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Archives de Tag: Philip Beaubaton

Les Huîtres Cochennec


Voici l’arrivée de la quatrième génération, après cinquante années d’exploitation ostréicole, à reprendre le flambeau des Huîtres Cochennec, dans l’anse du Pô, à la Pointe du Gourec de Carnac, en pleine baie de Plouharnel-Quiberon, dans le département breton du Morbihan. Serge Cochennec approchant de l’âge de la retraite, c’est donc son fils aîné Maxime Cochennec qui dirige à présent cette belle et saine entreprise qu’il vient de racheter à sa famille et d’étendre jusqu’à Belle-Île-en-Mer.

Le travail est gigantesque et pas question pour Serge d’abandonner Maxime. Entre le travail en mer et au chantier, le temps n’est pas au repos car les huîtres demandent beaucoup de soin et d’investissement.

Maxime Cochennec est même retourné à l’école d’Etel, pour compléter et valider ses connaissances en la matière, normes européennes obligent, car même s’il a toujours baigné dans ce domaine, bien qu’exerçant d’autres professions, il lui fallait devenir ce nouveau Chef de Chantier Ostréicole, ce qui n’est plus une évidence de nos jours et il est impossible de se passer le relais de père en fils comme autrefois.

Maxime ne recule devant rien et a le coeur à l’ouvrage. Il va jusqu’à créer de nouveaux emplois, règle ses créanciers et verse des salaires. Tout a été transformé, notamment en ce qui concerne les espaces de dégustation intérieurs et extérieurs remis au goût du jours. Publicité et démarchage de restaurants, peinture, mobilier, présentoirs de dégustation, vaisselle, aménagement d’un salon, tables, chaises et bancs, décoration de jardin, poches à huîtres, vivier à l’eau de mer, engin de chantier, habillement et certainement bien d’autres choses, mais la liste serait trop longue.

Il faut entre 3 et 4 ans pour cultiver une huître, avant qu’elle arrive dans votre assiette. C’est donc beaucoup de travail et d’attention, un vrai sacerdoce, avant la satisfaction du client qui est l’ultime récompense. Les Huîtres Cochennec produisent entre 40 et 50 tonnes à l’année, tout en considérant la perte liée à toute exploitation et la mortalité constatée sur les naissains qui sont des bébés huîtres gros comme à peine la moitié de l’ongle de votre auriculaire. Maxime relance également la production d’huîtres plates appelées « Belons », lesquelles sont très appréciées des fins gourmets et des connaisseurs qui les préfèrent aux huîtres creuses.

Maxime Cochennec a aussi beaucoup misé sur l’accueil qu’il a confié à sa sœur Camille. Son sourire est franc et Camille connaît parfaitement les produits qu’elle vend à la dégustation sur place ou à emporter. Elle ouvre les huîtres, prépare les plateaux, sert le vin et vante l’entreprise de son frère qui le mérite bien.

Vous êtes, ici, au bout du monde vu que le chemin du Gourec est un cul-de-sac. Le calme y règne, vous profitez du paysage et des marées qui découvrent ou couvrent totalement l’anse du Pô. L’air est iodé et le temps semble s’être arrêté pour laisser place à la flânerie.

Lorsqu’il n’est pas « à la marée » avec son père Serge, à retourner les poches d’huîtres sur les tables hautes laissant passer les courants marins et nourriciers, Maxime explique la culture de l’huître, à ses clients de passage, avec beaucoup de passion et vous êtes vraiment absorbé par son discours qui se veut plus ludique que générique. Vous découvrez ce qu’est vraiment ce beau mais rude métier.

Outre le chantier et les parcs de Carnac, Maxime Cochennec étend son domaine jusqu’à Belle-Île-en-Mer avec l’achat d’une boutique et la création de deux emplois, sans compter la vente sur les marchés du port de Sauzon, Bangor et Locmaria.

Il est quasiment impossible de repartir de cet endroit hors du temps, sans avoir un petit pincement au coeur, tellement on y est bien reçu. Huîtres, homards bleus bretons, tourteaux, araignées de mer et bien d’autres coquillages et crustacés sont au rendez-vous. Votre homard bleu breton (le meilleur pour moi) est cuit sur place et consommé dans la foulée après refroidissement. Tout est charmant et coquet, des présentoirs à huîtres aux barges de dégustations de fruits de mer, en passant par les paniers contenant du bon pain frais et du beurre salé, sans oublier le Muscadet-sur-Lie ou le vin blanc biologique du Languedoc qui est un pur délice.

Le paradis existe bien, il est là aux Huîtres Cochennec et nulle part ailleurs !

Ecrit par Philip Beaubaton

DOCUMENTAIRE A VOIR CI-DESSOUS

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DJ Lexus, le chanteur qui monte !


Son dernier titre « Validé » fait fureur sur Youtube, depuis quelques jours, avec déjà 71000 lectures. Mais qui est donc ce jeune chanteur passionné et passionnant d’origine ivoirienne ?

C’est dans un grand musée parisien que nous l’avions rencontré, pour la toute première fois, et déjà il sortait du lot par son look et sa passion pour la musique. Il travaillait là de nuit en 12 heures, comme agent de sécurité, pour subvenir à ses premiers besoins et être libre le jour pour enregistrer mais nous sentions déjà que sa vie était ailleurs, en parlant avec lui.

C’est en écoutant son titre « Onsenfou » que nous en étions intimement persuadé. Son potentiel musical s’exprimait dans une vidéo bien réalisée et très rythmée, avec l’amour du travail bien fait.

Depuis ce temps, nous suivons attentivement la carrière de ce jeune espoir qui fait des ravages sur la toile.

Sa musique et ses paroles sortent des standards habituels, avec des rythmes africains endiablés et sexy qui nous invitent à bouger et à aimer la vie.

DJ Lexus vous enchantera aussi avec ses autres titres comme : « Respect », « Ma Chérie », « Corriger », « Gésiers », « Cedesakilsagit » ou « Mougoupan ».

Grâce à sa foi et à son travail, il est impossible que DJ Lexus Papanahugo ne réussisse pas une carrière que nous lui souhaitons brillante et pleine de belles rencontres, car nous croyons en lui.

Ecrit par Philip Beaubaton

Voir en ligne : DJ LEXUS PAPANAHUGO

 

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Le Beaubaton Gourmand chez les Boreux


En ce beau samedi ensoleillé de printemps, notre Journal était invité, par Michel Boreux, dans son restaurant gastronomique de l’Auberge de la Ferme à Rochehaut, en Belgique.

Perché sur les contreforts du massif des Ardennes, bien au-dessus de cette vallée bordée par les méandres de cet affluent de la Meuse qu’est la Semois, le charmant petit village de Rochehaut bouillonne d’activités touristico-gastronomiques, grâce à cette jolie Famille Boreux sans qui cet endroit retiré du monde n’aurait, sans doute, pas eu le même attrait. N’oublions pas, qu’en ces temps difficiles, Michel, Patricia, Éloïse, Jordan et Arnaud Boreux donnent du travail à plus de 60 personnes, Belges et Françaises, dans leur brasserie et leur restaurant gastronomique, leurs multiples animations touristiques, leurs séminaires, leurs boutiques, leurs chambres et leurs gîtes, leur élevage, leur agri-musée, leur parc animalier et tant d’autres activités annexes. Il a fallu avoir un esprit d’entreprise et d’innovation, du courage et de la ténacité, pour se battre parfois contre vents et marées, afin d’en arriver là.

C’est Patricia Boreux, la patronne, qui nous accueille avec sa gentillesse, son sourire, sa bonne humeur et une belle coupe de Champagne accompagnée de crevettes grises délicieusement préparées, puis d’un potage épatant dont seuls les belges ont le secret.

Lorsque notre repas est prêt, c’est le truculent et très professionnel Jodi, avec ses 18 années de fidélité au service des Boreux, qui vient nous guider de la véranda jusqu’à notre table bien dressée dans cette salle à l’ambiance feutrée.

L’entrée froide se compose d’une roulade de saumon fumé farcie d’une rillette de truite à l’Ostendaise crème au Yuzu, soupe de concombres à l’ail des ours, fumet de poisson. L’ensemble est d’une fraîcheur exquise et d’une belle finesse en bouche, avec des saveurs bien équilibrées entre terre et mer.

Viennent ensuite, en entrée chaude, des noix de ris de veau rôties sur un sauté de pousses de soja et asperges blanches de Malines sauce aigre-douce. Un instant gustatif inoubliable, une dégustation enivrante, un pur bonheur intense de recueillement dans lequel on touche du doigt le paradis.

Le plat de résistance est un carré de porcelet rôti au four, tranché généreusement et provenant de l’élevage local, nappé d’un somptueux et parfumé fond de sauce aux sucs de cuisson déglacés, puis monté au miel et à la moutarde, avec de jolis petits légumes du jardin savoureux et encore craquants sur lesquels se sont posées quelques perles délicates de rosée du matin, avec mousse de brocolis, duxelles de champignons et écrasée de Bintjes aux herbes. Un ravissement pour les palais les plus délicats.

Un bavarois à l’orange, coulis et sorbet aux fruits rouges sera la douce note aérienne et sucrée de cette fin de repas.

Un sublime Pessac-Leognan Château Haut-Lagrange 2014, à la jolie robe rubis et aux belles notes de fruits noirs, se révélera être le compagnon agréable et approprié à tous les mets.

Nous terminons cette merveilleuse journée, après un café Ristretto gourmand et une visite en cuisine guidée par Jordan Boreux qui a déjà tout d’un grand Chef, au salon et en compagnie de la charmante famille Boreux.

Cette bien jolie Table gourmande et généreuse, dans une remarquable Maison où il fait bon vivre, reste totalement abordable au niveau du prix très démocratique eu égard à la qualité des mets et du service proposés.

Ecrit par Philip Beaubaton

Voir en ligne : L’AUBERGE DE LA FERME

 

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« L’unique valentine » par Thierry Paul Valette


Ce soir la lune à ouvert ses yeux de diamants,
Ses larmes de saphir brûlent au firmament
De tes prunelles, céleste calice de cristal,
Ou tu me demeures cette pierre idéale.

Tes pétales de jade ma douce orientale,
À tes parfums d’émeraudes nuptiales,
Scintillent aux feux de mes nuits
De pluies et de charmes interdits.

Au puits de tes lèvres de sang,
A tes mains d’ivoire et d’argent,
Je dépose l’ivresse de mon cœur
Douce couronne de rubis en fleurs.

Ce soir le temps s’est envolé
Aux rives de notre destinée
Ou je t’offre mon âme libertine
Ma bien aimée, unique valentine.

TPV

 

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Les jolies tartines des Tokés du 20


Ah, les jolies tartines de Jean-Luc Larvoir ! De belles et bonnes tranches généreuses de pain sur lesquelles reposent, selon votre goût, des choix de charcuteries, de poissons, de légumes du soleil et de fromages. Ce savoir-faire est celui de ce Maître-Restaurateur d’exception.

Quoi de mieux que de déguster, autour des vins proposés par Jean-Luc dans sa merveilleuse cave et son accueillant bar à vins des Tokés du 20, cette nourriture solide et liquide se mariant à merveille sur les précieux conseils de cet homme, un vrai passionné aux belles bacchantes de ce Bacchus breton.

A Sainte-Anne d’Auray, dans le département breton du Morbihan, en pleine Bretagne-Sud où il fait si bon vivre, existe trois endroits liés au culte du bien manger et du bien boire. Ces trois lieux méritent le recueillement et valent largement le détour que vous pourriez faire sur la route de vos vacances, comme ces Tokés du 20, L’Auberge et l’Auberg’ine.

Quel plaisir de faire découvrir, Les Tokés du 20, à mes amis belges de passage en Bretagne. Boire du bon vin, autour de belles assiettes, est le summum du partage convivial dans la célébration de l’amitié. L’individu qui boit raisonnablement du vin, en le partageant dans le rire, ne sera jamais déprimé ou triste.

Mâchez ces vins étonnants, de petits propriétaires de nos vignes de France, et accédez à ce monde divin du vin afin de vivre un instant de profonde intensité.

Tous nos compliments à Jean-Luc Larvoir qui tient un bien bel endroit où l’on se régale tant en mangeant qu’en buvant !

A voir sans plus tarder !

Ecrit par Philip Beaubaton

Crédit Photo Mick Legru

VOIR EN LIGNE : http://www.lestokesdu20.fr/

 

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« Une main tendue » par Thierry Paul Valette


Quand la porte s’est refermée je me suis mise à pleurer. Loin des oiseaux, des troupeaux s’abreuvant à l’eau des bois, du village de mon enfance aux âmes espiègles, je me sentais si seule.

J’étais devenue cette colonnade orageuse dans la nuit bleue, cette femme au sein triste maudite de toutes ces maisons bourgeoises aux immenses façades arrogantes.

Pourtant lorsque la porte s’est refermée je voulais tellement résister, garder toute ma dignité de femme courageuse qui ne pas voulait se résigner. J’ai senti alors ma vie m’échapper comme une infidèle malmenée, mon corps frissonner puis trembler comme les flots lourds d’un océan en colère.

J’aurais tant voulu m’extirper de ce nuage obscur qui venait irrémédiablement de se poser sur les dernières lueurs de ma vie me laissant vaguement entrevoir le flanc vitreux de mes funérailles naissantes.

J’allais mourir bien trop tôt dans l’indifférence et le silence affreux de tous ces qui gens qui m’entourent sans ne jamais me regarder ni me prêter le moindre sourire qui aura effroyablement manqué à ma vie.

Parce que j’étais cette femme de la rue qui n’avait que la misère pour unique rayon de soleil, qui possédait pour seule richesse qu’un immense cœur brisé, malmené, par les comportements glacials de ces passants agités qui pire que des automates me jugeaient sans la moindre affection venant parfois rompre mon intimité de femme, souillant mes chaires meurtries quand ils voyaient en moi qu’une prostituée de fortune à qui l’on ne doit pour seul respect que l’insulte et le cracha.

La vie ne m’aura pas jamais épargné et malgré tout, sous le ciel noir, entre chaque goutte de pluie glaciale, je n’aurais eu de cesse de cacher en moi cette espérance miraculeuse qu’un jour, avant qu’il n’eut été trop tard, qu’une main se tende et m’eût fait croire que jamais je n’avais cessé d’être une princesse.

TPV

 

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Julien Doupeux, de L’Auberge, sait nous régaler


Le Chef de Cuisine Julien Doupeux

Julien Doupeux est un jeune Chef de Cuisine très prometteur, s’exprimant merveilleusement bien à L’Auberge de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan. Il est une grande fierté pour cette belle Maison de référence, dans cette magnifique région bretonne.

Son identité et sa signature culinaire s’affirment avec force. Il est étonnant, surprenant même, tant par le choix de ses produits que par la composition très artistique de ses assiettes. Il se perfectionne, d’année en année, à force de recherche et de persévérance dans son travail. C’est un passionné passionnant !

L’accueil est assuré, en salle, par Claire Doupeux. Cette femme, au sourire franc et radieux, sent bon la joie de vivre. Claire travaille sur tous les postes, tant en salle qu’en cuisine où elle n’hésite pas à aller seconder efficacement son mari, lorsque cela s’impose.

A noter également la présence de l’élégant Alexandre Larvoir qui a beaucoup de classe et devrait aller loin dans le parcours qu’il suit. Son contact, avec le client, est de haut niveau.

Nous retrouvons, avec grand plaisir, le sommelier très professionnel Mathieu qui choisira nos vins durant tout le repas. Quel bonheur, également, de revoir au service la jeune et sympathique Maurine.

Après un Américano Maison et de jolies mises-en-bouche, nous décidons de partir sur un Menu Confiance concocté par le Chef, avec un accord mets et vins.

Le festival gastronomique commence par une jolie promenade, pleine de fraîcheur, dans le Jardin de Julien, sur un verre du Domaine Maby 2016 lequel fera chanter les cigales au fond de cette belle assiette.

Vient ensuite un duo de langoustines, à la fois croustillantes et fondantes, avec une succulente sardine fraîche. Un harmonieux mélange qui nous conduira, en pensées, vers les profondeurs océanes, sur un verre de Saint-Peray 2014.

Arrive, majestueusement, un filet de Saint-Pierre à la cuisson parfaite, rehaussé par son sublime jus de veau corsé. Une alliance culottée valant son pesant d’or, avec un verre de Morey Saint-Denis 2013.

Un joli ris de veau bien dodu, travaillé à la perfection, un abat divin qui s’avérera être angélique… Comme si le Chef Doupeux avait déposé, au fond de son plat, un petit morceau de paradis en somme, avec un verre de Pessac-Léognan 2010.

Une somptueuse tranche de rôti de filet de bœuf, cuite à basse température et délicatement fumée, vient combler agréablement nos plus bas instincts carnassiers en fondant sur la langue, jusqu’à ravir notre palais en le flattant de ses belles effluves.

Une grande assiette de fromages merveilleux sonne déjà l’arrivée des desserts.

Des fraises de Saint-Goustan, avec sorbet et crumble, viennent rafraîchir notre bouche en beauté, sur un verre pétillant de Cerdon.

Un joyeux mariage, de figues fraîches et de chocolat, viendra à point en servant de fin gourmande pour un grandgousier, sur un verre de La Croix Chaptal 2009.

C’est Claire Doupeux qui, à la fin de repas, viendra me demander de la suivre en cuisine, ce qui est un privilège en même temps qu’un grand honneur, me permettant ainsi d’aller saluer le Chef Julien et de le féliciter pour son superbe travail.

SITE DE L’AUBERGE

 

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Et Anthony Jehanno créa… Terre Mer !


Anne-Sophie et Anthony Jehanno

Certes, Anthony Jehanno n’a pas créé le Ciel et la Terre mais il n’en est pas si éloigné, avec son restaurant Alréen.

Cet ancien apprenti, du Maître-Restaurateur Jean-Luc Larvoir de L’Auberge à Sainte-Anne d’Auray, dans les années 1998 à 2000 a fait un joli parcours et excelle dans son Art Culinaire.

Après sept années d’existence, son travail acharné vient d’être récompensé avec une étoile au Michelin début 2017. Terre Mer se situe à Auray, dans le Morbihan, rue du Jeu de Paume, à quelques enjambées du stade.

Anthony Jehanno a travaillé pour de grandes tables, tant en France qu’aux Etats-Unis d’Amérique ou en Angleterre, avant d’intégrer le Groupe Ducasse en qualité de Chef de Cuisine à Londres.

Chemin faisant, et ne voulant plus dépendre que de lui-même il décide de revenir dans sa Bretagne natale puisqu’il est de Plumergat, avec l’audace qui le caractérise, afin d’ouvrir son propre établissement à Auray.

Après avoir eu l’occasion de déguster ses créations, c’est autour d’un café que nous évoquons, en fin de repas, son parcours et ses idées perpétuellement créatives. Ce jeune et brillant Chef de Cuisine est aussi un véritable Chef d’Entreprise. C’est un homme lucide, authentique, humble et ouvert d’esprit, avec un caractère bien trempé digne du breton qui se respecte. Il sait ce qu’il veut et surtout ce qu’il ne veut plus.

Il n’a pas attendu d’être récompensé par le célèbre Guide Michelin pour être une référence gastronomique unique dans cette belle ville d’Auray.

C’est Anne-Sophie Jehanno, sa jeune et charmante femme, qui nous accueille avec un vrai sourire et un petit mot gentil pour nous souhaiter la bienvenue.

Après une coupe de Champagne et quelques mises-en-bouche très soignées, nous choisissons le menu dégustation avec accord mets-vins en 6 services.

Nous commençons par du saumon sauvage aux cocos de Paimpol et agrumes nous entraînant dans un joli voyage organisé par cet heureux mariage des produits et des saveurs.

Arrivent des queues de langoustines, tomates et Mozzarella, nous offrant une excursion merveilleuse entre la Bretagne et la Méditerranée.

La suite se compose d’un filet de Barbue, courgettes violons et cerises aux vinaigres. Un pur moment d’évasion et de bonheur nous conviant au recueillement.

C’est un pigeonneau, laitue-asperge, eddos émulsion, cacahuète qui vient au bon moment, dans son jus de cuisson subtilement corsé, pour sublimer notre palais et mettre en fête nos papilles gustatives.

Le pré-dessert est réalisé à base de fraises, framboises et chocolat, rehaussé de réglisse. Une suave composition.

Quant au dessert c’est un pralin aux fraises avec sa glace caramel au beurre salé somptueusement réalisé.

Entre le Charme des Demoiselles 2015, le blanc du Luberon 2015, le Faugères 2014, le joli vin de Montpellier, le Maury et le Vouvray sur les desserts, ils étaient harmonieux.

De la baguette tradition, en version petits pains croustillants et à la belle cuisson, agrémenta le plus agréablement du monde ce fabuleux festin.

Le service sera parfait, d’un bout à l’autre de repas, avec un grand professionnalisme et beaucoup de savoir-être.

C’est cornélien de qualifier le Chef Anthony Jehanno et, à l’heure où je rédige cet article, j’oscille entre plusieurs qualificatifs. Est-il magicien, sorcier ou alchimiste ? Je penche pour le dernier, étant quasiment certain que l’homme aurait le don de changer le plomb en or, puisqu’il a déjà celui de changer la matière brute en noble plat. Ses mets sont pensés, travaillés et raffinés. Ses associations « Terre Mer » sont divinement goûteuses. Les cuissons sont totalement maîtrisées, tant sur les poissons qu’au niveau des viandes.

Le paradis des croyants est une pure utopie, le seul vrai morceau de bonheur réside joyeusement dans le fond des assiettes de ce bel artiste, entre Terre et Mer.

Cette Table est remarquable, la Maison est d’une élégance folle, le savoir-vivre et le savoir-faire sont ici au rendez-vous.

Ecrit par Philip Beaubaton

SITE TERRE MER

 

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Le Pont des Anges de Beauraing


Parmi les établissements de Flandre et de Wallonie, Le Pont des Anges de Beauraing reste une valeur sûre de cette belle gastronomie Belge, jusqu’à faire pâlir certains restaurants français ne sachant plus nous recevoir comme il se doit.

Souvent déçu par de prétendus gastronomiques de l’hexagone qui se laissent aller dans leurs assiettes manquant totalement d’originalité et surtout de générosité, en se croyant à l’abri derrière leurs dernières distinctions au Michelin ou au Bottin Gourmand, il est bon de se retrouver chez nos voisins Belges, au Pays de Tintin, tant pour se rassurer que pour vivre des instants magnifiques au Royaume du bien manger, du bien recevoir et du savoir-vivre.

Le Pont des Anges ne faillit pas à sa belle réputation puisqu’il a toutes les qualités requises pour nous étonner, et cela depuis notre tout premier passage en 2011.

Il nous semble même que le talent du remarquable Chef de Cuisine, Sonetra Uon dit Sony, va crescendo et que l’artiste devient un Maître en la matière.

Eddy Huysmans, le Patron, sait quant à lui recevoir ses clients avec son œil rieur voire légèrement espiègle et sa grande connaissance du vin. Sa Table est excellente, dans cette ambiance feutrée où il fait bon vivre, son établissement bien tenu, son service irréprochable et ses toilettes rutilantes.

Après un apéritif maison et quelques savoureuses mises-en-bouche bien loin d’être banales, nous partons sur un jambon-melon revisité avec de fines tranches accompagnées de mousse de jambon, de gelée au porto et d’un sorbet melon balsamique. Cette composition est agréable à l’œil et au palais, les fraîches saveurs sont exceptionnelles en même temps que goûteuses et le travail de présentation est soigné.

On nous propose de jolis petits pains dodus fait maison et notre choix se porte sur ceux à la truffe sur lesquels nous tartinons du bon beurre salé.

Le plat de résistance est un fabuleux filet de bar cuit au court-bouillon, accompagné d’une tombée de jeunes pousses d’épinards, d’une purée de crevettes grises et d’une mousse de citron vert. Le mariage de tous ces ingrédients est plus que sublime puisqu’il provoque, en bouche, une explosion de saveurs uniques. Le travail de ce plat est divin.

Enfin un assortiment de sorbets, présenté sur des fruits frais coupés finement, viendra clôturer le plus agréablement du monde ce merveilleux festin digne du Roi Philippe.

Un vin rouge de Bourgogne, Hautes Côtes de Nuit 2014 du Domaine Manuel Olivier, sera présent tout au long de ce bien agréable moment passé dans cette bien jolie Maison qui nous invite à y revenir.

Écrit par Philip Beaubaton

SITE LE PONT DES ANGES

 

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Halte gourmande en Belgique, à Rochehaut


En promenade sur la région de Bouillon, en Belgique, notre Journal décide de faire halte à Rochehaut et plus précisément à La Taverne de la Fermette qui est l’un des établissements appartenant à la famille Boreux, eu égard aux bons souvenirs partagés en ce lieu il y a quelques années.

C’est le grand Michel Boreux qui nous accueille, comme lui seul sait le faire autour d’une bière de Rochefort à la mousse élégante et aux reflets ambrés. Cet homme généreux possède une belle énergie, il circule entre les tables saluer ses fidèles clients et ceux de passage afin de demander si tout va bien.

Les mises en bouche arrivent, agréables et bien travaillées.

Puis vient le temps de s’attabler, pour la suite, devant trois gros morceaux de terrine ardennaise accompagnés d’un confit d’oignons, d’oignons grelots, de cornichons, de tomates, de salade et de pain toasté.

Le plat de résistance est, quant à lui, composé de deux énormes boulettes à la façon de la Mère Boreux présentées en cocotte de fonte avec une superbe sauce mijotée aux oignons et au vin blanc, thym et laurier. Salade, rata de poireaux, tomate provençale et bonnes frites belges servent de copieux accompagnements.

Nous terminons cet excellent repas par ce léger sorbet au citron vert et à la Vodka appelé Colonel.

La Table de Michel Boreux, tant ici qu’à l’Auberge de la Ferme, mérite le détour des gourmets gourmands d’autant qu’il y a, après le repas, de nombreuses activités proposées par cette jolie famille Boreux au sein de ce magnifique village ardennais fleuri qui pétille de vie à l’image de ses propriétaires qui ont su donner une belle âme à ce petit pays perché au-dessus d’une verdoyante vallée.

SITE DE MICHEL BOREUX

 

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Avec Nicolas Legrand, dans l’assiette de Jean-Paul II


Le Chef Nicolas Legrand et Philip Beaubaton de Le Beaubaton Gourmand

Le Chef Nicolas Legrand et Philip Beaubaton de Le Beaubaton Gourmand

 

En 2015, Sandrine et Nicolas Legrand prévoyaient de déménager, pour s’installer dans un établissement plus conséquent doté d’un hôtel de 34 chambres et de grandes salles pour la restauration. C’est aujourd’hui chose faite puisque cette belle Maison se situe à présent au 8 rue de Vannes à Sainte-Anne d’Auray, face au côté droit de l’entrée principale de la Basilique…

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Morgane la Top Model morbihannaise


MORGANE

MORGANE

 

Le Morbihan n’est pas qu’une terre bretonne de légendes celtiques ancestrales puisque la réalité dépasse parfois la fiction et est là pour nous raconter la jolie petite histoire de la vraie fée Morgane, morbihannaise et vannetaise à la beauté brute et presque sauvage ne laissant personne indifférent.

Bien que née à quelques kilomètres de la forêt de Brocéliande, il y a une étrangeté fascinante dans la beauté dérangeante et magique de Morgane, à croire que Merlin l’Enchanteur est encore passé par là.

Comme un aimant le ferait sur un morceau de fer, Morgane, sans en être consciente, attire immanquablement les regards sur elle, qu’on soit femme ou homme, on voudrait la suivre, entrer dans son sillon et avoir le bonheur de partager, même quelques instants, son univers fantasmagorique.

C’est certainement dans cette direction qu’il faut chercher le pourquoi de l’attirance du photographe nantais Joan Le Jan pour cette beauté à l’allure tellement féline.

Cette fille a une gueule incroyable, une petite gueule à faire du cinéma en devenant la Brigitte Bardot ou l’Emmanuelle Béart du 21ème siècle.

Âgée de 21 ans, elle a certes toute la vie devant elle, cependant les producteurs ne doivent plus perdre leur temps précieux à chercher ce qu’ils ont sous les yeux en la personnalité de cette Morgane au regard de braise.

Questionnée, par notre Journal, sur son parcours de vie, Morgane nous avoue avoir fait des études de coiffure et s’être retrouvée comme serveuse. Au passage, elle remercie Joan Le Jan qui l’a fait s’épanouir dans ce monde parfois surprenant de la photo. Il faut dire que l’atout principal de Morgane est son côté naturel qui ressort dans sa façon de poser ou de se mettre en scène… Cette fille a tout compris de l’importance de la gestuelle, elle est vraie, ne se ment ni à elle-même ni aux autres et c’est ce côté authentique qui lui donne aussi cette grâce toute naturelle.

Morgane a un peu de mal à se projeter dans l’avenir mais nous répond quand même avec un bel aplomb : « Je vais où le vent me mène… ! ».

Alors souhaitons que les vents lui soient favorables et ne doutons pas qu’elle possède déjà tous les atouts pour réussir une belle carrière artistique que nous ne manquerons pas d’évoquer à nos lecteurs car nous ne nous trompons pas lorsque nous découvrons les talents artistiques de demain.

Écrit par Philip Beaubaton

PAGE FACEBOOK DE MORGANE

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Terrorisme : Stop au silence des agneaux !


Nice 14 juillet 2016

 

A chaque attentat le Gouvernement larmoyant et sanglotant nous répète, avec des trémolos dans la voix, les mêmes inepties du genre de celles prononcées par le Premier Ministre : « Habituez-vous à vivre avec le terrorisme », comme si nous étions de doux agneaux innocents et que nous devions attendre bêtement, sans réagir, le passage du boucher.

Si nous sommes en guerre alors prenons les armes et luttons tous pour en finir une bonne fois pour toute. Dans une guerre, il n’y a aucune place pour la pitié ou les droits de l’homme et c’est à ce prix-là qu’on gagne le combat. Nous ne devons pas nous comporter comme des moines tibétains qui attendent de se faire asservir ou massacrer par les chinois.

Nos dirigeants sont de sombres abrutis, comme du temps de Vichy. Ils voudraient nous obliger à courber l’échine devant l’ennemi, à collaborer avec lui pour qu’il arrive enfin au pouvoir et à vendre notre Patrie au plus fort.

Il ne s’agit pas seulement de prolonger l’état d’urgence car cela ne sert à rien d’autre qu’à nous priver davantage de liberté. Il ne s’agit pas, non plus, de rappeler des contingents de réservistes à cinq ans, il s’agit en fait d’armer toutes les personnes valides formées au maniement des armes pour résister efficacement à l’ennemi et l’éliminer dès qu’il est identifié.

Les envahisseurs sont là, l’ennemi est partout et si hier le 14 juillet 2016 à Nice des volontaires en armes avaient été présents, cela ne se serait sûrement pas passé comme ça.

Ne descendons pas seulement dans la rue pour manifester contre la loi travail, descendons dans la rue avec nos armes et tuons nos ennemis sans scrupule.

Ce n’est pas tout de faire chanter la Marseillaise à des lycéens, devant la tribune présidentielle de la Place de la Concorde mais maintenant il nous faut mettre les belles paroles de ce chant guerrier autant que sanguinaire en application et qu’un sang impur, comme celui de notre ennemi, remplisse enfin les caniveaux et les égouts de nos villes et de nos campagnes.

Défendons-nous, défendons les nôtres et n’acceptons jamais plus que nos enfants, plus innocents que nous, périssent sous la dictature islamiste !

Écrit par Philip Beaubaton

 

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« Recueil de chansons » par Armand Beaubaton


Armand BEAUBATON (écrivain et poète 1923 - 2015)

Armand BEAUBATON (écrivain et poète 1923 – 2015)

 

Pour découvrir les chansons du poète Armand Beaubaton, cliquez ICI

 

Couv

 

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« La Passée d’Août » par Armand Beaubaton


Armand BEAUBATON, Auteur de "La Passée d'Août" (1923 - 2015)

Armand BEAUBATON, Auteur de « La Passée d’Août » (1923 – 2015)

 

Cliquez ICI, pour lire l’œuvre de Armand BEAUBATON Auteur de « La Passée d’Août »

 

La Passée d'Août par Armand Beaubaton

 

 

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« Soumise » par Thierry Paul Valette


"Soumise" by TPV

« Soumise » by TPV

Je n’ai que les vertiges d’une caresse exquise
A déposer au pied de cette brulante banquise
Rendez-vous de ma plus belle marquise
Ou déjà elle me semble toute acquise

Je n’ai que les frissons d’un baiser ainsi dévoré
A lui échanger au précipice de ses lèvres enflammées
Miroir de ses fines pluies de larmes libertines
Ou déjà elles me semblent ruisseler sur sa poitrine

Je n’ai que la chaleur de mon corps assoupi
A lui offrir a la lumière de son sein maternel
Volcan de ses seules floraisons charnelles
Ou déjà elle me semble divinement endormie

Je n’ai que le murmure de mes rêves félins
A lui chanter a l’entrée brulante de son chemin
Écrin sauvage de ses plus vulnérables envies
Ou déjà je lui semble durement introduit

TPV
©2016 RÉSERVÉ

Thierry Paul Valette

Thierry Paul Valette

 

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Biographie Officielle du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli


Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

Le Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli

 

Le parcours du Chef de Cuisine Frédéric Pierangeli est bien loin d’être banal. Né il y a 49 ans à Villers-Semeuse, dans les Ardennes, rien ne le prédisposait à devenir le Gérant et le Chef de Cuisine remarqué, du célèbre restaurant l’Ermitage Moulin Labotte à Haybes-sur-Meuse (08), qui a fait l’objet de quelques articles sur le Web et dans la Presse dite papier, principalement dans le Figaro Magazine.

En effet Frédéric Pierangeli semblait s’orienter vers le Droit ou embrasser une carrière militaire.

Dans les années 1984, 1985 et 1986, il est surveillant à l’Institution Saint-Étienne de Châlons-en-Champagne où il s’occupe plus volontiers du soutien scolaire, de la culture, des loisirs et du sport au profit des internes. A côté, il effectue sa préparation militaire et sera affecté au 24ème RIMA (Régiment d’Infanterie de Marine) à Perpignan avant d’intégrer le 1er RSMA (Régiment de Service Militaire Adapté) à La Martinique, avec pour objectif principal l’aide au développement des Territoires d’Outre-Mer par l’éducation professionnelle et scolaire. C’est au bureau comptable qu’il est chargé de la formation professionnelle, tout en gérant les loisirs et l’éducation en qualité de Moniteur Sportif Militaire. En juin 1987, il est décoré de la Médaille de la Défense Nationale.

C’est à son retour en Métropole qu’il a l’opportunité de devenir le Gérant et le Chef de Cuisine de l’Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte. Là il va pouvoir faire ses preuves, dans ses multiples qualités. Grâce à son talent, son établissement est classé Restaurant de France et lui devient Membre de l’Académie des Arts de la Table, des Tables et Auberges de France, de la Confrérie Saint-Georges, du Sabre d’Or et d’Euro-Toques, comme Artisan-Cuisinier Européen depuis 2007.

Depuis plus de 25 ans qu’il est aux commandes de ce magnifique Hôtel-Restaurant Ermitage Moulin Labotte, Frédéric Pierangeli a participé activement à la formation d’une bonne vingtaine d’apprentis tant dans le domaine du retour à l’emploi que pour les CAP et les BAC Pro. De nombreux stagiaires se sont retrouvés chez lui pour se parfaire dans les domaines les plus variés qui vont du service en salle à la gestion quotidienne du linge hôtelier, en passant par le dressage des tables, l’hygiène, la sécurité, la confection de menus et la confection de mets. Un de ses apprentis a même été jusqu’en ½ finale du concours des meilleurs Ouvriers de France qu’il a réussi.

Frédéric Pierangeli a, en outre, participé à l’accueil d’élèves du Lycée Professionnel Jean Moulin de Revin (08). On le retrouve à des conférences et des séminaires-découvertes du métier CHR (Café – Hôtel – Restaurant) en Belgique et dans le département des Ardennes.

C’est donc à juste titre qu’il a été récompensé en étant nommé au Grade de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques. Le Préfet des Ardennes, lui a adressé une lettre de félicitations, pour le remercier de son action en faveur de l’Enseignement et de la Formation.

 

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Marcel Gillot expose à Couvin


Crédit Photo : Gillot Marcel Photographie

Crédit Photo : Gillot Marcel Photographie

 

Une belle exposition en perspective et un talent à découvrir, celui de Gillot Marcel Photographie.

C’est à Couvin en Belgique, aux Forges de Pernelle, que ce photographe de talent vous présente sa collection « Inspiration Personnelle » qui aura lieu le 14 & le 15 novembre 2015.

De l’ombre à la lumière, du sombre au clair, ou comment, à travers l’objectif, immortaliser le temps…

Cet homme humble et affable n’hésite pas à remercier toutes les personnes qui, de près ou de loin, lui ont permis de réaliser sa future exposition.

Il a une pensée toute particulière pour ses Modèles comme Lina C., Élodie G., Jennifer G., Ludivine G., Valérie I., Justine M., Marina R., Céline S., Marie S., Noémie Z., car sans elle, dit-il, rien n’aurait été possible, sans oublier par un grand merci à Sophie Point qui a su sublimer le beauté des modèles citées plus haut.

Qu’est-ce que le style « Inspiration Personnelle », me direz-vous ? C’est l’Art de faire des portraits photographiques rapprochés, en noir et blanc, de vedettes ou de personnes qu’on veut mettre en avant dans un scénario proche du cinéma d’antan, en mettant leurs traits et expressions en valeur tout en jouant sur l’éclairage, jusqu’à magnifier le modèle.

Marcel Gillot, dont le parcours est bien loin d’être banal, est attiré par ce type de travail qui révèle non seulement son goût pour cet Art mais également toute la sensibilité de sa personnalité profonde qui consiste à mettre toujours en avant les autres et à s’occuper d’eux. A ce degré de générosité, Marcel Gillot est un humaniste et un homme de cœur.

Ce photographe est passionné par ce qu’il fait et il se donne à fond, comme il sait le faire dans l’Art Culinaire qu’il enseigne ou dans la course à pied qui est, pour lui, un besoin de s’évader en allant puiser toutes les bonnes énergies de Dame Nature.

Par son exposition à venir, Marcel Gillot n’a pas fini de vous surprendre… Alors faites-lui la surprise d’aller le découvrir de toute urgence !

Crédit photo Marcel Gillot

Écrit par Philip Beaubaton

 

Gillot Marcel Photographie

Chemin des Soldats, 31

5660 CUL-DES-SARTS (Belgique)

Tél. 04.74.63.52.38

 

VOIR SON SITE

 

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Frédéric Vignale : Le Photographe Parisien incontournable !


Frédéric Vignale

Pour voir le Site du photographe, cliquez ICI

 

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« Tous addicts ! » par Bruno


Tous addicts par Bruno pour La Libre Gazette

Le monde change. C’est une évidence et on positive même ce changement en disant qu’il évolue. Et voilà qui nous rassure… ou pas.

Le monde des consommateurs pointés du doigt également, autant que notre regard sur cette frange non négligeable de la population.

Les drogués sont d’abord devenus des consommateurs de substances illicites, puis des consommateurs de toxiques puis de substances psycho-actives.

Aujourd’hui, avec ou sans consommation, on ne parle plus que de l’Addiction avec, notez-le, un A majuscule !

Quelle révolution, quel coup de balai dans les représentations sociales !

On ne s’y retrouve plus !

Où sont passés ces épicuriens au vin gai, animateurs appréciés de la communion du gamin et autres repas de famille dignement arrosés, ces bon-vivants qui finissent c’est vrai, dépressifs puis violents ; des ivrognes qu’on finit par ne plus inviter aux repas de famille. Pensez donc, quel exemple pour le gamin… des alcooliques qu’on souhaite ne surtout pas croiser sur la route, toujours dans le déni de leur consommation, personnages complexes à l’humeur changeante, qui se ferment progressivement aux autres jusqu’à devenir de véritables cas soc’, des pochtrons qui provoquent moult nuisances publiques… et tout ça pourquoi. Tout simplement par manque de volonté !

Où sont passés les toxicomanes menteurs, manipulateurs, pervers, vicieux, incontrôlables, délinquants, qui tueraient père et mère pour une dose, ces parasites sans aucune compétence professionnelle, inutiles à la société, en tout point nuisibles, chancres initiateurs de ces économies parallèles qui alimentent la prostitution et les extrémismes de tout poil. Où sont donc passés ces drogués profiteurs, trafiquants, junky irresponsables, vecteurs du SIDA et, cerise sur le gâteau, transformant les médecins en dealers sans vergogne qui maintiennent les toxicomanes dans leur vice par la prescription de drogue fourbement appelée médicaments de substitution, comme si ces jeunes fainéants dépravés ne pouvaient pas s’en sortir avec un minimum de volonté ?

Dans quel monde vivons-nous !

Tenez, rendez-vous compte par vous-mêmes : Addictologue, je rencontre régulièrement un patient âgé d’à peine 20 ans et déjà alcoolo-dépendant… De même, je rencontre un toxicomane de mon âge, 54 ans, un âge canonique, toujours nostalgique d’un mai 68 enluminé de paradis artificiels. Je vois aussi des patients dépendants à l’héroïne et malgré tout obèses…

Le monde à l’envers, vous dis-je !

Mais il faut vivre avec son temps.

Non, le cheveu long et hirsute n’est plus le stigmate du toxicomane à la recherche d’un éden sublimé.

Non, charentaises, pinces à vélo et gros-rouge ne sont plus le triptyque du buveur invétéré, de même que tatouage et crâne d’œuf ne sont plus l’apanage des repris de justice.

On ne s’y retrouve plus !

L’universel et le singulier se confondent désormais, et ce qui paraissait utopique : rassembler ce qui est épars, devient réalité.

Le temps béni des cases multiples est révolu, celui des spécificités également.

Nous voici entrés dans l’ère de la maxi-case à sous-tiroirs multiples de l’appellation générique et fédératrice, j’ai nommé l’Addiction.

Des addicts, voilà à qui nous avons désormais affaire : à des addicts.

Il y a 15 ans, on définissait l’addiction comme, je cite, un besoin irrépressible de reproduire sans cesse, et même en conscience de sa nuisance, un comportement dans le seul but d’en retirer le bénéfice d’un soulagement, qu’il y ait ou pas consommation de substance psycho-active.

Aujourd’hui, on décrit la répétition d’actes susceptibles d’apporter du plaisir et marqués par la dépendance avide à un objet matériel ou à une situation.

Voilà qui peut nous laisser pour le moins dubitatifs :

Le besoin irrépressible d’un soulagement a fait place à la recherche du plaisir.

On passe maintenant sous silence la conscience du comportement nuisible.

Telle est la lobotomisation de l’assujetti désormais inconscient et déresponsabilisé.

Les cartes sont rebattues et, au-delà du yoyo sémantique, le glissement est conceptuel.

  • Est-ce à dire que l’héroïnomane de longue haleine, qui loin de la démarche hédonique, ne consomme plus que pour effacer les signes du manque, pour éprouver un soulagement éphémère, n’est plus addict ?

  • Est-ce à dire encore que le consommateur perdu dans la spirale de l’automédication stabilisatrice et non dans la recherche du plaisir, n’est plus addict ?

  • Est-ce à dire enfin que l’adepte de Plus belle la vie, des Feux de l’amour, ou autres Qui veut gagner des millions doit s’interroger ? Aménage-t-il son emploi du temps, le subordonne-t-il à la recherche avide du plaisir de découvrir un épisode inédit ?

Mes cher(e)s collègues, prenons garde ! Les addicts ne seraient pas toujours ceux qu’on croit !

Concrètement, à la lumière, ou plus exactement à la lueur du classement des symptômes que constitue le DSM.V, fer de lance de la bien-pensance psycho-comportementale mondialisée, qu’est-ce qui change dans notre pratique quotidienne en centre de prise en charge des héroïnomanes ?

Ma réponse sera celle-ci : entre rien et pas grand-chose, il faut bien le dire et c’est tant mieux !

Nos pratiques sont-elles pour autant figées ? Heureusement non !

Nos échanges cliniques, le millefeuille de nos expériences individuelles, collectives et pluridisciplinaires cumulées et partagées, mais aussi l’enrichissement par le discours de nos patients, voilà les outils qui nous permettent d’affiner nos modes de prise en charge.

Lorsqu’un consommateur d’opiacés se présente fardé du tableau mystérieux des signes du manque, il s’agit d’abord d’équilibrer un traitement de substitution.

Soulagé, le patient va lever progressivement le voile sur sa personnalité, sur le contexte de ses premières consommations, sur ses motivations d’alors à les maintenir, puis sur les raisons de sa présence dans le centre de soins, ici et maintenant.

Il se découvre progressivement à nous, mais aussi et surtout à lui-même.

Il lui faut désapprendre les codes du microcosme de la consommation.

Il lui faut faire le deuil du produit, du comportement mais aussi du relationnel induit.

Il lui faut aussi et peut-être surtout, faire le deuil de son image de soi et la rehausser peu à peu en comblant ses failles narcissiques, vaste projet !

Il a donc à refermer cette longue parenthèse socio-affective étayante pour se reconstruire dans le cadre moral et légal du socialement compatible.

C’est souvent l’Institution de soins, théâtre pluridisciplinaire cadrant du rapport à l’Autre, qui va proposer les premiers jalons de cette réhabilitation par la synergie des actions combinées médico-psycho-sociales.

Autrement dit, il va s’agir d’accompagner un patient prisonnier du Tout, tout de suite vers une forme de sagesse de sérénité en encourageant son esprit critique, sa confiance en soi et la prise de conscience de ses ressources propres.

Cette phase ultime de prise en charge autonomisante a une finalité individuelle émancipatoire, tandis que l’accompagnement préalable avait plutôt une finalité sociale, collective.

Dans son parcours de soin, le patient adopte souvent une position d’abord victimaire, parfois infantile dans un rapport dominant-dominé qu’il instaure, pour ensuite s’affirmer comme Sujet en testant les limites du cadre. Enfin, le long terme apporte la quiétude du respect mutuel, du rapport égalitaire, d’une relation d’adulte à adulte.

Avons-nous une méthode particulière ?

Oui !

Quelle est-elle ?

La prise en compte permanente de la situation évolutive de nos patients, du contexte, des contextes. Au-delà des représentations sociales, au-delà des connaissances théoriques et des représentations professionnelles, au-delà des utopies, c’est le pragmatisme qui doit guider l’adaptation permanente de nos prises en charge.

Dans ma pratique, je n’ai pas encore rencontré d’ex-patient idéal, demi-dieu ayant terrassé le dragon, Homme libre totalement délivré du joug de l’addiction, qui aurait su vaincre ses passions et soumettre sa volonté au doute méthodique de la Raison.

Nos patients peuvent-ils se libérer de toute addiction ?

Et nous même, le pouvons-nous ?

Sans vouloir jeter l’opprobre sur l’assistance, j’affirme que, majoritairement et à l’instar de nos patients, nous sommes des êtres complexes dotés d’une composante addicte non négligeable, et que nous avons, non pas à la faire taire, mais à la canaliser, à la sublimer pour rester a minima socialement compatibles.

Tentant moi-même de canaliser et de sublimer mes pulsions et passions par une pratique de l’art aussi vaine que désastreuse, je reste un grand nicotinomane devant l’Éternel. Aussi, je terminerai mon propos par ces mots :

Je suis un addict ! comme ils disent…

Écrit par Bruno

 
 

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