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Archives de Tag: La Libre Gazette

Elles sont le Barbier de Charleville


Après le Barbier de Séville de Beaumarchais et celui de Belleville composé par Alice Dona, il existe à présent celui de Charleville dans la rue du Moulin. Ce Barber Shop est une coquette petite échoppe que l’on découvre en venant de la Place Ducale et en se dirigeant vers le Musée Rimbaud et les quais de Meuse.

La vitrine est joliment composée de produits dérivés, de blaireaux, de savons à barbe et de rasoirs mécaniques. A l’intérieur, on retrouve de confortables et moelleux sièges en cuir de coiffeur d’antan. On vous revêt la gorge d’une collerette afin d’empêcher poils et cheveux coupés d’aller vous piquer la peau des épaules et du dos. Un grand tablier recouvre votre corps, comme pour vous donner l’impression de jouer un rôle de figurant dans un western et, à ce moment précis, vous constatez que vous n’avez pas de revolver caché sous votre blouse pour dissuader éventuellement l’officiant de vous trancher jugulaire et carotide.

Ce salon est tenu par de jeunes et sympathiques femmes semblant connaître parfaitement leur affaire, lesquelles sont censées s’occuper de nos barbus et c’est ce que font, merveilleusement bien, ces reines du ciseau et des barbichettes en biseau, en harmonisant votre barbe avec vos cheveux, en apportant cette touche gracieusement artistique dans le maniement du coupe-chou, nous éloignant ainsi des images violentes et tenaces de vilains criminels barbus d’autrefois et de ceux d’aujourd’hui qui voudraient nous imposer leurs lois. La barbe reprend enfin, entre leurs mains expertes, ses vraies lettres de noblesse pour devenir bien plus qu’un phénomène de mode mais un art à part entière, celui de savoir porter barbes et moustaches. Massage du visage, serviette chaude, serviette fraîche; on prend vraiment ici grand soin du poil.

Il vous faudra cependant être patient, afin d’obtenir un rendez-vous, vu que le Barbier du Moulin ne désemplit pas de la journée, alors n’attendez pas de ressembler à Landru avant de prendre votre décision.

En conclusion, il est grandement plaisant de confier notre beauté à des femmes; leur côté délicat fait qu’elles ont tous les atouts pour bien s’occuper de nous, la féminité étant une grâce qui s’ajoute au sens de l’esthétisme, lequel nous fait parfois défaut. Ces belles dames nous rendent ainsi moins sauvages et plus présentables à leur yeux qui ne sauraient se contenter de la vision de brutes épaisses des cavernes voire d’autres ermites du fond des bois.

Écrit par Philippe Beaubaton

SITE BARBIER DU MOULIN

 

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Bar à Vin Le Concept à Charleville en Ardennes


C’est sous les arcades de la pittoresque Place Ducale à Charleville, sœur jumelle historique de la merveilleuse Place des Vosges de Paris, que notre Journal a découvert ce joli petit bar à vin à l’enseigne Le Concept.

Idée originale et beau concept du Maître-Sommelier Eric Arnaud, Président des Sommeliers de Champagne-Ardennes, lequel connaît son affaire et dirige ce bel établissement avec sa femme Karine.

Ce bar à vin, avec terrasse sous la voûte et extension sur la partie piétonnière de la Place Ducale, est certainement le caveau le plus approprié pour venir se délecter du nectar de la vigne, fruit du travail des hommes voire de certains ordres monastiques. Cette fabuleuse transformation du raisin, véritable sang de la terre, nous permet de sentir et de déguster quasi religieusement ces différents arômes des parcelles de nos réputés terroirs de France.

Ici, c’est à la bonne franquette et sans cérémonial. Vous fermez les yeux et partez dans un vrai moment de détente durant lequel tous vos sens sont en éveil avec la vue de la dive bouteille et des jolies couleurs de ces vins qui coulent et viennent chanter leurs mélodies au sein de votre verre tenu en main comme pour l’effleurer du bout de vos doigts avec le respect qu’on doit à une jeune femme encore pucelle, son odeur venant vous chatouiller harmonieusement les narines, ses goûts et ses longueurs en bouche minérales, florales ou savoureusement fruitées.

Au bar à vin Le Concept il y en a vraiment pour tous les goûts, tant au verre qu’à la bouteille. Il règne, en ce lieu, comme une atmosphère semblable à certains recoins que l’on découvre au détour des allées du Musée du Vin de Paris.

Eric Arnaud possède également une belle carte de Whisky, de bières et de Champagnes.

Cet homme à la bonne tête et à la belle générosité de cœur vous invite tout en dégustant vos vins, et c’est son concept, à le faire autour de dodues planches de charcuteries et de fromages, de salades composées, de riches plats de pâtes cuisinés en sauces ou d’extraordinaires risottos mijotés.

Le couple Arnaud sait recevoir ses clients dans une ambiance très conviviale. Avec eux, vous êtes tout de suite à l’aise pour aller voyager, sans s’enivrer car le plaisir ne serait plus au rendez-vous, dans les méandres qui vous entraînent inexorablement vers les secrets de cet excellent breuvage qu’est le vin, lequel a toujours été présent dans l’Histoire de l’Humanité et cela bien avant la rédaction des textes sacrés.

Si vous êtes raisonnablement amoureux du vin il est certain que vous ne viendrez plus à Charleville par hasard et qu’il y a de fortes chances que vous ne quittiez plus cette Place Ducale.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

PAGE FACEBOOK LE CONCEPT

 

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Étape à Ermitage Moulin Labotte, dans les Ardennes


Notre Journal est revenu à Haybes, au Moulin Labotte et n’a pas été déçu.Que de changements, depuis notre passage en 2015. Ce superbe Hôtel-Restaurant, situé au cœur même de la forêt, a beaucoup évolué, bien que dirigé par un homme omniprésent et seul aux fourneaux.

Les abords sont coquets et fleuris, les haies bien taillées, le parking entretenu tout comme les emplacements pour les vélos et les motos. Quant à la toute nouvelle terrasse couverte, elle permet aux clients de prendre leurs repas à l’extérieur et près du ruisseau lorsque le temps le permet.

Le Chef Frédéric Pierangeli est, contrairement à l’expression, au four et au moulin. Il est cependant secondé, dans ses multiples tâches, par sa famille.

Le service est toujours impeccable et rondement mené. La jolie salle du restaurant, où est posée la roue crantée du mécanisme permettant de produire autrefois l’énergie nécessaire à ce lieu, est toujours un décor merveilleusement poétique pour un déjeuner ou un dîner près de l’âtre, entre poutres et poutrelles, pierres et ardoises ainsi qu’une belle décoration d’intérieur.

Les chambres, de cet ancien moulin du 18ème siècle, ont été entièrement rénovées. Des volets roulants ont été posés à toutes les fenêtres de l’établissement.

Le bar est bien achalandé, la carte des vins surprenante et l’assiette toujours copieuse ainsi que bien soignée dans sa présentation. Les sauces sont savoureuses, les viandes extraordinaires et tout, de l’entrée au dessert, est élaboré et cuisiné au Moulin. Le menu change chaque mois, avec trois entrées froides, trois entrées chaudes, trois plats et trois desserts. La cuisine du terroir ardennais est souvent à l’honneur.

Enfin, un tout nouveau Site Internet a vu le jour. Simple d’accès, il permet aux clients anglais, allemands et néerlandais de découvrir un menu ainsi que les tarifs des chambres dans leurs langues respectives.

Ce Moulin Labotte est un endroit propice à la rêverie où il fait bon se poser pour se ressourcer en pleine nature, tout en effectuant un joli voyage sur les belles idées culinaires de ce Chef inventif qu’est Frédéric Pierangeli.

A découvrir sans plus tarder !

VOIR LE SITE DE ERMITAGE MOULIN LABOTTE

 

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Le Balcon en Forêt du Hameau Les Hauts-Buttés


Décidément le prénom de Geneviève est bien loin d’être banal, bien que peu usité. Il y avait la Geneviève qui fit guerre à Attila pour sauver Paris, ma défunte petite Maman chérie et la patronne de cette bien jolie auberge de ce tout petit village situé sur les contreforts des massifs anciens qui constituent les crêtes pré-ardennaises.

L’accueil est très agréable, puisque sourire et voix douce de Geneviève sont au rendez-vous comme pour vous inviter à la méditation gastronomique.

Les abords du chalet, la terrasse extérieure et la salle à manger sont de toute beauté.

Geneviève Goffette a un parcours atypique puisqu’elle est ingénieure agronome de formation. Mais cette femme du Nord tombe amoureuse d’un ardennais et des Ardennes et par voie de conséquence du Hameau Les Hauts-Buttés.

Il y a quatre ans, elle décide de se lancer un nouveau défi en ouvrant cette magnifique auberge et son salon de thé.

Geneviève est une puriste, ce qu’elle propose à ses clients est sa création du jour. Telle une peintre ou une musicienne elle compose quotidiennement ses œuvres culinaires qu’elle appelle son menu du jour au gré de ses envies du moment liées à ses goûts et surtout à sa douce folie artistique. Elle marie subtilement l’aspect de ses mets avec des saveurs originales autant que goûteuses d’épices et de plantes aromatiques, en devenant chimiste d’un instant. Chez elle, pas de congélateur de grande capacité, tout juste un petit endroit pour les crèmes glacées car tout est fait Maison et le jour même.

Après un apéritif maison dégusté sur la grande terrasse ombragée, nous décidons, par ces temps chauds, d’aller chercher un peu de fraîcheur à l’intérieur. Le décor est magnifique et on se croirait dans un rustique chalet de montagne. La seconde salle destinée aux grands évènements est, quant à elle, résolument moderne et lumineuse.

Mélanie, la jeune et jolie petite serveuse blonde comme les blés, est à l’écoute de sa patronne et virevolte entre la terrasse et la salle pour amener boissons et plats à la clientèle.

Une terrine de thon, aux courgettes et aux pêches, moelleuse à souhait constitue cette entrée bien fraîche et de bon goût.

Au fond d’une belle assiette creuse d’antan règne un sauté de veau aux champignons, carottes et pommes grenailles au romarin, sur une sauce au cidre et à la sauge, légèrement crémée. Ce plat est un ravissement pour le palais et les papilles. Il s’échappe, de ce met merveilleux, des fumets parfumés qui nous font voyager, en esprit, vers les contrées de notre enfance, près des cuisinières à bois de nos grands-mères. Geneviève a su mijoter ce joli plat, juste pour notre plaisir car c’est ce qu’elle souhaite au plus profond de son être.

Un bon morceau de Tomme des Ardennes, délicatement parfumé et à la belle structure équilibrée, nous est proposé sur une salade du jardin correctement assaisonnée.

Il ne manquait rien pour être heureux, même le pain servant à saucer était aussi beau que bon. Il s’agissait d’une baguette tradition, provenant de Monthermé le matin même, à la mie colorée bien aérée et à la croûte torréfiée comme il se doit. Un bien joli travail d’artisan-boulanger et surtout un élément indispensable lors d’un bon repas.

Le vin était un Saint-Nicolas de Bourgueil bien frais, comme doivent l’être ces vins de Loire aux notes de fruits rouges qui étanchent la soif, un Domaine La Chevalerie « Vieilles Vignes » 2014 de la Maison Gaëtan Bruneau.

Avant de se quitter, il fallait bien cette poêlée d’abricots et de pommes au romarin avec sa glace vanille. Un dessert magnifique, une explosion de saveurs en bouche, un pur moment de paradis vécu avec délectation dans ce village bien calme où règne une maîtresse de l’authentique toutefois bien dans son époque.

Une étape gourmande à découvrir de toute urgence, au milieu de la nature, pour un retour à la vraie vie, là où l’on sait encore prendre le temps des choses tout en se parlant.

SITE DE L’AUBERGE

 

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La Tête Noire de Marnes-la-Coquette


Il y a plus d’une dizaine d’années que nous n’avions pas eu l’occasion de retourner dans ce charmant village de Marnes-la-Coquette dans les Yvelines. Entre temps, la belle Auberge de La Tête Noire ferma ses portes, en nous laissant le souvenir d’une cuisine traditionnelle et plus particulièrement celui d’un merveilleux ris de veau braisé.

La Tête Noire est aujourd’hui un bien joli établissement, avec des équipes jeunes et dynamiques ainsi qu’une grande salle moderne et une terrasse d’été très ombragée.

La cuisine est celle d’une brasserie à la mode que l’on peut découvrir sur l’ardoise du moment et quelques spécialités du jour, en passant par une sympathique carte des vins.

C’était donc l’occasion rêvée, en ce beau dimanche de Pentecôte, de se retrouver à La Tête Noire, en famille, autour d’une grande table avec banquettes et chaises un peu plus moelleuses qu’en terrasse.

Après une coupe de Champagne Duval-Leroy Millésimé en apéritif, nous choisissons nos entrées qui vont du Tartare de poissons du marché au Carpaccio de champignons de Paris à l’huile de truffe et parmesan, sans oublier la Chiffonnade de Jambon de Serrano qui fait le bonheur de notre petite gastronome d’à peine deux ans.

Viennent ensuite les plats avec les Poêlées de Calamars à l’ail, persil et piment d’Espelette ou bien le Vitello Tonnato et encore le Burger Tête Noire bacon, œuf, cheddar sur son pain artisanal puis le menu enfant avec son Steak Haché, frites, la glace bonbon et la boisson au sirop pour notre princesse gourmande.

Nous finissons ce repas par la Coupe de Glaces, le Baba au Rhum, le Macaron Framboise et la Grosse Profiterole.

Quant aux vins, la tablée partira sur un Chinon Rouge « Château de la Grille » et se poursuivra sur un verre de Reuilly du « Domaine H. Beurdin ».

Les Plus de La Tête Noire : Personnels réactifs et cuisine faite « Maison ».

Les Moins de La Tête Noire : Une bouteille de Champagne, en apéritif, mérite mieux que de vulgaires chips tortillas. Le Baba au Rhum, même bien arrosé, manque de raffinement.

En conclusion, l’établissement est un lieu convivial qu’il y a lieu de découvrir en famille.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE LA TÊTE NOIRE

 

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Sur la terrasse des Trois Canards


Le Chef Stéphane Raoult rêvait d’une belle terrasse d’été, pour sublimer sa magnifique Auberge des Trois Canards et c’est jeudi dernier que cet ensemble de bois a pu voir le jour, dans un endroit calme et verdoyant, au milieu de cette jolie Picardie et de cet étonnant département de l’Oise, dans ce mignon petit village d’Ognon.

C’est en compagnie de Frédéric Vignale, Patron du Journal Le Mague et de sa belle compagne Artiste-Peintre et Plasticienne Juliette Savaëte, que nous avons eu le plaisir de découvrir et d’inaugurer cette magnifique dépendance.

A peine prenions-nous place sur la terrasse que quelques gouttes tombèrent sur le parasol, sans toutefois dissuader Juliette et Frédéric. Nous décidâmes donc, collégialement, de braver ce temps grincheux qui aurait pu gâcher notre plaisir et notre courage fut récompensé par l’apparition d’un beau soleil.

On sentait bien, dans le regard du Maître Queux Stéphane Raoult officiant en ces lieux et dans les yeux de sa jolie compagne Christine, toute la fierté de nous présenter cette terrasse enchanteresse qui ne tarda pas à véhiculer nos pensées vers les délicieux moments de notre enfance, lorsqu’il nous arrivait de quitter Paris et d’aller se donner des airs de vacances chez nos grands-parents paternels qui demeuraient en Beauce, à Jouy, près de Chartres, là-même où notre oncle, notre tante et nos cousins résidaient également.

Après nos apéritifs et notre mise-en-bouche bien fraîche de style gaspacho de légumes d’été en verrine, il fallait choisir entre carte et menus. Pendant que Juliette partait sur un Carpaccio de Bar mariné au citron vert et des Noix de Saint-Jacques rôties sauce Saté à la mandarine, les hommes préféraient un Menu Dégustation avec Foie Gras de canard au Cognac chutney aux agrumes, Ravioles de Langoustines et son bouillon d’herbes et épices, Trou Normand, Saint Jacques rôties sauce Noilly Prat, Filet de Bœuf sauce Bordelaise, Chariot des Fromages et Les Délices d’Emma, le tout arrosé par un Châteauneuf-du-Pape, Clos l’Oratoire des Papes 2013, rond et puissant avec des arômes de baies noires et à la bouche doucement épicée.

Merci à Stéphane Raoult qui a su nous régaler avec ses surprenantes compositions gastronomiques rehaussées par d’incroyables, onctueuses et très gouteuses sauces dont lui seul possède le secret.

Le service était assuré par l’incontournable Laurent, homme distingué qui est la référence de cette belle Maison, et son assistante Catherine.

L’Auberge des Trois Canards vaut le déplacement, les assiettes y sont généreuses et il est très agréable de pouvoir s’attarder en terrasse grâce à des personnels professionnels qui ont le goût de servir leurs clients avec beaucoup d’attention.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE DES 3 CANARDS

 

 

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« Contez-moi ma vie » par Thierry Paul Valette


Je vous offre mes pages
Mais contez-moi ma vie.
Celle de ma mémoire punie,
Celle d’un autre âge
Qui oublie, qui se fige
De ne plus connaître.

Je vous offre mes tourments
Mais contez-moi ma vie.
Celle de ma tête qui s’enfuie,
Celle de mon cœur de femme
Qui pleure, qui se vide
De ne plus reconnaître

Je vous offre mes secrets
Mais contez-moi ma vie.
Écrivez-moi ces mots
De ces livres interdits
Où les verbes d’hier
Ne conjugueront jamais l’ennemi

Je vous offre mes rires
Mais contez-moi ma vie.
Emportez-moi ces larmes
De ces films d’antan
Où les mots d’aujourd’hui
Ne connaîtront jamais l’ennui

TPV
NS 💙
Texte protégé 1FG2TW
Alzheimer recueil poésie n°18

 

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Le Bouchon Gourmand de Chantilly


C’est à deux pas des écuries et de l’hippodrome, non loin du Château, que se situe ce bien sympathique établissement. Le Bouchon Gourmand est à la fois un joli restaurant et un très beau bistrot. Dès que vous passez la terrasse côté rue et le pas de porte, il règne au bar une atmosphère sereine, les couleurs sont à la mode, l’ambiance est feutrée et vous passez devant une superbe cave digne du Musée du Vin de Paris, là-même où sont couchés quelques bien beaux flacons dans lesquels l’homme a décidé de sublimer le sang de la vigne.

La salle, bien pleine, est sobrement décorée sur le thème du cheval, les chaises et les banquettes sont moelleuses à souhait et notre emplacement permet une jolie vue sur le jardin d’été.

De petits pains dodus, comme les ventres des moineaux, nous attendent dans une belle corbeille, en compagnie de quelques croûtons grillés, pour tartiner ce succulent fromage blanc travaillé à la ciboulette en guise d’amuse-bouches.

Le menu du dimanche est raisonnablement annoncé à 33 euros, le personnel est compétent, la direction est affable, les toilettes sont rutilantes et la cuisine, à la porte ouverte, laisse apparaître le cœur dynamique et bien tenu de cette magnifique Maison.

De généreuses et épaisses tranches de saumon fumé maison constituent l’entrée avec des toasts, sur un verre de Sancerre Blanc dont le nez est déjà prometteur par son intensité et une bouche qui révèle des notes d’agrumes et de fleurs blanches.

Arrive ensuite un imposant morceau de paleron, merveilleusement tendre et goûteux, posé sur un lit de carpaccio de tomates cœur de bœuf délicatement parfumées par un bel assaisonnement à base d’huile d’olive et de salades mélangées, donnant un heureux mariage entre une viande bien maturée et la rosée tonifiante d’un jardin lors d’un matin de printemps, ainsi qu’un étonnant et original contraste entre le chaud et le froid, sur un verre de Château Cheval Noir rouge au nez intense en baies rouges et à la bouche suave bien que légèrement boisée.

Nous clôturons, le plus agréablement du monde, nos dominicales agapes sur un délicieux baba au rhum accompagné d’un petit récipient contenant une bonne dose de cet alcool bien parfumé, ainsi que fraises, framboises et crème Chantilly surmontée d’amandes effilées et grillées.

Bel endroit qui vaut le détour et que nous pouvons recommander.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE LE BOUCHON GOURMAND

 

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Le Goutillon de Chantilly


C’est dans la très belle ville princière et équestre de Chantilly que notre Journal a décidé de faire étape, en cette veille du 1er mai, et c’est au restaurant Le Goutillon que nous décidons de prendre place à table.

La devanture est celle des restaurants d’autrefois où il faisait bon vivre, avec un côté sympathique de Bouchon Lyonnais. Dès qu’on entre, on se retrouve dans cette ambiance des bistrots montmartrois d’antan avec le bar à gauche et la salle de restaurant du bas étroite et toute en longueur où trônent banquettes rouges et chaises en bois, puis un accès à l’étage et aux sanitaires bien propres.

L’accueil sympathique est assuré par deux jeunes femmes et la patronne est également à l’ouvrage notamment pour aller choisir le vin avec elle au bar dans de jolis casiers dignes d’un caviste. Nous optons pour un Château la Rivalerie 2010 au nez intense qui oscille entre le pain grillé et les fruits noirs. Quant à la bouche, elle est à la fois boisée, fruitée et soyeuse.

Le menu ardoisier nous est proposé, pendant que nous prenons l’apéritif. Il manque, quand même, cruellement d’amuse-bouches, ce qui est dommage.

L’établissement fait le plein rapidement, tant en bas qu’à l’étage, ce qui est bon signe. Nous nous retrouvons rapidement, comme au Bouillon Chartier, avec des voisins de banquette et de table que nous ne connaissons pas, ce qui est assez amusant.

C’est, visiblement, le restaurant le plus fréquenté de Chantilly. Au bar, un homme de belle allure déguste un verre de Chardonnay pendant qu’il converse avec la patronne en évoquant, avec élégance, la personnalité d’Eric Woerth qui est le premier Magistrat de cette ville.

Notre choix d’entrée se porte sur deux belles et généreuses tranches de foie gras accompagnées de pain brioché  bien toasté et d’un succulent confit d’oignons.

Arrive ensuite un auguste pavé de lotte à la cuisson parfaitement maîtrisée sur un beurre blanc goûteux et les épinards, qui ne nous tentent guère, font place à des pommes vapeurs.

Le pain est à la fois croustillant en même temps qu’excellent, c’est de la baguette livrée devant nos yeux quelques temps plus tôt.

Le dessert est une très bonne mousse au chocolat présentée dans un petit pot en verre à faire les conserves d’autrefois.

A découvrir !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

LE GOUTILLON

61, rue du Connétable

60500 CHANTILLY

Tél. 03.44.58.01.00 ou 09.62.53.79.74.

PAGE FACEBOOK LE GOUTILLON

 

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Le Pen… c’est bien fait pour vous !


Il faut les voir, et surtout les entendre, ces politicards crapuleux, véreux et haineux suite au premier tour des élections présidentielles de 2017. Ils vocifèrent et s’accusent mutuellement de la montée du Front National alors que, depuis Mitterrand compris, ils sont tous coupables et responsables de ne pas s’être préoccupés des problèmes des français, préférant ne pas y accorder d’importance au lieu d’y remédier, tout en combinant et en se remplissant les poches tels des monarques voire des empereurs ou des pharaons.

Ils accusent l’électorat frontiste, soit environ un peu plus que 21% des votants, de racisme, de xénophobie, de nazisme, de fascisme en prétendant que ceux qui votent de ce côté-là ont un quotient intellectuel proche de celui d’une huître. En déclarant de telles inepties, sur la vraie droite patriote et républicaine, ils ne font que renforcer le vote Le Pen. Ils confondent patriotisme et nationalisme (le patriote aime son Pays alors que le nationaliste déteste celui des autres), en se complaisant dans cet amalgame pour sauver leurs têtes, tout en se gargarisant d’une union sacrée, jusqu’à en avoir un goitre de prétention, et d’un probable report de voix sur Macron pour sauver la France.

Sauf que tous oublient qu’ils ne sont pas détenteurs des voix de leur électorat et que le bon peuple n’obéit plus aux chants des sirènes depuis qu’il s’est fait rouler dans la farine en 2002. Cet odieux chantage ne fonctionne plus !

Dites-vous bien, Mesdames et Messieurs les politiciens de la Droite classique comme de toute la Gauche, que vous payez votre inaptitude à diriger la France. Vous avez voulu occulter les problèmes, par votre politique de l’autruche, et aujourd’hui le peuple vous sanctionne parce qu’il se rend compte qu’il a confié le pouvoir à des incapables et à des profiteurs. Vous êtes inaptes volontaires à résoudre le chômage, l’immigration non européenne, la délinquance et la criminalité ainsi que toutes les incivilités du quotidien, la montée de l’intégrisme islamiste, le racisme anti-français, le terrorisme islamiste, les flux de migrants, le logement des SDF, la retraite des seniors et les prix excessifs des maisons de retraite et tant d’autres choses qui pourrissent le quotidien de l’honnête citoyen qui doit aussi payer la fraude dans les transports et ses impôts en plus, alors qu’il n’arrive plus à boucler ses fins de mois pendant que vous vivez dans l’opulence et dans vos palais dorés et bien chauffés.

Alors arrêtez de jouer les vierges effarouchées car on pourrait croire que le QI d’huître que vous évoquez si souvent est une déficience qui n’appartient pas au peuple mais à ceux qui prétendent le diriger… C’est-à-dire à VOUS !

Le Pen est votre création, en aucun cas la nôtre, alors assumez vos incompétences et vos insuffisances… Et, de grâce, taisez-vous !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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« Dernier baiser » par Thierry Paul Valette


Un matin mon père s’est réveillé
Comme un enfant apeuré.
De sa mémoire dépouillée,
Dans la nuit il s’était mis à pleurer.
Il a vidé ses armoires ,
Ses fonds de tiroirs,
Pris son dernier repas
De vieux sherpa.
Nu, sans bagage, en marche
Près de la gare Saintes-Eustache,
Sans billet il parfait en voyage
Et s’éloignait doucement de l’Ermitage.
Il portait le visage de la pauvreté,
Celui de toute son humilité
Qui s’efface et devient une vielle aquarelle
Que l’on jette comme ça à la poubelle.
Le long des réverbères,
Il y avait le bruit puis le désert
De ces silences blancs,
De tous ces passants absents,
De tous ces vertiges incessants,
De toutes ces mains d’enfants.
La nuit venait de tomber
Quand il s’est mis à pleurer.
Sur le sol encore mouillé,
Épuisé, il venait de tomber.
Son souffle peu à peu
Déjà disparaissait.
Du sang coulait
Du sommet de son front.
Sous les bruits vagabonds
D’une foule en dispersion,
Recroquevillé et le dos rond
Il ne cessait de demander pardon.
Ses larmes étaient pour sa mère ,
Une vielle dame usée et centenaire.
Dans un ultime râle d’homme condamné
Il lui demandait juste un dernier baisers.

Tpv
NS
Recueil Alzheimer 2017.

 

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« Si j’étais Dieu » par Aliza Teraghia


Si j’étais Dieu
Je me planquerais plus dans mes cieux
Je viendrais en aide aux malheureux
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
Je ferais la peau à toutes les guerres
Et à ces marchands d’armes prospères
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
Je ferais que les gens s’aiment entre eux
Haïr les autres n’a jamais rendu heureux
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
Je soulagerais bien plus la souffrance
Je tonnerais contre la grande finance
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
Je ferais sur cette Terre à chaque jour
Mieux briller ce mot splendide, amour
Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu
J’aurais été si content de pouvoir exister
Mais merci l’humanité de m’avoir inventé
Jolie histoire pour ne plus craindre la mort
On est en fait tous seuls, coquin de sort
Alors si au fond pas d’étincelle divine
Et rien qui à la prière le ciel s’illumine
Vis, aime, chante et sois bon ou bonne
Jusqu’à ce que hélas ton heure sonne
Si Dieu avait existé, ce serait sa parole
Je me glisse un instant dans son rôle
C’est vrai, c’est mieux avec des anges
On récolte alors bien des louanges
Prends ma main,, embrasse-moi ,
Caresse moi, oui, embrase-moi
L’amour à deux c’est un joli pluriel
Pour tant monter au septième ciel
Et si on rencontre Dieu au passage
Alors ménage à trois pas trop sage
La foi alors ou quoi me pénétrera
Et à un moment précis : Alleluyah
Rester bien apaisée sur un nuage
Dieu aura fait l’amour à son image…

A lire ceci, les bigots et bigotes choqués
Ils me lanceront de terribles anathèmes
Suppôt de Satan, fille perdue et athée
Je leur réponds déjà ceci: Je vous aime

Aliza Tous droits réservés

 

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« Moi contre toi… » par Laurent Mourot-Faraut


laurent-mourot-faraut

Dans la nuit, ou au lever du jour,
Dans toutes les dimensions,
Où je me perds, où je me trouve,
Où que tu sois, moi, je pense à toi,
Quelque soit le jour, ou la raison,
Je crois bien que je t’aime,
Mon cœur pleure ton absence,
Et toutes les nuits, mes évasions,
M’emmènent au bout du monde,
Mais tu n’es pas là, même pas ici,
Je crie, je hurle, j’appelle cela l’espace,
Et même si je regrette, je n’y peux rien,
L’automne arrive, et puis l’hiver,
Je n’aime pas, quand il pleut fort,
Le souvenir de tes larmes me rend fou,
Je m’en mords les lèvres,
Où que tu sois, où que tu ailles,
Je pense à toi, pour toujours,
Tu sais, j’appelle cela l’amour,
Et je le crie du bout des lèvres,
Et je l’écris d’un bout de plume,
J’appelle ça la vie, maintenant,
Avant de m’endormir,
Et de m’enfuir de ce monde fou,
De m’installer sur des nuages,
Quelque part, quelque n’importe où,
Là où tu vas, j’irais…

Laurent Mourot-Faraut

 

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« Vous n’aviez pas le droit…!!! » par Thierry Paul Valette


tpv

Vous n’aviez pas le droit
De nous trahir, de nous mentir
Vous n’aviez pas le droit
De nous voler, de vous servir

Vous n’aviez pas le droit
De profiter de la situation
Vous n’aviez pas le droit
De ne penser qu’aux élections

Je suis contre la révolution
Mais ne nous demandez pas pardon
Au nom de la sueur sur notre front
Je vous déclare bon pour la prison

Vous n’aviez pas le droit
De nous donner faim
De nous donner froid

Vous n’aviez pas le droit
De boire notre vin
De tous ces grands festins

Vous n’aviez pas le droit
De vos mocassins
Et autres belles vestes de lin

Je suis contre la révolution
Mais ne nous demandez pas pardon
Au nom de la sueur sur notre front
Je vous déclare bon pour la prison

Je déclare nouvelle constitution
Le pouvoir rendu à la nation
La fin de tous ces francs-maçons
Du sénat au palais bourbon

Je suis pour vos démissions
Mes très chers bourbillons
Vous ne serez plus à Matignon
Et n’irez jamais au panthéon

Je suis contre la révolution
Mais ne nous demandez pas pardon
Au nom de la sueur sur notre front
Je vous déclare bon pour la pendaison

TPV
Ns ❤
® »Vous n’aviez pas le droit »

 

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« L’amour au bout des lèvres » par Aliza Teraghia


aliza

Ce soir j’ai le cœur, le corps et l’âme si bohèmes
L’amour au bout des lèvres chasse les problèmes
Je me sens prête à embrasser le premier venu
Et s’il a froid, de le réchauffer de mon corps nu
Ce soir je me sens si envahie de douces fièvres
Ma langue rose humecte gourmande mes lèvres
Mes seins se tendent comme des promesses
Et je cambre en offrande sensuelle mes fesses
Ce soir je me sens l’âme tellement vagabonde
Je ressens en moi un désir sexuel qui m’inonde
Homme ou femme, pour moi ce soir peu importe
Je serais torrent d’amour si on frappe à ma porte
Ce soir j’ai le cœur, le corps et l’âme si bohèmes
Je ne veux plus entendre qu’un seul mot, aime
Il vaut mieux finalement que toi, lectrice ou lecteur;
Que tu ne viennes pas ce soir, je garderais ton cœur
J’emprisonnerais ton corps au creux de mes caresses
Et ta bouche et tes mains sur mes seins et mes fesses
Et enfin je me régalerais une éternité de ton âme
Brûlant pour moi d’une douce et belle flamme …
A nous deux tous les paradis et enfers interdits
Dans le sexe il y a tant de délicieux non-dits
Toutes nos nuits seront si chaudes en amour
Nous laissant un peu apaisés au lever du jour
Tu vois, il vaut mieux que tu passes ton chemin
Je t’aurais trop aimé bien trop de lendemains..
Nous aurions fait oublier Roméo et Juliette.
Ou Juliette et Juliette, non plus pas si bête
Tant pis, ce soir dors sur tes deux oreilles
Aliza ne sera pas au pays des merveilles

Aliza Teraghia Tous droits réservés

 

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La bonne choucroute de L’Isle Saint-Louis


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Quel bonheur de déjeuner dans cette belle et traditionnelle Brasserie de l’Isle Saint-Louis, à côté d’un bras de Seine, par une journée ensoleillée de ce mois de février. Cette Maison a une âme, celle du siècle dernier et des années insouciantes d’après-guerre puisque fondée en 1953.

Le dépaysement est total et vous avez l’impression d’être à bord d’un paquebot dont aurait pris forme cette île entourée de tous les côtés par ce fleuve qui traverse la Capitale.

Le décor est resté dans son jus appartenant au siècle dernier, avec cette ambiance bon enfant des brasseries parisiennes d’antan, véritables institutions du monde de la limonade.

L’accueil est sympathique et le directeur vous souhaite la bienvenue derrière sa belle moustache.

Ici il fait bon vivre et bien manger, les produits sont frais et de bonne qualité. Tout est travaillé sur place avec soin.

Nous optons pour une monstrueuse choucroute alsacienne garnie avec son jarret et son pot de raifort, autour d’une chope en grès de bière légère Mützig pour accompagner agréablement ce copieux repas. Outre le chou délicieux et bien équilibré au niveau de l’acidité, notre plateau comprend aussi de belles viandes de porc comme cette palette, ce lard fumé et ce jarret entier ainsi que de savoureuses charcuteries comme ce saucisson à l’ail, ces saucisses de Strasbourg et de Montbéliard, puis ces boudins noirs et blancs, ainsi que de généreuses pommes de terre à la belle cuisson.

La salle et la terrasse sont pleines, ce qui est le signe révélateur d’un établissement de qualité. Le personnel est vêtu comme à l’ancien temps et aucun ne semble chômer.

Nous terminons sur une mousse au chocolat faite « Maison » qui est une pure merveille.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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Le Chef des trous-du-cul


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Qui est-il ? Juste celui qui les détend et les défend, après cinq années passées à la tête du pédalo dont il a été le seul maître à bord, une réplique du Titanic coulant normalement à cause d’un manque de savoir-faire.

Comme le Chef n’a plus un seul ami, tant dans son palais surfait que dans les rangs du parti lui ayant permis d’atteindre la plus haute fonction de l’État, il bannit sa Police et s’en va serrer les pognes en s’acoquinant avec ses amis trafiquants de drogue et autres branleurs de zones où la République est absente depuis des lustres, lieux dans lesquels règne la criminalité sous toutes ses formes.

C’est dans ces cités de la peur que se ghettoïse tous les déchets qui n’admettent aucune loi, sauf celle qu’ils imposent pour mieux trafiquer, dealer, braquer, semer la terreur et la violence en prescrivant le silence sous peine de retourner à la maison mère avec, en prime, une balle de Kalach entre les deux yeux.

Comme ils se comportent comme de vrais trous-du-cul, il ne faut pas s’étonner qu’ils soient traités comme tels par notre Société qui n’en peut plus de savoir qu’on s’occupe plus des délinquants et criminels que des honnêtes citoyens dont on crame les bagnoles alors que le crédit auto est en cours de règlement.

Comment voulez-vous que le peuple soit serein si sa Police reçoit l’ordre de ne pas intervenir dans les cités pour faire cesser les infractions, si la Police recule devant des hordes de sauvages voulant les brûler et les tuer. Qui s’est d’ailleurs inquiété du sort de nos gardiens de la paix publique, lorsqu’ils ont été agressés et brûlés voire tués comme de vulgaires lapins. Le Chef est-il allé les réconforter à l’hôpital ? Non ! Il se contente juste de leur faire décerner une médaille à titre posthume, lorsqu’ils meurent en service commandé.

Les trous-du-cul avaient besoin d’un chef, pour vivre des jours heureux en se victimisant, alors qu’ils se rassurent ils ne pouvaient pas trouver mieux !

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

 

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« Si tu penses encore… » par Thierry Paul Valette


tpv

Si tu penses encore et toujours à hier
Que tes larmes brûlent tes paupières
Que tes chagrins te réveillent le matin

Si tes draps te rappellent encore à moi
Que chaque soir me ramène à ta mémoire
Que tu préfères rester seule dans le noir

Alors retrouve-moi aux pieds des dunes
Embrasse-moi comme la mer et le soleil
Offre-toi comme à la terre ce même rêve
De ces jours qui passent, qui s’enlacent
De ces jours qui passent, qui s’embrassent

La vie est une couleur qui efface les pleurs
La vie est une couleur qui efface les peurs

Si tes envies ne sont pas tombées en oubli
Que mes mains manquent à ton cou
Que mes lèvres manquent à tes joues

Si ta peau se rappelle à mes caresses
Que tu préfères mes baisers à un autre
Que tu crois que ce n’était pas ma faute

Alors retrouve-moi aux pieds des dunes
Embrasse-moi comme la mer et le soleil
Offre-toi comme à la terre ce même rêve
De ces jours qui passent, qui s’enlacent
De ces jours qui passent, qui s’embrassent

La vie est une couleur qui efface les pleurs
La vie est une couleur qui efface les peurs

Si tes rêves sont toujours les mêmes
Que tes mots sont encore je t’aime
Que tes cris résonnent dans la nuit

Si trembles de peur de me voir affaibli
Que tes pleurs n’attendent plus minuit
Que mes folies manquent à tes envies

Alors retrouve-moi aux pieds des dunes
Embrasse-moi comme la mer et le soleil
Offre-toi comme à la terre ce même rêve
De ces jours qui passent, qui s’enlacent
De ces jours qui passent, qui s’embrassent

La vie est une couleur qui efface les pleurs
La vie est une couleur qui efface les peurs.

TPV

 

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« La Dominatrice » par Aliza Teraghia


aliza

J’aurais aimé être une vraie dominatrice
Compter sur les derrières les cicatrices
Fouet, martinet, battoir ou fine cravache
Mon Dieu que j’aurais été vraiment vache
Mon texte ici déjà je sais va vous exciter
Vous me voyez déjà bien vous déculotter
Lentement mettre nues vos jolies fesses
D’abord les masser de douces caresses
Vérifier de temps à autre votre excitation
D’une main douce et experte, bel étalon
Quand ce membre aura durci à loisir
Alors mes coups donneront du plaisir
Vous en serez à vous mordre les bras
En inondant follement dans vos draps
Caresses et discipline, quel programme
Surtout venant d’une jeune et jolie dame
Et comme je n’investis pas en cuissardes
Justaucorps de cuir, chaînes et menottes
A vous dominer non, point je me hasarde
Là je fouette des œufs et un peu de lotte
Votre excitation retombe, j’en suis désolée
Ça me rappelle oh oui d’arrêter mon soufflet

Mais comme certains prennent ça au sérieux
Plutôt que de ranimer les envies.de messieurs
Ou de dames que la vie ne fouette pas assez
Et comptent sur moi pour un peu les ranimer
Lecteurs, un peu ou très masos par nature
Et de vouloir tenter avec moi cette aventure
Je pense avoir je crois d’autres chats à fouetter
Je ne dis pas de chattes pour vous émoustiller
J’ai toujours pensé que le mieux est la tendresse
S’anéantir tendrement à deux sous les caresses
Laisser dehors tout attirail autre que les sentiments
Et tout simplement s’aimer à en défier le temps

Aliza Tous droits réservés

 

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« L’Érotisme » par Aliza Teraghia


aliza

La poésie peut-elle être vraiment érotique
On a souvent un regard sur cela trop critique
Pourtant un peu de chair au-dessus de bas noirs
Entrevu à la hâte très vite dans quelque miroir
Et l’imagination devient folle excitation et désirs
Comme une envie impérieuse de doux plaisirs
Ou de passion incontrôlée d’être notre amant
Et de s’anéantir en nous et si délicieusement
Ce bout de chair a réveillé bien des fantasmes
Mais la pointe d’un sein, la courbe des fesses
Pour vous est synonyme de tas de caresses
Ceci vous remplit d’images toute votre âme
Nous marchons devant, vous pensez positions
Notre bouche vous sourit, vous pensez fellations
Dans nos yeux vous cherchez une acceptation
Si pour le soir même cela va être oui ou non
Y a-t-il poésie érotique ou n’y en a -t-il pas
Quand deux corps exultent entre les draps
Est ce que l’on versifie alors ses émotions
Met-on en vers sa jouissance et sa déraison
Non, on s’agrippe, on hurle, on crie, on jouit
C’est une forme comme une autre de poésie
Poète laisse ton luth et viens donc me baiser
Oui ça fait un peu pute mais il faut s’amuser
Les moments d’amour la vie non consommés
On a l’éternité pour amèrement les regretter
Alors brûlons au plaisir jusqu’à la chandelle
Pour se dire que cette vie vraiment est belle
Et je trouve que cette chair et mes bas noirs
Sont parfaits à donner ainsi un peu d’espoir
Tout désir non-dit est de l’autre côté du miroir
Propre à peupler vos fantasmes de ce soir
Y a-t-il poésie érotique ou n’y en a -t-il pas
C’est ce que vous ressentez qui vous le dira

Aliza Teraghia Tous droits réservés

 

 

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« Je t’écrirai… » de Thierry Paul Valette


tpv

 

Je t’écrirai sur des morceaux de pierre,
Comme si c’était encore hier,
Tous ces mots mis à l’envers
Qui s’effacent avec le temps.

Je t’écrirai sur des morceaux d’étoiles,
Comme si nous étions demain,
Tous ces fragments de sable
Qui s’évaporent dans la mer.

Je t’écrirai des lunes et des soleils,
Comme si c’était un rêve,
Tous nos espoirs d’aujourd’hui
Qui se respirent à l’infini.

Je t’écrirai des fleurs de miel,
Comme des épices orientales,
Toutes ces larmes de cristal
Qui te sublime jusqu’à ton cœur.

TPV

 

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Stéphane Raoult et le sang neuf des 3 Canards


Le Chef de Cuisine Stéphane Raoult de l'Auberge des Trois Canards

Le Chef de Cuisine Stéphane Raoult de l’Auberge des Trois Canards

 

Notre Journal vous entraîne en Picardie et plus précisément dans l’Oise où se situe le joli petit village d’Ognon. C’est face à l’église que trône la belle Auberge des Trois Canards. C’est en ce lieu feutré que nous sommes venus pour rencontrer le Chef de Cuisine Stéphane Raoult qui a l’habitude de côtoyer les plus grands Chefs de la gastronomie française.

Stéphane nous précède dans sa cuisine, là où il officie entre ses marmites, ses fourneaux et son piano.

Aujourd’hui, le Chef confectionne une tourte au pigeon, avec du foie gras, des épinards et des tomates confites.

Après bien des péripéties cette magnifique Maison prend un nouvel essor, grâce au bel esprit créatif et inventif de son surprenant Chef qui excelle dans son art avec la complicité de son fabuleux entourage dont sa femme Christine qui fait à nouveau pétiller sa vie, son fidèle Maître d’Hôtel Laurent qui sévit en salle depuis plus de 14 ans avec son savoir-faire et son extraordinaire savoir-être. En cuisine, pour seconder le Chef, on découvre la jeune Laura qui est en 2ème année de BTS «Hôtellerie-Restauration» à Compiègne.

Nouveau look, nouvelle vie et nouvelles envies pour l’Auberge, Stéphane Raoult est resplendissant et heureux de surprendre agréablement ses clients avec ses nouvelles compositions culinaires qu’il élabore avec amour et passion. Stéphane est une sorte de maestro s’installant au piano de sa cuisine où il joue ses partitions avec talent, au son de ses jolies casseroles qui frémissent sous ses doigts jusqu’à atteindre la délivrance de fumets d’exception.

Ce sang neuf des 3 Canards, sorte de printemps avant l’heure, porte déjà ses fruits puisque sa clientèle de fidèles comme celle de passage s’engouffre, avec bonheur et satisfaction, dans l’antre du Maître des lieux chargé de les faire rêver sur des notes d’évasion vers des contrées enivrantes et de nouveaux terroirs de notre belle France, sur d’élégantes fragrances d’antan.

Après un apéritif et la surprenante mise en bouche l’accompagnant composée d’une croquette à base de morue au parfum d’accras et au goût subtile de brandade nîmoise, Laurent nous amène un risotto onctueux et savoureux accompagné de langoustines cuites unilatéralement et de coquilles Saint-Jacques, sur un somptueux vin blanc de Chablis.

Arrive ensuite une ravissante tourte de pigeon bien dorée, délicatement dressée auprès de ravissants légumes en purée comme ces topinambours et ces rutabagas qui arrivent à point pour sublimer ce beau mariage entre ces savoureux légumes racines et cet exceptionnel gibier à la cuisson rosée très maîtrisée. Une jolie réduction légèrement moirée vient agréablement imprégner la croûte de cette tourte feuilletée à souhait, une sorte d’œuvre d’art qui, une fois ouverte, laisse apparaître une savante et époustouflante composition dont les effluves enfin libérées nous entraîne irrémédiablement vers les sous-bois de nos belles forêts. Il nous faut, à ce moment précis, se recueillir quasi religieusement pour communier avec Dame Nature et le créateur de cette nourriture divine, tout en buvant et en se délectant du sang de la vigne qu’est ce vin rouge de Bourgogne Mercurey.

Pour terminer agréablement ce festin royal, le Chef nous propose une Dame Blanche revisitée façon Poire Belle-Hélène qui s’avère être un grand moment de gourmandise.

Une bien belle étape gourmande comme on les aime, dans cette ravissante Auberge des Trois Canards dirigée par ce Maître de la Table qu’est Stéphane Raoult.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE L’AUBERGE DES TROIS CANARDS

 

 

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« Le Cabaret des Muses » de Thierry Paul Valette


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C’est l’histoire d’une femme atteint de la maladie d’Alzheimer. Au crépuscule de sa vie, il ne lui reste que quelques mois à vivre et elle nous livre ici dignement ses dernières volontés pour sa veillée funéraire.

Autrefois ,à la fin des années folles, elle fût une magnifique chanteuse de cabaret…

Aloïs est la personne qui à découvert cette maladie au tout début du siècle et qui porte aujourd’hui son nom : « Alzheimer »…
La musique aide les patients qui sollicite leur mémoire ancienne.

LE CABARET DES MUSES

Quand l’hiver sera enfin passé,
Je veux que tu viennes déposer
Aux pieds de ma chaumière,
Un joli bouquet de bruyère.

Avant que le printemps ne chantonne,
Que les hirondelles fanfaronnent,
De ma plus belle mousseline,
Aux tendres couleurs d’aubépines,

Je me serai dignement revêtue.
Je resterai belle ainsi étendue
Sur mon lit de soie et de chêne
Aux encens de sève et d’ébène.

Quand l’hiver sera enfin passé,
Je veux que tu viennes écouter,
Tout près de moi, sur une chaise
Cette éternelle balade irlandaise.

Les dernières bougies de cristal
Éclaireront mon linceul de gitane
Comme une vielle et folle profane
Qu’Aloïs aura rendu moins marginale .

Je deviendrai la chanteuse de minuit
Qui s’envole au cabaret des muses,
Cette mémoire qui hante les rues
Au son des vielles cornemuses.

TPV

 

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Cuisine, Terroir et Tralala 2017 à Sainte-Anne d’Auray


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Comme chaque année au mois de mai, et pour leur 20ème anniversaire, l’association  de restaurateurs bretons « Cuisine entre Amis » organise, le mercredi 17 et le jeudi 18 mai 2017 à Sainte-Anne d’Auray, le rendez-vous incontournable des artisans et producteurs des métiers de bouche qu’est ce marché « Cuisine, Terroir et Tralala » qui se tiendra sur la place Nicolazic.

Ces deux jours seront consacrés à la gastronomie et aux produits de qualité de la France entière, pour satisfaire les consommateurs de plus en plus attirés par le manger vrai des belles tables qui fleurissent ici ou là.

Restaurateurs, viticulteurs, producteurs de safran, de biscuits secs, de fromages de chèvre et de vache au lait cru, de confitures, de saumon fumé, de volailles fermières, de thé, de rhum, de fruits et légumes, d’escargots, d’huîtres, de cidre, de glaces, de chocolat, de champignons, de pains.

Il y aura également une belle exposition de photographies du concours « Au fil des saisons », laquelle se tiendra chez le célèbre Maître-Restaurateur Jean-Luc Larvoir, au sein même de sa jolie cave à vins « Les Tokés du 20 ».

Les visiteurs pourront également assister à une démonstration de cuisine par les Chefs des restaurants « L’Auberge, L’Aubergine de Sainte-Anne d’Auray », « Terre Mer d’Auray », ainsi que des Chefs du département du Morbihan. Un dîner, avec réservation impérative, sera organisé le mercredi 17.

Le jeudi 18, il y aura des ateliers pour les enfants des écoles de Sainte-Anne d’Auray. Le déjeuner et le dîner se dérouleront au restaurant L’Auberge, ils seront concoctés par nos beaux Chefs bretons et à plusieurs mains.

Pour tout renseignement sur cette manifestation, il vous suffit de contacter :

L’Office de tourisme  de Sainte-Anne d’Auray au 02 97 24 34 94.

Sandrine LEGRAND au 02.97.31.37.19.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

Voir la page Facebook de l’évènement

 

 

 

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« Maman » par Thierry Paul Valette


tpv

Parce-que vieillir est une chance…
Et la liberté un devoir, la mémoire aussi….
6 Juin 1944 Opération DDay Overlord

Fragments.

Maman,

Quand j’ai senti ce vent de pluie pénétrant le ciel,
Je me suis précipité tout en en haut du Clocher qui dominait la baie de Colleville.
Dans le silence de son vaste empire.
Le soleil, tendre et pénétrant,
Qui chaque soir
S’endort aux soupirs des cormorans,
Semblait livrer sa dernière bataille.

Je fixais les nuages qui se rapprochaient de la falaise
Et s’élevaient face aux vieux remparts.
Comme de minuscules fourmis, désordonnés au loin,
J’apercevais les derniers marins qui remontaient leurs filets,
Les rares promeneurs qui s’agitaient plus vite que des pantins désarticulés.

Dans une symphonie de couleurs médiévales,
La peau du soleil d’ordinaire bronze doré aux teintes cuivrées,
Se recouvrait d’asphalte bleuté, de noix et de myrtilles.
Son regard injecté de rouge défiait
Dans une lumière électrique
Ces stratus et cumulus d’outre-tombe.

Ce soir la maman j’assistais aux noces du ciel et de la mer,
Et je savourais ce moment privilégié.
J’aurai voulu que mes yeux puissent dévorer le ciel dans son entier,
Que ma bouche croque ce savoureux biscuit de tempête .
Que mes mains d’argile
Touche cette mer saupoudrée
D’écume et de jade en fusion.
D’immenses vagues en colère
Se fracassaient contre les rochers.
Rappelant à ma mémoire
Ce 6 juin 1944

Ce soir la maman, je redevenais un enfant ,
Ton enfant
Mais un enfant
En pleur,
Fragile,
Abandonné,
Terrorisé,
Prisonnier entre deux générations,
Qui par ce sale et triste mois de printemps 44
Avait vu cette interminable grève gémissante avide de chair fraîche,
Assoiffée de sang chaud,
Cette plage grondante aux dantesques et impénétrables lueurs rougissantes
Jeter à mes pieds ces fragments de soldat démembrés,
Agonisants en cris , entre râles et douleurs décharnées.

Maman
J’aurais tellement voulu que tu sois la,
Si près de moi ce matin-là,
Que tu caches mes yeux d’enfants,
Que tu poses tes mains contre mes oreilles
Pour que je n’entende pas jusqu’à la fin de mes jours
Les bruits de ces mitraillettes qui percent les os et fendent les vies ,
Les bruits de ces obus qui explosent en cœur
Dans les cris et les pleurs et qui ne laissent derrière eux
Qu’une sale odeur de soufre, de puanteur et de chair brûlée.
Aujourd’hui encore viennent chaque nuit hanter dans ma mémoire ces terribles douleurs
Qui sans cesse me rappellent que non
Tu ne pouvais pas être la maman
Ce jour-là
Ce matin-là
Sur les plages d’Omaha

Parce-que du Vel d’ Hiv tu n’allais jamais rentrer.

TPV

 

 

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