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Archives de Tag: Thierry Paul Valette

« Contez-moi ma vie » par Thierry Paul Valette


Je vous offre mes pages
Mais contez-moi ma vie.
Celle de ma mémoire punie,
Celle d’un autre âge
Qui oublie, qui se fige
De ne plus connaître.

Je vous offre mes tourments
Mais contez-moi ma vie.
Celle de ma tête qui s’enfuie,
Celle de mon cœur de femme
Qui pleure, qui se vide
De ne plus reconnaître

Je vous offre mes secrets
Mais contez-moi ma vie.
Écrivez-moi ces mots
De ces livres interdits
Où les verbes d’hier
Ne conjugueront jamais l’ennemi

Je vous offre mes rires
Mais contez-moi ma vie.
Emportez-moi ces larmes
De ces films d’antan
Où les mots d’aujourd’hui
Ne connaîtront jamais l’ennui

TPV
NS 💙
Texte protégé 1FG2TW
Alzheimer recueil poésie n°18

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« Dernier baiser » par Thierry Paul Valette


Un matin mon père s’est réveillé
Comme un enfant apeuré.
De sa mémoire dépouillée,
Dans la nuit il s’était mis à pleurer.
Il a vidé ses armoires ,
Ses fonds de tiroirs,
Pris son dernier repas
De vieux sherpa.
Nu, sans bagage, en marche
Près de la gare Saintes-Eustache,
Sans billet il parfait en voyage
Et s’éloignait doucement de l’Ermitage.
Il portait le visage de la pauvreté,
Celui de toute son humilité
Qui s’efface et devient une vielle aquarelle
Que l’on jette comme ça à la poubelle.
Le long des réverbères,
Il y avait le bruit puis le désert
De ces silences blancs,
De tous ces passants absents,
De tous ces vertiges incessants,
De toutes ces mains d’enfants.
La nuit venait de tomber
Quand il s’est mis à pleurer.
Sur le sol encore mouillé,
Épuisé, il venait de tomber.
Son souffle peu à peu
Déjà disparaissait.
Du sang coulait
Du sommet de son front.
Sous les bruits vagabonds
D’une foule en dispersion,
Recroquevillé et le dos rond
Il ne cessait de demander pardon.
Ses larmes étaient pour sa mère ,
Une vielle dame usée et centenaire.
Dans un ultime râle d’homme condamné
Il lui demandait juste un dernier baisers.

Tpv
NS
Recueil Alzheimer 2017.

 

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« Vous n’aviez pas le droit…!!! » par Thierry Paul Valette


tpv

Vous n’aviez pas le droit
De nous trahir, de nous mentir
Vous n’aviez pas le droit
De nous voler, de vous servir

Vous n’aviez pas le droit
De profiter de la situation
Vous n’aviez pas le droit
De ne penser qu’aux élections

Je suis contre la révolution
Mais ne nous demandez pas pardon
Au nom de la sueur sur notre front
Je vous déclare bon pour la prison

Vous n’aviez pas le droit
De nous donner faim
De nous donner froid

Vous n’aviez pas le droit
De boire notre vin
De tous ces grands festins

Vous n’aviez pas le droit
De vos mocassins
Et autres belles vestes de lin

Je suis contre la révolution
Mais ne nous demandez pas pardon
Au nom de la sueur sur notre front
Je vous déclare bon pour la prison

Je déclare nouvelle constitution
Le pouvoir rendu à la nation
La fin de tous ces francs-maçons
Du sénat au palais bourbon

Je suis pour vos démissions
Mes très chers bourbillons
Vous ne serez plus à Matignon
Et n’irez jamais au panthéon

Je suis contre la révolution
Mais ne nous demandez pas pardon
Au nom de la sueur sur notre front
Je vous déclare bon pour la pendaison

TPV
Ns ❤
® »Vous n’aviez pas le droit »

 

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« Si tu penses encore… » par Thierry Paul Valette


tpv

Si tu penses encore et toujours à hier
Que tes larmes brûlent tes paupières
Que tes chagrins te réveillent le matin

Si tes draps te rappellent encore à moi
Que chaque soir me ramène à ta mémoire
Que tu préfères rester seule dans le noir

Alors retrouve-moi aux pieds des dunes
Embrasse-moi comme la mer et le soleil
Offre-toi comme à la terre ce même rêve
De ces jours qui passent, qui s’enlacent
De ces jours qui passent, qui s’embrassent

La vie est une couleur qui efface les pleurs
La vie est une couleur qui efface les peurs

Si tes envies ne sont pas tombées en oubli
Que mes mains manquent à ton cou
Que mes lèvres manquent à tes joues

Si ta peau se rappelle à mes caresses
Que tu préfères mes baisers à un autre
Que tu crois que ce n’était pas ma faute

Alors retrouve-moi aux pieds des dunes
Embrasse-moi comme la mer et le soleil
Offre-toi comme à la terre ce même rêve
De ces jours qui passent, qui s’enlacent
De ces jours qui passent, qui s’embrassent

La vie est une couleur qui efface les pleurs
La vie est une couleur qui efface les peurs

Si tes rêves sont toujours les mêmes
Que tes mots sont encore je t’aime
Que tes cris résonnent dans la nuit

Si trembles de peur de me voir affaibli
Que tes pleurs n’attendent plus minuit
Que mes folies manquent à tes envies

Alors retrouve-moi aux pieds des dunes
Embrasse-moi comme la mer et le soleil
Offre-toi comme à la terre ce même rêve
De ces jours qui passent, qui s’enlacent
De ces jours qui passent, qui s’embrassent

La vie est une couleur qui efface les pleurs
La vie est une couleur qui efface les peurs.

TPV

 

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« Le Cabaret des Muses » de Thierry Paul Valette


tpv

C’est l’histoire d’une femme atteint de la maladie d’Alzheimer. Au crépuscule de sa vie, il ne lui reste que quelques mois à vivre et elle nous livre ici dignement ses dernières volontés pour sa veillée funéraire.

Autrefois ,à la fin des années folles, elle fût une magnifique chanteuse de cabaret…

Aloïs est la personne qui à découvert cette maladie au tout début du siècle et qui porte aujourd’hui son nom : « Alzheimer »…
La musique aide les patients qui sollicite leur mémoire ancienne.

LE CABARET DES MUSES

Quand l’hiver sera enfin passé,
Je veux que tu viennes déposer
Aux pieds de ma chaumière,
Un joli bouquet de bruyère.

Avant que le printemps ne chantonne,
Que les hirondelles fanfaronnent,
De ma plus belle mousseline,
Aux tendres couleurs d’aubépines,

Je me serai dignement revêtue.
Je resterai belle ainsi étendue
Sur mon lit de soie et de chêne
Aux encens de sève et d’ébène.

Quand l’hiver sera enfin passé,
Je veux que tu viennes écouter,
Tout près de moi, sur une chaise
Cette éternelle balade irlandaise.

Les dernières bougies de cristal
Éclaireront mon linceul de gitane
Comme une vielle et folle profane
Qu’Aloïs aura rendu moins marginale .

Je deviendrai la chanteuse de minuit
Qui s’envole au cabaret des muses,
Cette mémoire qui hante les rues
Au son des vielles cornemuses.

TPV

 

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« Te souviens-tu ? » de Thierry Paul Valette


tpv

 

Te souviens-tu du petit Nicolas,
De cet enfant à la peau chocolat,
Que tendrement dans tes bras
Tu croquais d’un air si délicat ?

Te souviens-tu de ses larmes,
De tes rires de jeune femme,
De ton cœur qui s’enflamme
À ses premier pas sur le macadam ?

Te souviens-tu de tes baisers,
Que par milliers tu déposais,
Sur les joues de cet écolier
Doucement chaque soir d’été ?

Cet écolier que tu appelles monsieur,
Que tu regardes d’un air malheureux,
Parfois même si vide et dangereux,
Est pourtant ce que tu as fait de mieux.

Et parce-que s’est arrêté le temps,
Que désormais tu ne sais plus quand,
Alors je te le dis bien tristement
Maman, c’est moi ton fils ton enfant.

TPV

 

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« J’avance en silence » par Thierry Paul Valette


tpv

Les histoires d’amour ne meurent jamais
Elles s’envolent pour mieux recommencer
Aujourd’hui la notre à déployé ses ailes
Et dans le ciel peu peu elle disparaît….

J’ai traversé le pont ou je t’avais rencontré
Je reprends mon chemin
La ou je l’avais laissé
La ou tout avait commencé

Je garde avec moi les couleurs de mon cœur et m’éloigne en silence
Je garde avec moi les fragments de mes pleures et m’éloigne sans prudence

J’avance en silence
J’avance sans prudence

Je suis déjà loin et ne cesse de me retourner
Il n’y a plus de passé
Ton ombre déjà effacée
Je suis déjà loin et ne cesse d avancer
Il n’y a plus de passé
Ton prénom déjà oublié

Je garde avec moi les couleurs de mon cœur et m’éloigne en silence
Je gardé avec moi les fragments de mes pleures et m’éloigne sans prudence
J’avance en silence
J’avance sans prudence

Je terminerai ma route et j’arriverai
là où tout avait démarré
La ou j’avais décidé de voyager
J’avais jeté les clefs sauf une que je t’avais gardé,
Cachée sous l’escalier elle n’aura pas bougé

Je garde avec moi les couleurs de mon cœur et m’éloigne en silence
Je garde avec moi les fragments de mes pleures et m’éloigne sans prudence
J’avance en silence
J’avance sans prudence

J’avance en silence
J’avance sans prudence
J’avance en silence
J’avance sans prudence

J’avance en silence……..

TPV
Toile « Hammam » 160cm×130cm
Texte « J’avance en silence » Copyright 12VT84RW

 

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« Une maison qui serait ailleurs » par Thierry Paul Valette


tpv-2

 

Elle porte en elle ce même rêve
Aux longs matins quand elle se lève,
Celui de pierres et de couleurs,
D’une maison qui serait ailleurs.

Comme l’azur elle serait bleue,
Comme tous ces jours joyeux
Ou elle fixait alors mes yeux
D’un regard tendre amoureux.

Elle porte en elle ce même rêve
Aux longs soirs quand elle enlève,
Doucement, et me laisse entrevoir
Ses plus belles dentelles noires.

D’écumes douces et marines,
De ces longues nuits taquines,
Elle serrait mes mains coquines
D’un désir de larmes câlines.

Ses seins frissonnants tendrement
Sur ma peau nue et transpirante
Embrassaient mes hanches ruisselantes
Me dressant comme un fougueux amant.

Mais un matin son joli cœur parfumé
Soudainement s’est mit à transpirer.
Son regard pourtant alors si heureux,
Bouleversant toujours à mes yeux,

S’est doucement mit à pleuvoir
Illuminant ses belles pupilles noires.
Alors à l’élégance de ses charmes
Elle m’a offert cette si belle larme

Qui respirait tendrement l’amour,
Qui nous berce ainsi chaque jour,
Et coulait le long de son visage
Mon orientale mon doux rivage.

Je déposerai ainsi chaque soir,
Cette lettre , cette belle histoire,
Cette maison qui serait ailleurs
Qui serait celle de nos cœurs.

TPV
NS 2016

 

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« Plaisir d’été » de Thierry Paul Valette


Thierry Paul Valette (Crédit photo : Caroline Faindt)

Thierry Paul Valette (Crédit photo : Caroline Faindt)

 

Sur un quai ensoleillé
Sous ta jupe parfumée
De l’odeur des framboisiers
Tu me fais rêver

Légère et dévêtue
Tu me fais dresser
Aux rythmes gênés
De nos souvenirs d’été

Sur un quai abandonné
Sur ta peau mouillée
De tes envies d’orchidées
Tu me fais transpirer

Légère de tes seins nus
Tu me fais glisser
Aux rythmes si frais
De ton corps dénudé

Sur un quai ensorcelé
Dans ton jardin trempé
De tes désirs secrets
Tu me fais oublier

Légère et résolue
Tu me fais monter
Aux rythmes serrés
De tes lèvres déchaînées

TPV
Copyright 2016
Crédit photo : Caroline Faindt

 

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« Promenade interdite » par Thierry Paul Valette


L'Auteur Thierry Paul Valette

L’Auteur Thierry Paul Valette

 

À la lisière d’un chemin découvert,
Allongé sur un drap d’herbe fraîche,
Au pied des fleurs et des pêches,
Commence une étrange prière.

D’une robe vêtue ton fruit défendu,
À l’abri de mes mains indiscrètes,
Se dessine de nos envies en têtes
Au prélude de nos deux corps nus.

Je nous imagine ce doux ballet,
Ou glissants dépourvus de pudeur
Mes doigts, empreints de ferveur
Viendraient te faire transpirer.

Délicatement ton voile, sur ta peau
À tes pieds nus, alors je dépose
Et découvre, ou mes yeux se posent,
Une toison qui dresse mon roseau.

Doucement mon lin, sur ma peau
À mes pieds nus, alors tu déposes
Et découvre, ou tes yeux se posent,
Une tige qui caresse ton museau.

Imprégnés d’agréables voluptés,
Aux sourires fous et insistants,
Nos échanges, suaves et gourmands,
Maintenant m’ordonnent à te déguster.

Me faisant audacieux je t’approche
Et, de ma bouche alors caressante,
Effleure ta poitrine bouillonnante
Qui m’attend sans aucun reproche.

Tes seins, sur ma langue se dressent,
Et te dessine des courbes contredites
Qui mouillent tes chairs interdites
Ou amoureusement je me confesse.

Au goût sucré de tes saveurs exquises,
Ainsi dévoilées ,au creux de ton duvet,
Je me raidi d’avoir, à ton jardin secret,
Goutté le fruit d’une telle friandise .

Maintenant en moi te voilà assise,
Pénétrante avec grande délicatesse,
Secouées de tes rythmes d’ivresses,
Ou tu restes ma douce soumise.

Nos corps, ruisselants, s’entremêlent
À mes nuptiales caresses qui derrière,
Stimulantes, viennent en ta garçonnière
Te rendre bien encore plus charnelle.

Je salive à tes pointes qui se dressent,
Me fixe à ton regard qui m’envisage,
Et brusquement te saisis de cette rage
Qui te voit monter ma belle diablesse.

Vaincue d’extase et de plaisir,
Ta gorge me devient profonde,
Et dépose à ce nouveau monde
Le miel de tous tes plaisirs.

Écrit par Thierry Paul Valette, le lundi 02 mai 2016

TPV-NS 2016
Copyright protégés 13223W34T

 

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« Je fais un rêve » de Thierry Paul Valette


TPV

 

Oh peuple d’Afrique essoufflé au mépris de tes libertés,
De tes terres d’ocre et de sang, de tes enfants affamés,
Naîtrons les histoires fertiles, de ton identité en proie d’humanité,
Au jardin de tes espérance ou tu réunis toutes tes fraternités.

Tes rêves féconds au berceau d’argile et de lianes
Découvriront ton antre parfumée au miel de tes savanes,
Douce musique au crépuscule de tes sarbacanes
Qui pleurent tes femmes enchaînées aux portes de ta Louisiane.

Oh peuple d’Afrique malmené au chevet de ton histoire,
De tes livres de pierres et de bois de tes ancêtres noirs,
S’effaceront tous ces maux qui hurlent ton désespoir
Aux pages de tes méfiances ou tu embellis toutes tes mémoires.

Tes rêves de faim à la table de tous ces capitalismes
Imposeront ta signature au front de tous leurs absolutismes,
Nouvelles poésies au tombeau de l’esclavagisme
Qui pleurent tes mains tombées aux chants de leurs racismes.

Aux rivages alcoolisés de tes martyrs à l’abandon,
Tes enfants ainsi déposés à l’autel de l’abolition
Banniront l’ordonnance de toutes tes discriminations
Aux alcôves désargentées de leurs fantômes en perditions.

Blancs et noirs dessineront l’arc-en-ciel de la liberté,
Artistes et politiques gommeront les accents du passé.
Le monde, est en marche, enchaîné a tous ses prisonniers,
À nos frères, qu’ensemble, nous devons tous libérer.

Aujourd’hui, je fais le rêve d’une terre d’amour et de flanelle,
D’une cathédrale de verre et de papier, qui chanterait fièrement votre liberté
Au-delà de vos ailes et de vos racines de dentelles.
Faisons ensemble ce rêve fraternel d’une citadelle éternelle.

Thierry Paul Valette
Copyright 2016
Création l’unique

 

 

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« Marche » de Thierry Paul Valette


TPV

 

Seule, ce soir, tu avances dans le brouillard.
Tu as froid, tu as mal mais tu n’as pas faim, tu es seule.
Tu hurles ta douleur, tu abandonnes ta rage.
Et puis tu restes là, assise, figée et décharnée, seule, toujours seule…
Seule comme cette petite fille à qui tu ressemblais,
Seule comme cette petite fille encore hier que tu étais.

Alors relève-toi, défend toi, impose-toi et marche.
Oui marche, marche encore et encore,
Marche sans ne jamais t’arrêter,
Marche sans ne jamais te remettre à pleurer.
Ne te retourne jamais, regarde toujours devant toi, regarde au loin au soleil levant,
Seule comme cette petite fille à qui tu voulais ressembler
Seule comme cette petite fille qu’hier encore tu rêvais…

Ton combat sera ta victoire, ta douleur ton bonheur.
Tes larmes scintilleront de milles couleurs.
Elles illumineront ton cœur,
Elles sublimeront ton intérieur,
Et tu deviendras cette petite fille qui simplement n’avait fait que ce terrible cauchemar.
Tu deviendras cette petite fille qui seulement ne voulait ne plus jamais avoir peur.

TPV
Thierry Paul Valette
® Mars 2016

 

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« Aujourd’hui » par Thierry Paul Valette


 

 

Thierry Paul Valette

Thierry Paul Valette

 

Aujourd’hui encore la nuit obscure et scintille s’est mise à pleuvoir

Elle s’est enroulée me laissant dans le noir, seul au cri de mon désespoir

Je n’ai que les cafards comme agréables compagnies, je n’ai plus les bruits de tes silences que j’écoutais jusqu’à minuit

Ouvre les yeux sur ma folie, elle n’est que le chant de tes ennuies

Prends-moi la main, serres la doucement contre ton sein

Et oui tu tiens toujours en main la clef de ton destin

Aujourd’hui il n’y a plus de fleur pour m’accompagner aux vacances de tes soupirs, pour embrasser le miel de tes désirs et caresser les fleurs, celles qui nous faisaient frémir

Je n’ai que les bruits des marteaux piqueurs comme agréables compagnies, je n’ai plus l’odeur de tes lèvres que je sentais jusqu’à minuit

Ouvre les yeux sur ma folie, elle n’est que le chant de tes ennuies

Prends-moi la main, serres la doucement contre ton sein

Et oui tu tiens toujours en main la clef de ton destin

Alors aujourd’hui

J’ai pris le stylo qui était à mon père pour t’écrire cette lettre

Tous les mots, même les phrases, sont écrits à l’envers.

Et pourtant tu le sais mais tu préfères me regarder de travers

Désormais nous vivrons séparés, nous oublierons toutes ces années

Où la cage était toujours fermée

Il n’y a plus de jour

Il n’y a plus de mois

Il n’y a plus d’année

Quand nous serons vieux ces mots seront toujours les mêmes

Seul l’encre aura changée mais crois-moi je ne vais pas regretter

D’avoir comme ça gommé le passé

Alors je te le dis, je te le dis ainsi

Oui tout est fini, j’ai enfin compris.

Thierry Paul Valette

TPV Copyright 2016

VOIR LA VIDÉO

 

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« Quand nous serons vieux » by Thierry Paul Valette


Thierry Paul Valette by Jean-José Caddy

Thierry Paul Valette by Jean-José Caddy

 

Quand nous serons vieux, installés au coin du feu,
Je sentirai ta main posé sur mes cheveux
Je penserai sûrement a ces jours joyeux
Ou nous avions décidé de vivre heureux

Je n’aurai que le temps d’être devenu vieux
De rester assis, fixe et mystérieux
Aux songes de chaque instant passés à deux
Ou tout n’était que luxe majestueux

Je me souviendrai de la prunelle de tes yeux
Légère dentelle de papier au creux
de tes reins déposée pour me laisser envieux
De nos souvenirs aujourd’hui voluptueux

Quand nous serons vieux, installés au coin du feu
Tu sentiras ma main posée contre ton sein
Tu penseras sûrement a tous ces jours coquins
Ou nous avions décidés de vivre sans fin

Tu n’auras que le temps, dépourvu d’escarpin,
De rester assise, vaine et sans fond de teint,
Aux pensées chagrines de tous nos lendemains
Ou tout n’était que champagne et grands festins.

Tu te souviendras de la douceur de mes mains
Éternelle caresse qui tous les matins
Viendra déposer a tes lèvres de jasmin
Un bouquet de baisers cueilli dans le jardin

TPV
©Thierry Paul Valette
Photo : Jean-José Caddy

 

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« Soumise » par Thierry Paul Valette


"Soumise" by TPV

« Soumise » by TPV

Je n’ai que les vertiges d’une caresse exquise
A déposer au pied de cette brulante banquise
Rendez-vous de ma plus belle marquise
Ou déjà elle me semble toute acquise

Je n’ai que les frissons d’un baiser ainsi dévoré
A lui échanger au précipice de ses lèvres enflammées
Miroir de ses fines pluies de larmes libertines
Ou déjà elles me semblent ruisseler sur sa poitrine

Je n’ai que la chaleur de mon corps assoupi
A lui offrir a la lumière de son sein maternel
Volcan de ses seules floraisons charnelles
Ou déjà elle me semble divinement endormie

Je n’ai que le murmure de mes rêves félins
A lui chanter a l’entrée brulante de son chemin
Écrin sauvage de ses plus vulnérables envies
Ou déjà je lui semble durement introduit

TPV
©2016 RÉSERVÉ

Thierry Paul Valette

Thierry Paul Valette

 

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