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Archives de Tag: Monthermé

Le Balcon en Forêt du Hameau Les Hauts-Buttés


Décidément le prénom de Geneviève est bien loin d’être banal, bien que peu usité. Il y avait la Geneviève qui fit guerre à Attila pour sauver Paris, ma défunte petite Maman chérie et la patronne de cette bien jolie auberge de ce tout petit village situé sur les contreforts des massifs anciens qui constituent les crêtes pré-ardennaises.

L’accueil est très agréable, puisque sourire et voix douce de Geneviève sont au rendez-vous comme pour vous inviter à la méditation gastronomique.

Les abords du chalet, la terrasse extérieure et la salle à manger sont de toute beauté.

Geneviève Goffette a un parcours atypique puisqu’elle est ingénieure agronome de formation. Mais cette femme du Nord tombe amoureuse d’un ardennais et des Ardennes et par voie de conséquence du Hameau Les Hauts-Buttés.

Il y a quatre ans, elle décide de se lancer un nouveau défi en ouvrant cette magnifique auberge et son salon de thé.

Geneviève est une puriste, ce qu’elle propose à ses clients est sa création du jour. Telle une peintre ou une musicienne elle compose quotidiennement ses œuvres culinaires qu’elle appelle son menu du jour au gré de ses envies du moment liées à ses goûts et surtout à sa douce folie artistique. Elle marie subtilement l’aspect de ses mets avec des saveurs originales autant que goûteuses d’épices et de plantes aromatiques, en devenant chimiste d’un instant. Chez elle, pas de congélateur de grande capacité, tout juste un petit endroit pour les crèmes glacées car tout est fait Maison et le jour même.

Après un apéritif maison dégusté sur la grande terrasse ombragée, nous décidons, par ces temps chauds, d’aller chercher un peu de fraîcheur à l’intérieur. Le décor est magnifique et on se croirait dans un rustique chalet de montagne. La seconde salle destinée aux grands évènements est, quant à elle, résolument moderne et lumineuse.

Mélanie, la jeune et jolie petite serveuse blonde comme les blés, est à l’écoute de sa patronne et virevolte entre la terrasse et la salle pour amener boissons et plats à la clientèle.

Une terrine de thon, aux courgettes et aux pêches, moelleuse à souhait constitue cette entrée bien fraîche et de bon goût.

Au fond d’une belle assiette creuse d’antan règne un sauté de veau aux champignons, carottes et pommes grenailles au romarin, sur une sauce au cidre et à la sauge, légèrement crémée. Ce plat est un ravissement pour le palais et les papilles. Il s’échappe, de ce met merveilleux, des fumets parfumés qui nous font voyager, en esprit, vers les contrées de notre enfance, près des cuisinières à bois de nos grands-mères. Geneviève a su mijoter ce joli plat, juste pour notre plaisir car c’est ce qu’elle souhaite au plus profond de son être.

Un bon morceau de Tomme des Ardennes, délicatement parfumé et à la belle structure équilibrée, nous est proposé sur une salade du jardin correctement assaisonnée.

Il ne manquait rien pour être heureux, même le pain servant à saucer était aussi beau que bon. Il s’agissait d’une baguette tradition, provenant de Monthermé le matin même, à la mie colorée bien aérée et à la croûte torréfiée comme il se doit. Un bien joli travail d’artisan-boulanger et surtout un élément indispensable lors d’un bon repas.

Le vin était un Saint-Nicolas de Bourgueil bien frais, comme doivent l’être ces vins de Loire aux notes de fruits rouges qui étanchent la soif, un Domaine La Chevalerie « Vieilles Vignes » 2014 de la Maison Gaëtan Bruneau.

Avant de se quitter, il fallait bien cette poêlée d’abricots et de pommes au romarin avec sa glace vanille. Un dessert magnifique, une explosion de saveurs en bouche, un pur moment de paradis vécu avec délectation dans ce village bien calme où règne une maîtresse de l’authentique toutefois bien dans son époque.

Une étape gourmande à découvrir de toute urgence, au milieu de la nature, pour un retour à la vraie vie, là où l’on sait encore prendre le temps des choses tout en se parlant.

SITE DE L’AUBERGE

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LES ARDENNES ET LA CARTE AU TRESOR


HAYBES-SUR-MEUSE (crédit photo: Mairie de Haybes 08170)

Ce lundi 17 août 2009 à 21h40, France 3 et la belle Nathalie Simon nous entrainent dans les Ardennes avec le jeu de «La Carte au Trésor».

En hélicoptère, à pied, en courant ou en nageant, les candidats vont découvrir une magnifique région de France assez méconnue et pourtant la capitale Charleville-Mézières n’est qu’à 1h30 de la Gare de l’Est à Paris et à deux heures par la route.

Les Ardennes c’est d’abord la nature à l’état brut, les forêts et les animaux de légende, les boucles de la Meuse et les massifs de moyenne montagne qui enserrent la vallée et qui la protège.

Ici tout est beau et authentique, comme les gens qui sont fabuleux. Quant à la gastronomie elle est purement sublime et il suffit d’aller à Haybes ou à Hargnies pour s’en rendre compte.

Pays de massifs anciens, de forêts et de légendes, les Ardennes Françaises constituent un véritable poumon vert d’air pur. Les personnes fatiguées, par la ville et les pollutions, trouveront ici un remède naturel pour se régénérer et se vivifier à bon compte.

Les habitants de cette Terre, n’ayant de rude que l’idée reçue de la fausse légende qui l’entoure, sont charmants et très accueillants avec les touristes respectueux qui ne viennent pas en pays conquis. Pour être respecté, il faut être respectable ! Il fait bon vivre dans les Ardennes qui ne se trouvent qu’à une enjambée de Reims. Le sanglier symbolise magnifiquement la robustesse et la combativité Ardennaises.

Quoi de mieux que d’aller se mettre au vert durant quelques heures voire quelques jours, pour aller respirer toutes les subtiles senteurs qui émanent des forêts profondes des Ardennes, odeurs de terre et de chlorophylle avec des notes de champignons des bois comme les cèpes et les girolles. Quel spectacle enchanteur de se retrouver à quelques mètres d’un cerf, d’une biche ou d’un chevreuil.

Les Ardennes, c’est le département du tourisme et de la gastronomie par excellence.

Les loisirs ne manquent pas et l’on peut se promener à pied, à cheval, en train, à bicyclette, en bateau et en voiture. Une voie verte relie la ville de Charleville-Mézières à celle de Givet. Lacs et cours d’eau sont légion. De très beaux sentiers, entretenus et balisés, permettent de s’évader en partant à la découverte d’endroits splendides, culturels et hautement historiques qu’il est impossible de voir ailleurs. Le sentier GR 12 relie d’ailleurs la Capitale Française à la Capitale Belge.

Les Crêtes Préardennaises, la Thiérache, les vallées de la Meuse et de la Semoy, le Sedanais et l’Argonne sont autant d’endroits qui offrent des paysages variés parfois surprenants. Le circuit des ardoisières est à faire absolument, au départ de la ville de Fumay. Des randonnées diurnes et nocturnes, vers Givet, sont également organisées par l’Association Aventure Évasion de Haybes-sur-Meuse.

Les Ardennes n’abritent pas que sangliers, laies et marcassins. Combien d’artistes, du passé et du présent, se cachent au détour d’un petit village. Ce Pays à la belle lumière inspire écrivains, peintres, photographes et poètes. De Paul Verlaine à Arthur Rimbaud, de François Bourdon à André Dhôtel, de Jean-Paul Surin à Philippe Arnould, on chemine au travers d’œuvres qui nous permettent de nous rendre compte de l’amour et de l’attachement, à cette magique et envoûtante Terre d’Ardenne, qui fait que tant d’entre eux ont été un jour subjugués par elle.

Charleville-Mézières est la capitale mondiale de la marionnette. Une escapade vers les villes de Givet, Rethel, Rocroi, Sedan et Vouziers vous ravira, si vous êtes passionnés par l’Histoire et aussi par les fortifications de Vauban. Les légendes ardennaises devraient vous conduire jusqu’à la ville de Monthermé et des quatre fils Aymon.

La charcuterie est un atout majeur de cette région où l’on trouve pêle-mêle de la grosse et de la petite saucisse, du jambon sec d’Ardenne ou de sanglier, du boudin blanc des Ardennes qui est délicieux froid, du saucisson sec ou de sanglier et bien d’autres fabrications artisanales qui nous font voyager au cœur de la tradition la plus ancestrale. Cidre, bière et dinde rouge sont des délices qui appartiennent également au patrimoine ardennais.

De Moulins en Auberges, de Restaurants en Hostelleries, voila des supports qui vous permettront d’allier tourisme et gastronomie au cours de soirées ou de week-end étapes.

Un remerciement tout particulier à Jörg Hartwig, chargé des relations avec la Presse auprès du Comité Départemental du Tourisme des Ardennes, qui m’a aidé de sa documentation pour écrire cet article.

Coup de chapeau à Benoît Sonnet, le dynamique Maire de Haybes-sur-Meuse qui a su mettre sa magnifique commune en valeur et à Frédéric Pierangeli, le jeune patron du Moulin Labotte pour son art de recevoir.

Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à aller sur le Site du Comité

 

www.ardennes.com

Vue aérienne du Moulin Labotte (Photo: JM Benoît)

 
 

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HARGNIES ET LE RESTAURANT «LA TABLE DU PAYS»


Henri VANDENABELE à La Table du Pays

Vous en avez assez du bruit, de l’air pollué et de la cuisine sans saveur, alors suivez-moi, le temps de cette chronique culinaire, dans le très joli petit village ardennais de Hargnies.

Deux heures après avoir quitté la Capitale, vous sortez de l’autoroute à Charleville-Mézières et vous empruntez la direction de Monthermé.

Hargnies est une commune située à la même hauteur que le troisième étage de la Tour Eiffel. Elle est entourée de forêts vertes, odorantes et profondes. Tous les ans s’y déroule la fête du cheval de trait. Ce village est frontalier avec la Belgique et compte quelques 500 habitants.

“ La Table du Pays ” est une auberge coquette, en même temps que rustique. Cette petite bonbonnière est décorée d’une manière très originale puisque les séparations, entre certaines tables, sont réalisées en fer forgé et en bois “ chauds ” (je dirais même brûlants car s’ils pouvaient parler) issus des montants de lits des ancêtres de l’Ardenne de France.

La truculente patronne de ce bel établissement, bien tenu et aux accents du passé, est souriante et fort sympathique. Elle navigue entre ses fourneaux et les tables de ses hôtes pour s’inquiéter du bon déroulement de votre repas. Cette “ Marie-Jo ” (Marie-Josèphe Masson-Briard) est une femme formidable car elle a remis, au goût du jour, ces plats goûteux qui font toute la richesse des Ardennais et qui régalent les bouches qui ne sont pas forcément Harnicottes (entendez celles qui ne sont pas originaires d’Hargnies). Marie-Jo cuisine aussi bien que nos Grands-Mères. Sa façon de dresser les assiettes, en nous régalant des parfums et des saveurs de l’ancien temps, me ferait presque regretter d’être un indécrottable célibataire, parce qu’une femme aussi talentueuse ne peut que rendre heureux un homme.

Dès votre arrivée vous êtes accueillis, ainsi que guidé à votre table, par la délicieuse et pétillante Malika qui vous adresse le petit mot sympathique engendrant le sourire du plus constipé d’entre nous.

Tous vos sens sont en éveil et votre nez est en émoi car il cherche à découvrir les secrets bien cachés des subtiles senteurs qu’on ne peut imaginer nulle part ailleurs qu’au creux de ces bois.

L’atmosphère est gourmande et conviviale, d’ailleurs les Agents de l’Office National des Forêts du coin, ainsi que les petits élèves de l’école communale ne s’y trompent pas, pour y prendre pension quasiment tous les midis.

Ici rien ne va vite et vous prendrez le temps de mastiquer chaque bouchée, avec délectation. Tous les produits sont frais et il vous faut laisser un peu de temps à la patronne pour confectionner les mets que vous prendrez à la carte. En ce qui me concerne, je suis resté sur un menu simple à 13 € qui comprend une entrée, un plat avec accompagnement de légumes et un dessert (à choisir entre trois propositions pour chaque catégorie).

De l’entrée au dessert, tout est confectionné maison. La boisson est en supplément, mais avec deux bières belges, je m’en suis tiré pour moins de 20 €.

Si vous appréciez la charcuterie traditionnelle faite à l’ancienne, les pâtés, les gibiers et les plats d’antan, alors c’est bien ici qu’il vous faut faire étape. Vous pourrez aussi découvrir la spécialité du pays qui est un excellent boudin blanc aux oignons qui se mange chaud ou froid, avec ou sans sauce. Ce boudin blanc n’a rien à voir avec celui que nous connaissons tous, pour le manger au moment des fêtes de fin d’année, et qui avait si peu le goût de truffe que ma mère le piquait à l’armagnac. Avec le boudin blanc ardennais, on ne rajoute rien car tout est déjà dedans et vous n’avez plus qu’à vous lécher les babines.

Chez Marie-Jo, il existe des plats typiquement ardennais comme la salade au lard (dés de lard maigre et gras, pommes de terre cuites à l’eau, pissenlits et vinaigre, le tout est chaud et se cuisine en cocotte, dans un fond de saindoux). Optez pour la “ Cacasse à cul nu ” qui est un ragoût de pommes de terre aux oignons auquel on ajoute thym, laurier, ail et persil, le nom est amusant et le cul n’est que celui de la marmite en fonte. On parlera de “ Cacasse habillée ” lorsqu’on rajoutera quelques “ charcutailles ” (comme dirait le Comte Godefroy de Montmirail, dans le film “ Les Visiteurs ”).

Bons vins, bières fraîches et petits pains de céréales tièdes à la mie aérée sont également au rendez-vous pour accompagner agréablement les plats que vous aurez choisi.

Pour les amoureux du silence, de l’air vif et de la vraie nature, une promenade digestive s’impose et vous trouverez de petits chemins forestiers en reprenant la direction de Haybes, de Monthermé ou de Vireux.

PCB le 19/11/2007

 

 

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