteuse qui cuit gentiment en dégageant des volutes qui embaument la cuisine d’un incroyable fumet… pendant qu’il la caresse de son regard attendri, comme pour la remercier d’exister. Sa belle tête rubiconde est la carte de visite dont il se sert pour nous faire connaître tous les petits secrets de l’art culinaire français.

Pierre Arditi, ce grand comédien étonnant, est aussi un fin palais passionné par la confection de bons petits plats qu’il mijote souvent pour sa compagne Évelyne Bouix. Ce soir c’est pour ses fidèles amis qu’il se met aux fourneaux, sous l’œil attentionné du « Maître Queue » Christian Constant, en nous concoctant un menu qui nous fait déjà saliver dès son élaboration. Avec Christian Constant, il réalise un tartare d’huîtres et de Saint-Jacques aux fines saveurs marines, avant d’apprendre la cuisson parfaite, et sans adjonction de graisse, d’une côte de bœuf dont la viande paraît persillée à souhait… accompagnée d’un gratin de macaronis à l’emmenthal, dans lequel seront déposées quelques élégantes noix de beurre avant d’aller se faire dorer au four. Arditi sait nous faire passer toutes les émotions culinaires de son enfance, au même titre qu’il nous invite à pénétrer dans un texte dit par lui.

Il nous parle des poulets rôtis et des pigeons de sa Grand-Mère, dont il évoque le souvenir non sans une pointe d’émotion et de nostalgie. Son visage, très expressif, est déjà une invitation à se régaler. Son regard espiègle et son sourire malicieux, dont il a le secret, semblent nous proposer de venir le rejoindre pour communier autour de cette table qui fleure bon le savoir vivre. Il est à l’origine de cette belle rencontre gourmande, scellée par l’amitié qu’il voue à ses trois compagnons depuis quelques années, dans un amour raisonnable du vin qui semble rehaussé les mets partagés entre copains.

Quant à Yann Queffélec qui ne mâche pas ses mots et croque dans la viande dont il raffole, fils de la Mer et célèbre écrivain breton puis frère de la pianiste Anne Queffélec, il repartira chez lui dans notre belle Bretagne à la conquête de la pêche en mer… avant de se retrouver à la criée sur un petit port armoricain, puis à découper un homard breton vivant qu’il va simplement saisir à la poêle pour s’en régaler devant la caméra, en fermant les yeux de plaisir comme pour mieux vivre ce moment intense et de haute gourmandise, apprécié par le fin gourmet qu’il est.

Voila une bien belle émission qui nous met en appétit et si vous voulez bien acceptez, mes chers amis, ma candidature à votre confrérie des « gens de gueule »… je saurai me montrer digne de vous et faire le cinquième larron, qui manque cruellement à votre si joli tableau des plaisirs de la vie.

PCB 27/12/2008

 

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REVEILLON EN VAL D’ARDENNE, AU MOULIN LABOTTE


L'Ermitage du Moulin Labotte

Au fond des bois de cette belle rive de Meuse, bordant le petit village de Haybes-la-Jolie, est campée une belle Auberge abritée dans un ancien moulin.
L’endroit sent bon la gastronomie et le terroir Ardennais, le calme et le silence en compagnie de Dame Nature.
Il est bien dommage que l’écrivain Alphonse Daudet n’ait pu connaître ce petit coin de paradis, sinon il aurait pu avoir l’idée d’y écrire une nouvelle à mettre au chapitre des «Lettres de Mon Moulin», tellement l’endroit est atypique et étant donné qu’il s’y déroulent toujours des tranches de vie inoubliables, autour d’une bonne table et d’amis qui nous font rire à gorge déployée. C’est dans cet Ermitage du Moulin Labotte que se passent les rendez-vous avec l’inattendu.
L’établissement sert de toile de fond pour des escapades gourmandes.
Trois bons feux de bois réchaufferont les cœurs et les âmes des touristes en mal d’authenticité et vous pourrez croiser, en ces lieux, quelques artistes locaux venus parfois de la Belgique d’à côté, comme ce poète à la belle tête rubiconde et à la voix tonitruante qui compose des mentions hautement philosophiques à lire pendant qu’on se libère la vessie, ne sachant parfois où poser le regard.

Ici point d’orgue de barbarie ou de singe de cirque, de Fernandel qui vous confessera, de grand Noir pour vous estourbir ou d’hôtelier crapuleux pour vous détrousser de votre argent et de vos bijoux, avant de vous placer sous un bonhomme de neige… car vous n’êtes pas figurant dans le film, en noir et blanc, «L’Auberge Rouge» de Claude Autant-Lara.

Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli qui sévit au Moulin Labotte vous propose un réveillon de qualité pour la nuit du 31 décembre 2010. Les gourmets et les gourmands n’oublieront pas cette Saint Sylvestre.

Le rapport qualité-prix est surprenant vu qu’on vous propose un festin de roi pour un petit prix, le tout sur une animation musicale, avec en prime des cotillons… mais uniquement sur réservation, alors ne tardez pas chers amoureux de la bonne chère.

 

MENU à 80€ HORS BOISSONS PRIX NET T.T.C.

COUPE DE CHAMPAGNE ROSE & SES AMUSES BOUCHES.

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DUO DE TERRINES DE FOIE GRAS DE CANARD & D’OIE.

(Glace figue).

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Tartare de dorade salicorne & MIETTES DE CRABE.

(Glace anchois).

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Homard gratine aux ECREVISSES.

(Glace poivre Sichuan).

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ENTRACTE.

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DUO FILET DE KANGOUROU & AUTRUCHE AUX MORILLES.

(Glace Moutarde de Meaux).

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BUCHETTE ROCHER.

(Glace Choco Piment Espelette).

ANIMATION MUSICALE/ COTILLONS

ERMITAGE MOULIN LABOTTE.

UNIQUEMENT SUR RESERVATION. Tél.03.24.41.13.44.

moulin-labotte@wanadoo.fr

http://www.moulin-labotte.com/

  

 
 

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PORTRAIT DU MAÎTRE-RESTAURATEUR JULIEN RICAIL DE L’AUBERGE DE LA TOUR A GIVET


Le Chef Julien RICAIL

Il m’aura fallu le temps d’un repas pour me rendre compte du talent culinaire exceptionnel et créatif de Julien Ricail, ce jeune Chef qui sévit à Givet dans mes belles Ardennes et qui dirige un restaurant gastronomique, ainsi qu’une brasserie.

Enfin le Département des Ardennes est à l’honneur et abrite un savoir-faire certain, alors de grâce ne le laissons pas mourir en le vidant de ses ouvriers et de ses soldats.

Il y a plus d’un an, fin janvier 2008, mon amie Givetoise Monique et moi-même découvrions Julien Ricail et son Auberge de la Tour au cours d’un souper fin. Dès mon retour sur Paris, je décidais d’écrire un article dans le journal de mon ami Frédéric Vignale, pour faire connaître cet endroit à nos lecteurs. Fin avril 2008, je réalisais l’interview de Julien Ricail pour « Le Mague » et vous la livre ci-après.

Mardi 28 avril 2009, alors que nous étions à table, notre ami Julien Ricail arriva à la fin de notre repas pour nous saluer comme il le fait avec tous ses clients. Il était habillé d’un costume de ville et revenait de Paris où il avait été décoré par Madame Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.

C’est des mains de la Ministre que Julien Ricail devait recevoir la haute distinction de « Maître-Restaurateur ». Cette récompense est un véritable label de professionnalisme et de qualité.

Julien Ricail est un employeur honnête et exigeant qui embauche un personnel qualifié et perfectible qui ne se plaint pas du salaire proposé et qui bénéficie de contrats à durée indéterminée, ce qui est rare aujourd’hui et mérite d’être souligné.

Pour suivre les directives de la Ministre, Julien Ricail propose d’embaucher à compter du 1er juillet 2009 lorsque la baisse de la T.V.A. deviendra effective. Cependant il nous révèle que certaines aides salariales seront supprimées et qu’il ne sera pas facile de faire baisser les prix pratiqués, alors qu’ils stagnent depuis un bon moment pour maintenir une clientèle en ces temps difficiles. Il faut bien reprendre d’un côté lorsqu’on donne de l’autre, Mon Cher Ricail, c’est cela la politique!

Interview de Julien Ricail, le cuisinier qui monte (réalisée en avril 2008): Après l’ouverture de son restaurant gastronomique en 2004 et qui se tient à Givet, dans le Département des Ardennes, le jeune Chef talentueux et en vogue Julien Ricail récidive.

Julien Ricail vient d’ouvrir une superbe brasserie au style plutôt branché qui jouxte son bel établissement. Le décor est résolument moderne, les couleurs acidulées et les prix très raisonnables. Soyez les bienvenus à : “Giv’ & Mouettes”, sur les bords de Meuse et dans la superbe ville de Givet (08).

Après vous avoir parlé du grand restaurant de Julien Ricail qui porte l’enseigne « L’Auberge de la Tour », j’ai décidé de vous faire mieux connaître cet homme étonnant et fabuleux en réalisant son interview.

PCB : Monsieur Ricail, suite à ma chronique gastronomique qui concernait l’Auberge de la Tour à Givet dont vous êtes le Directeur et le Chef de Cuisine, je suis revenu vers vous afin de vous présenter à nos lecteurs. Décrivez-nous votre parcours culinaire.

JR : Je ne sais pas vraiment à quel âge j’ai commencé : tout petit déjà, mes parents étaient hôteliers à Beauraing, j’ai donc grandi en côtoyant régulièrement les clients de l’établissement familial qui avait été créé par ma grand-mère (Maria Delmont, épouse Ricail). Mes parents m’avaient même aménagé un grand parc en cuisine, duquel je pouvais voir le déroulement complet des services (peut-être un signe ?). Je me souviens que je préparais souvent à manger avec ma maman en passant des charcuteries jusqu’aux tartes et confitures. Et donc, en toute logique, quand on me posait la question : “Que veux-tu faire plus tard ?” Je répondais : “Hôtelier comme papa !”. Dès l’âge de 8-10 ans, je travaillais souvent à l’hôtel, mais étonnement, en salle. A l’adolescence, je demandai à mes parents de rentrer à l’école hôtelière de Namur mais ils ne voulurent pas car je n’étais pas assez mature. Ils prétextaient aussi que c’était trop dur. J’orientai alors mon choix vers des études de gestion/comptabilité au lycée de Beauraing (c’était toujours bon à prendre) et ne rentrai donc à Namur que 2 ans plus tard, où j espérais bien devenir serveur ! Ma passion pour la cuisine naquit lors de mon premier stage en cuisine, au “ Beau Séjour ” à Nassogne, aux côtés de Nicolas Alberti. Aussi surprenant que ce soit, ce n’est qu’à l’âge de 16 ans que je découvris les subtilités de la cuisine. Je n’aurais pu les percevoir plus tôt car, étant assez remuant et canaille, j’avais été écarté des cuisines de l’hôtel par les cuisiniers à qui je jouais souvent des tours. Il aura donc fallu attendre un nouveau cuisinier qui était plus patient et qui était ouvert à mes folies culinaires. Je me trouvai également une passion pour les plantes aromatiques, c’est ainsi que je créai un petit jardin chez mes parents, qui devint très vite une grande plantation. Malheureusement, je n’ai pas pu continuer à exercer cette passion car je n’ai pas de jardin à Givet. Ensuite, je suis allé au château de Namur, en salle. Puis à “ L’Eau Vive ”, à Arbre, chez Pierre Résimont (à l’époque, 1 étoile au Michelin, une excellente maison). J’étais aux anges et j’avais les yeux qui pétillaient rien qu’à l’idée de pouvoir travailler dans la brigade. Je terminai mes études au château de Namur en salle et en cuisine (en immersion c’est-à-dire que toute la classe faisait fonctionner le château pendant 2 mois, un en salle et un autre en cuisine). Mes diplômes en poche, je décidai avec un ami de faire une 7ème en pâtisserie/chocolat/sucre et traiteur au CERIA à Anderlecht (Bruxelles).En attendant la rentrée, je travaillai au “ Petit Diable ” à Crupet et également à “ la Bruxelloise ” à Charleroi aux côtés de Raphaël Sabel, ancien disciple de Pierre Romeyer. Étant en désaccord avec mes parents au sujet de cette année supplémentaire, je dus la financer moi-même. En septembre, la rentrée s’annonçait chargée. Du lundi au jeudi, j’étais à l’école et le vendredi, j’étais en stage à la pâtisserie Collin à Beauraing. Les Week-ends et congés scolaires, je travaillais à “ la Bruxelloise ”, à Charleroi, en cuisine ; c’est là que j’appris à gérer le fourneau. Durant cette année, je préparai le concours “ Ambiance Culinaire ”, le magazine relayé par Henry Lemaire, notre journaliste culinaire belge. Je terminai 1er dans la catégorie grosse pièce. A la fin de l’année scolaire, j’acceptai à contrecœur de dépanner mes parents car un cuisinier partait pendant la saison. Nous sommes en 2003. Fin 2003, mes parents vendent leur établissement. Janvier 2004, je prends la responsabilité des cuisines en collaboration avec la nouvelle direction. Le 1er juillet 2004, je reprends les rênes de “ l’Auberge de la Tour ”.

PCB : Vous êtes originaire de la ville Belge et frontalière de Beauraing (ville célèbre pour les apparitions de la Vierge Marie). Qu’est ce qui vous pousse à mettre votre talent au service des Français et pourquoi avoir choisi Givet qui est certes une très jolie petite ville de la vallée de la Meuse, malheureusement touchée par le chômage.

JR : Pourquoi ? Et bien, c’est un concours de circonstances. Mon épouse étant enseignante à Beauraing, je ne me voyais pas m’installer à plus de 50 km de là. Alors un jour, papa m’annonça qu’il y avait un restaurant à remettre à Givet et qu’il en connaissait le propriétaire. Personnellement, Givet, je ne connaissais pas trop et je n’en avais pas une bonne image. En effet, dans mon enfance, nous passions souvent par Givet avec maman pour se rendre à Marchienne-au-Pont d’où elle est originaire, et je trouvais la ville grise, sale et triste. Mais bon, étant quelqu’un d’assez “ ouvert ”, je décidai d’aller tout de même voir. Je rencontrai les propriétaires, Monsieur et Madame Dardenne, qui me firent visiter les lieux. Je trouvai l’emplacement en bordure de Meuse sympathique. Par contre, la salle de resto et la cuisine étaient à pleurer (c’était du bricolage). Je me suis tout de suite dit que ça valait sûrement la peine de tenter le coup. En ce qui concerne mon talent, je le mets au service de mes clients, qu’ils soient Français, Belges ou autres ; la priorité pour moi est qu’ils ressortent de mon établissement avec une entière satisfaction.

PCB : Votre jeunesse est loin d’être un handicap à la perfectibilité de votre talent déjà bien présent. Je suis d’accord avec celles et ceux qui vous présentent comme un futur Grand Chef et j’espère que la route des Ardennes deviendra une étape gourmande incontournable et un chemin de pèlerinage culinaire vers vos assiettes. Je suis certain qu’un jour prochain on dira : “ Je suis allé chez Julien Ricail à Givet ” comme on dit qu’on va chez Bernard Pacaud à Paris ou chez Marc Veyrat à Annecy. Comptez-vous avoir des étoiles au Michelin, une bonne note au Gault-Millau, voire faire l’objet d’un reportage de mon ami Jean-Luc Petitrenaud ?

JR : Non, par pour le moment. Il faut pouvoir garder la tête froide. Nous sommes déjà référencés au Michelin et je ne pense pas que l’étoile est jouable mais je vais tâcher de travailler pour avoir un “ big gourmand ” ; ça pourrait être sympa. J’ai beaucoup de clients qui me demandent d’adhérer au Gault-Millau mais j’hésite … Me savoir noté me fait peur ; maintenant, si cela reste constructif, pourquoi pas ?

PCB : A mon avis, vous venez de mettre un pied dans l’histoire de la gastronomie française et comme je vous l’ai dit de vive voix (en parlant comme un français un peu chauvin) : “Vous êtes digne d’être français”. Comptez-vous élaborer de nouvelles créations qui feraient que votre réputation deviendrait incontournable, je pense plus précisément à la cuisson de vos coquilles Saint-Jacques dans laquelle vous semblez être Maître.

JR : Évidemment ! Tous les mois, je change mes suggestions (sauf juillet et août) et le fait de voir arriver la fin du mois me fait parfois avoir des boutons. On veille constamment à proposer quelque chose de différent et à toujours mieux soigner nos assiettes. On sélectionne d’abord les produits. Je demande parfois à mes ouvriers quel produit ils souhaiteraient travailler.

PCB : Votre soif d’apporter votre touche personnelle à l’Art Culinaire Français doit créer des convoitises, des jalousies et autres mesquineries, voire des amitiés pas très sincères. Qu’en pensez-vous ?

JR : Peut-être, voire sûrement. En fait, ça m’est égal. J’essaye toujours d’être sincère avec les personnes que je côtoie. Mon épouse me dit que je suis parfois naïf. L’ouverture de mon nouvel établissement en inquiète probablement plus d’un et suscitera effectivement peut-être des jalousies…

PCB : Ma récente critique, concernant le choix de votre pain, vient de porter ses fruits puisque vous nous présentez actuellement de jolis petits pains frais et croustillants qui permettent un heureux mariage avec vos sauces tant délicates qu’excellentes. Vous répondez toujours à vos clients par une amélioration constante de vos prestations de bouche.

JR : L’idée de changer le pain m’avait moi-même effleuré l’esprit, le tout était de pouvoir m’organiser afin de le proposer tous les jours à mes clients. Votre critique m’a permis de concrétiser l’idée. Effectivement, dans la limite du possible, j’essaye de satisfaire aux exigences de mes clients, du moment qu’elles restent réalisables !

PCB : Votre menu du Lundi de Pâques était un ravissement qui a attiré beaucoup de monde. J’ai dégusté des coquilles Saint-Jacques à la cuisson parfaite, légèrement croustillantes à l’extérieur et délicieusement tendres à l’intérieur, posées sur un lit d’endives caramélisées, puis un carré de cochon de lait aux saveurs surprenantes et au jus de cuisson goûteux déglacé avec art, accompagné d’une écrasée de pommes de terre aux poireaux et lardons dont l’ensemble dégageait des notes pouvant faire évoquer celles de la fameuse salade au lard à l’ardennaise. Allez-vous développer une cuisine typique du terroir ardennais, qu’il soit français ou belge ?

JR : Nous proposons déjà un menu du terroir, nous travaillons avec des fournisseurs locaux qu’ils soient Belges ou Français. Lorsque nous annonçons un jambon du pays, il s’agit bien d’un jambon des Ardennes Françaises et non d’un jambon d’Ardennes belge ; il en est de même pour toutes nos autres charcuteries. Nous travaillons avec des fournisseurs locaux français mais aussi avec des Belges (vu la frontière). Il serait difficile pour moi d’aller chez tous les producteurs locaux (ardennais) tant les moyens d’accès sur Givet sont pénibles. Heureusement, certains producteurs font le déplacement pour nous livrer ; je pense notamment à notre fournisseur en dinde rouge, Mr Devresse, qui nous livre chaque semaine en Dinde rouge des Ardennes.

PCB : Vous semblez être à cheval sur la qualité du linge de table, la beauté de vos couverts et de vos verres, la décoration et l’ambiance feutrée avec fond sonore sur du Jazz (j’adore !). Etes-vous exigeant avec vos personnels comme vous l’êtes avec vous-même, vu que le service est impeccable et que vos employés semblent être toujours à l’écoute de votre clientèle ?

JR : Oui, c’est vrai que je suis assez strict avec mon personnel. Je me vois mal réprimander un salarié ou lui expliquer quelque chose que moi-même ne sais pas faire. Je dois les guider dans la bonne direction, à eux de grandir et de s’exprimer ensuite. Évidemment, le tout doit se faire dans le respect.

PCB : Vous possédez un vivier avec des homards, face à l’entrée de votre restaurant ! Est-ce contraignant que de proposer autant de fraîcheur à vos clients car le homard est péché devant eux et préparé en cuisine, avant d’échouer dans leurs assiettes.

JR : Non, on ne peut pas appeler ça une contrainte tant c’est génial de les travailler. Mais effectivement, ce n’est pas facile de gérer les stocks. Un jour, vous en vendez 10 et puis plus rien pendant 2 jours. Heureusement, nous avons plusieurs fournisseurs qui sont très réactifs et qui peuvent nous livrer des produits frais tous les jours. Alors, je préfère me battre tous les jours pour trouver les produits frais qui plaisent à mes clients plutôt que de les regarder dans mon congélateur !

PCB : Comment ne pas s’étonner devant l’un de vos serveurs qui vient vous faire un cour d’histoire de France à chaque fois qu’il vous présente un morceau de Maroilles, de Camembert ou de Fourme d’Ambert. Je sais que l’on apprend tout cela dans les lycées et les écoles hôtelières, mais la barre semble très haute pour le recrutement de vos personnels ou bien suis-je tombé sur un passionné dont la démarche semble sublimer vos œuvres culinaires. Au moins, chez vous, on ne s’ennuie pas un seul instant.

JR : Effectivement, ce serveur et un passionné de fromages et de vins, il pourrait vous raconter plusieurs anecdotes sur les vignerons avec qui nous travaillons aussi bien que sur l’histoire des fromages. Il n’est pas chose aisé de recruter du personnel qualifié et surtout motivé.

PCB : Vous m’avez fait visiter vos cuisines, en plein service, et j’ai été surpris par l’hygiène et la propreté qui y règnent. Avez-vous complété la formation initiale de vos Seconds de cuisine ou bien arrivent-ils avec toutes ces valeurs qui sont aussi les vôtres ?

JR : Oui, ils n’arrivent malheureusement pas formés comme je pourrais le souhaiter. Ils doivent s’adapter et prendre leurs marques. Mais généralement, on n’a pas trop de problèmes s’ils sont motivés et aiment le travail bien fait. Le clou s’enfonce tout seul !

PCB : Votre cave à vins semble abriter quelques crus bourgeois de nos belles régions de France. Je trouve dommage qu’un échantillon de ces grands crus ne puisse flatter l’œil de vos clients. Un sommelier serait peut-être utile pour conseiller une association entre un plat et un vin. Il serait souhaitable de développer la formule “ vins de qualité au verre ” pour les personnes qui apprécient les produits de la vigne, mais qui ne veulent pas s’enivrer avec une bouteille entière. Qu’en pensez-vous ?

JR : Il est vrai qu’il y a plusieurs bonnes bouteilles en cave, nous proposons environ 150 crus. Les serveurs peuvent effectivement guider le choix des clients mais je pense que nous pourrions encore faire mieux. Quand au service au verre, j’y pense depuis plus d’un an. Le tout, c’est de le faire correctement et surtout si on propose des vins que l’on vend 80 euros la bouteille. Je me vois mal ouvrir une bouteille de Pommard pour un verre et la laisser ouverte pour que le vin s’oxyde. On proposera ce service une fois que l’on aura rénové le bar de l’Auberge de la Tour qui, à l’époque, a été très mal pensé.

PCB : Vos desserts sont divins et sortent du traditionnel, voire du conventionnel. Où allez-vous puiser toutes ces idées novatrices. Faites-vous des expériences comme un laborantin ?

JR : Je ne sais pas. Je recherche des saveurs, des couleurs, ensuite je fais parfois des tests (pas toujours très concluants mais c’est

constructif !) On discute et surtout, on se fait plaisir.

PCB : Etes-vous conscient que votre démarche participe au développement de la région Ardennaise qui associe tourisme et gastronomie ?

JR : Oui, j’essaye toujours de référencer au mieux mon établissement. Nous avons décroché, il y a un an, le titre de Restaurateur de France et Qualité tourisme. Ainsi, nous contribuons à fournir une prestation de qualité à nos clients. Je tiens aussi, comme on parle de tourisme, à féliciter le travail de la ville de Givet et de la Communauté de Communes Ardennes Rives de Meuse, qui propose chaque année des manifestations afin de drainer du monde sur Givet.

PCB : Vous ressemblez à un Chef d’Orchestre qui semble tout diriger, au-delà de la partition, pour que tous les sens soient en éveil. Est-ce que cette image vous inspire d’autres réflexions ?

JR : Oui c’est vrai que je suis partout et que je veux tout contrôler sans en perdre une miette. Mais je ne mène pas encore mon personnel à la baguette.

PCB : Vous avez une très belle carte de thé ! Avec qui travaillez-vous pour me présenter un thé vert japonais qui est non seulement un fameux produit mais qui de plus est servi pratiquement dans la tradition de la cérémonie du thé appelée “Chanoyu” au Japon, mis à part le fait que votre gentille serveuse ne possède pas le kimono traditionnel mais sait néanmoins pratiquement célébrer la beauté des gestes artistiques et lents liés à cette gestuelle.

JR : Je travaille avec un torréfacteur sur Bruxelles, le père d’un de mes amis avec lequel j’ai réalisé mes études. Il est de bon conseil et c’est toujours sympa d’aller lui rendre visite. J’en profite pour faire sa publicité : Corica rue des Marchés aux Poulets à Bruxelles.

PCB : Comptez-vous proposer prochainement, et sur le même modèle, une carte des cafés du monde ?

JR : C’est une bonne idée mais, non, pas pour le moment. On va y penser quand on refera le bar du restaurant. C’est surtout un problème de mise en place et de stockage.

PCB : Vous avez ouvert “l’Auberge de la Tour” en 2004. En 2008 vous avez ouvert une brasserie. Pourquoi ?

JR : L’ouverture de cette brasserie est encore un concours de circonstances : quand j’ai repris l’Auberge de la Tour en 2004, j avais pour voisin

“Les Mouettes”, établissement tenu par Monsieur et Madame Cornibet. Leur établissement s’emboîtait vraiment dans le mien. En décembre 2004, ils mirent leur établissement en vente. Ce dernier était vétuste mais vu l’implantation du bâtiment et celle de mes cuisines (qui étaient trop petites), je fonçai sur l’occasion pour m’étendre. Expliquant le projet à mon père, il voulut bien m’aider financièrement car j’avais déjà la corde au cou avec mes emprunts de l’Auberge de la Tour. Nous avons donc acheté ensemble l’établissement 50/50. Ce fut donc une bonne opération car je me protégeais d’un concurrent direct et j’acquérais une licence 4 que je n’avais pas avant. Je décidai donc avec ce nouvel espace d’agrandir mes cuisines et de créer une brasserie afin de pouvoir toucher la clientèle que l’on ne pouvait accueillir à l’Auberge de la Tour (boissons et petite restauration). Nous sommes en 2009 et j’ai maintenant ouvert ma brasserie depuis un an, elle s’appelle “Giv’& Mouettes”. Il y a un débit de boissons et de la petite restauration, le tout avec des produits de qualité pour un bon rapport qualité prix. Le tout avec une seule cuisine ! Il m’aura donc fallu plus de 3 ans pour réaliser ce projet.

PCB : Vous m’avez présenté votre charmante et souriante femme Élise, ainsi que votre fils qui porte un prénom composé peu commun. Même au niveau familial, vous créez des nouveautés ! Vous ne vous arrêtez jamais Monsieur Ricail ? Est-ce que la famille est importante pour votre équilibre et l’image de marque de votre établissement ?

JR : Je vais profiter de la question pour la citer car vous semblez l’avoir oubliée. Il faut souligner le travail remarquable que fait Élise au restaurant. Bien qu’étant très prise par son métier d’enseignante, elle trouve le temps de penser à la déco, de faire les cartes ou de me suggérer des idées de plats. Vous disiez que j’étais comme un chef d’orchestre dans ma cuisine mais mon épouse est comme un accordeur d’instruments ou un vérificateur de partitions : elle se fait discrète mais sans elle, la musique ne serait pas si douce. J’ai besoin d’elle (d’eux) pour pouvoir me ressourcer et trouver la tranquillité du ménage, pour pouvoir “souffler”. Élise est toujours présente dans tous mes projets, elle est prévenante et contribue à leur réussite. Louis-Madelin, c’est un coup de cœur, on aurait souhaité l’appeler Louis et lorsque l’on a vu l’affluence de Louis au moment de sa naissance, mon épouse a préféré innover. Madelin m’est un jour venu à l’esprit : j’avais gardé le souvenir d’une dame, Madeleine, qui s’était beaucoup occupé de moi. Mon épouse ayant de l’affection pour elle, a pensé que c’était un bel hommage de donner à notre fils le prénom de cette “grand-mère de cœur” partie trop tôt. De plus, l’association des deux prénoms formait un ensemble mélodieux. C’est ainsi que Louis-Madelin est né.

PCB : Comme de coutume le mot de la fin (qui pourrait aussi s’écrire “de la faim” chez vous) est laissé à l’interviewé. Qu’avez-vous à rajouter à l’attention de nos lecteurs ?

JR : Que nous invitons tous vos lecteurs à venir goûter et apprécier notre cuisine. Nous vous disons à très bientôt !

L'Auberge de la Tour à Givet et ses personnels

 
 

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LE RELAIS D’AUMALE A ORRY-LA-VILLE


Terrasse du Relais d'Aumale

Ancien relais de chasse appartenant au Duc d’Aumale, fils du Roi Louis-Philippe et Prince de sang plus connu sous le nom d’Henri d’Orléans qui résidait au Château de Chantilly, le «Relais d’Aumale» est aujourd’hui devenu un haut lieu de la gastronomie en région parisienne grâce au talent exceptionnel du Chef de Cuisine Denis Oudart qui nous régale de main de maître avec des plats savamment élaborés et gouteux.

Les assiettes présentent une recherche, des couleurs, des mélanges de notes et d’épices. Ici tout est concocté à base de produits frais de saison. Carte et menus restent dans les limites du raisonnable, une addition détaillée confirme bien l’application d’une TVA à 5,50% sauf sur les apéritifs et le vin qui restent à 19,60% partout.

La salle du Duc nous ramène vers un passé pas si lointain, avec sa cheminée et ses boiseries. Lorsque le temps le permet, il est possible de s’installer sur la terrasse fleurie et ombragée pour y prendre votre repas à proximité de la belle cour pavée qui mène aux anciennes écuries dont les murs portent encore les colliers de cuir des chevaux.

Ici pas de bruit ou presque, tout est paisible et douillet.

Vous êtes superbement accueilli et pouvez noter que l’établissement est recommandé par le guide Michelin et mon cher Jean-Luc Petitrenaud, homme de goût par excellence.

Après l’apéritif et son accompagnement chaud, une jolie mise en bouche vous est proposée avant l’entrée composée d’une joue de bœuf froide cuisinée aux lentilles avec sa vinaigrette délicatement échalotée. Le plat principal est une selle d’agneau façon rôtisserie à la cuisson parfaite et ornée de légumes tous plus goûteux les uns que les autres.

Le plateaux de fromages vous permettra de faire le tour complet des terroirs de France.

Certains desserts sont à commander en début de repas vu qu’ils demandent une préparation plus attentive que les desserts traditionnels.

Il y a ici une carte des vins très complète avec plus d’une centaine de crus proposés.

Les produits sont d’une remarquable fraîcheur et le choix des fournisseurs semble être un critère de sélection qui amène la qualité à ce bel établissement de caractère.

Le service est impeccable, le personnel parfait vu qu‘il ne vous pousse pas dehors comme dans certains restaurants dont le service est plus une corvée qu’un plaisir. Lorsqu’on pratique les métiers de bouche il faut savoir être patient pour apporter du bien-être au client, ce qui est mis pleinement en œuvre au «Relais d’Aumale».

Relais d’Aumale

37, Place des Fêtes

Hameau de Montgrésin

60560 Orry-la-Ville

Tél. 03 44 54 61 31

 

www.relais-aumale.fr

 

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GEORGES GRANDA EST UN POETE DONT LA MUSE EST ISABELLE


Isabelle et Georges GRANDA

LE BARBOUILLON DE VENCIMONT FETE SES 15 ANS:
Au début du printemps, au mois d’avril de l’an mil neuf cent nonante cinq, Isabelle et Georges Granda tombent sous le charme du joli petit village Belge de Vencimont qui se situe à quelques kilomètres de la sortie de la ville mariale de Beauraing, en direction de Bouillon.
Isabelle, quant à elle, pensait pourtant bien poser ses valises à Namur, mais comment résister à ce Vencimont qui vous envoûte irrésistiblement.

Après réflexion, Isabelle et Georges choisissent d’un commun accord de s’établir au Barbouillon pour y construire leur nid douillet et composer une cuisine raffinée, simple, mais avec beaucoup de goût. Georges est un perfectionniste qui ne pense qu’à satisfaire le plaisir de ceux qui décident d’aller se mettre les pieds sous sa table magnifique.

Voila aujourd’hui quinze années qu’ils participent tous les deux activement à la vie de ce village pittoresque Belge qui fleure bon le calme et la tranquillité. A Vencimont, le temps semble s’être arrêté sur un art de vivre qu’on ne retrouve qu’en Belgique.

Le Chef de Cuisine Georges Granda, qui est une sorte de poète de nos assiettes se plaisant à donner des lettres de noblesse à l’art culinaire français, se met aux fourneaux durant tout le mois d’avril pour nous concocter de bons petits plats et marquer le mois anniversaire de son arrivée à la tête de ce très bel établissement si bien tenu.

Les produits cuisinés par Georges sont remarquablement frais et de qualité, car il ne badine pas avec les denrées alimentaires. Il préfère se passer des services d’un fournisseur qui ne le satisfait pas, plutôt que de servir des mets sans saveur. Georges est intransigeant et ne supporte qu’une cuisine authentique car, dit-il, notre santé en dépend. Comment ne pas aimer cet homme à l’âme si noble et à la haute considération qu’il a pour son subtil artisanat. Il vit son beau métier comme une vraie passion et se dévoue corps et âme, pour notre plus grande satisfaction. Ses compositions gastronomiques sont des œuvres intemporelles qui pourraient s’exposer près des peintres de la place du Tertre à Montmartre, tellement les couleurs de ses nourritures viennent sublimer son art qu’il maîtrise au plus haut point.

L’élégante et charmante Isabelle Granda vous accueille tout en virevoltant avec grâce autour de votre table. Elle n’impose rien, mais conseille et oriente tout en se faisant sommelière de bon goût. Sa classe et son savoir vivre font le reste, puisque la dame est de belle éducation. On pourrait même croire que cette belle Isabelle a été et est encore la muse inspiratrice des créations de son mari, puisque pendant son jour de repos il s’en va aux fourneaux pour ne créer que pour elle. L’amour déplace des montagnes, alors il peut bien donner des ailes à Georges.

Le champagne est bien frappé et les bulles plutôt fines montent du fond de la flûte jusqu’à aller faire légèrement frémir la surface du breuvage. Quelques délicieuses mises en bouche, dont le génial Georges a le secret, viennent agréablement garnir l’apéritif.

Après ce divin moment riche en émotions gustatives et en intensité, arrive l’entrée constituée d’un noble turbot grillé, lequel est accompagné d’un sabayon aux herbes fraîches.

Le plat de résistance est composé d’un véritable poulet fermier labellisé et élevé en liberté, au grand air. Cette délicieuse volaille est cuisinée avec des morilles et un jus de veau déglacé, puis un accompagnement de pâtes fraîches.

Comme clôture sucrée à ce dîner princier, Georges se fait soudainement pâtissier pour vous emmener jusqu’aux frontières de l’enfer et de la damnation avec sa démoniaque soupe de fraises en fraîcheur de menthe et glace vanille du Chef.

Un grand moment passé auprès de ces gens fabuleux que sont Isabelle et Georges Granda, lesquels possèdent encore certaines valeurs que l’on aimerait bien retrouver dans nos restaurants français. Ils ont en eux l’amour du travail bien fait et se passionnent pour le vin.

Le Barbouillon est un havre de paix, une sorte de paradis qui abrite deux anges associés chargés de faire chanter nos existences et avec eux la vie devient plus jolie durant quelques instants.

Le Barbouillon c’est

 

 
 

 

ici

Première salle du Barbouillon

 
 

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2005: ARTICLE DU FIGARO-MAGAZINE SUR LE MOULIN-LABOTTE


essai figaro

 
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Publié par le 20/03/2010 dans Ardennes

 

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