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Archives de Tag: Yvelines

La Tête Noire de Marnes-la-Coquette


Il y a plus d’une dizaine d’années que nous n’avions pas eu l’occasion de retourner dans ce charmant village de Marnes-la-Coquette dans les Yvelines. Entre temps, la belle Auberge de La Tête Noire ferma ses portes, en nous laissant le souvenir d’une cuisine traditionnelle et plus particulièrement celui d’un merveilleux ris de veau braisé.

La Tête Noire est aujourd’hui un bien joli établissement, avec des équipes jeunes et dynamiques ainsi qu’une grande salle moderne et une terrasse d’été très ombragée.

La cuisine est celle d’une brasserie à la mode que l’on peut découvrir sur l’ardoise du moment et quelques spécialités du jour, en passant par une sympathique carte des vins.

C’était donc l’occasion rêvée, en ce beau dimanche de Pentecôte, de se retrouver à La Tête Noire, en famille, autour d’une grande table avec banquettes et chaises un peu plus moelleuses qu’en terrasse.

Après une coupe de Champagne Duval-Leroy Millésimé en apéritif, nous choisissons nos entrées qui vont du Tartare de poissons du marché au Carpaccio de champignons de Paris à l’huile de truffe et parmesan, sans oublier la Chiffonnade de Jambon de Serrano qui fait le bonheur de notre petite gastronome d’à peine deux ans.

Viennent ensuite les plats avec les Poêlées de Calamars à l’ail, persil et piment d’Espelette ou bien le Vitello Tonnato et encore le Burger Tête Noire bacon, œuf, cheddar sur son pain artisanal puis le menu enfant avec son Steak Haché, frites, la glace bonbon et la boisson au sirop pour notre princesse gourmande.

Nous finissons ce repas par la Coupe de Glaces, le Baba au Rhum, le Macaron Framboise et la Grosse Profiterole.

Quant aux vins, la tablée partira sur un Chinon Rouge « Château de la Grille » et se poursuivra sur un verre de Reuilly du « Domaine H. Beurdin ».

Les Plus de La Tête Noire : Personnels réactifs et cuisine faite « Maison ».

Les Moins de La Tête Noire : Une bouteille de Champagne, en apéritif, mérite mieux que de vulgaires chips tortillas. Le Baba au Rhum, même bien arrosé, manque de raffinement.

En conclusion, l’établissement est un lieu convivial qu’il y a lieu de découvrir en famille.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton

SITE DE LA TÊTE NOIRE

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Le Vésinet et son Pavillon des Ibis


Pavillon des Ibis (photo V. Mazert)

Le Vésinet, dans le département des Yvelines, abrite quelques perles rares déposées au milieu de Dame Nature, tel ce luxueux et très abordable restaurant gastronomique répondant au doux nom de «Pavillon des Ibis», lequel nous évoque cet oiseau rare ne ressemblant à aucun autre.

Véronique Mazert, grande prêtresse du savoir-vivre et du raffinement, avait eu la délicate attention de m’inviter dans cet endroit magique, dans ce temple de la gourmandise dédié à la tradition de l’Art Culinaire Français.

Sur une île, semblant flotter au centre du parc boisé du Vésinet, se tient une maison bourgeoise aux murs blancs et aux poutres apparentes, laquelle n’est pas sans nous ramener vers ces somptueuses maisons de maîtres à colombages du siècle dernier qui jonchent la Côte Normande entre Cabourg et Houlgate.

La délicieuse Véronique, dotée de sa belle âme d’artiste, m’entraîna vers la terrasse, près d’une tonnelle verdoyante et rafraîchissante, sous une ombrelle nous protégeant de ce brûlant soleil d’été, pour m’inviter à déguster ces agapes dignes d’un festin royal.

L’endroit est visiblement bien fréquenté, il semble régner ici un calme propice à la jouissance engendrée par cet instant privilégié passé auprès de cette femme de goût et de bonne compagnie. On a du mal à s’imaginer que l’Arc de Triomphe et les Champs-Elysées ne sont qu’à dix minutes de ce havre de paix.

Depuis 9 ans, deux Grands Chefs composent ce binôme talentueux et inventif. Philippe de Saint Etienne et Olivier Schmitt font des merveilles en cuisine et derrière leurs fourneaux. Grâce à eux, la saveur des aliments est préservée et leurs œuvres culinaires ne disparaissent pas sous des sauces ne servant souvent qu’à masquer la mauvaise qualité de certains produits à la fraîcheur et à la provenance parfois douteuses.

Après un verre de Bandol rosé pour Véronique, un Américano Maison pour moi et quelques accras de morue, nous optons pour un carpaccio de daurade royale avec son tartare de tomates et de courgettes relevé d’une pointe d’ail discrète et de basilic, en guise d’entrée.

Nous décidons de poursuivre sur un Aigle-bar doré sur peau et son minestrone croquant de petits légumes à l’huile vierge.

Notre complicité s’arrêtera sur ces desserts qui nous sépareront, sans toutefois nous éloigner, puisque Véronique en fin gourmet, s’attardera sur un cœur coulant tout chocolat de chez Valrhona rehaussé d’un sorbet à la mandarine, alors que je serai conquis par une brochette de macarons avec son milk shake plein fruits.

Le pain est visiblement d’un très agréable accompagnement, ce qui est de plus en plus rare, quant au vin nous décidons, d’un commun accord, de nous arrêter sur un Anjou rouge et délicieusement gouleyant du Domaine «L’Aubinaie» de 2007, lequel, à notre demande, nous sera servi en seau afin de préserver cette fraîcheur propice à ce joli vin du Val de Loire qui nous surprendra en étant beaucoup plus sur le fruit que sur l’alcool, ce qui nous émerveillera et évitera d’ensuquer nos esprits vifs et rebelles.

En conclusion voici le joli petit texte emprunt de poésie et écrit par Véronique Mazert, à l’occasion de cette journée inoubliable:

«Des amis et des âmes liées…

Une terre avec ses détours, ses raccourcis, ses chemins, parfois même ses sentiers battus, et aussi ses impasses, ses itinéraires que l’on croit connaître, que l’on emprunte en toute confiance et qui nous emmènent loin, très loin, bien au-delà de ce que l’on imaginait…».

 

 

 

Pavillon des Ibis

Véronique Mazert et PCB

 
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Publié par le 22/08/2011 dans Gastronomie

 

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