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Archives de Tag: Laurent Mourot-Faraut

« Je suis l’amour, je suis un ange, je suis un chien… » par Laurent Mourot-Faraut


Je suis venu ce soir pour vous raconter mon histoire,
Elle coule de source ma raison, sans maison ma déraison,
Je suis le voleur, je suis le sage, je suis l’amour, je suis le prêtre,
Je ne sais pas pourquoi je suis vivant, je ne sais pas pourquoi je meurs,
J’espère que vous ne m’en voudrez pas si je tricote des rivières,
Elle coule de source ma raison, ma maison, ma déraison,
Excusez-moi si je cherche à vous plaire et à vous déplaire,
Je suis un ange avec le visage lisse, avec des franges,
La porte est encore ouverte, dépêchez vous d’y rentrer,
Je joue de l’harmonica avec ma gueule de travers,
Je suis l’amour, je suis un ange, je suis parfois un chien,
J’espère que vous ne m’en voudrez pas si je ne peux pas être différent,
Elle coule de source, comme si cette source avait perdu son chemin,
Mon cigare me manque, mon téléphone, mon pantalon,
Ce soir mon piano noir joue à touche-touche sans raison,
Mes larmes s’évaporent lorsque je pense à ma passion,
Je sais que c’est difficile, je sais bien que finalement je ne sais rien,
Je suis un ange, je suis l’amour d’un ange, je suis parfois un saint,
Elle coule de source ma raison, ma déraison sans sa maison,
Je joue de l’harmonica avec ma gueule de travers,
Pourquoi ma guerre est sans victoire, pourquoi ma vie est une passoire,
Ce soir ma guitare est sur la corde raide d’un violoncelle,
Je crois que mon monde s’en va de travers, à quoi ça sert,
Je suis l’amour, je suis un ange, je suis un chien…

Laurent Mourot-Faraut

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« Lâcher prise… » par Laurent Mourot-Faraut


Toi, prends ma main, si tu veux,
Et si cela ne te fais rien, prends mon destin,
J’ai besoin de tes lèvres, de ta peau,
D’enlever mon masque, sur la scène,
J’ai envie de brûler des mystères,
De claquer des doigts, de lâcher prise,
Toi, prends ma main, si tu veux,
Et si cela ne te fais rien, prends mon destin,
J’ai besoin d’être un homme,
Et de me sentir libre prisonnier de toi,
Entre tes mots, entre tes larmes,
D’enlever mon masque, sur la scène,
J’ai envie de piloter le monde,
Et que tu me menottes,
Et puis que tu me délivres,
Toi, prends ma main si tu peux,
Et si cela ne te fais rien, mets toi au dessin,
Moi je veux tout, entre tes mains,
J’ai envie de suivre tes promesses,
Et puis, tes mouvements,
D’éteindre la lumière, et, et,
De lâcher, prise…

Laurent Mourot-Faraut

 

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« Morts aux combats… » par Laurent Mourot-Faraut


J’ai croisé vos visages sur le bord d’un drapeau,
Et j’ai croisé vos mains sur le bord d’un ruisseau,
J’ai vu quelques croix qui parlaient à Rimbaud,
Toutes les larmes n’effaceront jamais l’horreur,
Lorsqu’on parle d’honneur, on nous demande,
De prendre des fusils, de mourir aux combats,
On nous apprend le sang, on nous apprend la haine,
On nous fait voir les différences, ce qui nous désunit,
Mais jamais on ne nous parle de ce qui nous unit,
J’ai croisé vos visages sur le bord d’un drapeau,
Et j’ai lu vos noms un à un avec la voix meurtris,
J’ai entendu la roue du moulin qui battait ce refrain,
Avec la même cadence, avec la même danse,
J’ai croisé vos ardoises, je n’ai pas vu vos craies,
J’ai cherché tous les maux que vous m’aurez cachés,
J’ai trouvé quelques mots sur la page d’une bible,
Et puis quelques croix dans la vieille maison,
Vous m’avez dit c’est ici, il n’y a que l’amour qui en reste,
J’ai croisé vos visages sur le bord d’un ruisseau,
Et puis j’ai lu vos noms sur vos chemins de croix,
Les chaires saignent encore sur le bord d’un drapeau,
J’ai croisé la postière, j’ai croisé l’infirmière,
Le regard en silence, et les mots de la guerre.
Et j’ai écrit les mots qui disent plus jamais,
L’amour c’est plus beau que de voler une vie…

Laurent Mourot-Faraut

Un texte écrit pour Auxillac…
 

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« La page de ma vie… » par Laurent Mourot-Faraut


Je ne sais pas pourquoi,
Ce soir, comme tous les autres soirs,
J’ai tant envie d’écrire,
Avec ces souvenirs qui trottent dans ma tête,
Des mots qui virevoltent sans vouloir se poser,

Je ne sais pas pourquoi,
Ce soir, comme tous les autres soirs,
J’ai tant envie d’y croire,
Avec ces souvenirs qui me brisent le cœur,
Des espoirs qui se posent sans jamais virevolter,

Je ne sais pas pourquoi,
Ce soir, il fait tout aussi sombre,
Les volets sont fermés,
Avec leurs charnières usées et leurs envies,
De soleil à midi, ou peut-être une fois à minuit,

Je ne sais pas pourquoi,
Ce soir les larmes sont absentes,
Je ne me reconnais plus,
L’absence s’est enfuit pour écrire une nuit,
A la craie de l’ennuie, sur le tableau d’un songe,

Je ne sais pas pourquoi,
Ce soir j’ai tant envie de vivre,
Les mots ont besoin de s’enfuir,
En me donnant la main, en chantant à tue-tête,
A la craie de l’envie, sur la page de ma vie…

Laurent Mourot-Faraut

 

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« Jeanne… » par Laurent Mourot-Faraut


Je me souviens de toi Jeanne,
De tes livres sur l’étagère,
Des bateaux ivres qui fuyaient le port,
De cette lumière noire qui faisait peur,
Tout le monde se taisait,
Et moi j’écrivais, tant que possible,
Je chantais en silence, pour toi,
Pour toi ma Jeanne,
Dans la ruelle des amours,
Et je buvais, et je fumais,
Les mots tremblaient pour toi,
Ils avaient peur de te blesser,
D’arriver en retard,
De s’enfermer avec moi, dans le placard,
Et je buvais, et je fumais,
C’était la guerre ma Jeanne,
Je me souviens de toi,
Tes yeux hagards, tes yeux si doux,
Il faisait si bon d’y croire,
Dans la ruelle de la petite table,
Ça sentait bon ton omelette,
Tout le monde se pinçait le nez,
C’était la guerre, ma Jeanne,
Dans tes pantoufles,
Tu avais peur, et moi aussi,
Et je buvais, et je fumais,
J’étais en avance, j’étais en retard,
Je n’ai pas bougé,
Tellement de mois, tellement d’années,
A tes côtés, ma Jeanne,
C’était la nuit, c’était Janvier,
Je t’ai croisé, rue de la terre,
Et j’ai creusé…

Laurent Mourot-Faraut

 

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« Pour tes mots d’amour » de Laurent Mourot-Faraut


Pour des mots d’amour, je ferais n’importe quoi,

Je donnerais à manger à la lune en lui jetant des mots,

Comme des vieux le soir, donnent à manger aux oiseaux,

Pour tes mots d’amour, je ferais n’importe quoi,

J’apprendrais à te respecter, à t’aimer, encore, encore,

A ne pas tourner les yeux, pour une inconnue, un sourire,

Pour tes mots d’amour, je ferais des insomnies,

J’apprendrais à compter des nuages et à leur apprendre,

Pour quelques secondes, ce qu’est le mot, amour,

Qu’il peut leur ressembler, jusqu’à en crever, parfois,

Pour tes mots d’amour, je te le dis, je le ferai,

Des n’importes quoi…

Je ferais pousser des fleurs dans les orages,

Et je leur apprendrais à me parler de toi, des fois,

J’inventerais des pianos qui n’auraient pas de touches,

Pour qu’ils ne puissent pas me parler d’une autre,

Quand je ne penserais plus qu’à toi,

Pour tes mots d’amour, je ferais du possible l’impossible,

Et si c’est possible, je ferai n’importe quoi,

A en crever, à t’aimer, à me bercer, à t’aimer, à te murmurer,

Pour quelques mots d’amour, je ferai naître tes bras,

Pour oublier que tu es là, même, quand parfois, tu es là bas,

Il pleuvra des cordes entre mes doigts, sur ma guitare,

Et ces cordes, comme des orages, me rappelleront tes nuages,

Je donnerais encore à manger à la lune, en lui jetant des je t’aime,

Je ne verrais plus l’inconnue qui passe, son regard enivrant,

Je te regarderais, sur un tableau, sur une photo, mon amour,

Comme une promesse que l’on croise entre les doigts,

Pour tes mots d’amour, mon amour, je ferais n’importe quoi…

Laurent Mourot-Faraut…

 

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« Moi contre toi… » par Laurent Mourot-Faraut


laurent-mourot-faraut

Dans la nuit, ou au lever du jour,
Dans toutes les dimensions,
Où je me perds, où je me trouve,
Où que tu sois, moi, je pense à toi,
Quelque soit le jour, ou la raison,
Je crois bien que je t’aime,
Mon cœur pleure ton absence,
Et toutes les nuits, mes évasions,
M’emmènent au bout du monde,
Mais tu n’es pas là, même pas ici,
Je crie, je hurle, j’appelle cela l’espace,
Et même si je regrette, je n’y peux rien,
L’automne arrive, et puis l’hiver,
Je n’aime pas, quand il pleut fort,
Le souvenir de tes larmes me rend fou,
Je m’en mords les lèvres,
Où que tu sois, où que tu ailles,
Je pense à toi, pour toujours,
Tu sais, j’appelle cela l’amour,
Et je le crie du bout des lèvres,
Et je l’écris d’un bout de plume,
J’appelle ça la vie, maintenant,
Avant de m’endormir,
Et de m’enfuir de ce monde fou,
De m’installer sur des nuages,
Quelque part, quelque n’importe où,
Là où tu vas, j’irais…

Laurent Mourot-Faraut

 

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« Le soleil qui s’enfuit… » par Laurent Mourot-Faraut


LMF

 

J’ai passé tant d’années à attendre cette musique,
Celle qui me donnerait envie d’écrire,
Celle qui me donnerait envie de toi,
Pour passer de l’autre côté de la terre,
Ou juste pour demain traverser l’univers,
Il y a parfois ces quelques mots qui brisent,
Mais pour la première fois je me sens libre,
Il me semble voir mes larmes dans tes yeux,
Avec l’envie de rouler sur la route mouillée,
J’ai passé tant d’année sur le bord de mes rêves,
Tout au long, au long de mes souffles coupés,
Là où le soleil s’empresse de nous brûler,
Viens, viens, je t’en supplie, me retrouver,
Là, ou l’amour vient après le sommeil,
Il y a parfois ces quelques mots qui blessent,
Il me semble voir de la pluie dans ton sommeil,
Que toutes les rivières coulent dans mon lit,
Je suis désolé, mais je m’en vais, je m’en vais,
J’ai perdu l’encre qui coule dans mes veines,
J’ai trop souvent sans doute, chanté ce refrain,
Et ce refrain je suis désolé, ne m’a mené à rien,
Ne m’en veux pas je t’en supplie,
Mais je m’en vais, je m’en vais, et je t’en prie,
Il faut que tu pries pour moi demain à midi,
Avant qu’on ne me vole le soleil cette nuit,
Il y a parfois ces démons qui s’enfuient…

Laurent Mourot-Faraut

 

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« Te faire l’amour… » par Laurent Mourot-Faraut


Laurent Mourot-Faraut

 

L’amour tu sais, n’est pas toujours là à la fin de l’été,
Les rimes me dépassent parfois et puis me doublent,
Je ne sais pas si je te l’ai dit, je t’aime mon amour,
J’en ai bouleversé des collines et des soumises,
L’amour tu sais n’est pas toujours désabusé,
Il ressemble parfois à tous nos rêves d’enfants,
J’ai refait mon lit ce matin et je l’ai bordé de foi,
Avec l’odeur du vin je me suis enivré de toi,
J’ai endormi de ma baguette de bois,
Tous les prétendants qui toujours rêvaient de toi,
Pour l’amour tu sais on n’est jamais trois à la fois,
J’ai envie de froisser du papier entre tes reins,
Glisser quelques-uns de mes sentiments,
Dans le creux de l’oreille et de tes seins,
L’amour tu sais ce n’est pas toujours à la fin de l’hiver,
Parfois il suffit juste de changer de main,
De croiser nos regards jusqu’à la fin,
L’amour tu sais parfois sait nous faire voler,
J’ai besoin de m’endormir tous les jours,
De la sueur de tes lèvres jusqu’à la rose des fois,
En lisant des mots froissés de Sri Aurobindo,
De l’amour, des vas et je viens, tout contre toi,
Jusqu’à confondre mes rimes avec toi,
De tenir couchés dans ma main des poèmes parfois,
Jusqu’à les entendre murmurés par toi,
Avant de t’embrasser comme une terre promise,
Un livre de passion à la main,
D’écrire avec une plume des lendemains,
Même si ces lendemains n’existaient pas,
Je glisserais ma main dans tes cheveux,
Pour qu’elle se perde encore une fois,
Dans la couleur suave de ta voix,
Et de tes gémissements divins,
Je t’en supplie offre m’en encore,
Divine, Oh ma divine, que je te devine…

Laurent Mourot-Faraut

 

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« Pourquoi les mots me manquent… » par Laurent Mourot-Faraut


MF

 

Ne m’en veux pas si j’ai envie de pleurer,
Les années passent quand il pleut,
L’amour ne s’est pas déshabillé,
Il préfère sans doute rester discret,
Tous les sentiments arrêtent de s’envoler,
Dés que les armes s’arrêtent de tuer,
J’ai essayé de parcourir le monde,
Mais je n’y suis pas arrivé,
Mais vivre finalement c’est essayer,
J’ai ouvert la porte à tous les courants d’air,
Qui essayaient de s’enivrer,
De toutes mes joies et de toutes mes peines,
Tu vois je sais ce que c’est que d’aimer,
J’ai passé des années au paradis,
J’ai même vu des anges aux cœurs brisés,
Mon visage aussi était mouillé,
Sans doute que les parapluies étaient percés,
Sans doute, je crois, que c’est comme ça la vie,
Tu sais j’ai toujours des frissons sur ma peau,
L’amour ce n’est pas que l’automne,
Sur des sons et des chansons monotones,
Ne m’en veux pas si j’ai envie de pleurer,
Je fais seulement ce que je peux,
Mes larmes naissent toujours dans mes yeux,
Je me suis même surpris sur les planches,
A faire semblant d’être heureux,
Pourquoi les mots me manquent,
Avant d’être présents, avant de s’en aller…

Laurent Mourot-Faraut

 

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« La porte de tes souvenirs… » par Laurent Mourot-Faraut


Laurent Mourot-Faraut

Laurent Mourot-Faraut

 

La porte de tes souvenirs…

J’aime déjà le jour, où je me souviendrai de toi,

Des voyages offerts par la vie,

Des larmes brulantes qui auront séché mon visage,

Ce sera peut-être ce jour-là la fin de ma vie,

Mais ce sera que j’aurais eu une vie,

J’aime déjà le jour, où je me souviendrai de tout,

De toutes les routes et tous les sens,

Des armes vaillantes et celles défaillantes,

J’aurais peut-être cessé de me battre,

Mais ce sera le début d’une nouvelle nuit,

J’aime déjà le jour, où je me souviendrai de ça,

Des histoires que j’aurais froissées dans un livre,

Juste avant de m’endormir avec toi,

Je me souviendrais alors de ce lit,

Où je réveillais mes rêves avec tes bras,

J’aime déjà le jour, où je me souviendrais de toi,

Des paroles sobres et bienveillantes,

Que tous les jours je te murmurais ici-bas,

Entre les murs, entre les haies, jusqu’à me bruler,

Jusqu’à t’aimer sans fin, jusqu’à t’aimer enfin,

J’aime déjà le jour, où je fermerais les yeux,

Pour te chanter cette chanson que tu fredonnes,

Entre des rimes parfois aphones,

En touchant les cimes et les sonnets grisants,

Où je me poserais enfin, avec tes souvenirs…

 

Laurent Mourot-Faraut

 

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