RSS

Archives de Tag: Haybes

Étape à Ermitage Moulin Labotte, dans les Ardennes


Notre Journal est revenu à Haybes, au Moulin Labotte et n’a pas été déçu.Que de changements, depuis notre passage en 2015. Ce superbe Hôtel-Restaurant, situé au cœur même de la forêt, a beaucoup évolué, bien que dirigé par un homme omniprésent et seul aux fourneaux.

Les abords sont coquets et fleuris, les haies bien taillées, le parking entretenu tout comme les emplacements pour les vélos et les motos. Quant à la toute nouvelle terrasse couverte, elle permet aux clients de prendre leurs repas à l’extérieur et près du ruisseau lorsque le temps le permet.

Le Chef Frédéric Pierangeli est, contrairement à l’expression, au four et au moulin. Il est cependant secondé, dans ses multiples tâches, par sa famille.

Le service est toujours impeccable et rondement mené. La jolie salle du restaurant, où est posée la roue crantée du mécanisme permettant de produire autrefois l’énergie nécessaire à ce lieu, est toujours un décor merveilleusement poétique pour un déjeuner ou un dîner près de l’âtre, entre poutres et poutrelles, pierres et ardoises ainsi qu’une belle décoration d’intérieur.

Les chambres, de cet ancien moulin du 18ème siècle, ont été entièrement rénovées. Des volets roulants ont été posés à toutes les fenêtres de l’établissement.

Le bar est bien achalandé, la carte des vins surprenante et l’assiette toujours copieuse ainsi que bien soignée dans sa présentation. Les sauces sont savoureuses, les viandes extraordinaires et tout, de l’entrée au dessert, est élaboré et cuisiné au Moulin. Le menu change chaque mois, avec trois entrées froides, trois entrées chaudes, trois plats et trois desserts. La cuisine du terroir ardennais est souvent à l’honneur.

Enfin, un tout nouveau Site Internet a vu le jour. Simple d’accès, il permet aux clients anglais, allemands et néerlandais de découvrir un menu ainsi que les tarifs des chambres dans leurs langues respectives.

Ce Moulin Labotte est un endroit propice à la rêverie où il fait bon se poser pour se ressourcer en pleine nature, tout en effectuant un joli voyage sur les belles idées culinaires de ce Chef inventif qu’est Frédéric Pierangeli.

A découvrir sans plus tarder !

VOIR LE SITE DE ERMITAGE MOULIN LABOTTE

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Le Nouveau Site Web du Moulin Labotte à Haybes


L’Ermitage Moulin Labotte à Haybes, dans le département des Ardennes, est une véritable institution culinaire en même temps qu’un havre de paix puisque cet hôtel-restaurant est situé en plein bois, près d’un ruisseau qui vient des massifs.

Le Chef Philippe Etchebest connaît bien le Moulin Labotte puisque son père Jean-Pierre y était lui-même Chef de 1970 à 1977 et que sa mère Christiane est originaire de Haybes.

Aujourd’hui c’est le Chef Frédéric Pierangeli qui est aux commandes des fourneaux, depuis 1984. Figure emblématique de la gastronomie hayboise et personnage haut en couleur, il met tout en œuvre pour satisfaire les bouches des gourmets et les appétits insatiables des gourmands. Son potentiel est énorme, sa cuisine généreuse, ses assiettes copieuses et magnifiquement décorées comme des œuvres d’art.

Son nouveau Site Web est à son image, simple et authentique. On y retrouve tout ce qu’on cherche et tout ce qu’une belle prestation de bouche peut nous offrir comme part de rêve au calme en Val d’Ardenne, à proximité de la voie verte et des sentiers de randonnées.

L’établissement de Frédéric Pierangeli se veut à la portée de tous. Tout un chacun peut donc aller se régaler à sa table, pour des prix très accessibles, afin de déguster les belles inventivités du terroir ardennais que cet excellent Chef revisite d’une belle manière créative autant qu’originale.

Le Moulin Labotte est une très belle Table ouverte dans une bien jolie Maison aux senteurs de cette forêt qui l’entoure et où aventures, évasions et légendes sont reines.

Visiter le nouveau Site Web du Moulin Labotte… C’est déjà prendre part à un joli voyage !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

VOIR LE NOUVEAU SITE WEB DU MOULIN LABOTTE

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

Pourquoi pas un Réveillon de Nouvel An, au Moulin Labotte


Moulin façade

ermitage-moulin-labotte

menu-st-sylvestre

menu-dhiver

 

CLIQUEZ ICI POUR ACCÉDER AU SITE DE ERMITAGE MOULIN LABOTTE ET CONSULTER LES ONGLETS

 

Étiquettes : , , ,

Prix Poséidon 2015 de La Libre Gazette


PRIX POSÉIDON 2015 EN HOMMAGE AU PHOTOGRAPHE DE LA LIBRE GAZETTE JEAN-LOUIS MATHOT

PRIX POSÉIDON 2015 EN HOMMAGE AU PHOTOGRAPHE DE LA LIBRE GAZETTE JEAN-LOUIS MATHOT

En hommage au Photographe Jean-Louis Mathot décédé en 2015, le symbolisme du Prix « Poséidon » sera représenté, cette année, par une photo de lui prise sur la mer.

Notre Journal La Libre Gazette, comme chaque année écoulée, vient de décerner ses récompenses pour l’année 2015 si riche en évènements artistiques, culturels et littéraires.

De vrais artistes, artisans, écrivains, photographes, cinéastes, chanteurs, dessinateurs, créateurs d’entreprises, souvent méconnus du grand public et dont les médias traditionnels ne parlent jamais, viennent d’être mis à l’honneur par votre Journal « La Libre Gazette ».

Pourtant, ces artistes sont bien vivants et ont un sacré talent. Certains d’entre elles et eux auront, assurément, un bel avenir et feront la couverture de magazines people, prochainement.

En 2011, nous avons décidé de créer une récompense que nous décernons à quelques artistes qui viennent de marquer cette année qui s’achève.

Pour la 5ème année consécutive, La Libre Gazette vient d’attribuer le Prix «Poséidon 2015» pour féliciter ces gens qui nous font rêver par leur savoir-être et leur savoir-faire.

Les trophées «Poséidon 2015» sont attribués :

 

 

° Au Cinéaste et Photographe Jean-Louis Mathot, mort en 2015, pour le film « Le cri de la baleine ».

Jean-Louis Mathot by PCB2015

LIRE L’ARTICLE ET VOIR LE FILM

 

° A mon père Armand Chauveau-Beaubaton, mort en 2015, pour tout ce qu’il m’a apporté dans la vie.

4

LIRE LE POÈME

° A Patricia et Michel Boreux, Hôtelier et Chef de Cuisine à Rochehaut (Belgique), pour leur esprit d’entreprise et la réalisation d’un complexe touristico-gastronomique d’exception.

patricia-et-michel-boreux-by-pcb2015

LIRE L’ARTICLE

° A Frédéric Pierangeli, Chef de Cuisine à Haybes (Ardennes) pour son parcours professionnel et son implication dans le domaine de l’éducation.

Frederic Pierangeli

LIRE L’ARTICLE

° A Marcel Gillot, Photographe Belge, pour la qualité de son travail et son exposition à Couvin (Belgique).

Marcel Gillot

LIRE L’ARTICLE

° A Betty Chrys, Auteure et Interprète, pour son titre « Souviens-toi ».

betty-chrys

ÉCOUTER LE TITRE « SOUVIENS-TOI » PAR BETTY CHRYS

° Au Chanteur David Bacci, pour l’ensemble de sa carrière musicale et le clip « Je perds mon temps ».

David Bacci (crédit photo Pierre Girod)

David Bacci (crédit photo Pierre Girod)

LIRE L’ARTICLE ET ÉCOUTER LE TITRE DE DAVID BACCI

 

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , ,

Biographie Officielle du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli


Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

 

Le parcours du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli est bien loin d’être banal. Né il y a 49 ans à Villers-Semeuse, dans les Ardennes, rien ne le prédisposait à devenir le Gérant et le Chef de Cuisine remarqué, du célèbre restaurant l’Ermitage Moulin Labotte à Haybes-sur-Meuse (08), qui a fait l’objet de quelques articles sur le Web et dans la Presse dite papier, principalement dans le Figaro Magazine.

En effet Frédéric Pierangeli semblait s’orienter vers le Droit ou embrasser une carrière militaire.

Dans les années 1984, 1985 et 1986, il est surveillant à l’Institution Saint-Étienne de Châlons-en-Champagne où il s’occupe plus volontiers du soutien scolaire, de la culture, des loisirs et du sport au profit des internes. A côté, il effectue sa préparation militaire et sera affecté au 24ème RIMA (Régiment d’Infanterie de Marine) à Perpignan avant d’intégrer le 1er RSMA (Régiment de Service Militaire Adapté) à La Martinique, avec pour objectif principal l’aide au développement des Territoires d’Outre-Mer par l’éducation professionnelle et scolaire. C’est au bureau comptable qu’il est chargé de la formation professionnelle, tout en gérant les loisirs et l’éducation en qualité de Moniteur Sportif Militaire. En juin 1987, il est décoré de la Médaille de la Défense Nationale.

C’est à son retour en Métropole qu’il a l’opportunité de devenir le Gérant et le Chef de Cuisine de l’Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte. Là il va pouvoir faire ses preuves, dans ses multiples qualités. Grâce à son talent, son établissement est classé Restaurant de France et lui devient Membre de l’Académie des Arts de la Table, des Tables et Auberges de France, de la Confrérie Saint-Georges, du Sabre d’Or et d’Euro-Toques, comme Artisan-Cuisinier Européen depuis 2007.

Depuis plus de 25 ans qu’il est aux commandes de ce magnifique Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte, Frédéric Pierangeli a participé activement à la formation d’une bonne vingtaine d’apprentis tant dans le domaine du retour à l’emploi que pour les CAP et les BAC Pro. De nombreux stagiaires se sont retrouvés chez lui pour se parfaire dans les domaines les plus variés qui vont du service en salle à la gestion quotidienne du linge hôtelier, en passant par le dressage des tables, l’hygiène, la sécurité, la confection de menus et la confection de mets. Un de ses apprentis a même été jusqu’en ½ finale du concours des meilleurs Ouvriers de France qu’il a réussi.

Frédéric Pierangeli a, en outre, participé à l’accueil d’élèves du Lycée Professionnel Jean Moulin de Revin (08). On le retrouve à des conférences et des séminaires-découvertes du métier CHR (Café – Hôtel – Restaurant) en Belgique et dans le département des Ardennes.

C’est donc à juste titre qu’il a été récompensé en étant nommé au Grade de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques. Le Préfet des Ardennes, lui a adressé une lettre de félicitations, pour le remercier de son action en faveur de l’Enseignement et de la Formation.

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Un « Accueil Motards » au Moulin Labotte


Moulin façade

Il se passe toujours des évènements, au Moulin Labotte à Haybes dans les Ardennes, entre la France et la Belgique.

Frédéric Pierangeli, maître des lieux et maître queux sévissant aux fourneaux de l’Ermitage Moulin Labotte, a voulu ouvrir son bel établissement au plus grand nombre. Il l’avait déjà fait, en accueillant cyclistes et randonneurs, puis il s’est dit que les chaussures de marche et les bicyclettes n’étaient pas incompatibles avec les Harley Davidson et les Goldwing qu’il recevait pour ce week-end de la Pentecôte.

Plaque Accueil Motards

Une plaque « ACCUEIL MOTARDS » vient d’être apposée à l’extérieur, près de l’entrée de l’hôtel-restaurant, sur la façade de son moulin qui date du 18ème siècle. Les motards auront aussi l’opportunité d’abriter leurs « chevaux de fer » à l’intérieur d’une superbe grange que Monsieur Pierangeli met gracieusement à disposition, pour ses clients à deux roues dont les machines rutilantes doivent être protégées de la rosée du matin.

Garage à motos

Côté hôtel, que de changements, à l’Ermitage Moulin Labotte, avec la réfection des chambres, peintures et salles de bain. Des choix de bon goût et des coloris très tendance.

Chambre 5

Côté restaurant, en plus des menus traditionnels du terroir ardennais inventifs et revisités tous les mois, Frédéric Pierangeli crée la surprise avec deux jolis menus à 20 et 15 euros qui permettent un accès à toutes les bourses, même à celles qui étaient impressionnées par le cadre, n’allant pas jusqu’à pousser la porte de cette bien belle Maison posée au cœur de la forêt ardennaise, dans un calme olympien régénérant où ruisseau et petits oiseaux chantent en parfaite harmonie. Quant aux clients de l’hôtel, ils n’auront plus besoin de ressortir pour aller prendre leurs repas à l’extérieur.

Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

Avec Lysiane, la nouvelle correspondante de notre Journal pour la région Est, nous venons de tester le menu du mois de mai.

Lysiane

Les agapes sont d’essence quasi divine.

Le foie gras aux pointes d’asperges vertes est fait maison. C’est un pur bonheur pour les yeux et les palais délicats, ainsi qu’une invitation au voyage dans le Sud-Ouest pour les papilles gustatives.

Foie gras

Le feuilleté de boudin blanc forestière est un vrai festival de goûts et de senteurs du terroir ardennais. Une assiette qui fleure bon les sous-bois chargés de légendes des Dames de Meuse et des Quatre Fils Aymon, avec des notes merveilleuses qui éclatent et persistent en bouche.

Les Saint-Jacques sur fondue de poireaux procurent un bonheur incommensurable et sont le résultat d’un heureux mariage entre la mer et la terre. Tout cela sur un joli vin de Fleurie.

Enfin la soupe de fraises révèle quelques secrets des jardins de notre enfance, avec des notes très fruitées et superbement envoûtantes dans lesquelles on imagine la présence d’une tombée de menthe blanche pour venir rehausser le tout.

Soupe de fraises

Une cuisine goûteuse et osée, des assiettes surprenantes de générosité, des associations exceptionnelles, du talent, des mariages de couleurs et de saveurs, une poésie gastronomique à l’intérieur de compositions artistiques.

Des casseroles jusqu’au service en salle, tout est magnifiquement orchestré sans être théâtralisé.

Il faut noter l’aide précieuse quoique très ponctuelle d’Eric aux fourneaux, lors du coup de feu, avec son joli savoir-faire à la belge, son sourire et sa bonhomie, ainsi que son travail qui correspond bien à l’attente du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli.

Une mention spéciale également à Samantha, pour son professionnalisme à nous servir en salle, son sourire et sa discrétion nous changent des comportements intrusifs des personnels de certains établissements parisiens. Il faut dire que Samantha est à bonne école, sous la gouverne de Eugénia, même si elle nous paraît parfaitement autonome… Puisqu’elle sait aussi servir seule et nous faire goûter le vin.

Article et photos Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir le nouveau Site du Moulin Labotte en cliquant ICI

 

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Image

St Valentin 2015 au Moulin Labotte à Haybes


Menu Moulin

 

Étiquettes : , , , , , ,

Saint-Sylvestre 2014 au Moulin Labotte


moulin

MENU NOUVEL AN 2014

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

Le Moulin Labotte de Haybes a un nouveau Site


Crédit photo PCB 2013

Crédit photo PCB 2013

 

Site du Moulin Labotte ICI

 

Étiquettes : , , , , , ,

La guerre des transports et si…


Logo

A l’heure où les Taxis et les VTC (Véhicule de tourisme avec chauffeur) se livrent une guerre à couteaux tirés, l’on oublie qu’il existe d’autres acteurs dans le monde du transport, je rencontre l’un d’eux dans un charmant petit village Ardennais.

Molzer d’Ylian: M. Chauveau-Beaubaton, merci de me recevoir. Vous venez de créer votre société de transport, pouvez-vous nous en dire plus ?

M. Chauveau-Beaubaton: Oui, la société Arduinna transports a vu le jour le 2 juillet 2014 et ouvrira le 23 juillet 2014. Notre activité est donc lié aux transports de personnes et nous dépendons de la convention collective relative au transport en commun, si ce n’est que dans notre cas, nous sommes limités à 9 places chauffeur compris.

M.Y : Y a-t’il des conditions particulières pour pouvoir exercer votre profession ?

C.B : Oui, il faut être titulaire d’une capacité professionnelle de transport de personnes avec des véhicules n’excédant pas 9 places remis par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) après un examen et une formation. Puis il faut une licence sous conditions d’honorabilité et de capacité financière au prorata du nombre de véhicules.

M.Y : Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents directs?

C.B : Nous ne nous considérons pas directement comme une concurrence, plutôt comme une alternative, voir quelque part vers une évolution de la profession, et peut-être même la solution à un conflit et une réponse à la suprématie imposée et revendiquée par certains. Notre licence est gratuite, mais comme je l’indiquais ne s’obtient pas sans conditions. Il faut d’abord être formé et répondre aux exigences de la DREAL, et cette dernière n’est pas valable à vie, mais sous réserve de répondre aux exigences demandées. Les taxis eux doivent payer cette licence, souvent à prix prohibitifs. Je pense que cette solution justement serait une bonne chose pour tout le monde, on reste dans quelque chose de réglementé, il n’y a plus tous les travers liés à la licence payante et les gens sont formés, diplômés et ne peuvent exercer qu’après avoir répondu convenablement à des critères établis. Après le problème avec les VTC, surtout avec le groupe Uber, c’est qu’ils sont vraiment agressifs et ne respectent pas forcément les règles auxquels nous devons répondre, ce qui explique ainsi la grogne des taxis.

M.Y : C’est-à-dire?

CB : Beaucoup de VTC démarchent à la sortie des gares ou des aéroports, ils circulent dans les couloirs de bus etc. et ça leur est pourtant strictement interdit ; nous-même n’en avons pas le droit alors que nous sommes réglementés et agréé par le ministère des transports ; nous ne pouvons être hélé comme un taxi et devons impérativement être commandé au préalable. Il faut jouer le jeu et respecter les règles pour que chacun s’y retrouve, il y a de la place pour tout le monde pour peu que celles-ci soient respectées ; enfin beaucoup de chauffeurs ne sont même pas formés, certains d’ailleurs n’ont même pas de permis valides, et ça c’est vraiment grave. Je trouve lamentable qu’il n’y ai pas plus de vérifications, on peut parler de taxis clandestins dans certains cas et hélas à cause de ces personnes-là, tous les transporteurs autres subissent la grogne des taxis, mais ils se trompent malheureusement de cibles, nous sommes la réponse à leurs exigences, notre profession est vraiment encadrée. Enfin il y a un autre souci, celui du co-voiturage, avec des sites comme « Blablacar ». Sur le papier c’est vraiment une très bonne idée, sauf que dans la réalité, c’est de l’activité illégale maquillée de transports, non pas de par l’entreprise elle-même qui est d’ailleurs très claire sur le sujet (il est en effet indiqué sur le site de Blablacar que ce système n’a pas pour vocation de faire du profit mais de diviser ses couts kilométriques, ni d’en faire une activité régulière), mais de la part des conducteurs qui en principe n’ont pas vocations à gagner de l’argent, mais à réduire leur coûts en partageant leur véhicule. Il faut plus de contrôle là aussi ou encadrer autrement.

M.Y : Je vois vos tarifs, comment pouvez-vous expliquer cette différence de prix avec vos concurrents ?

C.B : Tout simplement parce que notre prix de revient n’est pas le même, ce n’est pas que les taxis s’en mettent plein les poches contrairement aux idées reçues, c’est que leur coût de revient grimpe à cause, du moins en partie, du prix de leur licence par exemple, ils doivent bien le répercuter. Réformer de ce côté-là permettrait d’avoir des tarifs assez proche de ceux que nous pratiquons, voilà pourquoi je parlais de solutions plus tôt ; tout le monde s’y retrouverait, sociétés comme clients. Certains pays pratiquent déjà cette méthode depuis longtemps, ce n’est pas de la libéralisation à outrance et il n’y a pas non plus le côté « cercle fermé ». L’avenir c’est ça, un juste milieu entre les taxis et les VTC (rires).

M.Y : Quand vous parlez de « cercle fermé », on sent dans votre voix une certaine amertume ; est-ce une impression ou…

C.B : Disons que nous subissons beaucoup de pressions, comme je le disais, nous sommes mal vu car l’on nous confond à tort avec les VTC, puis en France et c’est d’autant plus vrai dans des petits villages, on n’aime pas trop la concurrence, ce qui se comprend lorsque celle-ci est déloyale, or même si je suis habilité à faire du service à la demande, ma cible de clientèle n’est pas exactement la même. Aussi surprenant que cela puisse sembler, je respecte beaucoup les transporteurs classiques, mon père a longtemps travaillé comme chauffeur de bus chez Francotte et pour M. Bridoux père qui faisait les ambulances et les taxis ; voici aussi pourquoi je les comprends dans leur colère, mais au risque de me répéter, je suis une alternative et je ne suis donc pas là pour les enterrer, juste proposer un service différent surtout orienté vers les familles nombreuses, les petits groupes, les petites associations ou les usines. Nous avons avant tout une vocation touristique, familiale, d’ailleurs notre nom joue surtout sur l’identité ardennaise. Je m’échine dores et déjà à tisser des liens avec les acteurs touristiques de notre belle région, Les Ardennes ne sont pas un mouroir, le décor est superbe et il y fait bon vivre. Vrai que dans la vallée de la Meuse celui qui n’a pas de permis est un peu embêté et les moyens de transports classiques sont ce qu’ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts.

M.Y : Justement, n’avez-vous pas peur du contexte économique local ?

C.B : Il est vrai que les fermetures à répétitions sont un véritable coup dur pour la vallée de la Meuse qui est gravement touchée, la main d’œuvre et la qualité du travail y sont pourtant reconnus, mais rien y fait. Mais il faut bien trouver des solutions, il y a un tel potentiel ici que si l’on s’y met tous ensemble, il est possible de changer les choses. Beaucoup comme moi, croient dans le potentiel touristique, un parc de loisir s’est créé au lac des vieilles forges, on a « terre altitude », rayon gastronomie nous ne sommes pas en reste, le restaurant « Robinson » propose des balades en gyropodes etc…, nous avons de petits hôtels de charmes comme le moulin Labotte situé au cœur même de la forêt… puis d’ici quelques jours c’est le Fest’ in Haybes, le Aymon Folk festival et bientôt le cabaret vert, qui plus est, nous sommes une terre de légende, j’ai plaisir à conter moi-même ou même écouter ces contes et légendes qui ont bercé mon enfance …Non les Ardennes ne sont pas en train de mourir, passez la frontière et vous verrez comment nos voisins belges ont su rendre la gloire à leur région en tout point égale en terme de beauté de site, en jouant la carte du tourisme. Le seul moyen de ne pas sombrer c’est de se reconvertir.

M.Y : On sent beaucoup de passion quand vous parlez de votre région

C.B : Je n’y suis pas né, mais j’y ai toujours vécu pour ainsi dire, ma grand-mère était issue d’une des plus anciennes familles de Haybes, c’est elle qui m’a principalement éduqué et je me sens avant tout ardennais… ce qui est assez amusant quand on pense que, comme nombreux de mes amis, on a voulu en partir pour finalement y revenir. On pense trouver mieux ailleurs lorsque l’on est jeune, pour voir finalement que l’essentiel est ailleurs, je suis revenu dans la région il y a 8 ans lors de l’enterrement de mon grand-père, un jour triste qui me chagrine encore aujourd’hui, mais c’est aussi le jour où j’ai eu à nouveau le coup de foudre en regardant ce qui m’entourait, je me suis toujours demandé comment je n’ai pas su voir alors le trésor que j’avais sous les yeux.

M.Y : En tout cas vous êtes un bon promoteur de votre ville, mais revenons-en à notre sujet ; Vous dîtes mettre un accent sur le tourisme mais dans les faits comment allez-vous fonctionner toute l’année ? Il y a forcément un phénomène de saisonnalité, non ?

C.B : Je vous remercie, et je pense que les meilleurs ambassadeurs d’une région sont ses habitants. En effet pour ce qui est du tourisme il y a une saisonnalité, voilà pourquoi je m’adresse aussi aux petits groupes, aux associations, aux familles pour du service à la demande ; la question et les besoins ont été étudiés. Beaucoup de jeunes n’ont pas forcément les moyens financiers par exemple de bouger, puis le durcissement au niveau des points du permis de conduire, du code de la route etc. font qu’il n’y a que trop peu de solutions mis à leur dispositions, ici c’est plein de petites villes ou villages pas forcément bien desservis, encore que niveau train quand il n’y a pas de grèves ou de travaux on a pas trop à se plaindre pour ce qui est de la ligne Charleville-Mézières-Givet, mais là encore prendre un train en groupe coute très cher, puis le samedi soir lorsqu’ils vont en boite, trouver de quoi les rapatrier tiens de la gageure.

M.Y : Comment fonctionnez-vous justement au niveau de vos prix, prestations ?

C.B : Nous avons un prix global du véhicule qui est calculé au kilomètre et divisible ou non, selon le choix du ou des clients par le nombre de personnes au prorata si les départs ne se font pas tous au même endroit. Nous mettons aussi en place des systèmes de pass payants annuels permettant un prix plus bas sur tous les voyages (excepté tarif de nuit sauf pour les travailleurs) qui est très vite rentabilisé pour peu que l’on voyage souvent.

M.Y : Avez-vous bénéficié d’aides pour vous établir, avez-vous rencontré des difficultés particulières?

C.B: Il est clair que les banques se sont montrées très frileuses, ils voient les choses avec leurs yeux de banquiers seul une grosse rentabilité les intéresse, quant à certains, l’on m’a refusé de l’aide par manque d’expérience, forcément je viens d’avoir mon diplôme pour avoir le droit de créer ma société, mais si je ne peux pas exercer un jour, je n’aurais jamais d’expérience, heureusement j’ai pu compter sur le soutien d’autres personnes et de précieux conseil, comme le CISE de Vireux-Molhain, Le conseil général, le PLIE et d’autres acteurs privés aussi bien société que particuliers, c’est ce qui m’a donné la force de me battre contre vents et marées et de ne pas lâcher. Il est vrai que financièrement il a fallu couper et revoir nos ambitions à la baisse, mais au final c’est un mal pour un bien, ça m’a permis de redéfinir les choses et d’être plus raisonnable, plus sage. Quelque part toutes ces épreuves m’ont endurci et ce n’est pas plus mal, je remercie les personnes qui me font confiance et me soutiennent, quant aux autres, à moi de leur faire changer d’avis et de leur prouver l’intérêt de mes démarches. Je ne pars en guerre contre personne, je veux juste proposer aux gens des alternatives qui les concernent selon la situation locale et vivre honnêtement d’un métier qui me passionne.

M.Y: Lors de notre discussion préalable et même dans notre entrevue, je n’ai pu m’empêcher de remarquer un côté social dans votre discours, cela vient-il d’un vécu personnel?

C.B: En fait je suis issu professionnellement de ce milieu, j’ai longuement travaillé auprès de jeunes et je dois beaucoup aux entreprise pour lesquelles j’ai travaillé, j’ai toujours une pensée pour eux, aussi bien pour mes collègues que pour ceux dont j’ai eu la charge, même lorsque j’étais en congé, je ne partais pas en vacances, afin d’encadrer des centres de loisirs, j’adore ça ; il faut que je bouge constamment.

M.Y: Pourquoi ne pas avoir continué dans cette voie alors?

C.B: J’ai eu de gros bouleversements dans ma vie familiale, surtout à la naissance de ma fille atteinte de trisomie 21, à ce moment-là j’ai compris que je ne pouvais plus assurer un travail correct ; on ne peut s’occuper des autres lorsque l’on n’est plus capable de gérer sa propre vie. Il m’a fallu faire un point et aujourd’hui j’ai compris la voie que je devais suivre… Alors forcément, on ne peut changer sa nature, d’où mon discours ; aussi j’ai décidé d’œuvrer autrement en suivant et respectant mes convictions, en proposant un service adapté et répondant aux besoins de chacun.

M.Y: Un mot pour conclure?

C.B : Pas spécialement, si ce n’est que vous serez les bienvenus pour l’ouverture de notre société

M.Y: Je vous remercie d’avoir accepté de nous recevoir et je vous souhaite bonne chance et bon courage dans votre entreprise.

C.B : Je vous remercie de m’avoir permis de m’exprimer.

Interview de Molzer d’Ylian, Chroniqueur au Journal Le Mague

FCB

 

 

 

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Hommage à l’Adjudant de Gendarmerie Christian Robert


Crédit photo Marianne Fournier

Crédit photo Marianne Fournier

C’est le samedi 26 mars 1977 que Christian Robert entra dans ma vie, alors qu’il était Gendarme à la Brigade Territoriale de Fumay (08). Il était venu me rendre les honneurs, au nom de la Gendarmerie, à l’occasion de mon mariage et nous fîmes connaissance sur le parvis de la Mairie de Haybes.

Malgré un destin différent, nous arrivions à nous voir lorsque je séjournais dans les Ardennes, après mes nombreuses interventions et mes longs voyages professionnels. Toujours un petit mot pour rire, une colère légitime contre la connerie et des espoirs pour le lendemain. Christian était un boulimique de la vie et aussi un épicurien puisqu’il aimait les bonnes tables et la fête, comme tous les Ch’tis qui se respectent.

Sept ans plus tard, nous allions de nouveau être réunis. Je venais de demander mon affectation à la Gendarmerie de Rocroi et c’est lors de séances de tir au pistolet organisées par la Compagnie de Gendarmerie de Revin que nous nous rencontrions, le plus souvent, toujours dans ce bel esprit d’amitié et de complicité.

Christian continua sa brillante carrière, à la Gendarmerie de Givet. Il se retrouva Adjoint au Commandant de Brigade, avec le grade d’Adjudant, alors que je quittais définitivement l’Arme en 1986. Notre destin commun allait encore nous réunir, quelques années plus tard.

C’est en 2001, juste avant de prendre sa retraite, que Christian vint me trouver alors que j’étais Chef de la Sécurité au Centre d’Entraînement Commando de Givet. Il avait appris mon départ imminent sur Paris et souhaitait que je le recommande pour tenir le poste à ma place, ce qu’il fît.

C’est en 2011, dix ans plus tard, que nous nous sommes retrouvés, sur un réseau social, par l’intermédiaire de mon fils Frédéric. Nous échangions souvent car Christian intervenait sur les articles que je mettais en ligne ou sur les papiers que j’écrivais dans le Journal Le Mague.

Il y a six mois, Christian m’envoya un message privé pour me dire qu’il était atteint d’un cancer du pancréas.

Depuis, Christian est parti !

Alors bon vent, Mon Frère d’Armes et mon ami. Je n’ose pas penser à la prochaine rencontre que nous devrions avoir ensemble mais c’est promis, je demanderai mon chemin pour arriver jusqu’à toi en souhaitant que la bière soit fraîche et qu’on puisse encore déconner, Mon vieux Soldat !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Crédit photo Marianne Fournier

Crédit photo Marianne Fournier

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , ,

« Un Deuil Majeur » par Fred CB


Mémère

Cela fait à présent dix huit ans,
De longues années, privé de ta lumière,
D’errances, de perditions et de calvaires ;
Ton absence est pour moi un perpétuel tourment.

Toi qui, comme ton propre fils, m’a élevé ;
Toi qui malgré ta chair mutilée par cette horrible guerre,
N’était que pur amour et bonté.
Douce rêveuse, la tête dans les étoiles mais les pieds sur Terre.

Tu continues malgré tout à me fasciner.
Par-delà la mort, continuant à me parler.
Tu as fait, et ce depuis ma plus tendre enfance,
A mon égard, acte de foi et de bienveillance.

A l’aube du centenaire de cet évènement,
Qui t’as couté ta sœur et un bras,
Je ne peux ne penser qu’à toi ;
Mon cœur s’emplit d’un triste sentiment.

Quelle force tu avais dans ton pardon,
Quelle tolérance, quelle humilité.
Ta sagesse, calmait les plus hauts et féroces tons,
Ta douceur parvenait même à apaiser, les plus excités.

J’espère que de là où tu es tu peux me voir,
Et qu’en aucun cas, je suis en train de te décevoir.
J’applique au mieux tout ce que tu m’as enseigné,
Être juste et bon ; et autant que possible, ne pas juger.

Mon plus grand regret est de n’avoir pu te dire au revoir,
Répondre à ta demande et ainsi exhausser ton souhait,
Mais vois à présent, que dans nos cœurs réside l’espoir.
Celui de cœurs réconciliés, même si imparfaits.

Ta disparition a été destructrice,
Mais aussi tout à la fois salvatrice.
M’apercevant ainsi que la vie était trop fragile ;
Pour rester sur des ressentiments bien futiles.

Il ne passe pas un jour où je ne pense à toi.
Nos éclats de rire et cette tendresse partagée.
Cette complicité qui restera à jamais gravée.
Dans ma mémoire, dans ma chair, tu seras toujours en moi.

L’on me dit, que je n’ai peut-être pas eu l’affection que je m’évertue à trouver.
Mais, il n’en est rien, c’est parce que j’ai connu l’amour absolu,
Que je m’efforce absolument à le recréer…
Mais hélas je ne peux que constater que c’est peine perdue.

Je ne sais toujours pas faire mon deuil…
Celui-ci est majeur…
Sans aucuns doutes est-ce la peur…
L’idée de t’oublier me fait trembler comme une feuille.

Pardonne-moi d’être si faible, tu devrais être libre dans cette lumière.
Dont tu fais partie, et qui aujourd’hui m’éclaire.
Tu vivras en moi, et en mes enfants, à l’infini.
Puisqu’au quotidien, tu continues à influencer nos vies.

Frédéric Chauveau-Beaubaton le 28 avril 2014 – à Haybes.

 
 

Étiquettes : , , , , ,

« Le sens du goût » par Fred CB


FCB

J’ai perdu un sens, et non l’un des moindres, celui du goût.
C’est arrivé petit à petit, au début je pensais que c’était juste une passade.
Mais je me rendais vite compte que dans mon cœur il y avait un trou.
Un vide immense que je dissimulais derrière mes sourires, quelle piètre façade.

J’ai perdu tout d’abord le gout de rire
Puis très vite celui de rêver……
A quoi bon ne cessais-je de me dire.
Puisqu’en fin de compte, je restais seul à errer.

J’ai perdu le goût des grandes discussions.
Celles que je pratiquais avec une certaine passion.
Véritable défenseur de la veuve et de l’orphelin,
Je refaisais un monde où tout le monde se sentirait bien.

J’ai perdu le goût de m’amuser et de m’émerveiller.
Certainement à cause de cette vision si triste de la réalité.
Il suffit à quiconque de surveiller les actualités,
Pour très rapidement, se retrouver désenchanté.

J’ai perdu le goût du partage.
Celui que je défendais ardemment pourtant.
Dire que je m’évertuais à en faire mon adage.
A quoi rime-t-il dans un environnement aussi véhément ?

J’ai perdu le goût des longues veillées le soir.
Celle où j’échangeais avec une forte complicité,
Tous mes vœux, toutes mes envies, tous mes espoirs.
Difficile à suivre lorsque l’on est abandonné.

J’ai perdu le goût de chérir.
On ne peut y croire sans périr.
L’amour n’est qu’une chimère ;
Elle emmène chacun de nous en enfer.

J’ai perdu le goût de sentir
La vie n’est plus amère… elle est devenu fade
Pourquoi continuer à se mentir ?
Vu que tout ceci n’est qu’une pathétique mascarade.

J’ai tout simplement perdu le goût de vivre.
A quoi bon se démener contre vents et marées,
Lorsqu’on dérive comme un bateau ivre…
Je me sens si las…si fatigué…

Mon corps avance pourtant, mais le cœur n’y est pas.
Privé du goût merveilleux de toutes ces choses…
Tout ce qui m’entoure me semble tellement morose.
Seule raison qui me retienne, celle d’être papa.

Envie pourtant de m’évader de cette Terre qui n’a rien à m’offrir.
Envie à nouveau de ressentir des émotions autres que la détresse
Envie, c’est une évidence, de ne plus souffrir
De m’endormir, embrassé par la tendresse.

Point de promesses, juste la certitude.
Que j’arrive à me libérer de cette servitude,
Engendrée par mes sombres pensées …
Afin que la vie retrouve tout son intérêt.

Frédéric Chauveau-Beaubaton le 29 décembre 2013

 

 
 

Étiquettes : , , , ,

« La Lumière perdue » par Fred CB


FCB

J’ai perdu ma lumière, celle qui m’éclairait dans la nuit,
Douce Lueur qui illuminait ma vie.
Dans ces ténèbres choisis ne règne que l’ennui,
Je me cogne, je me blesse, je suis meurtri.

Je me suis, bien malgré moi détourné de son éclat,
Quelle énorme erreur ai-je fais à ce moment-là.
Je suis comme un navire sans phare en pleine tempête.
Priant pour la revoir, son souvenir trotte dans ma tête.

Ô douce lumière où es-tu ?
Je ne cesse de crier son nom.
Sans elle je suis totalement perdu.
Je ne peux m’accorder de pardon.

Cela fait si longtemps que je me suis égaré,
Et pourtant je me rappelle son intensité,
Sa bonne humeur, sa chaleur emplissaient mon cœur.
Cela suffisait amplement à faire mon bonheur.

Que m’a-t-il donc prit, d’ainsi me détourner ?
Me condamnant, me faisant prisonnier.
Je n’ai pu lui dire adieu les yeux dans les yeux.
Et m’abreuver une dernière fois de ce sourire merveilleux.

Tel Orphée j’irais jusqu’en enfer pour la retrouver.
La mort elle-même et les diables, je suis prêt à braver.
Dans le brouillard ou le Tartare, je n’aurais de cesse…
De la retrouver j’en fais ici la promesse.

J’ignore si un jour nos âmes se retrouveront…
Mais je l’appelle de mes vœux,
Chaque jour, je lève pour cela mon regard vers les cieux
Pour qu’à nouveau, je l’espère, nous nous sourirons.

Ni la vie, ni le temps, ni la faucheuse ne sauraient m’enlever ;
Tout cet amour qu’elle m’a apporté.
Toute cette énergie dégagée pourtant par son corps meurtri.
Cette passion, cette affection, cette tendresse infinie.

Frédéric Chauveau-Beaubaton le 24 décembre 2013

 
 

Étiquettes : , , ,

Reportage Franco-Belge


Fifi
http://www.kizoa.fr/slideshow-maker/d5516572k9350743o1/mes-58-ans-en-belgique

 
 

Étiquettes : , , , ,

Le Moulin Labotte en diaporama


Ermitage Moulin Labotte
http://www.kizoa.fr/diaporama/d5453147k3349440o2/moulin-labotte-cr%C3%A9dit-photo-pcb-2013

 
 

Étiquettes : , , ,

Un film sur Haybes la Martyre


Haybes

Haybes est, aujourd’hui, un joli petit village fleuri du département des Ardennes se situant à la sortie d’une boucle de Meuse, juste après la ville de Fumay et enserré dans une vallée bordée par les massifs anciens et une forêt de légendes.

Il y aura bientôt 100 ans, ce n’est pas si loin, Haybes était au cœur de la barbarie de ce que les historiens nomment la grande guerre, celle de 1914 à 1918.

A cette occasion, un film est actuellement en tournage au sein de la commune, pour retracer les heures les plus noires de l’invasion Allemande dans ce village martyrisé par des hordes de Uhlans. Cet hommage sera prêt pour les cérémonies du souvenir prévues en 2014.

Haybes en ruine Site JL ORO
Des atrocités y furent commises par des groupes militaires allemands armés, assoiffés de vengeance, de haine et de sang, totalement imprévisibles et incontrôlables, autant que parfaitement indisciplinés.

C’est sur la fin du mois d’août 1914, en plein été, précisément à partir du 24 et durant trois jours, que l’invasion commença. Un soldat allemand fut tué par un soldat français embusqué sur la rive faisant face au village. En signe de représailles, les civils allaient payer un lourd tribut, alors qu’ils étaient parfaitement innocents. Le village sera occupé durant tout le temps de cette guerre, après avoir été pillé et bombardé par l’aviation allemande. 60 habitants seront humiliés, avant d’être exécutés, et 600 maisons seront incendiées.

Des Uhlans, ces fanatiques sanguinaires autant que primitifs, n’hésitèrent pas une seconde à poursuivre femmes et enfants, à travers ruelles et jardins, voire à l’orée du bois. Ils ne tirèrent pas pour se défendre, face à une population désarmée et apeurée, mais juste pour le simple plaisir de tuer et de voir couler le sang, tels de véritables bourreaux et bouchers, sans une once de sentiment et sans l’ombre d’un regret.

Alors qu’elle se trouve près de son jardin, en compagnie de sa petite sœur Raymonde née en 1910 et âgée de 4 ans, Berthe Henry qui a 16 ans prend Raymonde dans ses bras et court pour aller se mettre, toutes deux, à l’abri. C’est à ce moment précis qu’un Uhlan épaule son fusil et tire en direction des jeunes filles. La balle traverse le bras de Raymonde, avant d’aller définitivement se loger dans la poitrine de Berthe, laquelle s’écroule avec sa sœur. Non content de son acte de lâcheté, ce soldat, sans valeur et surtout sans honneur, arrachera des bras ensanglantés de Berthe, le petit corps mutilé de Raymonde pour le jeter dans les orties voisines.

Un peu plus tard, c’est un Major Infirmier de l’armée régulière allemande qui découvrira l’enfant gisant, en la sauvant d’une mort certaine car Raymonde saigne abondamment et son petit bras est totalement brisé, au niveau le plus haut de son humérus. Quant à Berthe, elle décédera quatre jours plus tard, alors qu’elle avait été amenée jusque dans la ville voisine, à l’hospice Malcotte de Fumay.

Raymonde
Raymonde devra être amputée de son bras gauche. Mutilée, elle ne pourra être appareillée définitivement qu’après sa croissance. Outre sa blessure physique, elle portera en elle et toute sa vie durant une ouverture plus profonde, une souffrance qu’on ne peut totalement guérir et qui nous invite non seulement au respect mais surtout à ne jamais oublier les atrocités liées à la sauvagerie des Hommes.

Tombe par PCB
Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 
3 Commentaires

Publié par le 14/06/2013 dans Ardennes

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

« Noires étreintes » par Fred CB


"Noires étreintes" - Poème de Fred CB

« Noires étreintes » – Poème de Fred CB

Elle ne fait aucune différence, aucune préférence;
Petits, grands, riches ou mendiants, faibles ou puissants
Elle vient nous cueillir sans même une simple révérence,
Dans notre tout dernier souffle, notre ultime tourment.

Moi qui me plaint sans cesse du manque de tendresse,
par trois fois elle est venue à moi la maudite bougresse.
Elle s’est alors penchée et tout en m’observant,
M’a susurrer à l’oreille pas maintenant, ce n’est pas le moment.

Si de sa première visite, je n’en garde aucun souvenir précis,
La seconde en revanche a renforcé ma Thanatophobie.*
Pas envers ma personne, mais pour les êtres que j’aime tellement
Je sais qu’elle peut me les arracher en moins d’un instant.

Cette sournoise voleuse, m’a déjà pris ce que j’avais de plus cher,
Me laissant alors un vide immense à la place du cœur.
Je sais que ceci est le lot de tous mes pairs.
Mais je ne saurais jamais faire le deuil de ce malheur.

Depuis ce jour, et malgré quelque joies bienvenues,
je reste seul à errer dans ce monde corrompu.
Mes amis, mes parents et enfants sont ce qu’ils me reste,
mais je sais que la prédatrice est traitre et nous cueille d’un geste.

Mais cette incroyable menace qui nous glace le sang,
N’est ni notre amie, ni notre ennemie.
Elle nous permet à chaque instant de nous sentir vivant.
Sans elle il n’y aurait donc aucun intérêt à la vie.

Nous ne sommes ici bas que de passage,
Nous l’ignorons mais elle nous enjoint d’être sage.
Profitons autant que nous le pouvons et n’ayons aucunes craintes,
car elle viendra quoi qu’il arrive, nous prendre dans sa noire étreinte.

Chérissons chaque instant comme s’il était le dernier.
Aimons-nous, si nous ne devons nous réveiller.
A quoi sert il de nous haïr, d’être intolérant,
Alors qu’elle se tient tapie dans l’ombre, s’en viendra surgissant.

Montrons nous comme elle, malgré ses noires ailes;
Ne faisons aucune différences, accordons notre pardon.
Nous sommes nés pour vivre, aimer, puis nous mourrons.
Alors avant de partir, déposons donc là toutes nos querelles.

Frédéric Chauveau-Beaubaton le 14 février 2013

*Thanatophobie: peur de la mort

 
 

Étiquettes : , , , , , , ,

La Saint-Valentin, c’est au Moulin Labotte


Le Moulin-Labotte à Haybes (08)

Le Moulin-Labotte à Haybes (08)

 
 

Étiquettes : , ,

« L’oeil du mal » par Fred CB


L’œil du mal

L’œil du mal

L’humanité me désole de par sa bêtise, son intolérance, sa véhémence, sa méchanceté. Autant nous avons progressé technologiquement, autant les esprits restent et demeurent à l’âge des cavernes, tout est blanc ou noir, il n’existe, pour eux, aucune nuance.

On aime ou l’on n’aime pas. Nous sommes des gens droits ou des ordures. Il est tellement plus aisé de juger autrui que de se regarder soi même, tellement plus simple d’être médisant que de comprendre.

Que signifie pourtant le mot… humanité, si l’humanité elle-même n’est pas capable d’en faire preuve.

Certains se prétendent croyants mais oublient jusqu’aux enseignements les plus basiques et les choses importantes que les textes nous enseignent : Tolérance, compassion, pardon, altruisme… que celui qui n’a jamais fauté jette la première pierre, qui peut se prétendre à ce point vertueux et s’octroyer le luxe de juger ? Ceci ne nous appartient pas et encore moins quand nous n’avons pas toutes les cartes en mains.

Combien de gens pour la peine de mort, s’ils la veulent qu’ils l’appliquent et se salissent les mains eux-mêmes et qu’en cas d’erreur en portent la responsabilité… Rien n’a changé et ce sentiment navrant me donnerait presque envie de vomir, tellement il est puant de haine, d’extrémisme et d’étroitesse.

Si l’homme aspire à s’élever, il devrait déjà commencer par son esprit. A combattre de prétendus monstres, vous en devenez vous-mêmes…

Écrit par Frédéric Chauveau-Beaubaton, le 05 février 2013

 
 

Étiquettes : , , , ,

« L’amour en fuite » par Fred CB


L'amour en fuite

L’amour en fuite

Je me demande sans cesse si l’amour existe;
Et dans cette quête sans fin je persiste
Demandant plein d’espoir à mon entourage
S’il est véritable ou alors un triste mirage.

Jusqu’à présent, je n’ai pu qu’amèrement constater
Qu’il n’est que compromis et souffrances avérées
Quand bien même il débuterait passionné
La douce fleur finirait toujours par se faner.

Pourtant dans mes rêves les plus intenses,
Je ressens ce noble sentiment qui me réjouit
De concert mon âme et mon cœur dansent
Se mêlant avec délice dans cette douce mélodie.

L’amour serait il en fuite?
Ou n’est-ce là qu’une idée fortuite?
Cette question demeure sans réponses aucunes,
Et en la matière j’avoue avoir quelques lacunes.

Principalement, celle de ne pas m’ouvrir pleinement,
Affichant cette mélancolie et ce silence quotidien
Mais écrire déjà ce que je pense n’est pas rien
Et me permettra peut-être de me sentir vivant?

Jusqu’à présent aurais-je joué de malchance?
Mon cœur est en perpétuelle détresse,
Et la seule chose que je désire est la tendresse!
D’aussi loin que je me souvienne depuis ma plus tendre enfance.

Parce que je suis homme, il me faudrait cacher mes sentiments?
Retenir mes larmes, ma peine, ma tristesse, mes peurs
Quels sont là ces pathétiques tourments?
Ne serais-je donc qu’un pauvre et doux rêveur!

Nul ne pourra répondre à cette éternelle question,
Car à chacun, la chose apparaitra de différentes façons.
Qui peut prétendre faire de l’amour une vérité universelle?
Nos esprits étant si différents et en évolutions perpétuelles.

Frédéric Chauveau-Beaubaton, le 04 février 2013

 
 

Étiquettes : , , , ,

« Déchiré » par Fred CB


Déchiré

Déchiré constamment entre la passion et la raison;
Entre l’honneur, le devoir et la possibilité du bonheur
Je me demande sans cesse si chaque choix n’est pas une erreur;
Et de ce fait reste assis là, comme à l’abandon.

Il serait aisé de se laisser aller à quelconque rêverie,
Là où règnerais enfin un univers de tendresse.
Je ne connaitrais alors plus aucunes détresses,
Juste le sourire et le souvenir de l’envie.

La chose semble aisée et pourtant…
Qu’est ce que tout ceci comparé aux sourires de mes enfants
A la responsabilité qui m’incombe
Je préfère mettre toutes ces chimères dans une tombe.

Suis-je devenu fou pour refuser quelques bonheurs?
Qui se soucie après tout aujourd’hui du sens de l’honneur?
A écouter les voix je ne devrai que penser à moi;
Ne plus m’épancher sur mes soucis et mon émoi.

Les gens savent toujours mieux
Dans leur discours tout est facile
Point de questions pour être heureux
Ni en aucune façon être docile…

Il faut que tu sois égoïste me disent-ils;
Mais est ce là le sens de l’amour et du partage?
Ne faire que retourner les choses à son avantage
Je trouve cette façon de faire on ne peut plus vil.

Alors oui, je reste partagé entre mon cœur et mon cerveau
Véritablement écartelé entre ces deux-ci;
Alors que tout autour de moi continue à être détruit.
J’attends ici, la tête entre les mains, assis dans le caniveau

Frédéric Chauveau-Beaubaton, le 30 janvier 2013

 
1 commentaire

Publié par le 31/01/2013 dans Fred CB

 

Étiquettes : , , , ,

« Les tortures de ma pensée » par Fred CB


Texte de Frédéric Chauveau-Beaubaton

Texte de Frédéric Chauveau-Beaubaton

J’attends une nuit sans rêve, une nuit de trêve;
Qu’enfin je puisse souffler, et pour mon esprit;
j’attends que le calme arrive, et non que je crève
que les sourires reviennent comme au temps où j’avais envie.

Envie de quoi me direz vous?
L’envie de vivre, suivre un but, suivre un cap
Jusqu’à présent, ma vie as toujours été qu’un handicap
Jusqu’au jour où je croyais l’amour enfin au rendez vous.

J’ai eu de bien beaux enfants pourtant
Aux yeux et sourires de miel, une joie qui nous ensorcelle
Alors pourquoi je reste prostré et pleure autant
Ne serais je qu’un ange à qui l’on ne cesse de briser les ailes?

Je sais que je dois me battre, que je dois parler
je n’ai de cesse que de me relever;
mais à chaque pas que je fais, je ne fais que chuter
Alors je voudrais rester là et tout oublier.

Le mal qu’on m’a fait, les railleries et celui que j’ai fait aussi;
car j’avoue que parfois je me suis comporté en pourri,
pour quelle raison ai je fais cela, par vengeance?
Je me suis alors comporté comme cette engeance.

Tout n’est pas encore perdu , j’ai de bons amis,
Des trésors de patience et de compréhension
Alors peut être que tout n’est pas fini
il ne me reste qu’à trouver une mission.

Celle de vivre pour moi serait à n’en pas douter;
Un fameux départ pour tout recommencer
redonner à ma vie les couleurs qu’elle mérite
Au lieu de rester dans cette coquille dans laquelle je m’abrite.

Hélas pour le moment je n’y arrive pas et vous demande pardon
je suis perdu dans mes tortueuses pensées
Mon cœur saigne, il est bel et bien brisé
Par la colère de ceux que j’aime et leur incompréhension…

Écrit par Frédéric Chauveau-Beaubaton, le 07 janvier 2013

 
1 commentaire

Publié par le 08/01/2013 dans Fred CB

 

Étiquettes : , , ,

La Grange aux Loups à Apremont


Cette belle Auberge de La Grange aux Loups, bien campée dans ce joli petit village tranquille qu’est Apremont, dans le département de l’Oise, m’avait été recommandée par Frédéric Pierangeli de l’Ermitage Moulin Labotte à Haybes-sur-Meuse, dans les Ardennes.

Marie-France et Jean-Claude Jalloux dirigent cette remarquable Maison aux airs d’étape gourmande et de halte de bon goût.

Le Chef de Cuisine, Jean-Claude Jalloux, ne m’était pas totalement inconnu puisque je l’avais croisé au Moulin Labotte, lors de l’inauguration du caveau de sabrage du Champagne de cet établissement.

En dehors de sa passion pour l’Art Culinaire, Jean-Claude Jalloux est aussi le Grand Maître de la Confrérie du Sabre d’Or et également le rédacteur en chef de la revue «Passion du Prestige».

C’est donc sur une coupe de Champagne «Pommery Rosé Apanage» que s’ouvrait ce déjeuner du 15 août 2012, en compagnie du comédien Peire Goudouli. Il faut dire que La Grange aux Loups a l’habitude des célébrités puisqu’on a pu y voir, entre autres et au fil du temps, le chanteur Marc Lavoine, les acteurs Benoît Poelvoorde, Dany Boon, Didier Bourdon et Omar Sy, les réalisateurs Eric Tolédano et Olivier Nakache ou encore les humoristes Jean-Marie Bigard et Vincent Moscato, s’exercer à l’art de sabrer une bouteille de Champagne.

Et malgré toutes ces activités, les prix restent abordables puisque nous avions pu choisir le menu «Fraîcheur d’Eté» proposé à 27 euros et servi dans un superbe salon ouvert sur le jardin bien entretenu, avec plusieurs tranches épaisses de saumon fumé, un filet mignon de porc aux girolles et une coupe de fraises Melba à la crème Chantilly et aux amandes grillées.

Au dos des menus et de la carte, Jean-Claude Jalloux a fait une petite mention dédiée à ses clients et dans laquelle il note que pour lui un client est le personnage le plus important de sa Maison… Une superbe devise dont nombre d’établissements devraient s’inspirer !

Site de La Grange aux Loups

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

La tenderie aux grives dans les Ardennes


La tenderie aux grives est une méthode de chasse, traditionnelle et ancestrale, issue du patrimoine Ardennais. Je me souviens y avoir été initié par mon cher Camille Depaix, au cours d’une promenade dans les forêts qui bordent les boucles de Meuse, entre le barrage de l’Uf à Fumay et le Moulin Labotte à Haybes.
La grive est attirée par une petite grappe de sorbier, maintenue dans l’entaille basse qui se trouve sur l’arceau d’une baguette de noisetier plantée dans l’écorce d’arbres ou d’arbustes via un fer à tendre. Dans l’entaille haute de l’arceau, vient se fixer le lacet de crin de cheval à nœud coulissant, on appelle ce piège « la ployette », en patois, et il est fixé à une hauteur pratique qui permet de ne pas travailler avec les bras en l’air ou en bas. La grive vient se poser sur la partie inférieure et se penche pour aller avaler les grains de sorbier, tout en passant tête et cou dans le crin de cheval, puis au moment de s’envoler la grive est prise au piège et s’étrangle rapidement dans le nœud qui coulisse sur son petit cou.
Cette méthode de chasse silencieuse, pratiquée par des tendeurs, fait l’objet de nombreux dénigrements tant de la part des défenseurs de la nature, que des chasseurs armés de fusils, et pourtant l’autorisation annuelle s’étend sur une période très courte, qui va de début octobre à fin novembre. Ce sont bien souvent les gens peu fortunés qui pratiquent la tenderie, non pas pour satisfaire des instincts criminels, mais simplement pour manger un peu de viande qui fait souvent défaut dans l’alimentation du quotidien.
Aujourd’hui, dans cette région de France atteinte par un taux de chômage incroyable, les grives représentent un petit plus saisonnier dans la triste assiette de nos amis Ardennais.
Cette méthode de chasse ne coûte rien, n’est pas dangereuse pour les promeneurs ou les chasseurs de champignons des bois et ne pollue pas. La grive sert à flatter les palais délicats de certains gastronomes en mal d’authenticité, tout en nourrissant d’autres bouches plus affamées.
Il est interdit de faire le commerce du produit de sa chasse et les grives ne se dégustent qu’en famille ou avec des amis. Je me suis laissé dire qu’autrefois le Préfet et le Procureur des Ardennes, qui sont sûrement d’aussi fins gourmets que moi, se laissaient tenter une fois l’an en dégustant ces grives, dans une invitation privée, sur le plateau d’Hargnies, chez une amie commune qui cuisine divinement à l’ancienne, de bons petits plats de cette riche cuisine ardennaise pleine de saveurs généreuses du terroir.
La tenderie aux grives n’est pas plus cruelle que de tirer sur une biche ou un chevreuil qui vous regardent épauler le fusil. C’est une chasse qui fait partie intégrante du patrimoine Ardennais et de l’attachement à cette terre pleine de traditions.
La grive est un met délicat et délicieux qui se partage dans la convivialité, à côté d’un feu à l’âtre crépitant en même temps que rassurant. C’est un plaisir simple que de déguster des grives. Mon odorat se souvient encore de ce bon fumet qui embaumait la maison de ma très chère Raymonde Henry, fin cordon bleu qui savait tellement bien m’accueillir.
Raymonde bardait les grives de lard gras, beurrait sa cocotte en fonte avant de déposer quelques tranches de lard maigre au fond, comme pour servir de lit aux grives qui mijotaient doucement durant une petite heure. Après une belle coloration, Raymonde ajoutait le sel, le poivre, les feuilles de sauge et un peu de genièvre. Le plat était accompagné de pommes de terre appelées « conne di gatte » en Ardennais, ce qui signifie « cornes de chèvres ». Ces pommes de terre recourbées et à chair ferme étaient cuites à l’eau avant d’être arrosées généreusement du jus et des sucs de cuisson des grives… une pure merveille qui valaient certainement les ortolans dégustés par le Président François Mitterrand, dans un savant cérémonial qui consistait à se recouvrir le visage d’une serviette de table pour ne rien laisser échapper des subtiles saveurs.

 

 
3 Commentaires

Publié par le 08/01/2012 dans Ardennes

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :