RSS

Archives de Tag: Musée du vin de Paris

Bar à Vin Le Concept à Charleville en Ardennes


C’est sous les arcades de la pittoresque Place Ducale à Charleville, sœur jumelle historique de la merveilleuse Place des Vosges de Paris, que notre Journal a découvert ce joli petit bar à vin à l’enseigne Le Concept.

Idée originale et beau concept du Maître-Sommelier Eric Arnaud, Président des Sommeliers de Champagne-Ardennes, lequel connaît son affaire et dirige ce bel établissement avec sa femme Karine.

Ce bar à vin, avec terrasse sous la voûte et extension sur la partie piétonnière de la Place Ducale, est certainement le caveau le plus approprié pour venir se délecter du nectar de la vigne, fruit du travail des hommes voire de certains ordres monastiques. Cette fabuleuse transformation du raisin, véritable sang de la terre, nous permet de sentir et de déguster quasi religieusement ces différents arômes des parcelles de nos réputés terroirs de France.

Ici, c’est à la bonne franquette et sans cérémonial. Vous fermez les yeux et partez dans un vrai moment de détente durant lequel tous vos sens sont en éveil avec la vue de la dive bouteille et des jolies couleurs de ces vins qui coulent et viennent chanter leurs mélodies au sein de votre verre tenu en main comme pour l’effleurer du bout de vos doigts avec le respect qu’on doit à une jeune femme encore pucelle, son odeur venant vous chatouiller harmonieusement les narines, ses goûts et ses longueurs en bouche minérales, florales ou savoureusement fruitées.

Au bar à vin Le Concept il y en a vraiment pour tous les goûts, tant au verre qu’à la bouteille. Il règne, en ce lieu, comme une atmosphère semblable à certains recoins que l’on découvre au détour des allées du Musée du Vin de Paris.

Eric Arnaud possède également une belle carte de Whisky, de bières et de Champagnes.

Cet homme à la bonne tête et à la belle générosité de cœur vous invite tout en dégustant vos vins, et c’est son concept, à le faire autour de dodues planches de charcuteries et de fromages, de salades composées, de riches plats de pâtes cuisinés en sauces ou d’extraordinaires risottos mijotés.

Le couple Arnaud sait recevoir ses clients dans une ambiance très conviviale. Avec eux, vous êtes tout de suite à l’aise pour aller voyager, sans s’enivrer car le plaisir ne serait plus au rendez-vous, dans les méandres qui vous entraînent inexorablement vers les secrets de cet excellent breuvage qu’est le vin, lequel a toujours été présent dans l’Histoire de l’Humanité et cela bien avant la rédaction des textes sacrés.

Si vous êtes raisonnablement amoureux du vin il est certain que vous ne viendrez plus à Charleville par hasard et qu’il y a de fortes chances que vous ne quittiez plus cette Place Ducale.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

PAGE FACEBOOK LE CONCEPT

Publicités
 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Rabbi Goudouli au Musée du Vin


 

Étiquettes : , , ,

GEORGES GRANDA, DU RESTAURANT “LE BARBOUILLON”, UN CHEF DE CUISINE COMME ON N’EN FAIT PLUS


Isabelle et Georges GRANDA
Georges Granda est un Grand Chef dans le domaine de l’art culinaire, un artiste de la table qui compose ses œuvres entre casseroles et fourneaux au fond de sa cuisine, un être comme je les aime qui ne sait vivre que de discrétion et de pudeur pendant que d’autres se complaisent à faire parler d’eux alors qu’ils ne le méritent pas autant que cet homme généreux et remarquable. Sachant qu’il n’apprécie pas les éloges, je vais malgré tout tenter de vous brosser son portrait qui plairait bien à mon ami Jean-Luc Petitrenaud.
Monsieur Granda est un homme fort sympathique qui fleure bon le savoir-faire, le savoir-vivre et le savoir-être de ces gens qui sont habités par une âme noble. Il est passionné par ce qu’il fait et passionnant par ce qu’il dit. C’est au cours d’un périple gastronomique que j’ai eu le plaisir de découvrir sa belle Auberge et le raffinement des plats qu’il élabore. Mais le bougre n’est pas facile à trouver sur les grands axes car il se cache, à quelques enjambées de la France, en Ardenne Belge et dans le mignon petit village de Vencimont qui jouxte la forêt profonde non loin de Givet dans la pointe des Ardennes.

J’avais déjà eu le grand bonheur de goûter à sa savoureuse et inventive cuisine qui consiste à marier harmonieusement les mets délicats, en les accompagnant de sauces fines et savamment travaillées. Ce Chef nous concocte une cuisine typiquement française, au pays de « Tintin ». Sa table est incontournable pour celle ou celui qui sait partir à la recherche du « Graal » des arts de la table, en évoluant sur les chemins de la connaissance culinaire que certains pèlerins, gourmets et gourmands, assimilent à ceux de Saint-Jacques de Compostelle, car il faut savoir parfois faire des kilomètres pour découvrir ce qui est caché et qui sert à faire s’élever la nature humaine.

On écouterait Georges Granda, comme le Messie, lorsqu’il se met à nous parler des plats qu’il mijote avec amour. Il a gardé son âme d’enfant qui s’émerveille devant la vie et n’hésite pas à déclarer qu’il ne travaille pas, mais s’amuse. N’est-il pas plus beau métier que d’aimer son travail, en pensant qu’on exerce un loisir qui régale les bouches et réchauffe les cœurs d’une clientèle en mal d’authenticité. Non content de satisfaire pleinement ses visiteurs d’un jour – en leur présentant des charcuteries, des poissons, des viandes et des gibiers en sauces finement dosées, ainsi que de succulents desserts qu’il agrémente d’une pointe de génie – il confectionne des repas goûteux pour sa femme et son fils, lorsque son restaurant est fermé et que l’homme devrait se reposer. Il paraît même que certains chasseurs le tirèrent une belle nuit de son lit, aux alentours de minuit, et que Georges Granda se mit en cuisine pour satisfaire leurs appétits plus que tardifs, avec le sourire et l’inspiration de Rembrandt devant une toile blanche! Georges est le poète de nos assiettes.

Il y a quinze ans en arrière, Isabelle Granda donna la vie au plus beau fruit qui soit et que Georges avait semé avec amour au jardin de leurs tendres ébats. Sitôt né, l’enfant avait été intronisé par son père qui l’éleva au rang suprême du cercle restreint de ceux qui ont le privilège de goûter à ce vin de Pomerol si rare et tellement recherché qu’on appelle le « Petrus », en trempant le bout de sa tétine dans le précieux nectar dédié à Bacchus. Il fallait célébrer dignement cette naissance et Georges Granda n’allait pas faillir à cette ancestrale tradition qui permettrait au petit d’homme d’avoir le goût des bonnes choses.

Dernièrement, Georges Granda envoya à ma table sa charmante épouse qui m’invita à suivre son mari dans la cave de son établissement. La visite allait commencer par un coup d’œil en cuisine d’une rare propreté, alors que nous étions en plein service et qu’on ne m’attendait pas, avant de descendre dans l’antre du Maître des lieux qui me précéda dans un silence quasiment religieux qui pourrait ressembler à celui respecté par les Moines d’une Abbaye Bénédictine. Je pénétrais enfin dans le Saint des Saints, au cœur même de ce tabernacle qui abritait le sang de la terre ainsi que les secrets des hommes de la treille préservés dans de biens jolis flacons étiquetés selon les différents terroirs. Quel ultime privilège, de suivre mon guide suprême dans le dédale de cette cave faite de pierres assemblées en voûte, en foulant cette terre battue par nos aînés. L’ensemble, bien équilibré, donnait la température idéale à la garde des vins qui reposaient sur de belles étagères faites de bois. Les yeux de Georges Granda pétillaient à l’idée de me faire partager cette communion, dans cette progression qui nous faisait avancer à petits pas dans ce tour de France des vignobles. Ici repose la liqueur de vie, dans l’attente d’un meilleur et modéré usage. Je pensais soudain aux dosages des encépagements qui permettaient de donner rondeur et velouté aux vins. Nous parlions de Merlot et de Cabernet-Franc, tout en avançant sereinement et respectueusement dans ce temple qui me ramenait au Musée du Vin de Paris.

Lorsqu’on rencontre un Chef de la trempe de Georges Granda, cela nous permet de comprendre les origines de la vie et le partage des hommes. Voila une belle rencontre toute simple, mais qui fait tellement de bien.

LE BARBOUILLON

Rue Grande, 25

5575 VENCIMONT (Belgique)

Site: 

 
 

 

www.lebarbouillon.be

La cave de Georges GRANDA

Le fils de Mr et Mme GRANDA

 
 

Étiquettes : , , , , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :